מִיבַּעְיָא לִי, מַאי: גַּבְרָא לִשְׁנֵי פָּרִים קָא מְכַוֵּין, וְעַד דִּמְמַלֵּי לְהוּ לָא קׇרְבִי, אוֹ דִלְמָא לִשְׁנֵי אֵילִים וְכֶבֶשׂ אֶחָד קָמְכַוֵּוין? תְּרֵי מֵחַד מִינָא וְחַד מֵחַד מִינָא אָמְרִינַן, אוֹ לָא? מַאי? תֵּיקוּ.
Je demande, quelle est la halakha ? L’homme qui a fait vœu d’apporter onze log a-t-il l’intention d’apporter une quantité de vin correspondant à celle apportée en association avec une offrande de deux taureaux, c’est-à-dire douze log, et jusqu’à ce qu’il accumule cette quantité, la libation n’est pas apportée ? Ou peut-être a-t-il l’intention d’apporter une quantité égale à celle associée à deux béliers et un agneau, c’est-à-dire quatre pour chaque bélier et trois pour l’agneau, soit onze au total. Disons-nous qu’il avait l’intention d’apporter deux libations associées à un type, c’est-à-dire un bélier, et une libation associée à un autre type, c’est-à-dire un agneau, ou non ? Quelle est la halakha ? La Guemara conclut : le dilemme reste sans résolution.
מַתְנִי׳ מִתְנַדְּבִין יַיִן, וְאֵין מִתְנַדְּבִין שֶׁמֶן, דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא. רַבִּי טַרְפוֹן אוֹמֵר: מִתְנַדְּבִין שֶׁמֶן.
MICHNA :On peut faire vœu d’apporter des libations indépendantes de vin, mais on ne peut pas faire vœu d’huile seule ; c’est l’avis de Rabbi Akiva. Rabbi Tarfon dit : On peut aussi faire vœu d’huile.
אָמַר רַבִּי טַרְפוֹן: מָה מָצִינוּ בְּיַיִן, שֶׁהוּא בָּא חוֹבָה וּבָא נְדָבָה, אַף שֶׁמֶן שֶׁהוּא בָּא חוֹבָה בָּא נְדָבָה. אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא: לֹא, אִם אָמַרְתָּ בְּיַיִן שֶׁכֵּן קָרֵב עִם חוֹבָתוֹ בִּפְנֵי עַצְמוֹ, תֹּאמַר בְּשֶׁמֶן שֶׁאֵינוֹ קָרֵב עִם חוֹבָתוֹ בִּפְנֵי עַצְמוֹ?
Rabbi Tarfon a dit : De même que nous avons trouvé que le vin vient comme une obligation et vient comme une offrande volontaire indépendante de toute offrande, de même, nous trouvons que l’huile vient comme une obligation et vient comme une offrande volontaire. Rabbi Akiva lui a dit : Non, si tu as dit que cela est vrai à l’égard du vin, puisque il est sacrifié avec son offrande obligatoire à lui seul, diras-tu aussi à l’égard de l’huile, qui n’est jamais sacrifiée avec son offrande obligatoire à elle seule mais seulement mélangée à la farine ?
אֵין שְׁנַיִם מִתְנַדְּבִין עִשָּׂרוֹן אֶחָד, אֲבָל מִתְנַדְּבִין עוֹלָה וּשְׁלָמִים, וְעוֹף – אֲפִילּוּ פְּרֵידָה אַחַת.
La michna conclut par une décision concernant une offrande volontaire de farine : Deux personnes ne font pas vœu d’une offrande de farine d’un dixième d’un épha en association, mais elles peuvent faire vœu d’un holocauste et d’une offrande de paix. Et elles peuvent faire vœu d’apporter même un oiseau individuel, et pas seulement une paire.
גְּמָ׳ אָמַר רָבָא: מִדִּבְרֵי שְׁנֵיהֶם נִלְמוֹד, מִתְנַדֵּב אָדָם מִנְחַת נְסָכִים בְּכׇל יוֹם.
