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יִכָּשֵׁל בּוֹ? דְּאָמַר רָבָא בַּר מַחְסֵיָא אָמַר רַב חָמָא בַּר גּוּרְיָא, אָמַר רַב: בִּשְׁבִיל מִשְׁקַל שְׁנֵי סְלָעִים מֵילָת שֶׁהוֹסִיף יַעֲקֹב לְיוֹסֵף מִשְּׁאָר אֶחָיו נִתְגַּלְגֵּל הַדָּבָר וְיָרְדוּ אֲבוֹתֵינוּ לְמִצְרַיִם. אָמַר רַבִּי בִּנְיָמִן בַּר יֶפֶת: רֶמֶז רָמַז לוֹ, שֶׁעָתִיד בֵּן לָצֵאת מִמֶּנּוּ, שֶׁיֵּצֵא מִלִּפְנֵי הַמֶּלֶךְ בַּחֲמִשָּׁה לְבוּשֵׁי מַלְכוּת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּמׇרְדֳּכַי יָצָא בִּלְבוּשׁ מַלְכוּת תְּכֵלֶת וְגוֹ׳״.
lui-même trébucherait-il en montrant du favoritisme envers Benjamin ? Comme l’a dit Rava bar Meḥaseyya, que Rav Ḥama bar Gurya a dit que Rav a dit : À cause du poids de deux sela de laine fine que Jacob donna à Joseph, qu’il ajouta à ce qu’il donna à Joseph au-delà de ce qu’il donna au reste de ses frères, lorsqu’il lui fit son vêtement spécial, l’histoire se déroula et nos ancêtres descendirent en Égypte. Comment alors Joseph aurait-il pu montrer un favoritisme semblable envers Benjamin ? Rabbi Binyamin bar Yefet a dit : Il ne montrait pas de favoritisme. Au contraire, il lui indiqua qu’un descendant devait sortir de lui, qui sortirait de la présence du roi vêtu de cinq vêtements royaux, comme il est dit : « Et Mardochée sortit de devant le roi revêtu d’un habit royal bleu azur et blanc, avec une grande couronne d’or, et un manteau de fin lin et de pourpre » (Esther 8:15).
״וַיִּפּוֹל עַל צַוְּארֵי בִנְיָמִן אָחִיו״. כַּמָּה צַוָּארִין הֲווֹ לֵיהּ לְבִנְיָמִין? אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: בָּכָה עַל שְׁנֵי מִקְדָּשִׁים שֶׁעֲתִידִין לִהְיוֹת בְּחֶלְקוֹ שֶׁל בִּנְיָמִין וַעֲתִידִין לֵיחָרֵב. ״וּבִנְיָמִין בָּכָה עַל צַוָּארָיו״ — בָּכָה עַל מִשְׁכַּן שִׁילֹה, שֶׁעָתִיד לִהְיוֹת בְּחֶלְקוֹ שֶׁל יוֹסֵף וְעָתִיד לֵיחָרֵב.
La Guemara développe certains éléments de l’histoire de Joseph et de ses frères. Le verset déclare au sujet de Joseph : « Et il tomba sur le cou de son frère Benjamin [tzavarei] et pleura » (Genèse 45:14). La formulation du verset soulève une question, car le mot tzavarei est au pluriel, signifiant cous : Combien de cous Benjamin avait-il, pour que le verset emploie le pluriel tzavarei plutôt que le singulier tzavar ? Rabbi Elazar dit : Cela indique que Joseph pleura sur les deux Temples qui devaient se trouver dans le territoire tribal de Benjamin et qui devaient être détruits. Le même verset continue : « Et Benjamin pleura sur son cou » (Genèse 45:14) ; il pleura sur le tabernacle de Silo, qui devait se trouver dans le territoire tribal de Joseph et qui devait être détruit.
