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מְבַטְּלִין תַּלְמוּד תּוֹרָה לְהוֹצָאַת הַמֵּת, וּלְהַכְנָסַת הַכַּלָּה. אָמְרוּ עָלָיו עַל רַבִּי יְהוּדָה בְּרַבִּי אִילְעַאי שֶׁהָיָה מְבַטֵּל תַּלְמוּד תּוֹרָה לְהוֹצָאַת הַמֵּת וּלְהַכְנָסַת הַכַּלָּה. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בְּשֶׁאֵין שָׁם כׇּל צוֹרְכּוֹ, אֲבָל יֵשׁ שָׁם כׇּל צוֹרְכּוֹ — אֵין מְבַטְּלִין.
On interrompt son étude de la Torah pour porter le mort à l’enterrement et pour accompagner une mariée à son mariage. Ils ont dit au sujet de Rabbi Yehuda, fils de Rabbi Elai, qu’il interrompait son étude de la Torah pour porter le mort à l’enterrement et pour accompagner une mariée à son mariage. La Guemara précise cette règle : Dans quel cas cette déclaration a-t-elle été dite ? Seulement lorsqu’il n’y a pas suffisamment d’autres personnes disponibles pour accomplir ces mitsvot et honorer convenablement le défunt ou la mariée. Cependant, lorsqu’il y en a suffisamment, des personnes supplémentaires ne doivent pas interrompre leur étude de la Torah pour participer.
וְכַמָּה כׇּל צוֹרְכּוֹ? אָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר אִינְיָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב: תְּרֵיסַר אַלְפֵי גַּבְרֵי, וְשִׁיתָּא אַלְפֵי שִׁיפּוּרֵי. וְאָמְרִי לַהּ: תְּרֵיסַר אַלְפֵי גַּבְרֵי, וּמִינַּיְיהוּ שִׁיתָּא אַלְפֵי שִׁיפּוּרֵי. עוּלָּא אָמַר: כְּגוֹן דְּחָיְיצִי גַּבְרֵי מֵאֲבוּלָּא עַד סִיכְרָא.
La Guemara demande : Et combien de personnes sont considérées comme suffisantes ? Rav Shmuel bar Inya a dit au nom de Rav : douze mille hommes et encore six mille hommes pour sonner du cor en signe de deuil. Et certains disent une autre version : Douze mille hommes, parmi lesquels six mille hommes avec des cors. Ulla a dit : Par exemple, assez pour former une procession de personnes sur tout le trajet depuis la porte de la ville [abbula] jusqu’au lieu de l’enterrement.
רַב שֵׁשֶׁת אָמַר: כִּנְתִינָתָהּ כָּךְ נְטִילָתָהּ. מָה נְתִינָתָהּ בְּשִׁשִּׁים רִיבּוֹא, אַף נְטִילָתָהּ בְּשִׁשִּׁים רִיבּוֹא. הָנֵי מִילֵּי לְמַאן דְּקָרֵי וְתָנֵי, אֲבָל לְמַאן דְּמַתְנֵי — לֵית לֵיהּ שִׁיעוּרָא.
Rav Sheshet a dit : De même que la Torah a été donnée, ainsi elle doit être retirée, c’est-à-dire que le même honneur qui a été accordé lorsque la Torah a été donnée au mont Sinaï doit être accordé lorsque la Torah est retirée par le décès d’un érudit de la Torah. De même que la Torah a été donnée en présence de six cent mille hommes, de même son retrait doit se faire en présence de six cent mille hommes. La Guemara commente : Cela s’applique à quelqu’un qui a lu la Torah et étudié des halakhot pour lui-même. Mais pour quelqu’un qui a enseigné aux autres, il n’y a pas de limite à l’honneur qu’il convient de lui témoigner.
תַּנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי אוֹמֵר: בּוֹא וּרְאֵה כַּמָּה חֲבִיבִין יִשְׂרָאֵל לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא, שֶׁבְּכָל מָקוֹם שֶׁגָּלוּ — שְׁכִינָה עִמָּהֶן. גָּלוּ לְמִצְרַיִם — שְׁכִינָה עִמָּהֶן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הַנִּגְלֹה נִגְלֵיתִי לְבֵית אָבִיךָ בִּהְיוֹתָם בְּמִצְרַיִם וְגוֹ׳״. גָּלוּ לְבָבֶל — שְׁכִינָה עִמָּהֶן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לְמַעַנְכֶם שֻׁלַּחְתִּי בָבֶלָה״. וְאַף כְּשֶׁהֵן עֲתִידִין לִיגָּאֵל — שְׁכִינָה עִמָּהֶן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְשָׁב ה׳ אֱלֹהֶיךָ אֶת שְׁבוּתְךָ״. ״וְהֵשִׁיב״ לֹא נֶאֱמַר, אֶלָּא ״וְשָׁב״. מְלַמֵּד שֶׁהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא שָׁב עִמָּהֶן מִבֵּין הַגָּלִיּוֹת.
§ Il a été enseigné dans une baraita : Rabbi Shimon ben Yoḥai dit : Viens voir combien le peuple juif est aimé devant le Saint, béni soit-Il. En tout lieu où ils furent exilés, la Présence divine alla avec eux. Ils furent exilés en Égypte, et la Présence divine alla avec eux, comme il est dit : « Me suis-Je révélé à la maison de ton père lorsqu’ils étaient en Égypte ? » (I Samuel 2:27). Ils furent exilés en Babylonie, et la Présence divine alla avec eux, comme il est dit : « C’est à cause de vous que J’ai envoyé en Babylonie » (Isaïe 43:14). De même, à l’avenir, lorsqu’ils seront rachetés, la Présence divine sera avec eux, comme il est dit : « Alors l’Éternel, ton Dieu, reviendra avec ta captivité » (Deutéronome 30:3). Il n’est pas dit : Il ramènera, c’est-à-dire qu’Il fera revenir le peuple juif, mais plutôt il est dit : « Il reviendra », ce qui enseigne que le Saint, béni soit-Il, reviendra avec eux d’entre les divers exils.
בְּבָבֶל הֵיכָא? אָמַר אַבָּיֵי: בְּבֵי כְּנִישְׁתָּא דְּהוּצָל, וּבְבֵי כְּנִישְׁתָּא דְּ״שַׁף וִיתֵיב״ בִּנְהַרְדְּעָא. וְלָא תֵּימָא הָכָא וְהָכָא, אֶלָּא זִמְנִין הָכָא וְזִמְנִין הָכָא. אָמַר אַבָּיֵי: תֵּיתֵי לִי, דְּכִי מְרַחַיקְנָא פַּרְסָה, עָיֵילְנָא וּמְצַלֵּינָא הָתָם. אֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל [וְלֵוִי] הֲווֹ יָתְבִי בִּכְנִישְׁתָּא דְּשַׁף וִיתֵיב בִּנְהַרְדְּעָא. אֲתַאי שְׁכִינָה, שְׁמַעוּ קוֹל רִיגְשָׁא [קָמוּ וּנְפַקוּ.
La Guemara demande : Où en Babylonie réside la Présence divine ? Abaye a dit : Dans l’ancienne synagogue de Huzal et dans la synagogue qui fut détruite puis reconstruite à Neharde’a. Et ne dis pas que la Présence divine résidait ici et là, c’est-à-dire dans les deux endroits simultanément. Au contraire, parfois elle résidait ici à Huzal et parfois là-bas à Neharde’a. Abaye a dit : J’ai une bénédiction qui me revient, car chaque fois que je me trouve à une distance d’une parasange de l’une de ces synagogues, j’y entre et j’y prie, en raison de l’honneur et de la sainteté particuliers qui leur sont attachés. Il a été rapporté que le père de Shmuel et Lévi étaient un jour assis dans la synagogue qui fut détruite puis reconstruite à Neharde’a. La Présence divine vint et ils entendirent un grand bruit, alors ils se levèrent et sortirent.
רַב שֵׁשֶׁת הֲוָה יָתֵיב בְּבֵי כְּנִישְׁתָּא דְּשַׁף וִיתֵיב בִּנְהַרְדְּעָא, אֲתַאי שְׁכִינָה] וְלָא נְפַק. אֲתוֹ מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת וְקָא מְבַעֲתוּ לֵיהּ. אָמַר לְפָנָיו: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, עָלוּב וְשֶׁאֵינוֹ עָלוּב, מִי נִדְחֶה מִפְּנֵי מִי? אֲמַר לְהוּ: שִׁבְקוּהוּ.