GEMARA : En ce qui concerne le différend entre Rabbi Tarfon et Rabbi Akiva sur la question de savoir si l’on peut vouer de l’huile, Rava a dit : Des propos de tous deux, nous apprenons qu’une personne peut vouer une offrande de farine comme celles apportées avec les libations qui accompagnent chaque jour les offrandes animales.
פְּשִׁיטָא? מַהוּ דְּתֵימָא: מִנְחַת נְדָבָה גַּלִּי בַּהּ רַחֲמָנָא – הָנֵי חֲמִשָּׁה מְנָחוֹת אִין, טְפֵי לָא! קָא מַשְׁמַע לַן: הָנֵי מִילֵּי בִּסְתָמָא, אֲבָל הֵיכָא דְּפָרֵישׁ – פָּרֵישׁ.
La Guemara demande : N’est-ce pas évident ? La Guemara explique : Il était nécessaire de le dire, de peur que tu ne dises que le Miséricordieux a révélé la nature d’une offrande volontaire de farine (voir Torah, Lévitique, chapitre 2). Peut-être que seules ces cinq offrandes de farine qui y sont détaillées sont effectivement apportées comme offrandes volontaires, mais tout type supplémentaire, comme une offrande de farine apportée avec des libations, ne l’est pas. Rava nous enseigne donc que ces éléments dans la Torah ne s’appliquent que lorsque son vœu d’une offrande de farine était non spécifié, mais lorsqu’il a spécifié que l’huile et la farine au sujet desquelles il a fait vœu doivent être apportées à la manière d’une offrande de farine avec des libations, alors il a spécifié, et le vœu prend effet.
אֵין שְׁנַיִם מִתְנַדְּבִין. מַאי טַעְמָא? אִילֵּימָא מִשּׁוּם דִּכְתִיב ״תַּקְרִיב״, עוֹלָה נָמֵי הָא כְּתִיב ״יַקְרִיב״!
§ La michna a déclaré que deux personnes ne font pas vœu ensemble d’un dixième d’épha. La Guemara demande : Quelle en est la raison ? Si nous disons que c’est parce qu’il est écrit : « Lorsqu’un individu apporte une offrande de farine » (Lévitique 2:1), au singulier, ce n’est pas une preuve, car au sujet de l’holocauste aussi, il est écrit au singulier : « Quand quelqu’un d’entre vous apporte une offrande » (Lévitique 1:2). Néanmoins, deux personnes peuvent apporter un holocauste ensemble, comme cela est indiqué dans la michna.
אֶלָּא עוֹלָה מַאי טַעְמָא, דִּכְתִיב ״לְעֹלֹתֵיכֶם״, מִנְחָה נָמֵי הָא כְּתִיב ״לְמִנְחֹתֵיכֶם״, אֶלָּא מִשּׁוּם דִּכְתִיב בָּהּ ״נֶפֶשׁ״.
Au contraire, quelle est la raison pour laquelle un holocauste est apporté par deux personnes ? La raison est qu’il est écrit à la deuxième personne du pluriel : « Voici ce que vous offrirez… outre vos holocaustes [le’oloteikhem], ou vos offrandes de grain, ou vos libations, ou vos sacrifices de paix » (Nombres 29:39). La Guemara fait remarquer : En ce qui concerne une offrande de grain, il est également écrit au pluriel : « Vos offrandes de grain [leminḥoteikhem]. » Au contraire, la raison pour laquelle on ne peut pas apporter une offrande de grain en association est qu’il est écrit : « Et quand un individu apporte une offrande de grain » (Lévitique 2:1), ce qui indique qu’un seul individu peut l’offrir, et non deux ensemble.
תַּנְיָא נָמֵי הָכִי, רַבִּי אוֹמֵר: ״אֲשֶׁר יַקְרִיב קׇרְבָּנוֹ לְכׇל נִדְרֵיהֶם וּלְכׇל נִדְבוֹתָם אֲשֶׁר יַקְרִיבוּ לַה׳״ – הַכֹּל בָּאִין בְּשׁוּתָּפוּת, לֹא סִילֵּק הַכָּתוּב אֶלָּא מִנְחָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״נֶפֶשׁ״.
