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חַד – לְכֹהֲנִים, וְחַד – לַלְוִיִּם, וְחַד – לְיִשְׂרְאֵלִים, וְחַד – לְמִישְׁרֵי מַמְזֵר בִּשְׁתוּקִי, וְחַד – לְמִישְׁרֵי שְׁתוּקִי בְּיִשְׂרָאֵל. קְהַל גֵּרִים לָא אִיקְּרִי קָהָל. וְרַבִּי יְהוּדָה? כֹּהֲנִים וּלְוִיִּם מֵחַד ״קָהָל״ נָפְקִי, אִיַּיתַּר לֵיהּ לִקְהַל גֵּרִים.
L’une se rapporte aux prêtres, pour enseigner que les personnes à la lignée entachée ne peuvent pas entrer dans leur assemblée ; et l’une se rapporte aux Lévites ; et l’une aux Israélites ; et l’une sert à permettre à un mamzer d’épouser une shetuki, puisqu’il est interdit à un mamzer d’entrer seulement dans l’assemblée de Dieu, mais il peut épouser quelqu’un qui n’est pas assurément membre de l’assemblée, par exemple une shetuki ; et l’une sert à permettre à un shetuki d’épouser une Israélite, car seul celui qui est un mamzer certain ne peut pas épouser une Israélite. Quant à l’assemblée des convertis, elle n’est pas appelée assemblée du tout, et ils peuvent épouser ceux à qui il est interdit d’entrer dans l’assemblée d’Israël. Et Rabbi Yehouda soutient que les prêtres et les Lévites sont dérivés d’une occurrence du mot « assemblée », puisqu’ils sont de la même tribu, celle de Lévi. Par conséquent, une occurrence du mot « assemblée » lui reste à interpréter. Il l’interprète comme se rapportant à l’assemblée des convertis, et estime qu’il est interdit à un mamzer d’entrer également dans cette assemblée.
וְאִיבָּעֵית אֵימָא: הָכִי נָמֵי, תְּרֵי קְהָלֵי נִינְהוּ, מַמְזֵר בִּשְׁתוּקִי וּשְׁתוּקִי בְּיִשְׂרָאֵל מֵחַד ״קָהָל״ נָפְקָא – ״לֹא יָבֹא מַמְזֵר בִּקְהַל ה׳״ –
Et si tu le souhaites, dis : De même, Rabbi Yehouda est d’accord avec Rabbi Yossei pour dire que les Lévites et les prêtres sont deux congrégations, puisqu’il existe des halakhot particulières du mariage qui ne s’appliquent qu’aux prêtres. Au contraire, Rabbi Yehouda soutient que la permission du mariage d’un mamzer avec un shetuki et d’un shetuki avec un Israélite est dérivée d’une seule occurrence du mot « congrégation », à partir du verset : « Un mamzer n’entrera pas dans la congrégation du Seigneur » (Deutéronome 23:3).
מַמְזֵר וַדַּאי הוּא דְּלֹא יָבֹא, הָא מַמְזֵר סָפֵק – יָבֹא, בְּקָהָל וַדַּאי הוּא דְּלֹא יָבֹא, הָא בְּקָהָל סָפֵק – יָבֹא.
Cela s’accomplit en déduisant ce qui suit : C’est celui qui est un mamzer certain qui ne peut pas entrer, mais celui qui est un mamzer en raison d’une incertitude, par exemple un shetuki, peut entrer. De même, c’est dans la congrégation de ceux dont la lignée est certaine et sans défaut qu’un mamzer ne peut pas entrer, mais dans une congrégation de ceux dont la lignée est incertaine, par exemple un shetuki, il peut entrer. Ce verset enseigne donc que les deux types de mariage sont permis. En tout état de cause, Rabbi Yehouda conserve une occurrence du mot « congrégation » à interpréter, d’où il déduit qu’il est également interdit à un converti d’épouser une mamzeret.
וְאִיבָּעֵית אֵימָא: הָנֵי נָמֵי תְּרֵי קְהָלֵי נִינְהוּ, וְטַעְמֵיהּ דְּרַבִּי יְהוּדָה מֵהָכָא: ״הַקָּהָל חֻקָּה אַחַת לָכֶם וְלַגֵּר הַגָּר״. וּלְרַבִּי יוֹסֵי? ״חֻקָּה אַחַת״ – הִפְסִיק הָעִנְיָן.