Il fut en outre rapporté que Rav Sheshet était un jour assis dans la synagogue qui avait été détruite puis reconstruite à Neharde’a, et la Présence divine vint, mais il ne sortit pas. Les anges serviteurs vinrent et l’effrayaient afin de le forcer à partir. Rav Sheshet se tourna vers Dieu et dit devant Lui : Maître de l’Univers, si l’un est misérable et l’autre ne l’est pas, qui doit céder devant qui ? Celui qui n’est pas misérable ne devrait-il pas céder la place à celui qui l’est ? Or je suis aveugle et misérable ; pourquoi attends-Tu donc que je cède devant les anges ? Alors Dieu se tourna vers les anges et leur dit : Laissez-le.
״וָאֱהִי לָהֶם לְמִקְדָּשׁ מְעַט״, אָמַר רַבִּי יִצְחָק: אֵלּוּ בָּתֵּי כְנֵסִיּוֹת וּבָתֵּי מִדְרָשׁוֹת שֶׁבְּבָבֶל. וְרַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר: זֶה בֵּית רַבֵּינוּ שֶׁבְּבָבֶל.
Le verset déclare : « Pourtant, j’ai été pour eux comme un petit sanctuaire dans les pays où ils sont venus » (Ézéchiel 11:16). Rabbi Yitzḥak a dit : Cela fait référence aux synagogues et aux maisons d’étude en Babylonie. Et Rabbi Elazar a dit : Cela fait référence à la maison de notre maître, c’est-à-dire Rav, en Babylonie, d’où la Torah se répand dans le monde entier.
דָּרֵשׁ רָבָא, מַאי דִּכְתִיב: ״ה׳ מָעוֹן אַתָּה הָיִיתָ לָּנוּ״, אֵלּוּ בָּתֵּי כְנֵסִיּוֹת וּבָתֵּי מִדְרָשׁוֹת. אָמַר אַבָּיֵי: מֵרֵישׁ הֲוַאי גָּרֵיסְנָא בְּבֵיתָא וּמְצַלֵּינָא בְּבֵי כְנִישְׁתָּא, כֵּיוָן דִּשְׁמַעִית לְהָא דְּקָאָמַר דָּוִד: ״ה׳ אָהַבְתִּי מְעוֹן בֵּיתֶךָ״, הֲוַאי גָּרֵיסְנָא בְּבֵי כְנִישְׁתָּא.
Rava a interprété un verset de manière homilétique : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Seigneur, Tu as été notre demeure de génération en génération » (Psaumes 90:1) ? Cela fait référence aux synagogues et aux maisons d’étude. Abaye a dit : Au début, j’avais l’habitude d’étudier la Torah chez moi et de prier à la synagogue. Une fois que j’ai entendu et compris ce que le roi David dit : « Seigneur, j’aime la demeure de Ta maison » (Psaumes 26:8), j’étudiais toujours la Torah à la synagogue, pour exprimer mon amour pour le lieu où réside la Présence divine.
תַּנְיָא, רַבִּי אֶלְעָזָר הַקַּפָּר אוֹמֵר: עֲתִידִין בָּתֵּי כְנֵסִיּוֹת וּבָתֵּי מִדְרָשׁוֹת שֶׁבְּבָבֶל שֶׁיִּקָּבְעוּ בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי כְּתָבוֹר בֶּהָרִים וּכְכַרְמֶל בַּיָּם יָבֹא״, וַהֲלֹא דְּבָרִים קַל וָחוֹמֶר: וּמָה תָּבוֹר וְכַרְמֶל שֶׁלֹּא בָּאוּ אֶלָּא לְפִי שָׁעָה לִלְמוֹד תּוֹרָה, נִקְבָּעִים בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, בָּתֵּי כְנֵסִיּוֹת וּבָתֵּי מִדְרָשׁוֹת שֶׁקּוֹרִין וּמַרְבִּיצִין בָּהֶן תּוֹרָה — עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה.
