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תְּחִלָּה.
premièrement, dans le passage qui traite des holocaustes (voir Lévitique 1:3).
״מִן הַצֹּאן״ – יָבִיא כֶּבֶשׂ, הוֹאִיל וּפָתַח בּוֹ הַכָּתוּב תְּחִלָּה.
De même, celui qui dit : Il m’incombe d’apporter un holocauste du troupeau, doit apporter un agneau comme son holocauste, puisque le verset commence par lui en premier dans le passage traitant des holocaustes du troupeau, comme il est dit : « Et si son offrande est du troupeau, des agneaux ou des chèvres, pour un holocauste, il l’offrira mâle sans défaut » (Lévitique 1:10).
״מִן הָעוֹף״ – יָבִיא תּוֹרִים, הוֹאִיל וּפָתַח בּוֹ הַכָּתוּב תְּחִלָּה.
De même, celui qui dit : Il m’incombe d’apporter un holocauste d’un type d’oiseau doit apporter des tourterelles comme son holocauste, puisque le verset les mentionne en premier dans le passage traitant des holocaustes d’oiseaux, comme il est dit : « Et si son offrande à l’Éternel est un holocauste d’oiseaux, alors il apportera son offrande de tourterelles ou de jeunes pigeons » (Lévitique 1:14).
אַלְּמָה תְּנַן: הֲרֵי עָלַי עוֹלָה – יָבִיא כֶּבֶשׂ. רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה אוֹמֵר: תּוֹר אוֹ בֶּן יוֹנָה, וְלָא פְּלִיג רַבִּי יְהוּדָה.
Si tel est le cas, pourquoi avons-nous appris dans une michna (107a) : Celui qui dit : Il m’incombe d’apporter un holocauste doit apporter un agneau, qui est l’animal terrestre le moins coûteux sacrifié comme offrande. Rabbi Elazar ben Azarya dit : Il peut apporter une tourterelle ou un pigeon comme holocauste d’oiseau. Et Rabbi Yehouda n’est pas en désaccord.
אֶלָּא מַאי מְיוּחֶדֶת שֶׁבַּמְּנָחוֹת? דְּלֵית לֵיהּ שֵׁם לְוַוי.
La Guemara propose une nouvelle interprétation : Plutôt, que veut dire Rabbi Yehouda lorsqu’il affirme que l’offrande de fleur de farine est la plus remarquable des offrandes de farine ? Il veut dire qu’elle n’a pas de qualificatif. Seule une offrande de fleur de farine est appelée simplement une offrande de farine, sans autre précision.
וְהָא תָּנָא הוֹאִיל וּפָתַח בּוֹ הַכָּתוּב תְּחִלָּה קָאָמַר? הָכִי קָאָמַר: אֵיזֶהוּ מִנְחָה מְיוּחֶדֶת שֶׁבַּמְּנָחוֹת, דְּלֵית לֵיהּ שֵׁם לְוַוי? זוֹ שֶׁפָּתַח בּוֹ הַכָּתוּב תְּחִלָּה.
La Guemara objecte : Mais n’est-il pas enseigné dans la baraita que Rabbi Yehouda dit qu’il faut apporter une offrande de farine fine puisque le verset commence d’abord par elle ? La Guemara répond : C’est ce que la baraitaveut dire : Quelle offrande de farine est la plus remarquable parmi les offrandes de farine, puisqu’elle n’a pas de qualificatif ? C’est celle-ci, c’est-à-dire l’offrande de farine fine, avec laquelle le verset commence en premier. La raison pour laquelle Rabbi Yehouda soutient qu’il faut apporter une offrande de farine fine n’est pas que le verset commence par elle, mais qu’elle n’a pas de qualificatif.
פְּשִׁיטָא, מִנְחַת הַסּוֹלֶת קָאָמַר, סִימָנָא בְּעָלְמָא.