Et si tu le souhaites, dis : ceux-ci aussi, celui qui est un mamzer certain et celui qui est un mamzer en raison d’un doute, sont deux assemblées, chacune nécessitant son propre verset, et la raison de Rabbi Yehouda vient d’ici : « Quant à l’assemblée, il y aura une seule loi pour vous et pour l’étranger qui séjourne avec vous » (Nombres 15:15), ce qui indique que les convertis sont considérés comme des Israélites en ce qui concerne leur inclusion dans la catégorie d’« assemblée ». Et selon Rabbi Yossei, qui soutient qu’un converti peut épouser une mamzeret, l’expression « une seule loi » interrompt la question, et les convertis ne sont pas considérés comme faisant partie de l’assemblée de Dieu.
אֶחָד גֵּר וְאֶחָד עֶבֶד מְשׁוּחְרָר וְחָלָל מוּתָּרִין בְּכֹהֶנֶת. מְסַיְּיעָא לֵיהּ לְרַב, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: לֹא הוּזְהֲרוּ כְּשֵׁירוֹת לְהִנָּשֵׂא לִפְסוּלִים.
§ La Guemara commente : L'affirmation de la Tosefta selon laquelle un converti, et un esclave affranchi, et un ḥalal sont tous autorisés à épouser la fille d'un prêtre soutient l'opinion de Rav, comme Rav Yehouda dit que Rav dit : Les femmes de lignée sans défaut qui sont filles de prêtres n'ont pas été interdites d'épouser ceux qui sont disqualifiés de la prêtrise en raison d'une lignée défectueuse [ḥalalim], puisque cette interdiction ne s'applique qu'aux prêtres de sexe masculin.
דְּרַשׁ רַבִּי זֵירָא בְּמָחוֹזָא: גֵּר מוּתָּר בְּמַמְזֶרֶת. רַגְמוּהּ כּוּלֵּי עָלְמָא בְּאֶתְרוֹגַיְיהוּ. אֲמַר רָבָא: מִי אִיכָּא דְּדָרֵישׁ מִילְּתָא כִּי הַאי בְּדוּכְתָּא דִּשְׁכִיחִי גִּיּוֹרֵי? דְּרַשׁ רָבָא בְּמָחוֹזָא: גֵּר מוּתָּר בְּכֹהֶנֶת. טַעֲנוּהּ בְּשִׁירָאֵי. הֲדַר דְּרַשׁ לְהוּ: גֵּר מוּתָּר בְּמַמְזֶרֶת. אֲמַרוּ לֵיהּ: אַפְסֵידְתָּא לְקַמַּיְיתָא. אֲמַר לְהוּ: דְּטָבָא לְכוּ עֲבַדִי לְכוּ, אִי בָּעֵי מֵהָכָא נָסֵיב וְאִי בָּעֵי מֵהָכָא נָסֵיב.
Rabbi Zeira enseigna à Meḥoza : Il est permis à un converti d’épouser une mamzeret. Tous le lapidèrent avec leurs etrogim, car les nombreux convertis présents furent insultés par sa déclaration, qu’ils comprirent comme signifiant que les convertis ne sont pas membres de la congrégation de Dieu. Rava dit : Y a-t-il quelqu’un qui enseigne une telle chose dans un endroit où il y a habituellement des convertis ? Il aurait dû être plus circonspect. Rava lui-même enseigna cela à Meḥoza pour améliorer la situation : Il est permis à un converti d’épouser la fille d’un prêtre. On le porta sur de la soie [beshira’ei] pour avoir élevé l’honneur des convertis. Plus tard, il leur enseigna : Il est permis à un converti d’épouser une mamzeret. Ils lui dirent : Tu as perdu l’honneur de ton premier sermon. Rava leur dit : J’ai fait pour vous ce qui est bon pour vous. Si un converti le souhaite, il peut se marier d’ici, c’est-à-dire parmi ceux de lignée pure, et s’il le souhaite, il peut se marier d’ici, c’est-à-dire avec une mamzeret.