Il est enseigné dans une baraita : Rabbi Elazar HaKappar dit : À l’avenir, les synagogues et les maisons d’étude de Babylonie seront transportées et rétablies en Eretz Yisrael, comme il est dit : « Assurément, comme Tabor parmi les montagnes, et comme Carmel au bord de la mer, ainsi viendra-t-il » (Jérémie 46:18). Il existe une tradition selon laquelle ces montagnes vinrent au Sinaï lors du don de la Torah et demandèrent que la Torah soit donnée sur elles. Et ces choses ne sont-elles pas déduites par un argument a fortiori : De même que Tabor et Carmel, qui ne vinrent que momentanément pour étudier la Torah, furent déplacés et établis en Eretz Yisrael en récompense de leurs actes, à plus forte raison les synagogues et maisons d’étude de Babylonie, dans lesquelles la Torah est lue et diffusée, devraient-elles être déplacées vers Eretz Yisrael.
דָּרֵשׁ בַּר קַפָּרָא, מַאי דִּכְתִיב: ״לָמָּה תְּרַצְּדוּן הָרִים גַּבְנוּנִּים״, יָצְתָה בַּת קוֹל וְאָמְרָה לָהֶם: לָמָּה תִּרְצוּ דִּין עִם סִינַי? כּוּלְּכֶם בַּעֲלֵי מוּמִים אַתֶּם אֵצֶל סִינַי. כְּתִיב הָכָא: ״גַּבְנוּנִים״, וּכְתִיב הָתָם: ״אוֹ גִבֵּן אוֹ דַק״. אָמַר רַב אָשֵׁי: שְׁמַע מִינַּהּ הַאי מַאן דִּיהִיר — בַּעַל מוּם הוּא.
Bar Kappara a interprété un verset de manière homilétique : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Pourquoi regardez-vous de travers [teratzdun], ô montagnes aux hauts sommets, la montagne que Dieu a désirée pour Sa demeure » (Psaumes 68:17) ? Une Voix Divine se fit entendre et dit à toutes les montagnes qui vinrent et exigèrent que la Torah soit donnée sur elles : Pourquoi cherchez-vous [tirtzu] à entrer dans un litige juridique [din] avec le mont Sinaï ? Vous êtes toutes entachées en comparaison du mont Sinaï, comme il est écrit ici : « aux hauts sommets [gavnunnim] » et il est écrit là-bas, au sujet des défauts qui disqualifient un prêtre : « Ou bossu [gibben] ou nain » (Lévitique 21:20). Rav Ashi a dit : Apprenez de cela que celui qui est arrogant est considéré comme entaché. Les autres montagnes insistèrent avec arrogance pour que la Torah soit donnée sur elles, et furent donc décrites comme entachées.
אֵין עוֹשִׂין אוֹתוֹ קַפֶּנְדַּרְיָא מַאי ״קַפֶּנְדַּרְיָא״? אָמַר רָבָא: קַפֶּנְדַּרְיָא כִּשְׁמָהּ. מַאי כִּשְׁמָהּ? כְּמַאן דְּאָמַר: אַדְּמַקֵּיפְנָא אַדָּרֵי, אֵיעוּל בְּהָא.
§ La michna enseigne que même si une synagogue est tombée en ruine, on ne peut pas en faire une kappendarya. La Guemara demande : Qu’est-ce que signifie kappendarya ? Rava a dit : Un raccourci, comme l’indique son nom. La Guemara précise : Que veux-tu dire en ajoutant : Comme l’indique son nom ? C’est comme quelqu’un qui a dit : Au lieu de faire le tour de toute la rangée de maisons [makkifna addari] pour arriver de l’autre côté, allongeant ainsi mon trajet, j’entrerai dans cette maison et passerai par elle jusqu’à l’autre côté. Le mot kappendarya sonne comme une contraction de makkifna addari. C’est ce que Rava voulait dire en disant : Comme l’indique son nom.
אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: אִם הָיָה שְׁבִיל מֵעִיקָּרָא — מוּתָּר.
