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לָמָּה נִמְנוּ שְׁנוֹתָיו שֶׁל יִשְׁמָעֵאל? כְּדֵי לְיַחֵס בָּהֶן שְׁנוֹתָיו שֶׁל יַעֲקֹב. דִּכְתִיב: ״וְאֵלֶּה שְׁנֵי חַיֵּי יִשְׁמָעֵאל מְאַת שָׁנָה וּשְׁלֹשִׁים שָׁנָה וְשֶׁבַע שָׁנִים״. כַּמָּה קַשִּׁישׁ יִשְׁמָעֵאל מִיִּצְחָק? אַרְבֵּיסַר שְׁנִין, דִּכְתִיב: ״וְאַבְרָם בֶּן שְׁמוֹנִים שָׁנָה וְשֵׁשׁ שָׁנִים בְּלֶדֶת הָגָר אֶת יִשְׁמָעֵאל לְאַבְרָם״, וּכְתִיב: ״וְאַבְרָהָם בֶּן מְאַת שָׁנָה בְּהִוָּלֶד לוֹ אֵת יִצְחָק בְּנוֹ״, וּכְתִיב: ״וְיִצְחָק בֶּן שִׁשִּׁים שָׁנָה בְּלֶדֶת אוֹתָם״, בַּר כַּמָּה הֲוָה יִשְׁמָעֵאל כִּדְאִתְיְלִיד יַעֲקֹב? בַּר שִׁבְעִים וְאַרְבְּעָה, כַּמָּה פָּיְישָׁן מִשְּׁנֵיהּ — שִׁתִּין וּתְלָת.
Pourquoi les années d’Ismaël ont-elles été mentionnées dans la Torah ? Dans quel but nous a-t-on indiqué la durée de vie de cet homme méchant ? Afin de calculer à partir d’elles les années de Jacob. Comme il est écrit : « Et voici les années de la vie d’Ismaël : cent trente-sept ans » (Genèse 25:17). De combien Ismaël était-il plus âgé qu’Isaac ? De quatorze ans. Comme il est écrit : « Abram était âgé de quatre-vingt-six ans lorsque Agar enfanta Ismaël à Abram » (Genèse 16:16). Et il est écrit : « Abraham était âgé de cent ans lorsque son fils Isaac lui naquit » (Genèse 21:5). Et il est écrit au sujet de Jacob et d’Ésaü : « Isaac était âgé de soixante ans lorsqu’elle les enfanta » (Genèse 25:26). D’après ces versets, quel âge avait Ismaël lorsque Jacob naquit ? Soixante-quatorze ans. Combien d’années de sa vie lui restaient-il alors jusqu’à sa mort ? Soixante-trois, car Ismaël mourut à l’âge de cent trente-sept ans.
וְתַנְיָא: הָיָה יַעֲקֹב אָבִינוּ בְּשָׁעָה שֶׁנִּתְבָּרֵךְ מֵאָבִיו בֶּן שִׁשִּׁים וְשָׁלֹשׁ שָׁנָה, וּבוֹ בַּפֶּרֶק מֵת יִשְׁמָעֵאל. דִּכְתִיב: ״וַיַּרְא עֵשָׂו כִּי בֵרַךְ וְגוֹ׳ וַיֵּלֶךְ עֵשָׂו אֶל יִשְׁמָעֵאל וַיִּקַּח אֶת מָחֲלַת בַּת יִשְׁמָעֵאל אֲחוֹת נְבָיוֹת״, מִמַּשְׁמַע שֶׁנֶּאֱמַר ״בַּת יִשְׁמָעֵאל״, אֵינִי יוֹדֵעַ שֶׁהִיא אֲחוֹת נְבָיוֹת? מְלַמֵּד שֶׁקִּידְּשָׁהּ יִשְׁמָעֵאל וָמֵת, וְהִשִּׂיאָהּ נְבָיוֹת אָחִיהָ.
