אָמַר זְעֵירִי: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא דְּאָמַר ״מִנְחָה״, אֲבָל לָא אָמַר ״מִנְחָה״ – לָא.
La Guemara cite un autre commentaire concernant la décision de la michna selon laquelle un vœu d’apporter une offrande de farine d’orge prend effet : Ze’eiri a dit : Les Sages ont enseigné que la première partie de la déclaration d’une personne est acceptée seulement lorsqu’il a dit dans son vœu : Offrande de farine [minḥa], mais non dans la forme construite de l’hébreu lorsqu’elle est rattachée au terme : D’orge [minḥat se’orim]. Mais s’il n’a pas dit le mot offrande de farine de manière indépendante, mais a soit dit minḥat se’orim, soit dit : Il m’incombe d’apporter de l’orge, le vœu ne prend pas effet, et il n’apporte pas d’offrande de farine.
יָתֵיב רַב נַחְמָן וְקָאָמַר לַהּ לְהָא שְׁמַעְתָּא. אֵיתִיבֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: ״קֶמַח״ – יָבִיא סוֹלֶת, לָאו דְּלֹא אָמַר ״מִנְחָה״? לָא, דְּאָמַר ״מִנְחָה״.
Rav Naḥman était assis et récitait cette halakha de Ze’eiri. Rava souleva une objection à Rav Naḥman à partir de la michna : Celui qui fait le vœu d’apporter une offrande de farine à partir de farine ordinaire, qui n’est pas utilisée pour une offrande de farine, doit apporter l’offrande de farine à partir de fleur de farine. N’est-ce pas un cas où il n’a pas dit : Il m’incombe d’apporter une offrande de farine, mais a plutôt dit : Il m’incombe d’apporter de la farine ordinaire ? Apparemment, le vœu prend effet même si l’on n’a pas énoncé le terme offrande de farine sous une forme indépendante. Rav Naḥman répondit : Non, il s’agit d’un cas où il a dit : Il m’incombe d’apporter une offrande de farine de farine ordinaire.
״בְּלֹא שֶׁמֶן וּלְבוֹנָה״, יָבִיא שֶׁמֶן וּלְבוֹנָה. מַאי לָאו דְּלֹא אָמַר ״מִנְחָה״? לָא, דְּאָמַר ״מִנְחָה״.
Rava souleva une autre objection similaire tirée de la suite de la michna : En ce qui concerne celui qui fait le vœu d’apporter une offrande de farine sans huile ni encens, son vœu prend effet, et il l’apportera avec de l’huile et de l’encens. Quoi, cela ne renvoie-t-il pas à un cas où il n’a pas dit les mots offrande de farine dans son vœu, et pourtant il prend quand même effet ? Rav Naḥman répond : Non, il s’agit d’un cas où il a dit : Il m’incombe d’apporter une offrande de farine sans huile ni encens.
״חֲצִי עִשָּׂרוֹן״ – יָבִיא עִשָּׂרוֹן שָׁלֵם, מַאי לָאו דְּלֹא אָמַר ״מִנְחָה״? לָא, דְּאָמַר ״מִנְחָה״.
Rava demande à nouveau sur la base de la michna : Si quelqu’un fait le vœu d’apporter une offrande de farine d’un demi-dixième d’un épha, il doit apporter un dixième complet d’un épha. N’est-ce pas en référence à un cas où il n’a pas dit le terme offrande de farine dans son vœu, et pourtant celui-ci prend quand même effet ? Rav Naḥman répond : Non, il s’agit d’un cas où il a dit : Il m’incombe d’apporter une offrande de farine d’un demi-dixième d’un épha.
אִי הָכִי, אֵימָא סֵיפָא: עִשָּׂרוֹן וּמֶחֱצָה – יָבִיא שְׁנַיִם, כֵּיוָן דְּאָמַר ״מִנְחָה״ אִיחַיַּיב לֵיהּ בְּעִשָּׂרוֹן, כִּי אָמַר ״חֲצִי עִשָּׂרוֹן״ לֹא כְּלוּם קָאָמַר הוּא.
