כָּאן – לְהַשִּׂיאוֹ אִשָּׁה, כָּאן – לְהוֹצִיא אִשָּׁה מִיָּדוֹ.
Ici, dans la proposition finale, il est question de marier une femme à lui, et la halakha est qu’une famille sans statut présumé nécessite une enquête avant que l’un d’eux ne se marie. Là-bas, dans l’avant-dernière proposition, il est question du tribunal retirant une femme de lui. Le mari n’est pas contraint de divorcer d’elle à moins qu’il n’ait été prouvé qu’ils ne peuvent pas rester mariés.
אָמַר רַב יוֹסֵף: כֹּל שֶׁסִּיחָתוֹ בְּבָבֶל, מַשִּׂיאִין לוֹ אִשָּׁה. וְהָאִידָּנָא דְּאִיכָּא רַמָּאֵי, חָיְישִׁינַן.
Rav Yossef dit : Quiconque a une parole babylonienne, c’est-à-dire quiconque parle la langue de Babylone avec un accent babylonien, est autorisé à épouser une femme sans que sa lignée soit examinée. La présomption est qu’il est babylonien, et la lignée des familles babyloniennes est sans défaut. La Guemara commente : Mais de nos jours, lorsqu’il y a des imposteurs qui peuvent parler avec un accent babylonien afin d’éviter l’examen, nous sommes préoccupés même par ceux qui parlent comme des Babyloniens.
זְעֵירִי הֲוָה קָא מִישְׁתְּמִיט מִינֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן דַּהֲוָה אָמַר לֵיהּ: נְסֵיב בְּרַתִּי. יוֹמָא חַד הֲווֹ קָאָזְלִי בְּאוֹרְחָא, מְטוֹ לְעוּרְקְמָא דְמַיָּא, אַרְכְּבֵיהּ לְרַבִּי יוֹחָנָן אַכַּתְפֵּיהּ וְקָא מְעַבַּר לֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: אוֹרָיְיתַן כְּשֵׁרָה, בְּנָתִין לָא כְּשֵׁרָן? מַאי דַּעְתָּיךְ,
La Guemara raconte : Le Sage Ze’eiri, un Babylonien, évitait Rabbi Yoḥanan, qui était d’Eretz Israël, car ce dernier ne cessait de lui dire : Épouse ma fille. Un jour, alors qu’ils marchaient en chemin, ils arrivèrent à une grande flaque d’eau. Ze’eiri souleva Rabbi Yoḥanan sur ses épaules et le porta au-dessus de la flaque par respect. Rabbi Yoḥanan lui dit : Notre Torah est digne et mérite l’honneur à tes yeux, et pourtant nos filles ne sont pas dignes ? Quelle est ta raison de ne pas vouloir épouser ma fille ?
אִילֵּימָא מִדִּתְנַן: עֲשָׂרָה יוּחֲסִין עָלוּ מִבָּבֶל כָּהֲנֵי לְוִיֵּי – אַטּוּ כָּהֲנֵי לְוִיֵּי וְיִשְׂרְאֵלֵי כּוּלְּהוּ סְלִיקוּ? כִּי הֵיכִי דְּאִישְׁתְּיוּר מֵהָנֵי אִישְׁתְּיוּר נָמֵי מֵהָנֵי! אִישְׁתְּמִיטְתֵּיהּ הָא דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: לֹא עָלָה עֶזְרָא מִבָּבֶל עַד שֶׁעֲשָׂאָהּ כְּסוֹלֶת נְקִיָּיה וְעָלָה.