Et il a été enseigné dans une baraita : Jacob, notre père, avait soixante-trois ans au moment où il fut béni par son père, et à ce même moment Ismaël mourut. Comment sait-on que ces deux événements se sont produits au même moment ? Comme il est écrit : « Lorsque Ésaü vit qu’Isaac avait béni Jacob…alors Ésaü alla vers Ismaël et prit pour femme Mahalath, fille d’Ismaël, fils d’Abraham, sœur de Nebaïoth » (Genèse 28:6–9). Du fait qu’il est dit : « fille d’Ismaël », ne sais-je pas déjà qu’elle était la sœur de Nebaïoth ? Dans quel but, alors, le verset le dit-il explicitement ? Cela enseigne qu’Ismaël l’avait fiancée à Ésaü et qu’entre-temps il mourut, et que Nebaïoth, son frère, la donna en mariage. C’est pourquoi Nebaïoth est mentionné spécialement. Par conséquent, on comprend que Jacob avait soixante-trois ans lorsqu’il reçut sa bénédiction et quitta la maison de son père.
שִׁתִּין וּתְלָת וְאַרְבֵּיסַר עַד דְּמִתְיְלִיד יוֹסֵף, הָא שִׁבְעִין וְשִׁבְעָה, וּכְתִיב: ״וְיוֹסֵף בֶּן שְׁלֹשִׁים שָׁנָה בְּעׇמְדוֹ לִפְנֵי פַּרְעֹה״, הָא מְאָה וּשְׁבַע, שַׁב דְּשִׂבְעָא וְתַרְתֵּי דְּכַפְנָא — הָא מְאָה וְשִׁיתְּסַר,
Si nous calculons ces soixante-trois années et les quatorze jusqu’à la naissance de Joseph, cela signifie que Jacob aurait dû avoir soixante-dix-sept ans au moment de la naissance de Joseph. Et il est écrit : « Joseph était âgé de trente ans lorsqu’il se tint devant Pharaon » (Genèse 41:46). Cela indique que Jacob aurait alors dû avoir au moins cent sept ans lorsque Joseph avait trente ans. Ajoutez les sept années d’abondance et les deux de famine, et cela indiquerait alors que Jacob aurait dû avoir cent seize ans lorsqu’il arriva en Égypte dans la deuxième année de la famine.
וּכְתִיב: ״וַיֹּאמֶר פַּרְעֹה אֶל יַעֲקֹב כַּמָּה יְמֵי שְׁנֵי חַיֶּיךָ. וַיֹּאמֶר יַעֲקֹב אֶל פַּרְעֹה יְמֵי שְׁנֵי מְגוּרַי שְׁלֹשִׁים וּמְאַת שָׁנָה״, מְאָה וְשִׁיתְּסַר הָוְיָין,
Mais il est écrit : « Et Pharaon dit à Jacob : Combien sont les jours des années de ta vie ? Et Jacob dit à Pharaon : Les jours des années de mes pérégrinations sont de cent trente ans » (Genèse 47:8–9). Jacob a indiqué qu’il avait cent trente ans lorsqu’il est arrivé en Égypte, ce qui est différent des cent seize ans calculés précédemment. Où sont les quatorze années manquantes de la vie de Jacob ?
אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ אַרְבַּע עֶשְׂרֵה שְׁנִין דַּהֲוָה בְּבֵית עֵבֶר לָא חָשֵׁיב לְהוּ. דְּתַנְיָא: הָיָה יַעֲקֹב בְּבֵית עֵבֶר מוּטְמָן אַרְבַּע עֶשְׂרֵה שָׁנָה. עֵבֶר מֵת לְאַחַר שֶׁיָּרַד יַעֲקֹב אָבִינוּ לַאֲרַם נַהֲרַיִם שְׁתֵּי שָׁנִים, יָצָא מִשָּׁם וּבָא לוֹ לַאֲרַם נַהֲרַיִם, נִמְצָא כְּשֶׁעָמַד עַל הַבְּאֵר — בֶּן שִׁבְעִים וָשֶׁבַע שָׁנָה.