״וְהִנֵּה עֵינֵיכֶם רוֹאוֹת וְעֵינֵי אָחִי בִנְיָמִין״. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר, אָמַר לָהֶם: כְּשֵׁם שֶׁאֵין בְּלִבִּי עַל בִּנְיָמִין אָחִי, שֶׁלֹּא הָיָה בִּמְכִירָתִי, כָּךְ אֵין בְּלִבִּי עֲלֵיכֶם. ״כִּי פִי הַמְדַבֵּר אֲלֵיכֶם״. כְּפִי — כֵּן לִבִּי.
Le verset déclare : « Et voici, vos yeux voient, ainsi que les yeux de mon frère Benjamin » (Genèse 45:12). Rabbi Elazar a dit : Joseph a dit à ses frères ce qui suit : De même que je n’éprouve certainement aucun ressentiment dans mon cœur envers mon frère Benjamin, car il n’était même pas présent lorsque j’ai été vendu, de même je n’éprouve aucun ressentiment envers vous. Le verset continue : « Car c’est ma bouche [ki fi] qui vous parle » (Genèse 45:12), c’est-à-dire : Tel est ma bouche [kefi], tel est mon cœur.
״וּלְאָבִיו שָׁלַח כְּזֹאת עֲשָׂרָה חֲמוֹרִים נוֹשְׂאִים מִטּוּב מִצְרָיִם״. מַאי ״מִטּוּב מִצְרָיִם״? אָמַר רַבִּי בִּנְיָמִין בַּר יֶפֶת אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: שָׁלַח לוֹ יַיִן [יָשָׁן], שֶׁדַּעַת זְקֵנִים נוֹחָה הֵימֶנּוּ.
Le verset déclare : « Et à son père il envoya de cette manière dix ânes chargés des bonnes choses d’Égypte » (Genèse 45:23). La Guemara demande : Que sont « les bonnes choses d’Égypte » qui sont mentionnées ici sans être précisées ? Rabbi Binyamin bar Yefet a dit que Rabbi Elazar a dit : Il lui envoya du vin vieilli, que les personnes âgées trouvent agréable.
״וַיֵּלְכוּ גַּם אֶחָיו וַיִּפְּלוּ לְפָנָיו״. אָמַר רַבִּי בִּנְיָמִין בַּר יֶפֶת אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר, הַיְינוּ דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי: תַּעֲלָא בְּעִידָּנֵיהּ סְגֵיד לֵיהּ.
Après la mort de Jacob, il est dit au sujet de Joseph : « Et ses frères aussi allèrent se jeter devant lui » (Genèse 50:18). Rabbi Binyamin bar Yefet a dit que Rabbi Elazar a dit : Cela explique le dicton populaire que les gens disent : Quand le renard est à son heure, incline-toi devant lui, c’est-à-dire que si un renard est nommé roi, il faut se prosterner devant lui et se soumettre à lui.
תַּעֲלָא? מַאי בְּצִירוּתֵיהּ מֵאֲחווֹהַּ? אֶלָּא, אִי אִיתְּמַר הָכִי אִיתְּמַר: ״וַיִּשְׁתַּחוּ יִשְׂרָאֵל עַל רֹאשׁ הַמִּטָּה״, אָמַר רַבִּי בִּנְיָמִין בַּר יֶפֶת אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: תַּעֲלָא בְּעִידָּנֵיהּ סְגֵיד לֵיהּ.
La Guemara exprime son étonnement quant à l’usage de cette parabole : Appelles-tu Joseph un renard ? Était-il inférieur à ses frères pour que, par rapport à eux, tu l’appelles un renard ? Au contraire, si une telle déclaration a été faite, elle a été formulée ainsi, non pas en lien avec ce verset, mais plutôt en lien avec un verset différent. Le verset déclare : « Et Israël se prosterna sur la tête du lit » (Genèse 47:31). À ce sujet, Rabbi Binyamin bar Yefet a dit que Rabbi Elazar a dit : Quand le renard est à son heure, incline-toi devant lui, de même que Jacob a dû se prosterner devant son fils Joseph, qui était parvenu à la grandeur.
