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אֵין שׁוֹאֲלִין בִּשְׁלוֹם אִשָּׁה. עַל יְדֵי בַּעְלָהּ! אֲמַר לֵיהּ: הָכִי אָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין שׁוֹאֲלִין בִּשְׁלוֹם אִשָּׁה כְּלָל. שְׁלַחָה לֵיהּ דְּבֵיתְהוּ: שְׁרִי לֵיהּ תִּגְרֵיהּ דְּלָא נִישַׁוְּויָךְ כִּשְׁאָר עַם הָאָרֶץ.
On ne peut pas envoyer des salutations à une femme, même par l’intermédiaire d’un messager, car cela pourrait amener le messager et la femme à entretenir une relation inappropriée. Rav Naḥman répliqua en suggérant qu’il envoie ses salutations par l’intermédiaire de son mari, ce qui écarterait toute inquiétude. Rav Yehuda lui dit : Voici ce que dit Shmuel : On ne peut pas du tout envoyer des salutations à une femme. Yalta, sa femme, qui avait entendu que Rav Yehuda prenait le dessus dans l’échange, lui envoya un message : Libère-le et termine tes affaires avec lui, afin qu’il ne te compare pas à un autre ignorant.
אֲמַר לֵיהּ: מַאי שְׁיָאטֵיהּ דְּמָר הָכָא? אֲמַר לֵיהּ: טַסְקָא דְהַזְמָנוּתָא שַׁדַּר מָר אַבָּתְרַאי. אֲמַר לֵיהּ: הַשְׁתָּא שׁוּתָא דְמָר לָא גְּמִירְנָא, טַסְקָא דְהַזְמָנוּתָא מְשַׁדַּרְנָא לְמָר?! אַפֵּיק דִּיסְקָא דְהַזְמָנוּתָא מִבֵּי חָדֵיהּ וְאַחְזִי לֵיהּ, אֲמַר לֵיהּ: הָא גַּבְרָא וְהָא דִּסְקָא. אֲמַר לֵיהּ: הוֹאִיל וַאֲתָא מָר לְהָכָא לִישְׁתַּעֵי מִילֵּיהּ כִּי הֵיכִי דְּלָא לֵימְרוּ מְחַנְּפִי רַבָּנַן אַהֲדָדֵי.
Désirant libérer Rav Yehuda, Rav Naḥman lui dit : Quelle est la raison pour laquelle le Maître est ici ? Rav Yehuda lui dit : Le Maître m’a envoyé une convocation. Rav Naḥman lui dit : Maintenant que je n’ai pas même appris la manière de parler du Maître, comme tu as démontré ta supériorité sur moi en me reprenant même sur de telles questions, aurais-je pu envoyer une convocation au Maître ? Rav Yehuda retira la convocation de son sein et la lui montra. Ce faisant, Rav Yehuda lui dit : Voici l’homme et voici le document. Rav Naḥman lui dit : Puisque le Maître est venu ici, qu’il présente sa déclaration, afin que les gens ne disent pas : Les Sages se flattent les uns les autres et ne se jugent pas les uns les autres selon la lettre de la loi.
אֲמַר לֵיהּ: מַאי טַעְמָא שַׁמְּתֵיהּ מָר לְהָהוּא גַּבְרָא? – צַיעַר שְׁלִיחָא דְרַבָּנַן. וְנַגְּדֵיהּ מָר, דְּרַב מְנַגֵּיד עַל מַאן דִּמְצַעַר שְׁלוּחָא דְרַבָּנַן. דַּעֲדִיף מִינֵּיהּ עֲבַדִי לֵיהּ.
Rav Naḥman commença la délibération et lui dit : Quelle est la raison pour laquelle le Maître a excommunié cet homme ? Rav Yehuda répondit : Il a causé du tort à un agent de l’un des Sages, et il méritait donc la punition de celui qui cause du tort à un érudit de la Torah. Rav Naḥman contesta cette réponse : Si tel est le cas, que le Maître le fasse fouetter, comme Rav faisait fouetter celui qui causait du tort à un agent des Sages. Rav Yehuda répondit : Je l’ai puni plus sévèrement que cela. Rabbi Yehuda estimait que l’excommunication est une punition plus sévère que la flagellation.