La Guemara objecte : Si tel est le cas, l’explication de la baraita est inutile ; n’est-il pas évident que Rabbi Yehouda fait référence à l’offrande de fleur de farine, puisqu’il le dit explicitement ? La Guemara répond : La baraita explique que la référence à l’offrande de farine par laquelle le passage s’ouvre ne sert que de moyen mnémotechnique, afin de ne pas oublier à quel type d’offrande de farine Rabbi Yehouda fait référence.
״מִנְחָה״, ״מִין הַמִּנְחָה״ [וְכוּ׳]. בָּעֵי רַב פָּפָּא: ״מִינֵי מִנְחָה״ מַהוּ?
§ La michna enseigne que si quelqu’un dit : Il m’incombe d’apporter une offrande de farine, ou : Il m’incombe d’apporter un type d’offrande de farine, il doit apporter une offrande de farine. Cela s’explique par le fait qu’il a exprimé son intention au singulier. Mais s’il dit au pluriel : Il m’incombe d’apporter des offrandes de farine, ou : Des offrandes de farine d’un certain type, il doit apporter deux offrandes de farine. Rav Pappa soulève un dilemme : Si quelqu’un a dit : Il m’incombe d’apporter des types d’une offrande de farine, en utilisant une combinaison de formes singulière et plurielle, quelle est la halakha ?
כֵּיוָן דְּאָמַר ״מִינֵי״, תַּרְתֵּי קָאָמַר, וּמַאי ״מִנְחָה״? (דְּכוּלַּהּ) מְנָחוֹת נָמֵי ״מִנְחָה״ מִיקַּרְיָין, דִּכְתִיב ״וְזֹאת תּוֹרַת הַמִּנְחָה״.
La Guemara explique le dilemme : Peut-être faut-il raisonner ainsi : puisqu’il a dit : Types, au pluriel, apparemment il disait qu’il a l’intention d’apporter deux offrandes de farine. Et si tel est le cas, quelle est la raison pour laquelle il a employé le mot au singulier : Offrande de farine ? Il l’a employé parce que toute la catégorie des offrandes de farine est aussi appelée : Offrande de farine, au singulier, comme il est écrit dans le verset : « Et voici la loi de l’offrande de farine : les fils d’Aaron l’offriront devant le Seigneur, devant l’autel » (Lévitique 6:7).
אוֹ דִלְמָא, כֵּיוָן דְּאָמַר ״מִנְחָה״, חֲדָא מִנְחָה קָאָמַר, וּמַאי ״מִינֵי מִנְחָה״? הָכִי קָאָמַר: ״מִמִּינֵי מִנְחָה חֲדָא מִנְחָה עֲלַי״.
Ou peut-être faut-il raisonner ainsi : puisqu’il a dit : offrande de farine, au singulier, apparemment il disait qu’il a l’intention d’apporter seulement une offrande de farine. Et si tel est le cas, que voulait-il dire en employant l’expression au pluriel : Types d’une offrande de farine ? Cela est ce qu’il disait : Parmi les divers types d’une offrande de farine, il m’incombe à moi d’en apporter une.
תָּא שְׁמַע: ״מִנְחָה״ ״מִין מִנְחָה״ – יָבִיא אַחַת, הָא ״מִינֵי מִנְחָה״ – שְׁתַּיִם.
La Guemara suggère : Viens et écoute une preuve que son intention est d’apporter deux offrandes de farine, à partir de ce qui est énoncé dans la michna : Si quelqu’un dit : Il m’incombe d’apporter une offrande de farine, ou : Il m’incombe d’apporter un type d’offrande de farine, il doit en apporter une. Cela indique que, s’il a dit : Types d’offrande de farine, il doit en apporter deux.
אֵימָא סֵיפָא: ״מְנָחוֹת״, ״מִין מְנָחוֹת״ – יָבִיא שְׁתַּיִם, הָא ״מִינֵי מִנְחָה״ – חֲדָא. אֶלָּא, מֵהָא לֵיכָּא לְמִשְׁמַע מִינַּהּ.