״וַיְנַחֵם אוֹתָם וַיְדַבֵּר עַל לִבָּם״. אָמַר רַבִּי בִּנְיָמִין בַּר יֶפֶת אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מְלַמֵּד שֶׁאָמַר לָהֶם דְּבָרִים שֶׁמִּתְקַבְּלִין עַל הַלֵּב: וּמָה עֲשָׂרָה נֵרוֹת לֹא יָכְלוּ לְכַבּוֹת נֵר אֶחָד, נֵר אֶחָד הֵיאַךְ יָכוֹל לְכַבּוֹת עֲשָׂרָה נֵרוֹת?
Il est dit au sujet des paroles de Joseph à ses frères : « Et il les réconforta et parla à leur cœur » (Genèse 50:21). Rabbi Binyamin bar Yefet a dit que Rabbi Elazar a dit : Cela enseigne qu’il leur a dit des paroles acceptables au cœur, et a apaisé leurs craintes. Voici ce qu’il leur dit : Si dix lumières n’ont pas pu éteindre une seule lumière, de même que vous tous n’avez pas pu me faire de mal, comment une seule lumière pourrait-elle éteindre dix lumières ?
״לַיְּהוּדִים הָיְתָה אוֹרָה וְשִׂמְחָה וְשָׂשׂוֹן וִיקָר״. אָמַר רַב יְהוּדָה: ״אוֹרָה״ — זוֹ תּוֹרָה, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״כִּי נֵר מִצְוָה וְתוֹרָה אוֹר״. ״שִׂמְחָה״ — זֶה יוֹם טוֹב, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״וְשָׂמַחְתָּ בְּחַגֶּךָ״. ״שָׂשׂוֹן״ — זוֹ מִילָה, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״שָׂשׂ אָנֹכִי עַל אִמְרָתֶךָ״.
§ La Guemara revient à son explication de la Meguila. Le verset déclare : « Les Juifs eurent lumière, allégresse, joie et honneur » (Esther 8:16). Rav Yehouda a dit : « Lumière » ; cela fait référence à la Torah qu’ils se remirent à étudier. Et de même, il est dit : « Car la mitsva est une lampe et la Torah est lumière » (Proverbes 6:23). « Allégresse » [simḥa] ; cela fait référence aux Fêtes qu’ils recommencèrent à observer. Et de même, il est dit : « Et tu te réjouiras [vesamakhta] en ta Fête » (Deutéronome 16:14). « Joie » [sasson] ; cela fait référence à la circoncision, car ils recommencèrent à circoncire leurs fils. Et de même, il est dit : « Je me réjouis [sas] de Ta parole » (Psaumes 119:162), ce que les Sages ont compris comme faisant référence à la réjouissance de David au sujet de la mitsva de la circoncision.
״וִיקָר״ — אֵלּוּ תְּפִלִּין, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״וְרָאוּ כׇּל עַמֵּי הָאָרֶץ כִּי שֵׁם ה׳ נִקְרָא עָלֶיךָ וְיָרְאוּ מִמֶּךָּ״, וְתַנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הַגָּדוֹל אוֹמֵר: אֵלּוּ תְּפִלִּין שֶׁבָּרֹאשׁ.
« Honneur » ; cela fait référence aux phylactères, qu’ils remirent de nouveau. Et de même il est dit : « Et tous les peuples de la terre verront que tu es appelé du nom du Seigneur ; et ils te craindront » (Deutéronome 28:10). Et il a été enseigné dans une baraita : Rabbi Eliezer le Grand a dit : Cela fait référence aux phylactères portés sur la tête. Haman avait interdit l’accomplissement de toutes les mitzvot mentionnées, mais après la chute de Haman, les Juifs reprirent leur observance.