Rabbi Abbahou a dit : Si un chemin public passait initialement par cet endroit, avant que la synagogue ne soit construite, il est permis de continuer à l’utiliser comme raccourci, car l’honneur dû à une synagogue ne peut annuler le droit d’accès du public au chemin.
אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: הַנִּכְנָס עַל מְנָת שֶׁלֹּא לַעֲשׂוֹת קַפֶּנְדַּרְיָא — מוּתָּר לַעֲשׂוֹתוֹ קַפֶּנְדַּרְיָא. וְאָמַר רַבִּי חֶלְבּוֹ אָמַר רַב הוּנָא: הַנִּכְנָס לְבֵית הַכְּנֶסֶת לְהִתְפַּלֵּל — מוּתָּר לַעֲשׂוֹתוֹ קַפֶּנְדַּרְיָא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּבְבֹא עַם הָאָרֶץ לִפְנֵי ה׳ בַּמּוֹעֲדִים הַבָּא דֶּרֶךְ שַׁעַר צָפוֹן לְהִשְׁתַּחֲווֹת יֵצֵא דֶּרֶךְ שַׁעַר נֶגֶב״.
Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : En ce qui concerne celui qui entre dans une synagogue sans avoir l’intention d’en faire un raccourci, lorsqu’il sort, il lui est permis d’en faire pour lui-même un raccourci en sortant par l’issue située de l’autre côté du bâtiment. Et Rabbi Ḥelbo a dit que Rav Huna a dit : En ce qui concerne celui qui entre dans une synagogue pour prier, il lui est permis d’en faire pour lui-même un raccourci en sortant par une autre issue, et il convient de le faire, comme il est dit : « Et lorsque le peuple du pays viendra devant le Seigneur aux temps fixés, celui qui entrera par le chemin de la porte du nord pour se prosterner sortira par le chemin de la porte du sud » (Ézéchiel 46:9). Cela indique que c’est une marque de respect de ne pas sortir par la même entrée que celle par laquelle on est entré ; il vaut mieux sortir par l’autre côté.
עָלוּ בּוֹ עֲשָׂבִים — לֹא יִתְלוֹשׁ, מִפְּנֵי עׇגְמַת נֶפֶשׁ. וְהָתַנְיָא: אֵינוֹ תּוֹלֵשׁ וּמַאֲכִיל, אֲבָל תּוֹלֵשׁ וּמַנִּיחַ! כִּי תְּנַן נָמֵי מַתְנִיתִין — תּוֹלֵשׁ וּמַאֲכִיל תְּנַן.
§ La michna enseigne : Si de l’herbe a poussé dans une synagogue en ruines, bien que cela ne convienne pas à sa sainteté, il ne faut pas l’arracher, à cause de la douleur que cela causera à ceux qui la verront. Cela leur rappellera l’état de délabrement de la synagogue et la nécessité de la reconstruire. La Guemara demande : Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : On ne peut pas arracher l’herbe et la donner à manger à ses animaux, mais on peut l’arracher et la laisser là ? La Guemara répond : Lorsque nous avons appris l’interdiction d’arracher l’herbe dans la michna également, nous avons appris seulement qu’il est interdit de l’arracher et de la donner à manger à ses animaux, mais qu’il est permis de la laisser là.
תָּנוּ רַבָּנַן: בֵּית הַקְּבָרוֹת, אֵין נוֹהֲגִין בָּהֶן קַלּוּת רֹאשׁ. אֵין מַרְעִין בָּהֶן בְּהֵמָה, וְאֵין מוֹלִיכִין בָּהֶן אַמַּת הַמַּיִם, וְאֵין מְלַקְּטִין בָּהֶן עֲשָׂבִים. וְאִם לִיקֵּט — שׂוֹרְפָן בִּמְקוֹמָן, מִפְּנֵי כְּבוֹד מֵתִים.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Dans un cimetière, on ne doit pas agir avec frivolité ; on ne peut pas y faire paître un animal sur l’herbe qui pousse à l’intérieur ; et on ne peut pas y détourner un canal d’eau pour le faire passer à travers lui ; et on ne peut pas y ramasser de l’herbe pour l’utiliser comme nourriture pour ses animaux ; et si quelqu’un en a ramassé à cette fin, elle doit être brûlée sur place, par respect pour les morts.