Rabbi Yoḥanan poursuivit : Si nous avançons une raison de ne pas épouser ma fille, c’est à partir de ce que nous avons appris dans une michna (69a) : Il y avait dix catégories de lignée parmi les Juifs qui montèrent de Babylonie : prêtres, lévites, Israélites, ainsi que beaucoup de lignée défectueuse, et tu t’inquiètes des mamzerim parmi ceux qui vivent en Eretz Yisrael, cela veut-il dire que tous les prêtres, lévites et Israélites sont montés en Eretz Yisrael ? Assurément, des Juifs de lignée sans défaut sont restés en Babylonie. De même qu’il est resté parmi ces catégories sans défaut en Babylonie, il est aussi resté des individus parmi ces, catégories défectueuses. Par conséquent, se marier uniquement avec des Babyloniens n’apaisera pas ton inquiétude. La Guemara commente : En réalité, cette déclaration de Rabbi Elazar échappa à Rabbi Yoḥanan : Ezra ne monta pas de Babylonie avant de l’avoir rendue comme de la farine fine, puis il monta. En conséquence, les gens qui restèrent en Babylonie étaient tous de lignée sans défaut.
עוּלָּא אִיקְּלַע לְפוּמְבְּדִיתָא לְבֵי רַב יְהוּדָה, חַזְיֵיהּ לְרַב יִצְחָק בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוּדָה דְּגָדֵל וְלָא נָסֵיב. אֲמַר לֵיהּ: מַאי טַעְמָא לָא קָא מַנְסֵיב לֵיהּ מָר אִיתְּתָא לִבְרֵיהּ? אֲמַר לֵיהּ: מִי יָדַעְנָא מֵהֵיכָא אֶנְסְבַיהּ? אֲמַר לֵיהּ: אַטּוּ אֲנַן מִי יָדְעִינַן מֵהֵיכָא קָאָתֵינַן? דִּילְמָא מֵהָנָךְ דִּכְתִיב: ״נָשִׁים בְּצִיּוֹן עִנּוּ בְּתֻלֹת בְּעָרֵי יְהוּדָה״.
La Guemara rapporte un autre incident : Oulla arriva à Poumbedita, à la maison de Rav Yehouda. Il constata que Rav Yitzḥak, le fils de Rav Yehouda, avait grandi et n’était pas marié. Oulla dit à Rav Yehouda : Quelle est la raison pour laquelle le Maître ne marie pas une femme à son fils ? Rav Yehouda lui dit : Est-ce que je sais d’où je peux trouver une femme à marier avec lui ? Je crains une lignée entachée. Oulla lui dit : Cela veut-il dire que nous savons d’où nous venons ? Pouvons-nous être sûrs que notre lignée est sans défaut ? Peut-être sommes-nous de ceux au sujet desquels il est écrit : « Ils ont violé les femmes dans Sion, les vierges dans les villes de Juda » (Lamentations 5:11). Peut-être descendons-nous de femmes violées par des gentils.
וְכִי תֵּימָא נׇכְרִי וְעֶבֶד הַבָּא עַל בַּת יִשְׂרָאֵל הַוָּלָד כָּשֵׁר, וְדִילְמָא מֵהָנָךְ דִּכְתִיב בְּהוּ: ״הַשֹּׁכְבִים עַל מִטּוֹת שֵׁן וּסְרֻחִים עַל עַרְשׂוֹתָם״. וְאָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: אֵלּוּ בְּנֵי אָדָם הַמַּשְׁתִּינִים מַיִם בִּפְנֵי מִטּוֹתֵיהֶם עֲרוּמִּים.
Et si tu disais que cette possibilité ne te préoccupe pas, puisque tu soutiens que dans le cas d’un gentil ou d’un esclave ayant eu des rapports sexuels avec une femme juive, la lignée de la descendance est sans défaut, peut-être venons-nous de ceux au sujet desquels il est écrit : « Qui sont couchés sur des lits d’ivoire et vautrés sur leurs couches » (Amos 6:4), et Rabbi Yosei, fils de Rabbi Ḥanina, dit en expliquant ce verset : Ce sont des gens qui urinent nus devant leurs couches.
וּמְגַדֵּף בַּהּ רַבִּי אֲבָהוּ: אִי הָכִי הַיְינוּ דִּכְתִיב: ״לָכֵן עַתָּה יִגְלוּ בְּרֹאשׁ גֹּלִים״ – מִשּׁוּם דְּמַשְׁתִּינִים מַיִם בִּפְנֵי מִטּוֹתֵיהֶם עֲרוּמִּים, ״יִגְלוּ בְּרֹאשׁ גּוֹלִים״.