וְהִילְכְתָא: גֵּר מוּתָּר בְּכֹהֶנֶת וּמוּתָּר בְּמַמְזֶרֶת. מוּתָּר בְּכֹהֶנֶת – לֹא הוּזְהֲרוּ כְּשֵׁירוֹת לְהִנָּשֵׂא לִפְסוּלִים, וּמוּתָּר בְּמַמְזֶרֶת – כְּרַבִּי יוֹסֵי.
La Guemara conclut : Et la halakha est la suivante : Il est permis à un converti d’épouser la fille d’un prêtre, et il lui est permis d’épouser une mamzeret. Il est permis à un converti d’épouser la fille d’un prêtre, puisque les femmes de lignée sans défaut n’ont pas été interdites d’épouser ceux qui sont disqualifiés pour la prêtrise. Et il lui est permis d’épouser une mamzeret, conformément à l’opinion de Rabbi Yossei, qui soutient que l’assemblée des convertis n’est pas appelée une assemblée.
אֵלּוּ הֵן: שְׁתוּקִי – כֹּל שֶׁמַּכִּיר. אָמַר רָבָא: דְּבַר תּוֹרָה שְׁתוּקִי כָּשֵׁר. מַאי טַעְמָא – רוֹב כְּשֵׁרִים אֶצְלָהּ, וּמִיעוּט פְּסוּלִין אֶצְלָהּ.
§ La michna enseigne : Et ce sont les deux dernières catégories : Un shetuki est toute personne qui connaît l’identité de sa mère mais ne connaît pas l’identité de son père. Rava dit : Selon la loi de la Torah, un shetuki est apte à entrer dans la congrégation. Quelle en est la raison ? La majorité sont aptes à son égard, c’est-à-dire que la majorité des hommes sont aptes à avoir des relations avec une femme non mariée, et seule une minorité est inapte à l’égard de relations avec elle. Il y a peu d’hommes qui sont apparentés à une femme d’une manière qui rendrait la descendance mamzerim.
וְאִי אָזְלִי אִינְהוּ לְגַבַּהּ, כֹּל דְּפָרֵישׁ – מֵרוּבָּא פָּרֵישׁ. מַאי אָמְרַתְּ – דִּילְמָא אָזְלָה אִיהִי לְגַבַּיְיהוּ הֲוָה לֵיהּ קָבוּעַ, וְכֹל קָבוּעַ כְּמֶחֱצָה עַל מֶחֱצָה דָּמֵי,
Rava analyse deux possibilités : Et s’ils sont venus vers elle, c’est-à-dire si le père est venu à l’endroit où se trouvait la mère lorsque l’enfant a été conçu, le principe suivant s’applique concernant une interdiction incertaine : Toute chose qui se sépare de son emplacement fixe est présumée s’être séparée de la majorité des éléments semblables à cet endroit. Si le père s’est séparé de la population en général et est venu vers la mère, on peut présumer qu’il appartenait à la majorité, qui est de lignée sans défaut. Que pourriez-vous dire, que peut-être est-elle allée vers eux, et que l’enfant a été conçu à l’endroit où se trouvait le père ? Dans un tel cas, il s’agit d’une interdiction incertaine située à son endroit fixe, et le principe halakhique est le suivant : Toute chose fixe est considérée comme étant moitié-moitié, c’est-à-dire cinquante pour cent, et cela demeure un cas d’incertitude, et il faut interdire au shetuki d’épouser un Juif de lignée sans défaut.
וְהַתּוֹרָה אָמְרָה: ״לֹא יָבֹא מַמְזֵר״ – מַמְזֵר וַדַּאי הוּא דְּלֹא יָבֹא, הָא מַמְזֵר סָפֵק – יָבֹא. בְּקָהָל וַדַּאי הוּא דְּלֹא יָבֹא, הָא בְּקָהָל סָפֵק – יָבֹא!
Et, en tout état de cause, cela ne suffit pas à empêcher son enfant shetuki d’épouser un Juif à la lignée sans défaut, car la Torah déclare : « Un mamzer n’entrera pas dans l’assemblée du Seigneur » (Deutéronome 23:3), ce qui indique : c’est un mamzer certain qui ne peut pas entrer, mais celui qui est un mamzer en raison d’une incertitude peut entrer. De même, c’est dans une assemblée de ceux dont la lignée est certaine et sans défaut qu’il ne peut pas entrer, mais dans une assemblée de ceux dont la lignée est incertaine il peut entrer. Par conséquent, même s’il est incertain qu’une personne soit un mamzer, selon la loi de la Torah elle peut épouser un Juif à la lignée sans défaut.