מַאי טַעְמָא אַכְרֵיז מָר עֲלֵיהּ דְּעַבְדָּא הוּא? אֲמַר לֵיהּ: דִּרְגִיל דְּקָרֵי אִינָשֵׁי ״עַבְדֵי״, וְתָנֵי: כׇּל הַפּוֹסֵל – פָּסוּל, וְאֵינוֹ מְדַבֵּר בִּשְׁבָחָא לְעוֹלָם. וְאָמַר שְׁמוּאֵל: בְּמוּמוֹ פּוֹסֵל. אֵימַר דְּאָמַר שְׁמוּאֵל לְמֵיחַשׁ לֵיהּ, לְאַכְרוֹזֵי עֲלֵיהּ מִי אָמַר?
Rav Naḥman demanda en outre : Quelle est la raison pour laquelle le Maître a proclamé à son sujet qu’il est un esclave ? Rav Yehouda lui dit : Parce qu’il a l’habitude d’appeler les gens des esclaves, et il est enseigné : Quiconque disqualifie les autres en affirmant que leur lignée est entachée, c’est un signe que lui-même est de lignée entachée. Une autre indication que sa lignée est entachée est qu’il ne parle jamais en éloge des autres. Et Chmouel dit : Il disqualifie avec son propre défaut. Rav Naḥman rétorqua : On peut dire que Chmouel a dit cette halakha seulement dans le sens où l’on doit le soupçonner d’avoir une lignée entachée. Mais a-t-il réellement dit cela dans le sens où l’on pourrait proclamer à son sujet qu’il est de lignée entachée ?
אַדְּהָכִי וְהָכִי (אֲתָא הַהוּא בַּר דִּינֵיהּ מִנְּהַרְדָּעֵי). אֲמַר לֵיהּ הָהוּא בַּר דִּינֵיהּ לְרַב יְהוּדָה: לְדִידִי קָרֵית לִי ״עַבְדָּא״, דְּאָתֵינָא מִבֵּית חַשְׁמוֹנַאי מַלְכָּא?! אֲמַר לֵיהּ: הָכִי אָמַר שְׁמוּאֵל: כֹּל דְּאָמַר מִדְּבֵית חַשְׁמוֹנַאי קָאָתֵינָא – עַבְדָּא הוּא.
La Guemara poursuit l’histoire : Pendant ce temps, ce plaideur arriva de Neharde’a. Ce plaideur dit à Rav Yehuda : Tu m’appelles un esclave ? Moi, qui viens de la maison des rois hasmonéens ? Rav Yehuda lui dit : Voici ce que dit Shmuel : Quiconque dit : Je viens de la maison des rois hasmonéens, est un esclave. Comme cela sera expliqué, seuls des esclaves restèrent parmi leurs descendants.
אֲמַר לֵיהּ: לָא סָבַר לַהּ מָר לְהָא דְּאָמַר רַבִּי אַבָּא אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: כׇּל תַּלְמִיד חָכָם שֶׁמּוֹרֶה הֲלָכָה וּבָא, אִם קוֹדֶם מַעֲשֶׂה אֲמָרָהּ – שׁוֹמְעִין לוֹ, וְאִם לָאו – אֵין שׁוֹמְעִין לוֹ? אֲמַר לֵיהּ: הָא אִיכָּא רַב מַתְנָה דְּקָאֵי כְּווֹתִי.
Rav Naḥman, qui entendit cet échange, dit à Rav Yehuda : Le Maître ne tient-il pas conformément à cettehalakha que Rabbi Abba rapporte que Rav Huna dit que Rav dit : En ce qui concerne tout érudit de la Torah qui entreprend d’enseigner une décision de halakha concernant une question particulière, s’il l’a dite avant qu’un acte le concernant ne se produise, ils doivent l’écouter, et sa décision est acceptée. Mais sinon, s’il n’a cité la halakha qu’après avoir été impliqué dans un incident lié à la halakha qu’il cite, ils ne l’écoutent pas, en raison de son implication personnelle ? Ton témoignage concernant ce que Shmuel a statué doit être ignoré, puisque tu ne l’as énoncé qu’après l’incident. Rav Yehuda dit à Rav Naḥman : Voici Rav Mattana, qui appuie mon rapport, puisqu’il a lui aussi entendu cette décision de Shmuel.