Et Rabbi Abbahu tourna en dérision cette interprétation et dit : Si c’est le cas, si tel était leur péché, est-ce bien cela qui est écrit : « C’est pourquoi maintenant ils partiront en captivité à la tête de ceux qui partent en captivité » (Amos 6:7) ? Se pourrait-il que parce qu’ils urinaient nus devant leurs couches, ils partent en captivité à la tête de ceux qui partent en captivité ? Cet acte est certes répugnant, mais ce n’est pas une transgression assez grave pour justifier un tel châtiment.
אֶלָּא אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: אֵלּוּ בְּנֵי אָדָם שֶׁאוֹכְלִין וְשׁוֹתִין זֶה עִם זֶה, וּמַדְבִּיקִין מִטּוֹתֵיהֶם זוֹ בָּזוֹ, וּמַחֲלִיפִין נְשׁוֹתֵיהֶם זֶה לָזֶה, וּמַסְרִיחִים עַרְסוֹתָם בְּשִׁכְבַת זֶרַע שֶׁאֵינָהּ שֶׁלָּהֶם.
Au contraire, Rabbi Abbahu dit : Ce sont des gens qui mangent et boivent ensemble, rapprochent leurs lits, échangent leurs femmes entre eux et souillent leurs couches avec une semence qui n’est pas la leur. Le peuple juif comprend les descendants de telles personnes, qui sont des mamzerim à part entière.
אֲמַר לֵיהּ: הֵיכִי נַעֲבֵיד? אֲמַר לֵיהּ: זִיל בָּתַר שְׁתִיקוּתָא, כִּי הַאי דְּבָדְקִי בְּנֵי מַעְרְבָא: כִּי מִינְּצוּ בֵּי תְרֵי בַּהֲדֵי הֲדָדֵי חָזוּ הֵי מִנַּיְיהוּ דְּקָדֵים וְשָׁתֵיק – אָמְרִי: הַאי מְיוּחָס טְפֵי.
Rav Yehouda dit à Oulla : S’il en est ainsi, que ferons-nous ? Comment pouvons-nous déterminer quelles familles sont d’une lignée sans défaut ? Oulla lui dit : Suis le silence, de la manière dont les gens de l’Ouest, Eretz Yisrael, examinent : Lorsque deux personnes se querellent l’une avec l’autre, ils observent laquelle des deux se tait en premier. Alors ils disent : Cette partie silencieuse est d’une lignée plus raffinée.
אָמַר רַב: שְׁתִיקוּתֵיהּ דְּבָבֶל – הַיְינוּ יִחוּסָא. אִינִי? וְהָא אִיקְּלַע רַב לְבֵי בַּר שָׁפֵי חַלָּא וּבְדַק בְּהוּ, מַאי לָאו בְּיַחֲסוּתָא? לָא, בִּשְׁתִיקוּתָא. הָכִי קָאָמַר לְהוּ: בְּדוּקוּ אִי שָׁתְקִי אִי לָא שָׁתְקִי.
Rav dit : Le silence de la Babylonie est sa lignée. En d’autres termes, c’est aussi une méthode efficace pour examiner la lignée d’une personne en Babylonie. La Guemara demande : Est-ce bien ainsi ? Pourtant, Rav est arrivé à la maison du fils d’un filtreur de vinaigre et les a examinés. N’est-ce pas qu’il a mené un examen de leur lignée ? La Guemara répond : Non, il a mené un examen de leur silence. Voici ce que Rav a dit à ceux qui menaient l’examen : Examinez s’ils se taisent lorsqu’ils se querellent ou s’ils ne se taisent pas.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: אִם רָאִיתָ שְׁנֵי בְּנֵי אָדָם שֶׁמִּתְגָּרִים זֶה בָּזֶה – שֶׁמֶץ פְּסוּל יֵשׁ בְּאֶחָד מֵהֶן, וְאֵין מַנִּיחִין אוֹתוֹ לִידַּבֵּק אֶחָד בַּחֲבֵירוֹ. אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: אִם רָאִיתָ שְׁתֵּי מִשְׁפָּחוֹת הַמִּתְגָּרוֹת זוֹ בָּזוֹ – שֶׁמֶץ פְּסוּל יֵשׁ בְּאַחַת מֵהֶן, וְאֵין מַנִּיחִין אוֹתָהּ לִידַּבֵּק בַּחֲבֶרְתָּהּ.