וּמָה טַעַם אָמְרוּ שְׁתוּקִי פָּסוּל? גְּזֵירָה שֶׁמָּא יִשָּׂא אֲחוֹתוֹ מֵאָבִיו. אֶלָּא מֵעַתָּה, שְׁתוּקִי – שְׁתוּקִית לֹא יִשָּׂא, שֶׁמָּא יִשָּׂא אֲחוֹתוֹ מֵאָבִיו!
Et pour quelle raison les Sages ont-ils néanmoins dit qu’un shetuki est d’ascendance défectueuse ? En raison d’un décret rabbinique, de peur qu’il n’épouse sa sœur du côté paternel, puisque l’identité de son père est inconnue. La Guemara demande : Si tel est le cas, il ne devrait pas être permis à un shetuki d’épouser même une shetuki, de peur qu’il n’épouse sa sœur du côté paternel.
כֹּל כִּי הָנֵי מְזַנּוּ וְאָזְלִי? בַּת שְׁתוּקִית לֹא יִשָּׂא, שֶׁמָּא יִשָּׂא אֲחוֹתוֹ מֵאָבִיו! אֶלָּא: לָא שְׁכִיחָא, הָכִי נָמֵי לָא שְׁכִיחָא!
La Guemara répond : Les gens se livrent-ils à la débauche à ce point qu’il faille craindre que tous les enfants de paternité inconnue dans une même ville aient été engendrés par le même homme ? Selon le même raisonnement, il faudrait aussi décréter qu’un shetuki ne peut pas épouser la fille d’une femme shetuki issue d’un mariage valide, de peur qu’il n’épouse sa sœur du côté paternel, puisque l’homme qui a épousé la femme shetuki aurait pu être son père. Au contraire, il doit être que cela n’est pas courant qu’un shetuki en vienne à épouser sa sœur, et il peut donc épouser la fille d’une femme shetuki. De même, cela n’est pas courant qu’il en vienne à épouser sa sœur, et les Sages n’édicteraient pas de décret pour empêcher que cela se produise.
אֶלָּא מַעֲלָה עָשׂוּ בְּיוּחֲסִין.
La question demeure donc : pourquoi ont-ils décrété qu’il était interdit à un shetuki d’épouser un Juif à la lignée sans défaut ? La Guemara répond qu’il n’est pas interdit à un shetuki d’épouser un Juif à la lignée sans défaut en raison d’une quelconque préoccupation halakhique. Au contraire, les Sages ont établi une norme plus élevée en matière de lignée, en rendant interdit aux personnes d’origine inconnue d’épouser celles dont la lignée est sans défaut.
וְאָמַר רָבָא, דְּבַר תּוֹרָה: אֲסוּפִי – כָּשֵׁר. מַאי טַעְמָא? אֵשֶׁת אִישׁ – בְּבַעְלָהּ תּוֹלָה. מַאי אִיכָּא? מִיעוּט אֲרוּסוֹת וּמִיעוּט שֶׁהָלַךְ בַּעֲלֵיהֶם לִמְדִינַת הַיָּם,
Et Rava dit une déclaration similaire : Selon la loi de la Torah, un enfant trouvé, un enfant trouvé sur le marché dont les parents sont inconnus, est apte, et il n’y a pas lieu de craindre que l’enfant soit un mamzer. Quelle en est la raison ? Une femme mariée qui tombe enceinte à la suite de relations extraconjugales, ce qui fait que l’enfant est un mamzer, attribue l’enfant à son mari. Puisque tout le monde suppose que son mari est le père, elle n’a aucune raison d’abandonner l’enfant sur le marché. Dans quel cas y a-t-il où une mère voudrait abandonner son enfant mamzer ? Il y a la minorité des situations concernant des femmes fiancées qui ont commis l’adultère mais ne peuvent pas prétendre que leur fiancé est le père, puisqu’ils ne vivaient pas ensemble. Et il y a la minorité des femmes dont les maris sont partis outre-mer et n’auraient pas pu être les pères des enfants.