רַב מַתְנָה לָא חַזְיַיהּ לִנְהַרְדְּעָא תְּלֵיסַר שְׁנֵי. הָהוּא יוֹמָא אֲתָא. אֲמַר לֵיהּ: דְּכִיר מָר מַאי אֲמַר שְׁמוּאֵל כִּי קָאֵי חֲדָא כַּרְעָא אַגּוּדָּא וַחֲדָא כַּרְעָא בְּמַבָּרָא? אֲמַר לֵיהּ: הָכִי אָמַר שְׁמוּאֵל: כֹּל דְּאָמַר מִדְּבֵית חַשְׁמוֹנַאי מַלְכָּא קָאָתֵינָא – עַבְדָּא הוּא, דְּלָא אִישְׁתְּיוּר מִינַּיְיהוּ אֶלָּא הַהִיא רְבִיתָא דְּסָלְקָא לְאִיגָּרָא וְרָמְיָא קָלָא וְאָמְרָה: כֹּל דְּאָמַר מִבֵּית חַשְׁמוֹנַאי אֲנָא – עַבְדָּא הוּא.
La Guemara continue : Rav Mattana n’avait pas vu la ville de Neharde’a depuis treize ans. Ce jour-là même, il arriva. Rav Yehuda lui dit : Le Maître se souvient-il de ce que Shmuel a dit alors qu’il se tenait avec un pied sur la rive et un pied sur le bac ? Rav Mattana lui dit : Voici ce que Shmuel a dit à ce moment-là : Quiconque dit : Je viens de la maison des Hasmonéens rois, est un esclave, car il n’en est resté aucun, sauf cette jeune fille qui monta sur le toit, éleva la voix et dit : Désormais, quiconque dit : Je viens de la maison des Hasmonéens rois, est un esclave. En dehors de cette jeune fille, les seuls membres de la famille qui restaient étaient des descendants d’Hérode, et il était un esclave édomite.
נְפַלָה מֵאִיגָּרָא וּמִיתָה. אַכְרוּז עֲלֵיהּ דְּעַבְדָּא הוּא.
Alors la jeune fille tomba du toit et mourut, ne laissant que des esclaves des Hasmonéens. Avec la confirmation du récit de la déclaration de Shmuel, ils ont aussi rendu public à Neharde’a à son sujet, c’est-à-dire au sujet de cet homme qui prétendait venir des rois hasmonéens, qu’il était un esclave.
הָהוּא יוֹמָא אִקַּרְעָן כַּמָּה כְּתוּבָּתָא בִּנְהַרְדְּעָא. כִּי קָא נָפֵיק, נָפְקִי אַבָּתְרֵיהּ לְמִירְגְּמֵיהּ. אֲמַר לְהוּ: אִי (שְׁתִיקוּ) [שָׁתְקִיתוּ] – שְׁתִיקוּ, וְאִי לָא מְגַלֵּינָא עֲלַיְיכוּ הָא דְּאָמַר שְׁמוּאֵל תַּרְתֵּי זַרְעֲיָיתָא אִיכָּא בִּנְהַרְדְּעָא: חֲדָא מִיקַּרְיָא דְּבֵי יוֹנָה, וַחֲדָא מִיקַּרְיָא דְּבֵי עוֹרַבְתִּי. וְסִימָנָיךְ: טָמֵא – טָמֵא, טָהוֹר – טָהוֹר. שַׁדְיוּהּ לְהָהוּא רִיגְמָא מִידַיְיהוּ וְקָם אַטְמָא בִּנְהַר מַלְכָּא.
La Guemara raconte : Ce jour-là, plusieurs contrats de mariage furent déchirés à Neharde’a, car beaucoup annulèrent leurs mariages après avoir découvert qu’ils avaient épousé des esclaves. Lorsque Rav Yehuda quittait Neharde’a, ils le poursuivirent, cherchant à le lapider, car à cause de lui il fut rendu public que leur lignée était entachée. Rav Yehuda leur dit : Si vous vous taisez, taisez-vous. Mais si vous ne vous taisez pas, je révélerai à votre sujet cette déclaration que Shmuel a dite : Il y a deux lignées de descendance à Neharde’a. L’une est appelée la maison de la colombe, et l’autre est appelée la maison du corbeau. Et votre moyen mnémotechnique concernant la lignée est le suivant : l’oiseau impur, le corbeau, est impur, c’est-à-dire entaché ; et l’oiseau pur, la colombe, est pur, c’est-à-dire sans défaut. En entendant cela, ils jetèrent de leurs mains toutes ces pierres avec lesquelles ils avaient l’intention de le lapider, car ils ne voulaient pas qu’il révèle qui avait une lignée entachée. Et, à la suite de toutes les pierres jetées dans le fleuve, un barrage se forma dans le fleuve Malka.