Cela aussi est enseigné dans une baraita : Rabbi Yehuda HaNasi énonce une explication du verset suivant : « Quiconque apporte son offrande, qu’il s’agisse de l’un quelconque de leurs vœux, ou de l’une quelconque de leurs offrandes volontaires qu’ils sacrifient au Seigneur » (Lévitique 22:18). Il ressort clairement de l’emploi du pluriel dans la seconde partie du verset que toute offrande peut être apportée en association, et le verset n’exclut qu’une offrande de farine de ce principe, comme il est dit : « Et lorsqu’un individu apporte une offrande de farine. »
אָמַר רַבִּי יִצְחָק: מִפְּנֵי מָה נִשְׁתַּנֵּית מִנְחָה שֶׁנֶּאֱמַר בָהּ ״נֶפֶשׁ״? אָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: מִי דַּרְכּוֹ לְהָבִיא מִנְחָה? עָנִי, מַעֲלֶה אֲנִי עָלָיו כְּאִילּוּ הִקְרִיב נַפְשׁוֹ לְפָנַי.
La Guemara cite un autre commentaire sur le fait que la Torah introduit l’offrande volontaire de farine en soulignant qu’elle est apportée par un individu. Rabbi Yitzḥak dit : Pour quelle raison l’offrande de farine est-elle différente des autres offrandes en ce que le terme « un individu [nefesh] » est énoncé à son sujet ? Le Saint, béni soit-Il, a dit : Quelle est la pratique de celui qui apporte une offrande de farine ? C’est celle d’un individu pauvre ; et Je lui attribuerai du mérite comme s’il avait offert son âme [nafsho] devant Moi.
אָמַר רַבִּי יִצְחָק: מָה נִשְׁתַּנֵּית מִנְחָה, (שנאמר) [שֶׁנֶּאֶמְרוּ] בָּהּ חֲמִשָּׁה מִינֵי טִיגּוּן הַלָּלוּ? מָשָׁל לְמֶלֶךְ בָּשָׂר וְדָם שֶׁעָשָׂה לוֹ אוֹהֲבוֹ סְעוּדָה, וְיוֹדֵעַ בּוֹ שֶׁהוּא עָנִי. אָמַר לוֹ: עֲשֵׂה לִי מִן חֲמִשָּׁה מִינֵי טִיגּוּן, כְּדֵי שֶׁאֵהָנֶה מִמְּךָ.
§ La Guemara cite un autre commentaire fait par Rabbi Yitzḥak au sujet des offrandes de farine. Rabbi Yitzḥak dit : Quelle est la raison pour laquelle l’offrande de farine est distinguée des autres offrandes en ce que la Torah a énoncé à son sujet ces cinq types de préparations avec de l’huile ? Les cinq types d’offrandes volontaires de farine sont : une offrande de fleur de farine, une offrande préparée dans une poêle peu profonde, une offrande préparée dans une poêle profonde, une offrande de pains cuits au four et une offrande de galettes cuites au four. Toutes sont apportées avec de l’huile. Cela peut s’expliquer par une parabole d’un roi de chair et de sang dont l’ami lui a préparé un repas festif, mais le roi sait que son ami est pauvre. Le roi lui dit : Prépare-moi des mets de cinq types de plats frits, afin que je puisse tirer profit de toi.
הֲדַרַן עֲלָךְ הַמְּנָחוֹת וְהַנְּסָכִים.
מַתְנִי׳ ״הֲרֵי עָלַי עִשָּׂרוֹן״ – יָבִיא אֶחָד, ״עֶשְׂרוֹנוֹת״ – יָבִיא שְׁנַיִם, ״פֵּירַשְׁתִּי וְאֵינִי יוֹדֵעַ מָה פֵּירַשְׁתִּי״ – יָבִיא שִׁשִּׁים עִשָּׂרוֹן.