Rava demande : Si tel est le cas, que dans tous les cas de la michna son vœu incluait le terme offrande de farine, énonce la dernière clause : Si quelqu’un fait le vœu d’apporter une offrande de farine de un dixième et demi d’un épha, il doit apporter deux dixièmes. Dès lors qu’il a dit le terme offrande de farine, il est tenu d’apporter un dixième d’un épha de farine. Par conséquent, lorsqu’il dit les mots : Un demi-dixième, il ne dit rien, puisqu’il n’a pas dit avec cela le terme offrande de farine, et il n’aurait pas à apporter deux dixièmes. Dans quel cas la décision de la dernière clause est-elle pertinente ?
לָא צְרִיכָא דְּאָמַר ״הֲרֵי עָלַי מִנְחָה חֲצִי עִשָּׂרוֹן וְעִשָּׂרוֹן״, דְּכֵיוָן דְּאָמַר ״מִנְחָה״ אִיחַיַּיב לֵיהּ בְּעִשָּׂרוֹן, כִּי אָמַר ״חֲצִי עִשָּׂרוֹן״ וְלֹא כְּלוּם קָאָמַר, כִּי הָדַר אָמַר ״עִשָּׂרוֹן״ מַיְיתֵי עִשָּׂרוֹן אַחֲרִינָא.
Rav Naḥman répond : Non, il est nécessaire d’enseigner la halakha dans le cas où il a dit : Il m’incombe à moi d’apporter une offrande de farine d’un demi-dixième et d’un dixième. Puisqu’il a dit le terme offrande de farine, il est tenu d’apporter un dixième d’un épha pour celle-ci. Lorsqu’il a dit : Un demi-dixième, il ne dit rien, car une offrande de farine n’est pas apportée avec cette quantité de farine. Lorsqu’il a ensuite dit le mot dixième, il apporte donc un autre dixième, pour un total de deux dixièmes.
אִי הָכִי, רַבִּי שִׁמְעוֹן פּוֹטֵר שֶׁלֹּא הִתְנַדֵּב כְּדֶרֶךְ הַמִּתְנַדְּבִין, אַמַּאי? אָמַר רָבָא: רַבִּי שִׁמְעוֹן בְּשִׁיטַת רַבִּי יוֹסֵי אֲמָרָהּ, דְּאָמַר: אַף בִּגְמַר דְּבָרָיו אָדָם מַתְפִּיס.
Rava demande : Si tel est le cas, alors, lorsque la michna poursuit : Rabbi Shimon considère une personne exempte d’apporter une offrande de farine dans tous ces cas, puisqu’elle n’a pas formulé le vœu de la manière de ceux qui formulent des vœux, pourquoi est-ce son avis ? Dès lors qu’il a prononcé le terme offrande de farine, le vœu aurait dû être valable. Rava répondit : Rabbi Shimon a énoncé son avis conformément à l’opinion de Rabbi Yossei, qui a dit que la fin de la déclaration d’une personne est également prise en compte. Par conséquent, même lorsqu’il a prononcé le terme offrande de farine au début du vœu, puisqu’à la fin il a aussi fait des déclarations qui ne s’appliquent pas à une offrande volontaire de farine, le vœu ne prend pas effet.
מַתְנִי׳ מִתְנַדֵּב אָדָם מִנְחָה שֶׁל שִׁשִּׁים עִשָּׂרוֹן, וּמֵבִיא בִּכְלִי אֶחָד. (אִם אָמַר ״הֲרֵי עָלַי שִׁשִּׁים עִשָּׂרוֹן״ – מֵבִיא בִּכְלִי אֶחָד). אִם אָמַר ״הֲרֵי עָלַי שִׁשִּׁים וְאֶחָד״ – מֵבִיא שִׁשִּׁים בִּכְלִי אֶחָד, וְאֶחָד בִּכְלִי אֶחָד, שֶׁכֵּן הַצִּיבּוּר מֵבִיא בְּיוֹם טוֹב הָרִאשׁוֹן שֶׁל חַג שֶׁחָל לִהְיוֹת בַּשַּׁבָּת שִׁשִּׁים וְאֶחָד.