אַהֵיָיא? אִילֵּימָא אַסֵּיפָא — כֵּיוָן שֶׁשּׂוֹרְפָן בִּמְקוֹמָן מַאי כְּבוֹד מֵתִים אִיכָּא? אֶלָּא אַרֵישָׁא.
La Guemara précise : En ce qui concerne l’expression : Par respect pour le mort, à quelle clause de la baraita cela se réfère-t-il ? Si nous disons que cela se réfère à la dernière clause, selon laquelle, si quelqu’un a ramassé de l’herbe, elle doit être brûlée par respect pour le mort, on pourrait alors demander : Puisque l’herbe est brûlée sur place, et non publiquement, quel respect pour le mort y a-t-il dans cet acte ? Au contraire, l’expression doit se référer à la première clause de la baraita, et elle explique pourquoi il est interdit d’agir avec désinvolture.
מַתְנִי׳ רֹאשׁ חֹדֶשׁ אֲדָר שֶׁחָל לִהְיוֹת בַּשַּׁבָּת, קוֹרִין בְּפָרָשַׁת שְׁקָלִים. חָל לִהְיוֹת בְּתוֹךְ הַשַּׁבָּת — מַקְדִּימִין לְשֶׁעָבַר, וּמַפְסִיקִין לְשַׁבָּת אַחֶרֶת.
MICHNA : Lors de quatre Shabbatot pendant et autour du mois d’Adar, on lit une portion de la Torah ayant une signification saisonnière. Lorsque la nouvelle lune d’Adar tombe un Shabbat, la communauté lit la portion de Shekalim ce Shabbat-là. Si la nouvelle lune tombe au milieu de la semaine, on avance la lecture de cette portion au Shabbat précédent, et, dans ce cas, on interrompt la lecture des quatre portions le Shabbat suivant, qui serait le premier Shabbat du mois d’Adar, et aucune portion supplémentaire n’y est lue.
בַּשְּׁנִיָּה ״זָכוֹר״. בַּשְּׁלִישִׁית פָּרָה אֲדוּמָּה. בָּרְבִיעִית ״הַחוֹדֶשׁ הַזֶּה לָכֶם״. בַּחֲמִישִׁית חוֹזְרִין לִכְסִדְרָן.
Le deuxième Chabbat, le Chabbat précédant Pourim, on lit la section : « Souviens-toi de ce qu’Amalek t’a fait » (Deutéronome 25:17–19), qui détaille la mitsva de se souvenir et de détruire la nation d’Amalek. Le troisième Chabbat, on lit la section de la Vache rousse [Para] (Nombres 19:1–22), qui détaille le processus de purification pour celui qui est devenu rituellement impur par contact avec un cadavre. Le quatrième Chabbat, on lit la section : « Ce mois [haḥodesh] sera pour vous » (Exode 12:1–20), qui décrit l’offrande de l’agneau pascal. Le cinquième Chabbat, on reprend l’ordre hebdomadaire régulier des lectures et aucune section spéciale n’est lue.
לַכֹּל מַפְסִיקִין: בְּרָאשֵׁי חֳדָשִׁים, בַּחֲנוּכָּה וּבְפוּרִים, בְּתַעֲנִיּוֹת וּבְמַעֲמָדוֹת, וּבְיוֹם הַכִּפּוּרִים.
Lors de tous les jours spéciaux, la congrégation interrompt l’ordre hebdomadaire habituel des lectures, et une portion spéciale liée au caractère du jour est lue. Cela s’applique aux Nouvelles Lunes, à Hanoucca et à Pourim, aux jours de jeûne, et aux gardes non sacerdotales, ainsi qu’à Yom Kippour.
גְּמָ׳ תְּנַן הָתָם: בְּאֶחָד בַּאֲדָר מַשְׁמִיעִין עַל הַשְּׁקָלִים,
GUEMARA :Nous avons appris dans une michna là-bas (Shekalim 1:1) : Le premier jour d’Adar, on fait une annonce publique concernant la collecte à venir du demi-shekel. L’argent est utilisé pour les offrandes communautaires au Temple durant l’année à venir.

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