MICHNA : Celui qui dit : Il m’incombe d’apporter un dixième d’un épha pour une offrande de farine, doit apporter une offrande de farine d’un dixième. S’il dit : Il m’incombe d’apporter des dixièmes d’un épha, il doit en apporter deux, car c’est la quantité minimale du pluriel. S’il dit : J’ai précisé plusieurs dixièmes d’un épha, mais je ne sais pas quel nombre j’ai précisé, il doit apporter soixante dixièmes, car c’est la quantité maximale d’une offrande de farine. La farine au-delà de la quantité qu’il a effectivement précisée est considérée comme une offrande volontaire de farine.
״הֲרֵי עָלַי מִנְחָה״ – יָבִיא אֵיזוֹ שֶׁיִּרְצֶה. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: יָבִיא מִנְחַת הַסּוֹלֶת, שֶׁהִיא מְיוּחֶדֶת שֶׁבַּמְּנָחוֹת.
Si quelqu’un dit : Il m’incombe à moi d’apporter une offrande de farine, il peut apporter n’importe quelle offrande de farine qu’il souhaite, c’est-à-dire l’offrande de fleur de farine, l’offrande préparée dans une poêle peu profonde ou profonde, ou l’offrande cuite au four sous forme de pains ou de galettes. Rabbi Yehouda dit : Il doit apporter l’offrande de fleur de farine, car c’est la plus éminente des offrandes de farine.
״מִנְחָה״ אוֹ ״מִין הַמִּנְחָה״ – יָבִיא אַחַת. ״מְנָחוֹת״ אוֹ ״מִין מְנָחוֹת״ – יָבִיא שְׁתַּיִם. ״פֵּירַשְׁתִּי וְאֵינִי יוֹדֵעַ אֵיזֶה מֵהֶן פֵּירַשְׁתִּי״ – יָבִיא חֲמִשְׁתָּן.
Si quelqu’un dit : Il m’incombe d’apporter une offrande de farine, ou : Il m’incombe d’apporter un type d’offrande de farine, il doit apporter une offrande de farine. S’il dit : Il m’incombe d’apporter des offrandes de farine, ou : Il m’incombe d’apporter des offrandes de farine d’un certain type, il doit en apporter deux. S’il dit : J’ai spécifié une offrande de farine mais je ne sais pas laquelle offrande de farine j’ai spécifiée, il doit apporter les cinq types d’offrandes de farine.
פֵּירַשְׁתִּי מִנְחָה שֶׁל עֶשְׂרוֹנִים, וְאֵינִי יוֹדֵעַ כַּמָּה פֵּירַשְׁתִּי – יָבִיא שִׁשִּׁים עִשָּׂרוֹן. רַבִּי אוֹמֵר: יָבִיא מְנָחוֹת שֶׁל עֶשְׂרוֹנוֹת, מֵאֶחָד וְעַד שִׁשִּׁים.
Si quelqu’un dit : J’ai spécifié une offrande de farine en dixièmes d’un épha mais je ne sais pas combien de dixièmes j’ai spécifiés, il doit apporter une offrande de farine de soixante dixièmes d’un épha. Rabbi Yehuda HaNasi dit : Son obligation n’est remplie que lorsqu’il apporte des offrandes de farine de toutes les tailles, par incréments de dixièmes d’un épha, allant d’un dixième d’un épha à soixante dixièmes, pour un total de soixante offrandes de farine d’un volume total de 1 830 dixièmes d’un épha, soit 183 éphas. Il accomplit son vœu avec l’une des offrandes de farine, et les autres deviennent des offrandes de farine volontaires.
גְּמָ׳ פְּשִׁיטָא! ״עֶשְׂרוֹנוֹת״ – יָבִיא שְׁתַּיִם אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ. הָא נָמֵי פְּשִׁיטָא! מִיעוּט עֶשְׂרוֹנוֹת שְׁתַּיִם אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ.
GUEMARA : La michna enseigne que celui qui dit : Il m’incombe d’apporter un dixième d’épha pour une offrande de farine, doit apporter une offrande de farine d’un dixième. La Guemara demande : N’est-ce pas évident ? Pourquoi est-il nécessaire de l’enseigner dans la michna ? La Guemara répond qu’il était nécessaire que la michna mentionne ce cas comme préambule à la halakha suivante : si quelqu’un dit : Il m’incombe d’apporter des dixièmes d’épha, il doit apporter deux dixièmes. La Guemara demande : Cela aussi n’est-il pas évident ? La Guemara répond : Il était nécessaire d’enseigner que la quantité minimale à laquelle le mot dixièmes fait référence est deux dixièmes.