MICHNA :Une personne peut faire le vœu d’une offrande de farine de soixante dixièmes d’un épha de fleur de farine, et apporter les soixante dixièmes dans un seul récipient. S’il dit : Cela m’incombe à moi d’apporter soixante dixièmes d’un épha, il l’apporte dans un seul récipient. S’il dit : Cela m’incombe à moi d’apporter soixante et un dixièmes d’un épha, il apporte soixante dixièmes dans un seul récipient et un dixième dans un autre récipient, car le plus grand nombre de dixièmes d’un épha que la communauté apporte comme offrandes de farine en un jour est le premier jour de fête de Soukkot, lorsqu’il tombe un Chabbat, quand soixante et un dixièmes d’un épha de fleur de farine sont apportés.
דַּיּוֹ לַיָּחִיד שֶׁהוּא פָּחוֹת מִן הַצִּיבּוּר אֶחָד.
Il suffit pour un individu que la quantité maximale qu’il peut apporter en une seule fois soit un dixième d’épha de moins que celle de la communauté. Lorsque le premier jour de Souccot tombe un Chabbat, treize taureaux, deux boucs et quatorze agneaux sont sacrifiés comme offrandes additionnelles de Souccot ; deux agneaux sont sacrifiés comme offrandes quotidiennes, et deux agneaux sont sacrifiés comme offrande additionnelle du Chabbat. On apporte trois dixièmes d’épha pour chaque taureau, deux dixièmes pour chaque bouc et un dixième pour chaque agneau. Au total, cela fait soixante et un dixièmes d’épha.
אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: וַהֲלֹא אֵלּוּ לַפָּרִים, וְאֵלּוּ לַכְּבָשִׂים, וְאֵינָם נִבְלָלִים זֶה עִם זֶה! אֶלָּא עַד שִׁשִּׁים יְכוֹלִין לִיבָּלֵל.
Rabbi Shimon dit : Quelle est la pertinence des dixièmes d’un épha sacrifiés à Souccot qui tombe un Chabbat ? Ne s’agit-il pas d’offrandes de farine pour les taureaux et de celles pour les agneaux, et elles ne sont pas mélangées entre elles (voir 89a) ? Au contraire, la raison pour laquelle on ne peut pas apporter plus de soixante dixièmes d’un épha dans un seul récipient est que jusqu’à soixante dixièmes de fleur de farine peuvent être mélangés avec un log d’huile.
אָמְרוּ לוֹ: שִׁשִּׁים נִבְלָלִין, וְשִׁשִּׁים וְאֶחָד אֵין נִבְלָלִין?! אָמַר לָהֶם: כׇּל מִדּוֹת חֲכָמִים כֵּן – בְּאַרְבָּעִים סְאָה הוּא טוֹבֵל, וּבְאַרְבָּעִים סְאָה חָסֵר קֻרְטוֹב אֵינוֹ יָכוֹל לִטְבּוֹל בָּהֶן.
Les Rabbins lui dirent : Est-ce donc que soixante dixièmes de farine peuvent être mélangés avec un log d’huile, mais soixante et un dixièmes ne peuvent pas être mélangés ? Rabbi Shimon leur dit : Toutes les mesures des Sages sont ainsi : Par exemple, dans un bain rituel contenant quarante se’a d’eau, on s’immerge pour la purification, et dans un bain rituel avec quarante se’a moins la petite mesure d’un kortov, on ne peut pas s’y immerger pour la purification.
גְּמָ׳ שְׁאִיל שְׁאֵילָה לְמַעְלָה מֵרַבִּי יְהוּדָה בַּר אִילְעַאי: מִנַּיִן לְאוֹמֵר ״הֲרֵי עָלַי שִׁשִּׁים וְאֶחָד״ מֵבִיא שִׁשִּׁים בִּכְלִי אֶחָד, וְאֶחָד בִּכְלִי אֶחָד?
