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מַתְנִי׳ חֲמִשָּׁה דְּבָרִים בָּעוֹלָה מִצְטָרְפִין זֶה עִם זֶה: הַבָּשָׂר, וְהַחֵלֶב, וְהַסּוֹלֶת, וְהַיַּיִן, וְהַשֶּׁמֶן. וְשִׁשָּׁה בַּתּוֹדָה: הַבָּשָׂר, וְהַחֵלֶב, וְהַסּוֹלֶת, וְהַיַּיִן, וְהַשֶּׁמֶן וְהַלֶּחֶם.
MICHNA :Cinq éléments dans l’holocauste ainsi que l’offrande de farine et la libation qui l’accompagnent s’associent pour constituer la mesure d’une perouta en ce qui concerne la responsabilité pour usage abusif, et la mesure d’un volume d’olive en ce qui concerne la responsabilité pour piggoul, notar et la consommation d’aliments sacrificiels en état d’impureté rituelle. Les voici : La chair ; la graisse de l’holocauste sacrifiée sur l’autel ; la fleur de farine de l’offrande de farine qui l’accompagne ; le vin de la libation qui l’accompagne ; et l’huile de l’offrande de farine qui l’accompagne. Et il y a six éléments dans l’offrande de remerciement qui s’associent : La chair, la graisse, la fleur de farine, le vin, l’huile et les pains qui accompagnent l’offrande de remerciement.
גְּמָ׳ מַתְנֵי לֵיהּ רַב הוּנָא לְרָבָא: ״חֲמִשָּׁה דְּבָרִים בָּעוֹלָם מִצְטָרְפִין זֶה עִם זֶה״. אָמַר לֵיהּ: ״בָּעוֹלָם״ קָא אָמְרַתְּ? וְהָא קָתָנֵי בַּתּוֹדָה ״שִׁשָּׁה דְּבָרִים שֶׁבַּתּוֹדָה – הַבָּשָׂר וְהַחֵלֶב וְהַסּוֹלֶת וְהַיַּיִן וְהַשֶּׁמֶן וְלַחְמֵי תוֹדָה״! אֲמַר לֵיהּ: תְּנִי ״בָּעוֹלָה״.
GUEMARA : La michna enseigne que cinq éléments dans l’holocauste [ba’ola] se joignent ensemble. Rav Houna enseigna à Rava la michna ainsi : Cinq éléments dans le monde [ba’olam] se joignent ensemble. Rava dit à Rav Houna : As-tu dit : dans le monde, c’est-à-dire qu’il n’y a que cinq éléments dans le monde des offrandes qui se joignent ensemble ? Mais n’est-il pas enseigné dans la michna au sujet d’une offrande de remerciement qu’il y en a six éléments dans l’offrande de remerciement qui se joignent ensemble : La chair, la graisse, la farine fine, le vin, l’huile et les pains accompagnant l’offrande de remerciement ? Rav Houna dit à Rava : Il faut enseigner dans la michna : Cinq éléments dans l’holocauste [ba’ola] se joignent ensemble, et non : Cinq éléments dans le monde.
תְּנֵינָא לְהָא דְּתָנוּ רַבָּנַן: עוֹלוֹת וְאֵימוּרִים מִצְטָרְפִין לִכְזַיִת לְהַעֲלוֹתָן בַּחוּץ, וּלְחַיֵּיב עֲלֵיהֶן מִשּׁוּם פִּיגּוּל וְנוֹתָר וְטָמֵא.
§ La michna enseigne que la chair et la graisse s’associent. La Guemara note que nous avons déjà appris cela, comme les Sages l’ont enseigné explicitement dans une baraita (Tosefta 1:28) : La viande des holocaustes et leurs portions sacrificielles s’associent pour constituer la quantité d’un volume d’olive qui rend quelqu’un passible de les sacrifier à l’extérieur de la cour, et pour rendre quelqu’un passible de les manger en raison de piggul, notar, et d’y prendre part en étant rituellement impur.
קָתָנֵי: בְּעוֹלָה – אִין, בִּשְׁלָמִים – לָא. בִּשְׁלָמָא לְהַעֲלוֹתָן בַּחוּץ, עוֹלָה דְּכָלִיל הִיא – מִצְטָרְפִין, שְׁלָמִים – לָא מִצְטָרְפִין. אֶלָּא לְחַיֵּיב עֲלֵיהֶן מִשּׁוּם פִּיגּוּל וְנוֹתָר וְטָמֵא, שְׁלָמִים אַמַּאי לָא מְחַיֵּיב?
La Guemara note que la baraitaenseigne que, en ce qui concerne un holocauste, oui, cette halakha s’applique, tandis que en ce qui concerne une offrande de paix, elle ne s’applique pas. La Guemara soulève une difficulté : Soit, en ce qui concerne le fait de les sacrifier à l’extérieur de la cour, il est logique que, dans le cas d’un holocauste, qui est entièrement consumé sur l’autel, tout se combine, tandis que, pour les offrandes de paix, dont la viande n’est pas brûlée sur l’autel, la viande et les portions sacrificielles ne se combinent pas. Mais en ce qui concerne le fait de rendre quelqu’un passible pour piggul, et notar, et le fait d’en manger en étant rituellement impur, dans le cas d’une offrande de paix également, pourquoi n’est-il pas passible ?