Rav Yehouda dit que Rav dit : Si tu vois deux personnes se quereller l’une avec l’autre, il y a une trace d’inaptitude chez l’une d’elles. En d’autres termes, il y a lieu de soupçonner que la lignée de l’une d’elles est entachée. Par conséquent, cette personne est empêchée par le Ciel de s’unir à l’autre par le mariage, et cela les conduit à se quereller l’une avec l’autre. Rabbi Yehoshoua ben Levi dit : Si tu vois deux familles se quereller l’une avec l’autre, il y a une trace d’inaptitude chez l’une d’elles, et cette famille est empêchée par le Ciel de s’unir à l’autre.
אָמַר רַב פָּפָּא סָבָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב: בָּבֶל – בְּרִיאָה. מֵישׁוֹן – מֵיתָה. מָדַי – חוֹלָה. עֵילָם – גּוֹסֶסֶת. וּמָה בֵּין חוֹלִין לְגוֹסְסִין? רוֹב חוֹלִין לְחַיִּים, רוֹב גּוֹסְסִים לְמִיתָה.
Rav Pappa l’Ancien dit au nom de Rav : la Babylonie est saine en ce qui concerne la lignée et exempte de soupçon. Mishon est morte, ce qui signifie que tous ses habitants ont une lignée défectueuse. La Médie est malade, et Eilam est moribonde. La Guemara précise : Et quelle est la différence entre malade et moribonde ? La plupart des malades se rétablissent pour mener une vie saine, tandis que la plupart de ceux qui sont moribonds sont destinés à la mort. De même, la majorité des habitants de la Médie avaient une lignée sans défaut, tandis que la majorité de ceux qui vivaient à Eilam avaient une lignée défectueuse.
עַד הֵיכָן הִיא בָּבֶל? רַב אָמַר: עַד נָהָר עֲזָק, וּשְׁמוּאֵל אָמַר: עַד נְהַר יוּאָנִי. לְעֵיל בְּדִיגְלַת עַד הֵיכָא? רַב אָמַר: עַד בַּגְדָּא וְאַוְונָא. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: עַד מוּשְׁכְּנֵי. וְלֹא מוּשְׁכְּנֵי בַּכְּלָל? וְהָאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר שְׁמוּאֵל: מוּשְׁכְּנֵי הֲרֵי הִיא כַּגּוֹלָה לְיוּחֲסִין! אֶלָּא: עַד מוּשְׁכְּנֵי, וּמוּשְׁכְּנֵי בַּכְּלָל.
Après avoir établi que ceux qui viennent de Babylonie sont présumés avoir une lignée sans défaut, la Guemara précise quelles sont les frontières de la Babylonie à cet égard. Jusqu’où s’étend la largeur de la Babylonie ? Rav a dit : Jusqu’au fleuve Azak, qui se jette dans l’Euphrate. Et Shmuel a dit : Jusqu’au fleuve Yo’ani, qui se jette lui aussi dans l’Euphrate. La Guemara demande : Jusqu’où la frontière s’étend-elle vers le haut, c’est-à-dire vers le nord, sur le Tigre ? Rav a dit : Jusqu’aux endroits appelés Bagda et Avna. Et Shmuel a dit : Jusqu’à Mushekanei. La Guemara demande : Mais selon Shmuel, Mushekanei n’est-elle pas incluse dans la Babylonie ? Rabbi Ḥiyya bar Abba n’a-t-il pas dit que Shmuel dit : Mushekanei est comme l’exil, c’est-à-dire comme Poumbedita au centre de la Babylonie, en ce qui concerne la lignée ? Plutôt, Shmuel voulait dire : Jusqu’à Mushekanei inclusivement.