מַכְרִיז רַב יְהוּדָה בְּפוּמְבְּדִיתָא: אַדָּא וְיוֹנָתָן – עַבְדֵי. יְהוּדָה בַּר פָּפָּא – מַמְזֵירָא, בָּטִי בַּר טוֹבִיָּה בְּרָמוּת רוּחָא לָא שָׁקֵיל גִּיטָּא דְחֵירוּתָא. מַכְרֵיז רָבָא בְּמָחוֹזָא: בַּלָּאֵי, דַּנָּאֵי, טַלָּאֵי, מַלָּאֵי, זַגָּאֵי – כּוּלָּם לִפְסוּל. אָמַר רַב יְהוּדָה: גּוֹבָאֵי – גִּבְעוֹנָאֵי, דּוּרְנוּנִיתָא – דָּרָאֵי נְתִינָאֵי. אָמַר רַב יוֹסֵף: הַאי בֵּי כוּבֵּי דְפוּמְבְּדִיתָא – כּוּלָּם דְּעַבְדֵי.
§ La Guemara poursuit la discussion au sujet de ceux dont la lignée est entachée : Rav Yehuda proclama à Poumbedita : Adda et Yonatan, habitants connus de cette ville, sont des esclaves ; Yehuda bar Pappa est un mamzer ; Bati bar Tuviyya, dans son arrogance, n’a pas accepté un acte d’affranchissement et est toujours esclave. Rava proclama dans sa ville de Meḥoza : Balla’ai, Danna’ai, Talla’ai, Malla’ai, Zagga’ai : Toutes ces familles sont d’une lignée entachée. Rav Yehuda dit également : Gova’ai, les habitants d’un endroit appelé Gova, sont en réalité des Gabaonites, et leur nom a été corrompu. De même, ces gens connus sous le nom de Dorenunita viennent du village des Gabaonites, et ils ne peuvent pas épouser des Juifs à la lignée sans tache. Rav Yosef dit : En ce qui concerne cet endroit appelé Bei Kuvei de Poumbedita, ses habitants sont tous des descendants d’esclaves.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: אַרְבַּע מֵאוֹת עֲבָדִים, וְאָמְרִי לַהּ אַרְבַּעַת אֲלָפִים עֲבָדִים הָיוּ לוֹ לְפַשְׁחוּר בֶּן אִימֵּר, וְכוּלָּם נִטְמְעוּ בַּכְּהוּנָּה. וְכׇל כֹּהֵן שֶׁיֵּשׁ בּוֹ עַזּוּת פָּנִים אֵינוֹ אֶלָּא מֵהֶם. אָמַר אַבָּיֵי: כּוּלְּהוּ יָתְבָן בְּשׁוּרָא דְבִנְהַרְדְּעָא. וּפְלִיגָא דְּרַבִּי אֶלְעָזָר, דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: אִם רָאִיתָ כֹּהֵן בְּעַזּוּת מֵצַח – אַל תְּהַרְהֵר אַחֲרָיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְעַמְּךָ כִּמְרִיבֵי כֹהֵן״.
Rav Yehuda dit que Shmuel dit : Quatre cents esclaves, et certains disent quatre mille esclaves, appartenaient à Pashḥur ben Immer, un prêtre à l’époque de Jérémie, et, en raison de leur importance, ils furent assimilés à la prêtrise et devinrent connus comme prêtres. Et tout prêtre qui a le trait d’insolence ne vient que d’eux. Abaye a dit : Ils s’assoient tous dans les rangées d’honneur qui se trouvent à la ville de Neharde’a. La Guemara commente : Et cette déclaration est en désaccord avec la déclaration de Rabbi Elazar, car Rabbi Elazar dit : Si tu vois un prêtre insolent, ne spécule pas à son sujet qu’il est peut-être de lignée défectueuse, car il est dit : « Car ton peuple est comme ceux qui contestent avec un prêtre » (Osée 4:4), ce qui indique que les prêtres avaient la réputation d’être querelleurs.