La Guemara rejette cette preuve. Dis la clause finale : Si quelqu’un dit : Il m’incombe d’apporter des offrandes de farine, ou : Il m’incombe d’apporter des offrandes de farine d’un certain type, il doit en apporter deux. Cela indique que s’il dit : Types d’une offrande de farine, il ne doit en apporter qu’une. Au contraire, aucune déduction ne doit être tirée de cette michna, car les déductions potentielles sont contradictoires.
תָּא שְׁמַע: ״מִין מְנָחוֹת עָלַי״ – יָבִיא שְׁתֵּי מְנָחוֹת מִמִּין אֶחָד, הָא ״מִמִּינֵי מִנְחָה״ – חֲדָא.
La Guemara propose une autre résolution au dilemme de Rav Pappa : Viens et écoute ce qui est enseigné dans une baraita : Si quelqu’un dit : Il m’incombe à moi d’apporter des offrandes de farine d’un certain type, il doit apporter deux offrandes de farine d’un seul type. Cela indique que, si quelqu’un dit : Il m’incombe d’apporter parmi les divers types d’une offrande de farine, il n’est tenu d’en apporter qu’une seule.
דִּלְמָא: הָא ״מִינֵי מִנְחָה״ – מֵבִיא שְׁתֵּי מְנָחוֹת מִשְּׁנֵי מִינִין.
La Guemara rejette cette inférence : Peut-être que l’inférence correcte tirée de la baraita est que cela indique que, si quelqu’un dit : Il m’incombe d’apporter des types d’une offrande de farine, il doit apporter deux offrandes de farine, de deux types différents.
וְהָא לָא תָּנֵי הָכִי, ״מִין מְנָחוֹת עָלַי״ – מֵבִיא שְׁתֵּי מְנָחוֹת מִמִּין אֶחָד, ״מִינֵי מְנָחוֹת עָלַי״ – מֵבִיא שְׁתֵּי מְנָחוֹת מִשְּׁנֵי מִינִין, הָא ״מִינֵי מִנְחָה״ – חֲדָא.
La Guemara conteste le rejet. Mais cela n’est pas enseigné dans la baraita, car la baraita complète se lit ainsi : Si quelqu’un dit : Il m’incombe à moi d’apporter des offrandes de farine d’un certain type, il doit apporter deux offrandes de farine d’un seul type. S’il dit : Il m’incombe à moi d’apporter des types d’offrandes de farine, il doit apporter deux offrandes de farine, de deux types différents. Cela indique que, s’il dit : Il m’incombe d’apporter des types d’une offrande de farine, il n’en apporte qu’une.
דִּלְמָא הָא מַנִּי, רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, דְּאָמַר: מֶחֱצָה חַלּוֹת וּמֶחֱצָה רְקִיקִין יָבִיא, וּמַאי ״מִינֵי מִנְחָה״? מִנְחָה דְּאִית בַּהּ תְּרֵי מִינֵי.
La Guemara rejette cette preuve : Peut-être que la baraita n’est pas conforme à tous les avis ; plutôt, selon l’avis de qui est-ce cette baraita ? C’est conformément à l’avis de Rabbi Shimon, qui a dit au sujet de celui qui fait le vœu d’apporter une offrande de farine cuite au four, que s’il veut apporter la moitié de l’offrande de farine sous forme de pains et l’autre moitié sous forme de galettes, il peut l’apporter de cette manière. Et en conséquence, quel est le sens de l’expression : Types d’une offrande de farine ? Cela signifie une offrande de farine qui comporte deux types de pâte cuite. Par conséquent, il suffit d’apporter une seule telle offrande.
אֲבָל רַבָּנַן דְּאָמְרִי, מֶחֱצָה חַלּוֹת וּמֶחֱצָה רְקִיקִין – לֹא יָבִיא, מֵבִיא שְׁתֵּי מְנָחוֹת מִשְּׁנֵי מִינִין.
Mais, selon l’avis des Rabbins, qui disent que si l’on souhaite apporter la moitié de l’offrande de farine sous forme de pains et l’autre moitié sous forme de galettes, on ne peut pas l’apporter de cette manière, car ils soutiennent que tous les produits cuits au four d’une offrande de farine doivent être du même type, il doit donc apporter deux offrandes de farine de deux types différents.