Apprends plutôt d’ici que les quatorze années que Jacob passa dans la maison d’Éber ne sont pas comptées ici. Comme il est enseigné dans une baraita : Jacob était en train d’étudier dans la maison d’Éber pendant quatorze ans alors qu’il se cachait de son frère Ésaü. Si nous calculions les durées de vie consignées dans la Torah, nous constaterions que Éber mourut lorsque Jacob avait soixante-dix-neuf ans, deux ans après que Jacob notre père fut descendu à Aram-Naharaïm, dans la maison de Laban. Lorsque Jacob partit après avoir achevé ses études là-bas, il alla alors immédiatement à Aram-Naharaïm. Par conséquent, lorsque Jacob se tint près du puits à son arrivée à Aram-Naharaïm, il avait soixante-dix-sept ans.
וּמְנָלַן דְּלָא אִיעֲנַשׁ — דְּתַנְיָא: נִמְצָא יוֹסֵף שֶׁפֵּירַשׁ מֵאָבִיו עֶשְׂרִים וּשְׁתַּיִם שָׁנָה, כְּשֵׁם שֶׁפֵּירַשׁ יַעֲקֹב אָבִינוּ מֵאָבִיו, דְּיַעֲקֹב תְּלָתִין וְשִׁיתָּא הָוְיָין! אֶלָּא: אַרְבֵּיסַר דַּהֲוָה בְּבֵית עֵבֶר לָא חָשֵׁיב לְהוּ.
Et d’où déduisons-nous que Jacob n’a pas été puni pour les quatorze années qu’il passa dans la maison d’Éber, durant lesquelles il n’accomplit pas la mitsva d’honorer ses parents ? Comme il est enseigné dans une baraita : Il en ressort que Joseph fut éloigné de son père pendant vingt-deux ans, tout comme Jacob notre père fut éloigné de son propre père pendant cette même durée. Cependant, selon le calcul précédent, la baraita pose une difficulté, car Jacob fut absent pendant trente-six ans. Il faut plutôt conclure d’ici que les quatorze années qu’il passa dans la maison d’Éber ne sont pas comptées, car il ne fut pas puni pour elles.
סוֹף סוֹף דְּבֵית לָבָן עֶשְׂרִין שְׁנִין הָוְיָין! אֶלָּא מִשּׁוּם דְּאִשְׁתַּהִי בְּאוֹרְחָא תַּרְתֵּין שְׁנִין, דְּתַנְיָא: יָצָא מֵאֲרַם נַהֲרַיִם וּבָא לוֹ לְסֻכּוֹת, וְעָשָׂה שָׁם שְׁמוֹנָה עָשָׂר חוֹדֶשׁ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְיַעֲקֹב נָסַע סֻכּוֹתָה וַיִּבֶן לוֹ בָּיִת וּלְמִקְנֵהוּ עָשָׂה סֻכּוֹת״, וּבְבֵית אֵל עָשָׂה שִׁשָּׁה חֳדָשִׁים, וְהִקְרִיב זְבָחִים.
La Guemara soulève une objection : Mais en fin de compte, Jacob fut dans la maison de Laban pendant seulement vingt ans. Pourquoi, alors, lui reproche-t-on d’avoir été éloigné de son père pendant vingt-deux ans ? Plutôt, il fut puni parce que durant son voyage de retour d’Aram-Naharaïm il s’attarda encore deux ans avant de revenir chez ses parents, comme cela est enseigné dans une baraita : Jacob quitta Aram-Naharaïm et arriva à Soukkot, et y passa dix-huit mois, comme il est dit : « Et Jacob partit pour Soukkot, se bâtit une maison, et fit des huttes [sukkot] pour son bétail » (Torah 33:17). La Guemara comprend ce verset comme signifiant que d’abord il fit des huttes [Soukkot] pour y vivre pendant l’été, puis il bâtit une maison pour l’hiver, et ensuite il fit de nouveau des huttes [sukkot] pendant l’été suivant, ce qui indique qu’il dut y rester dix-huit mois. Il fut ensuite à Béthel pendant six mois, et il apporta des offrandes, soit deux ans au total. De cette manière, tous les différents calculs des années sont conciliés.


הֲדַרַן עֲלָךְ מְגִילָּה נִקְרֵאת

Pouvons-nous revenir vers vous au chapitre «La Méguila est lue» ?