״פֵּירַשְׁתִּי, וְאֵינִי יוֹדֵעַ מָה פֵּירַשְׁתִּי״ – יָבִיא שִׁשִּׁים עִשָּׂרוֹן. מַאן תַּנָּא?
§ La michna enseigne que si quelqu’un dit : J’ai spécifié plusieurs dixièmes d’un épha mais je ne sais pas quel nombre j’ai spécifié, il doit apporter soixante dixièmes. La Guémara demande : Qui est le tanna qui a enseigné cela ?
אָמַר חִזְקִיָּה: דְּלָא כְּרַבִּי, דְּאִי רַבִּי, הָאָמַר: יָבִיא מְנָחוֹת שֶׁל עֶשְׂרוֹנוֹת מֵאֶחָד וְעַד שִׁשִּׁים.
Ḥizkiyya a dit : Cette déclaration n’est pas conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi mentionnée à la fin de la michna. Comme si c’était l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi, n’a-t-il pas dit qu’une telle personne doit apporter des offrandes de farine de toutes les tailles, par incréments de dixièmes d’un épha, allant d’un dixième d’épha à soixante dixièmes ?
וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי, בְּאוֹמֵר ״פֵּירַשְׁתִּי עֶשְׂרוֹנוֹת אֲבָל לֹא קְבַעְתִּים בִּכְלִי״, דְּמַיְיתֵי שִׁיתִּין עֶשְׂרוֹנוֹת בְּשִׁיתִּין מָאנֵי.
Et Rabbi Yoḥanan n’était pas d’accord et a dit : Tu peux même dire que cette déclaration est conforme à l’opinion de Rabbi Yehuda HaNasi, car le cas à la fin de la michna est un cas où quelqu’un a précisé qu’il apporterait les dixièmes d’un épha dans un seul récipient. Dans un tel cas, Rabbi Yehuda HaNasi soutient qu’il faut apporter soixante quantités différentes dans soixante récipients différents. En revanche, le cas précédent dans la michna est un cas où la personne dit : J’ai précisé plusieurs dixièmes d’un épha mais je n’ai pas établi qu’ils doivent être apportés dans un seul récipient. Dans un tel cas, tous s’accordent qu’il doit apporter soixante dixièmes d’un épha dans soixante récipients, un dixième dans chaque récipient.
״הֲרֵי עָלַי מִנְחָה״ – יָבִיא אֵיזֶהוּ שֶׁיִּרְצֶה [וְכוּ׳]. תָּנָא: הוֹאִיל וּפָתַח בּוֹ הַכָּתוּב תְּחִלָּה.
§ La michna enseigne que si quelqu’un dit : Il m’incombe d’apporter une offrande de farine, le premier tanna soutient qu’il peut apporter n’importe quelle offrande de farine qu’il souhaite, tandis que Rabbi Yehouda soutient qu’il doit apporter l’offrande de fleur de farine, car c’est la plus notable des offrandes de farine. Il est enseigné dans une baraita : Rabbi Yehouda dit qu’il doit apporter l’offrande de fleur de farine, car dans le passage de la Torah qui traite de l’offrande de farine (Lévitique, chapitre 2), le verset s’ouvre d’abord sur l’offrande de fleur de farine en premier, en la mentionnant avant les autres offrandes de farine.
אֶלָּא מֵעַתָּה, הָאוֹמֵר ״הֲרֵי עָלַי עוֹלָה״ – יָבִיא בֶּן בָּקָר, הוֹאִיל וּפָתַח בּוֹ הַכָּתוּב
La Guemara objecte : Si tel est le cas, celui qui dit : Il m’incombe à moi d’apporter un holocauste, sans préciser quel type d’animal, doit apporter un jeune taureau comme holocauste, puisque le verset commence par lui