GUEMARA : Les Sages ont posé une question ci-dessus, c’est-à-dire devant Rabbi Yehouda bar Élaï : D’où est-il déduit que celui qui dit : Il m’incombe à moi d’apporter une offrande de farine de soixante et un dixièmes, apporte soixante dixièmes dans un récipient et un dixième dans un autre récipient ?
פָּתַח רַבִּי יְהוּדָה בַּר אִילְעַאי, רֹאשׁ הַמְדַבְּרִים בְּכׇל מָקוֹם, וְאָמַר: שֶׁכֵּן מָצִינוּ צִיבּוּר מְבִיאִין בְּיוֹם טוֹב הָרִאשׁוֹן שֶׁל חַג שֶׁחָל לִהְיוֹת בַּשַּׁבָּת שִׁשִּׁים וְאֶחָד, דַּיּוֹ לַיָּחִיד שֶׁיִּפְחוֹת מִן הַצִּיבּוּר אֶחָד.
Rabbi Yehouda bar Elaï, le premier orateur en toute occasion, commença son discours et dit : Puisque nous constatons que le plus grand nombre de dixièmes d’un épha que la communauté apporte en un seul jour est le premier jour de fête de Soukkot, lorsque cela tombe un Chabbat, quand soixante et un dixièmes de fleur de farine sont apportés, il est donc suffisant pour un individu que la quantité maximale qu’il peut apporter en une seule fois soit un dixième d’un épha de moins que celle de la communauté.
אָמַר לוֹ רַבִּי שִׁמְעוֹן: וַהֲלֹא אֵלּוּ פָּרִים וְאֵילִים, וְאֵלּוּ כְּבָשִׂים? אֵלּוּ בְּלִילָתָן עָבָה, וְאֵלּוּ בְּלִילָתָן רַכָּה, אֵלּוּ בְּלִילָתָן שַׁחֲרִית, וְאֵלּוּ בְּלִילָתָן בֵּין הָעַרְבַּיִם, וְאֵין נִבְלָלִין מִזֶּה עַל זֶה.
Rabbi Shimon lui dit : Ces offrandes de farine ne sont-elles pas apportées avec des taureaux et des béliers, et celles-là apportées avec des agneaux ? Ces offrandes de farine apportées avec les taureaux n’ont-elles pas, elles, un mélange épais, puisque six log d’huile sont mélangés à trois dixièmes d’un épha de farine, et celles-là, les offrandes de farine apportées avec les agneaux, un mélange fluide, puisque trois log d’huile sont mélangés à un dixième d’un épha de farine ? Le mélange de ces offrandes de farine, l’offrande quotidienne et les offrandes additionnelles, n’est-il pas effectué le matin, et le mélange de celles-là offrandes de farine, apportées avec l’offrande quotidienne de l’après-midi, effectué l’après-midi, et n’est-il pas vrai qu’elles ne sont pas mélangées les unes avec les autres ? Les offrandes communautaires ne peuvent pas servir de précédent, car elles n’apportent jamais soixante et un dixièmes dans un seul récipient.
אָמְרוּ לוֹ: ״אֱמוֹר אַתָּה״. אָמַר לָהֶם: הֲרֵי הוּא אוֹמֵר ״וְכׇל מִנְחָה בְלוּלָה בַשֶּׁמֶן וַחֲרֵבָה״, כְּבָר אָמְרָה תּוֹרָה: הָבֵא מִנְחָה שֶׁיְּכוֹלָה לְהִיבָּלֵל.
Les Sages lui dirent : Toi, tu dois énoncer une raison pour laquelle une offrande de farine de plus de soixante dixièmes d’un épha doit être apportée dans plus d’un récipient. Rabbi Shimon leur dit : Il est dit dans la Torah : « Et toute offrande de farine, mêlée d’huile, ou sèche, tous les fils d’Aaron l’auront, également l’un comme l’autre » (Lévitique 7:10). La Torah a déjà déclaré ici : Apporte une offrande de farine qui soit susceptible d’être mélangée.