וְהָתְנַן: כׇּל הַפִּיגּוּלִים מִצְטָרְפִין זֶה עִם זֶה, וְכׇל הַנּוֹתָרוֹת מִצְטָרְפוֹת זוֹ עִם זוֹ!
La Guemara développe : Mais n’avons-nous pas appris dans la michna ci-dessous : Tous les morceaux de viande sacrificielle qui sont du piggul s’associent les uns aux autres pour constituer la mesure d’un volume d’olive entraînant la responsabilité, et tous les morceaux de viande sacrificielle qui sont du notar s’associent les uns aux autres pour constituer la mesure d’un volume d’olive entraînant la responsabilité ? La michna indique que telle est la halakha à l’égard de tous les types d’offrandes.
אֶלָּא אֵימָא: עוֹלָה וְאֵימוּרֶיהָ מִצְטָרְפִין זֶה עִם זֶה לִכְזַיִת לִיזְרֹק עֲלֵיהֶן אֶת הַדָּם.
La Guemara répond : Dis plutôt que la baraita doit se lire ainsi : La viande d'un holocauste et ses portions sacrificielles s'associent pour constituer le volume d'une olive afin de permettre de faire l'aspersion du sang pour elles. Si la viande de l'holocauste a été perdue après son abattage et qu'il ne reste qu'un volume d'olive de la viande et des portions sacrificielles, elles s'associent pour permettre l'aspersion du sang.
וְכֵיוָן דְּמִצְטָרְפִין לִיזְרֹק אֶת הַדָּם – חַיָּיב וְכוּ׳.
La Guemara explique en outre : Et puisqu’ils s’associent pour constituer un volume d’olive en ce qui concerne l’aspersion du sang, une fois que ce sang a été aspergé, ils s’associent pour constituer la quantité minimale d’un volume d’olive afin de rendre une personne passible pour le fait de les manger en raison de piggul, de notar et du fait d’en consommer en état d’impureté rituelle. En revanche, dans le cas d’un sacrifice de paix, la viande et les portions sacrificielles ne s’associent pas pour l’aspersion, et puisque l’aspersion n’est pas valide, elles ne s’associent pas ensuite pour constituer un volume d’olive afin de rendre une personne passible pour le fait de les manger en raison de piggul, de notar et du fait d’en consommer en état d’impureté rituelle.
וּמַאן קָתָנֵי לַהּ? רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ הִיא, דְּתַנְיָא: רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: כׇּל הַזְּבָחִים שֶׁבַּתּוֹרָה שֶׁנִּשְׁתַּיֵּיר מֵהֶן כְּזַיִת בָּשָׂר וּכְזַיִת חֵלֶב – זוֹרֵק אֶת הַדָּם, כַּחֲצִי זַיִת בָּשָׂר וְכַחֲצִי זַיִת חֵלֶב – אֵינוֹ זוֹרֵק אֶת הַדָּם.
La Guemara ajoute : Et qui est le tannaqui enseigne cette baraita ? C’est Rabbi Yehoshua, comme cela est enseigné dans une baraitaRabbi Yehoshua dit : En ce qui concerne toutes les offrandes dans la Torah dont il reste un volume d’olive de viande propre à être mangée, ou un volume d’olive de graisse propre à être sacrifiée sur l’autel, on asperge le sang. Si tout ce qu’il reste est une demi-volume d’olive de viande et une demi-volume d’olive de graisse, on ne peut pas asperger le sang. Puisque la viande et la graisse remplissent des fonctions différentes, la graisse étant brûlée sur l’autel tandis que la viande est mangée par les prêtres, elles ne se combinent pas pour former la quantité minimale qui doit rester afin d’asperger le sang.
וּבָעוֹלָה, אֲפִילּוּ כַּחֲצִי זַיִת בָּשָׂר וְכַחֲצִי זַיִת חֵלֶב – זוֹרֵק אֶת הַדָּם, מִפְּנֵי שֶׁכּוּלָּהּ כָּלִיל. וּבַמִּנְחָה, אֲפִילּוּ כּוּלָּהּ קַיֶּימֶת – לֹא יִזְרוֹק.
Mais en ce qui concerne un holocauste, même si tout ce qui restait était une demi-olive de viande et une demi-olive de graisse, on asperge le sang, parce que tout est consumé sur l’autel. Puisque la viande et la graisse sont toutes deux sacrifiées sur l’autel, elles se combinent. Et dans le cas d’une offrande de farine, même si la totalité en reste, on ne peut pas asperger le sang.
מִנְחָה מַאי עֲבִידְתַּיהּ? אָמַר רַב פָּפָּא: מִנְחַת נְסָכִים.