״וְאֵת פַּרְשַׁנְדָּתָא וְגוֹ׳ עֲשֶׂרֶת בְּנֵי הָמָן״. אָמַר רַב אַדָּא דְּמִן יָפוֹ: ״עֲשֶׂרֶת בְּנֵי הָמָן״ וַ״עֲשֶׂרֶת״ צָרִיךְ לְמֵמְרִינְהוּ בִּנְשִׁימָה אַחַת, מַאי טַעְמָא — כּוּלְּהוּ בַּהֲדֵי הֲדָדֵי נְפַקוּ נִשְׁמְתַיְיהוּ. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: וָיו דְּ״וַיְזָתָא״ צָרִיךְ לְמִימְתְּחַהּ בִּזְקִיפָא כְּמוּרְדְּיָא דְלִבְרוּת. מַאי טַעְמָא — כּוּלְּהוּ בְּחַד זְקִיפָא אִזְדְּקִיפוּ.
Le verset déclare : « Et à Shushan la capitale, les Juifs tuèrent et détruisirent cinq cents hommes. Et Parshandatha… et Vaizatha, les dix fils de Haman” (Esther 9:6–10). Rav Adda de Jaffa dit : Lors de la lecture de la Meguila, les noms des dix fils de Haman et le mot « dix » doivent être dits en une seule respiration. Quelle en est la raison ? C’est que leurs âmes partirent toutes ensemble. Rabbi Yoḥanan dit : La lettre vav dans le nom « Vaizatha » est un vav allongé et doit être prolongé comme une perche, comme une rame de gouverne d’un navire [liberot]. Quelle en est la raison ? Pour indiquer qu’ils furent tous pendus à une seule potence.
אָמַר רַבִּי חֲנִינָא בַּר פָּפָּא, דָּרֵשׁ רַבִּי שֵׁילָא אִישׁ כְּפַר תְּמַרְתָּא: כׇּל הַשִּׁירוֹת כּוּלָּן נִכְתָּבוֹת אָרִיחַ עַל גַּבֵּי לְבֵינָה וּלְבֵינָה עַל גַּבֵּי אָרִיחַ —
Rabbi Ḥanina bar Pappa a dit que Rabbi Sheila, un homme du village de Timarta, a interprété un verset de manière homilétique : Tous les chants dans la Torah sont écrits sous la forme de demi-brique disposée sur une brique entière et d’une brique entière disposée sur une demi-brique, c’est-à-dire que chaque ligne du chant est divisée en un segment de texte, appelé demi-brique, qui est séparé par un espace vide, appelé brique entière, du segment final de cette ligne de texte.
חוּץ מִשִּׁירָה זוֹ וּמַלְכֵי כְנַעַן, שֶׁאָרִיחַ עַל גַּבֵּי אָרִיחַ וּלְבֵינָה עַל גַּבֵּי לְבֵינָה. מַאי טַעְמָא — שֶׁלֹּא תְּהֵא תְּקוּמָה לְמַפַּלְתָּן.
La ligne suivante du chant inverse la séquence. C’est le principe pour tous les chants de la Torah, sauf ce chant-ci, qui se rapporte à la liste des fils d’Haman, et le chant énumérant les rois de Canaan qui furent vaincus par Josué. Ces deux chants sont écrits sous la forme de demi-brique posée sur demi-brique et brique entière posée sur brique entière, c’est-à-dire une ligne de texte au-dessus d’une autre, et un espace vide au-dessus d’un autre. Quelle est la raison pour laquelle ces deux chants sont écrits de cette manière anormale ? Afin qu’ils ne se relèvent jamais de leur chute. De même qu’un mur construit de cette manière ne tiendra pas debout, de même ces individus ne doivent connaître aucun renouveau.
״וַיֹּאמֶר הַמֶּלֶךְ לְאֶסְתֵּר הַמַּלְכָּה בְּשׁוּשַׁן הַבִּירָה הָרְגוּ הַיְּהוּדִים״. אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: מְלַמֵּד שֶׁבָּא מַלְאָךְ וּסְטָרוֹ עַל פִּיו.