אָמַר לוֹ: בְּשִׁשִּׁים נִבְלָלִין, בְּשִׁשִּׁים וְאֶחָד אֵין נִבְלָלִין?! אָמַר לוֹ: כׇּל מִדַּת חֲכָמִים כֵּן הוּא – בְּאַרְבָּעִים סְאָה הוּא טוֹבֵל, בְּאַרְבָּעִים סְאָה חָסֵר קֻרְטוֹב אֵינוֹ יָכוֹל לִטְבּוֹל.
Rabbi Yehouda lui dit : Est-ce donc ainsi que, si le mélange se compose de soixante dixièmes de farine, il peut être mélangé avec un log d’huile, et s’il se compose de soixante et un dixièmes, il ne peut pas être mélangé ? Rabbi Shimon dit à Rabbi Yehouda : Toutes les mesures des Sages sont ainsi : Dans un bain rituel contenant quarante se’a d’eau, on s’immerge pour la purification, et dans un bain rituel avec quarante se’a moins la petite mesure d’un kortov, on ne peut pas s’immerger et être purifié.
כְּבֵיצָה – מְטַמֵּא טוּמְאַת אֳכָלִין, כְּבֵיצָה חָסֵר שׁוּמְשׁוּם – אֵין מְטַמֵּא טוּמְאַת אֳכָלִין. שְׁלֹשָׁה עַל שְׁלֹשָׁה – מְטַמֵּא מִדְרָס, שְׁלֹשָׁה עַל שְׁלֹשָׁה חָסֵר נִימָא אַחַת – אֵינוֹ מְטַמֵּא מִדְרָס.
De même, un aliment d’un volume de la taille d’un œuf transmet l’impureté rituelle des aliments, tandis qu’un aliment d’un volume de la taille d’un œuf moins une petite quantité égale au volume d’une graine de sésame ne transmet pas l’impureté des aliments. De même, un vêtement de trois sur trois palmes est susceptible de contracter l’impureté rituelle transmise par le piétinement si un homme souffrant d’un écoulement semblable à la gonorrhée [zav] s’assoit ou s’allonge dessus, tandis que s’il mesure trois sur trois palmes moins un fil, une mesure infime, il n’est pas susceptible de contracter l’impureté rituelle transmise par le piétinement.
וְכִי אֵין נִבְלָלִין, מַאי הָוֵי? וְהָא תְּנַן: אִם לֹא בָּלַל – כָּשֵׁר! אָמַר רַבִּי זֵירָא: כׇּל הָרָאוּי לְבִילָּה – אֵין בִּילָּה מְעַכֶּבֶת בּוֹ, וְכֹל שֶׁאֵינוֹ רָאוּי לְבִילָּה – בִּילָּה מְעַכֶּבֶת בּוֹ.
La Guemara demande : Même si soixante dixièmes ne se mélangent pas avec un log d’huile, qu’importe ? N’avons-nous pas appris dans une michna que, bien qu’il y ait une mitsva de mélanger l’huile avec la farine dans une offrande végétale, s’il ne les a pas mélangées, elle reste néanmoins valide ? La Guemara répond que Rabbi Zeira dit : Pour toute mesure de farine qui est apte au mélange avec de l’huile dans une offrande végétale, l’absence de mélange n’invalide pas l’offrande. Bien qu’il y ait une mitsva de mélanger l’huile et la farine ab initio, l’offrande est propre au sacrifice même si l’huile et la farine ne sont pas mélangées. Et pour toute mesure de farine qui n’est pas apte au mélange avec de l’huile dans une offrande végétale, l’absence de mélange invalide l’offrande.
אָמַר רַבִּי בִּיבִי, אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: מַעֲשֶׂה בְּפִרְדָּה אַחַת שֶׁל בֵּית רַבִּי שֶׁמֵּתָה, וְשִׁיעֲרוּ חֲכָמִים אֶת דָּמָהּ בִּרְבִיעִית.