En ce qui concerne la dernière déclaration, la Guemara demande : Quelle est la pertinence d’une offrande de farine pour cette baraita ? Une offrande de farine ne nécessite pas que du sang soit aspergé sur l’autel. Rav Pappa dit : L’offrande de farine en question est l’offrande de farine apportée avec les libations qui accompagnent les offrandes animales. La baraita enseigne que, s’il ne reste rien de la viande de l’animal, même si toute l’offrande de farine qui l’accompagne est intacte, le sang de l’animal ne peut pas être aspergé.
מַתְנִי׳ הַתְּרוּמָה, וּתְרוּמַת מַעֲשֵׂר, וּתְרוּמַת מַעֲשֵׂר שֶׁל דְּמַאי, וְהַחַלָּה, וְהַבִּיכּוּרִים – מִצְטָרְפִין זֶה עִם זֶה לֶאֱסוֹר וּלְחַיֵּיב עֲלֵיהֶן אֶת הַחוֹמֶשׁ. כׇּל הַפִּיגּוּלִים – מִצְטָרְפִין זֶה עִם זֶה. וְכׇל הַנּוֹתָרִים – מִצְטָרְפִין זֶה עִם זֶה.
MICHNA : La terouma, et la terouma de la dîme, et la terouma de la dîme d’un produit au prélèvement douteux [demai], et la ḥalla, et les prémices toutes s’associent les unes aux autres pour constituer la mesure requise afin d’interdire un mélange avec un produit non sacré, et pour former la mesure requise d’un volume d’olive qui sert à rendre une personne redevable pour leur consommation du paiement d’un cinquième supplémentaire au-delà du principal. Tous les morceaux de viande sacrificielle qui sont piggul s’associent les uns aux autres pour constituer la mesure d’un volume d’olive pour la responsabilité, et toute viande sacrificielle qui est notar s’associe aux autres pour constituer la mesure d’un volume d’olive pour la responsabilité.
גְּמָ׳ מַאי טַעְמָא? כּוּלְּהוּ אִיקְּרוּ ״תְּרוּמָה״. גַּבֵּי חַלָּה כְּתִיב: ״רֵאשִׁית עֲרִסֹתֵכֶם חַלָּה תָּרִימוּ תְרוּמָה״,
GUEMARA : La Guemara demande : Quelle est la raison pour laquelle tous les aliments énumérés dans la michna s’associent ? La Guemara répond : La raison est que tous sont appelés teruma dans la Torah. La Guemara précise : En ce qui concerne la ḥalla, il est écrit : « Des prémices de votre pâte, vous prélèverez une ḥalla comme teruma ; comme la teruma de l’aire, ainsi vous la prélèverez » (Nombres 15:20).
גַּבֵּי בִּיכּוּרִים נָמֵי אִיקְּרוּ ״תְּרוּמָה״, דְּתַנְיָא: ״וּתְרוּמַת יָדֶךָ״ – אֵלּוּ בִּיכּוּרִים, אֲבָל אִינָךְ – לָא צְרִיכָא.
En ce qui concerne les prémices, elles sont également appelées teruma, comme cela est enseigné dans une baraita qui traite des aliments qu’il n’est pas permis de manger en dehors de Jérusalem : Le verset déclare : « Tu ne pourras pas manger dans tes portes la dîme de ton blé, de ton vin ou de ton huile, ni les premiers-nés de ton gros bétail ou de ton petit bétail, ni aucun de tes vœux que tu feras, ni tes offrandes volontaires, ni l’offrande de ta main » (Deutéronome 12:17). « Et l’offrande de ta main » ; ce sont les prémices. Mais en ce qui concerne les autres éléments énumérés dans la michna, à savoir la teruma, la teruma de la dîme et la teruma de la dîme de demai, il n’est pas nécessaire d’expliquer pourquoi ils s’associent ni de citer un verset, car il est clair qu’ils sont appelés teruma.
מַתְנִי׳ כׇּל הַנְּבֵילוֹת – מִצְטָרְפִין זוֹ עִם זוֹ. וְכׇל הַשְּׁקָצִים – מִצְטָרְפִין זֶה עִם זֶה.
MICHNA :Toutes les carcasses d’animaux, dont la consommation est interdite et qui transmettent l’impureté par contact avec elles et par portage, s’associent les unes aux autres pour constituer la mesure requise d’un volume d’olive. Et toutes les créatures répugnantes s’associent les unes aux autres pour constituer la mesure requise d’un volume d’olive, rendant passible de flagellation celui qui les consomme. Les huit animaux rampants énumérés dans la Torah s’associent pour constituer la mesure d’un volume de lentille, qui transmet l’impureté par contact, et pour rendre passible de flagellation celui qui les consomme.
גְּמָ׳ אָמַר רַב:
GUEMARA : La michna enseigne que toutes les carcasses d’animaux, dont la consommation est interdite et qui transmettent l’impureté par contact et par portage, s’associent pour constituer la mesure requise d’un volume d’olive. Rav dit :

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