״פֵּירַשְׁתִּי וְאֵינִי יוֹדֵעַ מַה פֵּירַשְׁתִּי״ – יָבִיא חֲמִשְׁתָּן. מַאן תַּנָּא?
§ La michna enseigne que si quelqu’un dit : J’ai spécifié une offrande de farine mais je ne sais pas quelle offrande de farine j’ai spécifiée, il doit apporter les cinq types d’offrandes de farine. La Guemara demande : Qui est le tanna qui a enseigné cette halakha ?
אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: דְּלָא כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, דְּאִי רַבִּי שִׁמְעוֹן – כֵּיוָן דְּאָמַר מֶחֱצָה חַלּוֹת וּמֶחֱצָה רְקִיקִין יָבִיא.
Rabbi Yirmeya a dit : Cette halakha n'est pas conforme à l'opinion de Rabbi Shimon. Car, si elle était conforme à l'opinion de Rabbi Shimon, puisqu'il a dit que si quelqu'un veut apporter la moitié de son offrande de farine cuite sous forme de pains et l'autre moitié sous forme de galettes, il peut l'apporter de cette manière, pourquoi faut-il n'apporter que cinq offrandes de farine pour couvrir tous les vœux possibles qu'il a pu faire ? Il faudrait exiger qu'il apporte plusieurs offrandes de farine cuites au four pour couvrir toutes les combinaisons possibles de pains et de galettes.
אִי נָמֵי סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יְהוּדָה, דְּאָמַר כׇּל הַמְּנָחוֹת בָּאוֹת עֶשֶׂר, אִיכָּא לְסַפּוֹקַהּ בְּאַרְבַּע עֶשְׂרֵה מְנָחוֹת.
Par conséquent, même si le tanna de la michna soutient conformément à l’opinion de Rabbi Yehouda, qui a dit que toutes les offrandes de farine sont apportées en dix éléments, contrairement à l’opinion de Rabbi Meïr selon laquelle toutes les offrandes de farine sont apportées en douze éléments, il y a matière à incertitude, ce qui rend nécessaires quatorze différentes offrandes de farine. En plus de l’offrande de farine à la poêle peu profonde, de l’offrande de farine à la poêle profonde et de l’offrande de fleur de farine, il existe onze autres combinaisons d’offrande de farine cuite qu’il a pu avoir l’intention d’apporter. Il a pu avoir l’intention d’apporter dix pains, ou dix galettes, ou un pain et neuf galettes, deux pains et huit galettes, trois pains et sept galettes, et ainsi de suite.
אַבָּיֵי אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי שִׁמְעוֹן, שָׁמְעִינַן לֵיהּ לְרַבִּי שִׁמְעוֹן דְּאָמַר: מַיְיתֵי וּמַתְנֵי.
Abaye a rejeté l’explication de Rabbi Yirmeya et a dit : Tu peux même dire que la michna est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon. Nous avons entendu que Rabbi Shimon a dit : Celui qui n’est pas certain d’être tenu d’apporter une offrande donnée peut apporter l’offrande et stipuler que, s’il est tenu d’apporter une offrande, celle-ci est son offrande, et s’il n’y est pas tenu, c’est une offrande volontaire. Par conséquent, dans le cas de la michna, on peut apporter les cinq types d’offrandes de farine, sa offrande de farine cuite comprenant dix pains et dix galettes, et stipuler que tous les éléments inclus dans son vœu servent à l’acquittement de son obligation, et que tous les autres soient des offrandes volontaires.
דְּתַנְיָא: רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר, לַמׇּחֳרָת מֵבִיא אֲשָׁמוֹ וְלוּגּוֹ
Comme il est enseigné dans une baraita (Tosefta, Nazir 6:1) : Comment celui dont le statut de lépreux est incertain doit-il apporter son offrande de culpabilité et son log d’huile le huitième jour de sa purification ? Rabbi Shimon dit : Le lendemain, après ses sept jours de purification, il apporte son offrande de culpabilité et son log d’huile

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