כֵּיוָן דְּאִיכָּא פְּנוּיָה, וְאִיכָּא נָמֵי דְּמֵחֲמַת רְעָבוֹן, הָוֵה פַּלְגָא וּפַלְגָא. וְהַתּוֹרָה אָמְרָה: ״לֹא יָבֹא מַמְזֵר בְּקָהָל ה׳״ – מַמְזֵר וַדַּאי הוּא דְּלֹא יָבֹא, הָא מַמְזֵר סָפֵק יָבֹא. בְּקָהָל וַדַּאי הוּא דְּלֹא יָבֹא, הָא בְּקָהָל סָפֵק יָבֹא.
Puisqu’il existe de nombreux autres cas de femmes non mariées qui abandonnent effectivement leurs enfants bien que ces enfants aient une lignée sans défaut, et qu’il y a aussi des enfants à la lignée sans défaut qui sont abandonnés par leurs parents à cause de la faim, la crainte que l’enfant soit un mamzer n’est rien de plus que moitié-moitié, c’est-à-dire cinquante pour cent. Et la Torah déclare : « Un mamzer n’entrera pas dans l’assemblée du Seigneur » (Deutéronome 23:3), ce qui indique : C’est celui qui est un mamzer certain qui ne peut pas entrer, mais celui qui est un mamzer en raison d’une incertitude peut entrer. De même, c’est dans une assemblée de ceux dont la lignée sans défaut est certaine qu’il ne peut pas entrer, mais dans une assemblée de ceux dont la lignée est incertaine il peut entrer. Cet enfant est un mamzer en raison d’une incertitude et, selon la loi de la Torah, il peut épouser un Juif à la lignée sans défaut.
וּמָה טַעַם אָמְרוּ אֲסוּפִי פָּסוּל – שֶׁמָּא יִשָּׂא אֲחוֹתוֹ מֵאָבִיו. אֶלָּא מֵעַתָּה אֲסוּפִי – אֲסוּפִית לֹא יִשָּׂא, שֶׁמָּא יִשָּׂא אֲחוֹתוֹ בֵּין מֵאָבִיו בֵּין מֵאִמּוֹ! כֹּל הָנֵי שָׁדוּ וְאָזְלִי?! בַּת אֲסוּפִי לֹא יִשָּׂא, שֶׁמָּא יִשָּׂא אֲחוֹתוֹ! אֶלָּא לָא שְׁכִיחַ, הָכִי נָמֵי לָא שְׁכִיחַ.
Et pour quelle raison les Sages ont-ils dit qu’un enfant trouvé est inapte ? De peur qu’il n’épouse sa sœur du côté de son père. La Guemara demande : Si tel est le cas, il ne devrait pas être permis à un enfant trouvé d’épouser même une enfant trouvée, de peur qu’il n’épouse sa sœur, soit du côté de son père, soit du côté de sa mère. La Guemara rejette cela : Jettent-ils donc continuellement tous ces enfants ? Est-il probable que les mêmes parents aient abandonné à la fois un fils et une fille ? Si vous acceptez cette suggestion, il ne devrait pas être permis à lui d’épouser la fille d’un enfant trouvé, de peur qu’il n’épouse sa sœur, car peut-être que le père de celle qu’il souhaite épouser est aussi son père. Au contraire, il faut dire que cela n’est pas courant qu’un enfant trouvé en vienne à épouser sa sœur, et par conséquent il peut épouser la fille d’un enfant trouvé. De même, cela n’est pas courant qu’il en vienne à épouser sa sœur, et les Sages ne décréteraient pas un décret pour empêcher que cela se produise.
אֶלָּא, מַעֲלָה עָשׂוּ בְּיוֹחֲסִים.
La question demeure donc : pourquoi ont-ils interdit à un enfant trouvé d’épouser un Juif à la lignée sans défaut ? La Guemara répond qu’il est interdit à un enfant trouvé d’épouser un Juif à la lignée sans défaut non pas en raison d’une quelconque préoccupation halakhique. Au contraire, les Sages ont établi une norme plus élevée en matière de lignée, en rendant interdit aux personnes d’origine inconnue d’épouser celles dont la lignée est sans défaut.
אָמַר רָבָא בַּר רַב הוּנָא: מְצָאוֹ מָהוּל –
§ Rava bar Rav Huna dit : Si un garçon abandonné a été trouvé circoncis,

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