La Guemara rapporte un incident concernant des mesures halakhiques : Rabbi Beivai dit que Rabbi Yehoshua ben Levi dit : Il y eut un incident impliquant une mule appartenant à la maison de Rabbi Yehouda HaNassi qui mourut, et les Sages estimèrent la quantité de son sang qui s’était écoulée à un quart delog, ce qui est la mesure minimale pour transmettre l’impureté rituelle.
מֵתִיב רַבִּי יִצְחָק בַּר בִּיסְנָא: הֵעִיד רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן בְּתֵירָא עַל דַּם נְבֵילוֹת שֶׁהוּא טָהוֹר, וְאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן בְּתֵירָא: מַעֲשֶׂה וְהָיוּ נוֹחֲרִין עֲרוֹדְיָאוֹת לַאֲרָיוֹת בְּאִיסְטַרְיָא שֶׁל מֶלֶךְ, וְהָיוּ עוֹלֵי רְגָלִים שׁוֹקְעִין עַד רְכוּבּוֹתֵיהֶן בַּדָּם, וְלֹא אָמְרוּ לָהֶם דָּבָר.
Rabbi Yitzḥak bar Bisna soulève une objection : Rabbi Yehoshua et Rabbi Yehoshua ben Beteira ont témoigné qu’ils avaient une tradition concernant le sang de carcasses d’animaux non abattus selon laquelle il est rituellement pur. De même, Rabbi Yehoshua ben Beteira a dit : Un incident s’est produit au cours duquel des gens tuaient des ânes sauvages afin de donner la viande aux lions qui se trouvaient dans le stade du roi [be’istarya], et ceux qui montaient à Jérusalem pour la fête de pèlerinage pataugeaient jusqu’aux genoux [rekhuboteihen] dans le sang des ânes, et les Sages ne leur ont rien dit au sujet du fait qu’ils devenaient impurs. Apparemment, le sang d’une carcasse animale ne transmet pas l’impureté rituelle, bien que la carcasse elle-même la transmette.
אִישְׁתִּיק, אֲמַר לֵיהּ רַבִּי זְרִיקָא: מַאי טַעְמָא לָא קָא מַהְדַּר מָר? אֲמַר לֵיהּ: הֵיכִי אַהְדַּר לֵיהּ, דְּאָמַר רַבִּי חָנִין: ״וְהָיוּ חַיֶּיךָ תְּלֻאִים לְךָ מִנֶּגֶד״ – זֶה הַלּוֹקֵחַ תְּבוּאָה מִשָּׁנָה לְשָׁנָה.
Rabbi Beivai garda le silence et ne répondit pas. Rabbi Zerika lui dit : Quelle est la raison pour laquelle le Maître ne répond pas à la question ? Rabbi Beivai lui dit : Comment puis-je lui répondre ? Ma situation peut être décrite comme l’a dit Rabbi Ḥanina en interprétant le verset : « Et ta vie sera en suspens devant toi ; tu trembleras nuit et jour, et tu n’auras aucune assurance de ta vie » (Deutéronome 28:66). « Et ta vie sera en suspens devant toi » ; cela fait référence à celui qui achète du grain d’une année pour l’année suivante, parce qu’il n’est pas certain de trouver du grain à manger l’année suivante.
״וּפָחַדְתָּ לַיְלָה וְיוֹמָם״ – זֶה הַלּוֹקֵחַ תְּבוּאָה מֵעֶרֶב שַׁבָּת לְעֶרֶב שַׁבָּת, ״וְאַל תַּאֲמֵן בְּחַיֶּיךָ״ – זֶה הַסּוֹמֵךְ עַל הַפַּלְטֵר.
« Et tu craindras nuit et jour » ; cela fait référence à celui qui achète du grain d’une veille de Shabbat à l’autre, parce qu’il n’a pas les moyens de subvenir à ses besoins plus longtemps. « Et tu n’auras aucune assurance pour ta vie » ; cela fait référence à celui qui dépend du boulanger [hapalter] pour lui donner du pain, parce qu’il n’a pas de grain à lui.