הַקּוֹרֵא אֶת הַמְּגִילָּה לְמַפְרֵעַ — לֹא יָצָא. קְרָאָהּ עַל פֶּה, קְרָאָהּ תַּרְגּוּם בְּכׇל לָשׁוֹן — לֹא יָצָא. אֲבָל קוֹרִין אוֹתָהּ לַלּוֹעֲזוֹת בְּלַעַז, וְהַלּוֹעֵז שֶׁשָּׁמַע אַשּׁוּרִית — יָצָא.
MICHNA : En ce qui concerne celui qui lit la Méguila dans le désordre, en lisant d’abord une section ultérieure puis en revenant à la section antérieure, il ne s’est pas acquitté de son obligation. Si il l’a lue par cœur, ou s’il l’a lue en traduction araméenne ou dans toute autre langue qu’il ne comprend pas, il ne s’est pas acquitté de son obligation. Cependant, pour ceux qui parlent une langue étrangère, on peut lire la Méguila dans cette langue étrangère. Et celui qui parle une langue étrangère et qui a entendu la Méguila lue en Ashurit, c’est-à-dire en hébreu, s’est acquitté de son obligation.
קְרָאָהּ סֵירוּגִין וּמִתְנַמְנֵם — יָצָא. הָיָה כּוֹתְבָהּ, דּוֹרְשָׁהּ וּמַגִּיהָהּ, אִם כִּוֵּון לִבּוֹ — יָצָא, וְאִם לָאו — לֹא יָצָא.
Si quelqu’un a lu la Méguila par intervalles, en s’arrêtant puis en reprenant, ou alors qu’il somnolait, il s’est acquitté de son obligation. Si quelqu’un écrivait une Méguila, ou l’exposait, ou la corrigeait, et qu’il en a lu toutes les paroles ce faisant, la distinction suivante s’applique : S’il avait l’intention de s’acquitter de son obligation par cette lecture, il s’est acquitté de son obligation, mais sinon, il ne s’en est pas acquitté.
הָיְתָה כְּתוּבָה בְּסַם וּבְסִיקְרָא וּבְקוֹמוֹס וּבְקַנְקַנְתּוֹם, עַל הַנְּיָיר וְעַל הַדִּפְתְּרָא — לֹא יָצָא, עַד שֶׁתְּהֵא כְּתוּבָה אַשּׁוּרִית, עַל הַסֵּפֶר, וּבִדְיוֹ.
Si quelqu’un lit dans une Méguila qui a été écrite non pas avec de l’encre mais avec du sam, du sikra, du komos ou du kankantom, ou dans une Méguila qui a été écrite non pas sur parchemin mais sur du neyar ou du diftera, un type de cuir non traité, il ne s’est pas acquitté de son obligation. Il ne s’acquitte de son obligation que si il lit dans une Méguila qui est écrite en Ashurit, c’est-à-dire en langue hébraïque et en caractères hébraïques, sur parchemin et avec de l’encre.
גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רָבָא, דְּאָמַר קְרָא: ״כִּכְתָבָם וְכִזְמַנָּם״ — מָה זְמַנָּם לְמַפְרֵעַ לָא, אַף כְּתָבָם לְמַפְרֵעַ לָא.
GUEMARA : Il a été enseigné dans la michna que celui qui lit la Méguila dans le désordre ne s’est pas acquitté de son obligation. La Guemara demande : D’où ces éléments sont-ils déduits ? Rava a dit : Le verset déclare au sujet de Pourim : « Qu’ils observent infailliblement ces deux jours selon leur texte écrit et selon leurs temps fixés chaque année » (Esther 9:27), et le mot « temps » fait référence aux deux jours de Pourim, le quatorzième et le quinzième d’Adar. Et nous apprenons par analogie : De même que leurs temps fixés ne peuvent pas être dans le désordre, puisque le quinzième d’Adar ne peut en aucun cas venir avant le quatorzième, de même, leur texte écrit ne doit pas être dans le désordre.
מִידֵּי ״קְרִיאָה״ כְּתִיבָה הָכָא? ״עֲשִׂיָּיה״ כְּתִיבָה, דִּכְתִיב: ״לִהְיוֹת עוֹשִׂים אֵת שְׁנֵי הַיָּמִים״, אֶלָּא מֵהָכָא, דִּכְתִיב: ״וְהַיָּמִים הָאֵלֶּה נִזְכָּרִים וְנַעֲשִׂים״, אִיתַּקַּשׁ זְכִירָה לַעֲשִׂיָּיה: מָה עֲשִׂיָּיה לְמַפְרֵעַ לָא, אַף זְכִירָה לְמַפְרֵעַ לָא.