Le verset déclare : « Et le roi dit à la reine Esther : Les Juifs ont tué et détruit cinq cents hommes à Shushan la capitale, ainsi que les dix fils d’Haman ; qu’ont-ils fait dans le reste des provinces du roi ? Maintenant, quelle est ta requête ? Elle te sera accordée ; et que demandes-tu encore ? Et cela sera fait » (Esther 9:12). Rabbi Abbahu a dit : Cela enseigne qu’un ange est venu et l’a frappé sur la bouche, de sorte qu’il fut incapable d’achever ce qu’il disait ; il a commencé par une plainte au sujet de ce que les Juifs faisaient, mais a terminé sur une note entièrement différente.
״וּבְבֹאָהּ לִפְנֵי הַמֶּלֶךְ אָמַר עִם הַסֵּפֶר״. ״אָמַר״ — ״אָמְרָה״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, אָמְרָה לוֹ: יֵאָמֵר בַּפֶּה מַה שֶּׁכָּתוּב בַּסֵּפֶר.
Le verset déclare : « Mais lorsqu’elle se présenta devant le roi, il dit par lettre » (Esther 9:25). Pourquoi est-il dit : « Il dit » ? Il aurait fallu dire : « Elle dit », puisque c’est Esther qui a changé le décret. Rabbi Yoḥanan a dit : Elle dit à Assuérus : « Qu’il soit dit de vive voix, indiquant que ce qui est écrit dans la lettre devait aussi être ordonné verbalement.
״דִּבְרֵי שָׁלוֹם וֶאֱמֶת״. אָמַר רַבִּי תַּנְחוּם, וְאָמְרִי לַהּ אָמַר רַבִּי אַסִּי: מְלַמֵּד שֶׁצְּרִיכָה שִׂרְטוּט כַּאֲמִיתָּה שֶׁל תּוֹרָה.
En ce qui concerne ce qui est dit : « Paroles de paix et de vérité » (Esther 9:30), Rabbi Tanḥum a dit, et certains disent que Rabbi Asi a dit : Cela enseigne qu’un rouleau de la Méguila nécessite un lignage, c’est-à-dire que les lignes du texte doivent être tracées sur le parchemin, comme la Torah elle-même, c’est-à-dire comme on le fait dans un rouleau de la Torah.
״וּמַאֲמַר אֶסְתֵּר קִיַּים״. ״מַאֲמַר אֶסְתֵּר״ — אִין, ״דִּבְרֵי הַצּוֹמוֹת״ — לָא?! אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: ״דִּבְרֵי הַצּוֹמוֹת ... וּמַאֲמַר אֶסְתֵּר קִיַּים (אֵת יְמֵי) הַפּוּרִים הָאֵלֶּה״.
Les versets disent : « Les questions des jeûnes et de leur cri. Et le décret d’Esther confirma ces questions de Pourim » (Esther 9:31–32). La Guemara demande : Faut-il dire que « le décret d’Esther » a bien confirmé ces questions de Pourim, mais que « les questions des jeûnes » non ? Mais les jeûnes n’ont-ils pas eux aussi contribué au miracle ? Rabbi Yoḥanan dit : Ces deux versets, « Les questions des jeûnes et de leur cri. Et le décret d’Esther confirma ces questions de Pourim, » doivent être lus comme un seul.
״כִּי מׇרְדֳּכַי הַיְּהוּדִי מִשְׁנֶה לַמֶּלֶךְ אֲחַשְׁוֵרוֹשׁ וְגָדוֹל לַיְּהוּדִים וְרָצוּי לְרוֹב אֶחָיו״. ״לְרוֹב אֶחָיו״, וְלֹא לְכׇל אֶחָיו. מְלַמֵּד שֶׁפֵּירְשׁוּ מִמֶּנּוּ מִקְצָת סַנְהֶדְרִין.