לְתַחְתִּית בְּדִיגְלַת עַד הֵיכָא? אָמַר רַב שְׁמוּאֵל: עַד אַפַּמֵיָיא תַּתָּאָה. תַּרְתֵּי אַפַּמֵיָיא הָוְיָין: חֲדָא עִילִּיתָא וַחֲדָא תַּתַּיְיתָא, חֲדָא כְּשֵׁירָה וַחֲדָא פְּסוּלָה, וּבֵין חֲדָא לַחֲדָא פַּרְסָה, וְקָא קָפְדִי אַהֲדָדֵי וַאֲפִילּוּ נוּרָא לָא מוֹשְׁלִי אַהֲדָדֵי. וְסִימָנָיךְ דִּפְסוּלְתָּא הָא דְּמִישְׁתַּעֲיָא מֵישָׁנִית.
La Guemara demande : Jusqu’où la frontière s’étend-elle vers le bas, c’est-à-dire vers le sud, sur le Tigre ? Rav Shmuel a dit : Jusqu’à la ville de Basse Appamya. La Guemara commente : Il y a deux villes appelées Appamya, la supérieure et l’inférieure. En termes de lignée de leurs habitants, l’une est sans défaut et l’autre est défectueuse, et elles sont séparées par une distance d’une parasange [parsa]. Et elles sont strictes l’une envers l’autre. Les habitants des deux villes s’évitent à tel point qu’ils ne se prêtent même pas du feu, afin d’éviter de développer une proximité les uns avec les autres. Et votre moyen mnémotechnique pour vous rappeler laquelle est laquelle est que celle qui est inapte est celle qui parle le dialecte de Mishon. Comme indiqué ci-dessus, Mishon est considérée comme morte en ce qui concerne la lignée.
לְעֵיל בִּפְרָת עַד הֵיכָא? רַב אָמַר: עַד אַקְרָא דְתוּלְבַּקְנֵי. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: עַד גִּישְׁרָא דְּבֵי פְרָת. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: עַד מַעַבַּרְתָּ[א] דְגִיזְמָא. לָיֵיט אַבָּיֵי וְאִיתֵּימָא רַב יוֹסֵף אַדְּרַב.
La Guemara précise encore : Jusqu’où la frontière s’étend-elle vers le haut, c’est-à-dire vers le nord, sur l’Euphrate ? Rav a dit : Jusqu’à la forteresse de Tulbaknei. Et Shmuel a dit : Jusqu’au pont sur l’Euphrate. Et Rabbi Yoḥanan a dit : Jusqu’au passage à Gizma. La Guemara rapporte : Abaye maudissait, et certains disent que c’était Rav Yosef qui maudissait, quiconque statuait conformément à l’opinion de Rav, car il estimait que Rav étendait la frontière trop loin vers le nord.
אַדְּרַב לָיֵיט, אַדִּשְׁמוּאֵל לָא לָיֵיט? אֶלָּא לָיֵיט אַדְּרַב, וְכׇל שֶׁכֵּן אַדִּשְׁמוּאֵל. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: לְעוֹלָם אַדְּרַב לָיֵיט, אַדִּשְׁמוּאֵל לָא לָיֵיט, וְגִישְׁרָא דְּבֵי פְרָת לְתַתַּאיה הֲוָה קָאֵי.
La Guemara est perplexe face à cette déclaration : Pourquoi a-t-il maudit quelqu’un qui a statué conformément à l’opinion de Rav, mais n’a-t-il pas maudit quelqu’un qui a statué conformément à l’opinion de Shmuel ? Pourtant, le pont sur l’Euphrate est plus au nord que la forteresse de Tulbaknei. Au contraire, il maudirait quelqu’un qui statuerait conformément à l’opinion de Rav, et à plus forte raison quelqu’un qui statuerait conformément à l’opinion de Shmuel. Et si tu veux, dis : En fait, il a maudit quelqu’un qui a statué conformément à l’opinion de Rav, mais il n’a pas maudit quelqu’un qui a statué conformément à l’opinion de Shmuel, et le pont sur l’Euphrate se trouvait effectivement plus bas, c’est-à-dire plus au sud. À leur époque, le pont était au sud de Tulbaknei, et Abaye convenait qu’il se trouvait en Babylonie.