La Guemara rejette cette dérivation : La lecture est-elle même écrite ici ? Ce qui est écrit ici dans ce verset, c’est « l’observance », et non la lecture, comme il est écrit : « Qu’ils observent infailliblement ces deux jours selon leur écrit et selon leurs temps fixés. » Au contraire, la preuve vient d’ici, comme il est écrit : « Et que ces jours soient rappelés et observés dans chaque génération » (Esther 9:28). Le souvenir est juxtaposé à l’observance, ce qui indique : De même que l’observance ne peut pas être hors d’ordre, comme cela a été déduit des mots « Qu’ils observent infailliblement ces deux jours selon leur écrit et selon leurs temps fixés », de même le souvenir, par la lecture de la Méguila, ne peut pas être hors d’ordre.
תָּנָא: וְכֵן בְּהַלֵּל, וְכֵן בִּקְרִיאַת שְׁמַע וּבִתְפִלָּה.
§ Les Sages ont enseigné dans une baraita : Cette halakha de ne pas lire dans le désordre s’applique aussi au hallel, ainsi qu’à la récitation du Shema, et aussi à la prière de la Amida, ce qui signifie que, pour s’acquitter de son obligation, il doit réciter le texte de chacun de ceux-ci dans l’ordre.
הַלֵּל מְנָלַן? רַבָּה אָמַר, דִּכְתִיב: ״מִמִּזְרַח שֶׁמֶשׁ עַד מְבוֹאוֹ״. רַב יוֹסֵף אָמַר: ״זֶה הַיּוֹם עָשָׂה ה׳״.
La Guemara demande : D’où déduisons-nous que le hallel ne peut pas être récité dans le désordre ? Rabba a dit : Comme il est écrit dans le hallel : « Du lever du soleil jusqu’à son coucher le nom du Seigneur doit être loué » (Psaumes 113:3). De même que le lever et le coucher du soleil ne peuvent pas être inversés, de même le hallel ne peut pas être récité dans le désordre. Rav Yosef a dit : Cela est dérivé du verset dans le hallel qui dit : « Voici le jour que le Seigneur a fait » (Psaumes 118:24) ; de même que le jour suit un certain ordre, de même le hallel doit être récité dans l’ordre approprié.
רַב אַוְיָא אָמַר: ״יְהִי שֵׁם ה׳ מְבוֹרָךְ״. וְרַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק, וְאִיתֵּימָא רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב אָמַר: מֵהָכָא: ״מֵעַתָּה וְעַד עוֹלָם״.
Rav Avya a dit : Cela est dérivé du verset dans le hallel : « Béni soit le nom du Seigneur » (Psaumes 113:2), indiquant que la bénédiction de Dieu doit « être » exactement telle qu’elle est écrite. Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit, et certains disent que c’était Rav Aḥa bar Ya’akov qui l’a dit : Cela est dérivé d’ici, de la fin du verset susmentionné : « Dès maintenant et à jamais » (Psaumes 113:2), c’est-à-dire que cela doit être comme le temps, qui ne peut pas être inversé.
קְרִיאַת שְׁמַע, דְּתַנְיָא: קְרִיאַת שְׁמַע כִּכְתָבָהּ, דִּבְרֵי רַבִּי, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בְּכׇל לָשׁוֹן. מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי? אָמַר קְרָא:
D’où savons-nous qu’une personne ne s’est pas acquittée de son obligation de réciter le Shema si elle l’a récité dans le désordre ? Comme il est enseigné dans une baraita : La récitation du Shema doit être telle qu’elle est écrite, c’est-à-dire en hébreu ; telle est l’opinion de Rabbi Yehuda HaNasi. Mais les Sages disent : Il peut être récité dans n’importe quelle langue. La Guemara demande : Quelle est la raison de Rabbi Yehuda HaNasi ? Le verset déclare :

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