Le verset déclare : « Car Mardochée le Juif était le second après le roi Assuérus, grand parmi les Juifs et accepté par la majorité de ses frères » (Esther 10:3). La Guemara commente : le verset indique que Mardochée n’était accepté que « par la majorité de ses frères, mais non par tous ses frères. » Cela enseigne que certains membres du Sanhédrin se sont séparés de lui, parce qu’il s’occupait des besoins de la communauté et fut donc contraint de négliger son étude de la Torah. Ils estimaient que c’était une erreur et qu’il aurait dû rester actif au sein du Sanhédrin.
אָמַר רַב יוֹסֵף: גָּדוֹל תַּלְמוּד תּוֹרָה יוֹתֵר מֵהַצָּלַת נְפָשׁוֹת, דְּמֵעִיקָּרָא חָשֵׁיב לֵיהּ לְמׇרְדֳּכַי בָּתַר אַרְבְּעָה, וּלְבַסּוֹף בָּתַר חַמְשָׁה. מֵעִיקָּרָא כְּתִיב: ״אֲשֶׁר בָּאוּ עִם זְרוּבָּבֶל יֵשׁוּעַ נְחֶמְיָה שְׂרָיָה רְעֵלָיָה מׇרְדֳּכַי בִּלְשָׁן״, וּלְבַסּוֹף כְּתִיב: ״הַבָּאִים עִם זְרוּבָּבֶל יֵשׁוּעַ נְחֶמְיָה עֲזַרְיָה רַעַמְיָה נַחֲמָנִי מׇרְדֳּכַי בִּלְשָׁן״.
Rav Yosef a dit : Étudier la Torah est plus grand que sauver des vies, car au début, lorsqu’on énumérait les dirigeants juifs qui sont venus en Eretz Yisrael, Mordecai était mentionné après quatre autres personnes, mais à la fin il a été mentionné après cinq. Cela indique que son implication dans les affaires gouvernementales au lieu de l’étude de la Torah a diminué son statut d’un rang. La Guemara le prouve : Au début, il est écrit : « Qui vinrent avec Zerubbabel, Jeshua, Nehemiah, Seraiah, Reelaiah, Mordecai, Bilshan » (Esdras 2:2) ; mais à la fin dans une liste ultérieure il est écrit : « Qui vinrent avec Zerubbabel, Jeshua, Nehemiah, Azariah, Raamiah, Nahmani, Mordecai, Bilshan » (Néhémie 7:7).
אָמַר רַב וְאִיתֵּימָא רַב שְׁמוּאֵל בַּר מָרְתָּא: גָּדוֹל תַּלְמוּד תּוֹרָה יוֹתֵר מִבִּנְיַן בֵּית הַמִּקְדָּשׁ, שֶׁכׇּל זְמַן שֶׁבָּרוּךְ בֶּן נֵרִיָּה קַיָּים — לֹא הִנִּיחוֹ עֶזְרָא וְעָלָה.
Rav a dit, et certains disent que Rav Shmuel bar Marta a dit : Étudier la Torah est plus grand et plus important que construire le Temple. La preuve en est que tant que Baruch ben Neriah était en vie en Babylonie, Ezra, qui était son disciple, ne l’a pas quitté et n’est pas monté en Eretz Yisrael pour construire le Temple.
אָמַר רַבָּה אָמַר רַב יִצְחָק בַּר שְׁמוּאֵל בַּר מָרְתָּא: גָּדוֹל תַּלְמוּד תּוֹרָה יוֹתֵר מִכִּבּוּד אָב וָאֵם, שֶׁכׇּל אוֹתָן שָׁנִים שֶׁהָיָה יַעֲקֹב אָבִינוּ בְּבֵית עֵבֶר לֹא נֶעֱנַשׁ, דְּאָמַר מָר:
Rabba a dit que Rav Yitzḥak bar Shmuel bar Marta a dit : Étudier la Torah est plus grand et plus important que d’honorer son père et sa mère, et la preuve en est que pendant toutes ces années où notre père Jacob a séjourné dans la maison d’Éber et y a étudié la Torah, il n’a pas été puni pour avoir négligé l’accomplissement de la mitsva d’honorer ses parents. Comme le Maître l’a dit :

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