אָמַר רַבִּי אָבִין בַּר רַב אַדָּא אָמַר רַב: כׇּל הַנּוֹשֵׂא אִשָּׁה שֶׁאֵינָהּ הוֹגֶנֶת לוֹ, כְּשֶׁהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מַשְׁרֶה שְׁכִינָתוֹ מֵעִיד עַל כׇּל הַשְּׁבָטִים וְאֵין מֵעִיד עָלָיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שִׁבְטֵי יָהּ עֵדוּת לְיִשְׂרָאֵל״, אֵימָתַי הָוֵי עֵדוּת לְיִשְׂרָאֵל – בִּזְמַן שֶׁהַשְּׁבָטִים שִׁבְטֵי יָהּ.
§ La Guemara discute une idée soulevée plus tôt. Rabbi Avin bar Rav Adda dit que Rav dit : En ce qui concerne quiconque épouse une femme qui ne lui convient pas en mariage, lorsque le Saint, béni soit-Il, fait reposer Sa Présence divine sur le peuple juif, Il rend témoignage au sujet de toutes les tribus qu’elles sont Son peuple, mais Il ne rend pas témoignage au sujet de celui qui s’est marié de manière inappropriée, comme il est dit : « Les tribus du Seigneur, comme témoignage pour Israël » (Psaumes 122:4). Quand est-ce un témoignage pour Israël ? Lorsque les tribus sont les tribus du Seigneur, mais non lorsque leur lignée est entachée.
אָמַר רַבִּי חָמָא בְּרַבִּי חֲנִינָא: כְּשֶׁהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מַשְׁרֶה שְׁכִינָתוֹ – אֵין מַשְׁרֶה אֶלָּא עַל מִשְׁפָּחוֹת מְיוּחָסוֹת שֶׁבְּיִשְׂרָאֵל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בָּעֵת הַהִיא נְאֻם ה׳ אֶהְיֶה לֵאלֹהִים לְכֹל מִשְׁפְּחוֹת יִשְׂרָאֵל״, ״לְכׇל יִשְׂרָאֵל״ לֹא נֶאֱמַר, אֶלָּא ״לְכֹל מִשְׁפְּחוֹת״.
Rabbi Ḥama, fils de Rabbi Ḥanina, dit : Lorsque le Saint, béni soit-Il, fait reposer Sa Présence divine, Il ne la fait reposer que sur des familles à la lignée sans défaut parmi Israël, comme il est dit : « En ce temps-là, dit le Seigneur, Je serai le Dieu de toutes les familles d’Israël » (Jérémie 30:25). Il n’est pas dit : de tout Israël, mais « de toutes les familles », ce qui n’inclut que celles dont la lignée est sans défaut, les familles renommées d’Israël.
״[וְהֵמָּה] יִהְיוּ לִי לְעָם״, אָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא: זוֹ מַעֲלָה יְתֵירָה יֵשׁ בֵּין יִשְׂרָאֵל לְגֵרִים. דְּאִילּוּ בְּיִשְׂרָאֵל כְּתִיב בְּהוּ: ״וְהָיִיתִי לָהֶם לֵאלֹהִים וְהֵמָּה יִהְיוּ לִי לְעָם״, וְאִילּוּ בְּגֵרִים כְּתִיב: ״מִי הוּא זֶה עָרַב אֶת לִבּוֹ לָגֶשֶׁת אֵלַי נְאֻם ה׳. וִהְיִיתֶם לִי לְעָם וְאָנֹכִי אֶהְיֶה לָכֶם לֵאלֹהִים״.
Le verset de Jérémie se termine par les mots « Et ils seront Mon peuple. » Rabba bar Rav Huna dit : C’est une norme plus élevée qui établit une distinction entre ceux qui sont nés juifs et les convertis, car au sujet de ceux qui sont nés juifs, il est écrit à leur sujet : « Et Je serai leur Dieu, et ils seront Mon peuple » (Ézéchiel 37:27), tandis qu’au sujet des convertis, il est écrit : « Car qui est celui qui a engagé son cœur pour s’approcher de Moi ? dit le Seigneur. Et vous serez Mon peuple, et Je serai votre Dieu » (Jérémie 30:21–22). Cela enseigne que les convertis ne sont pas rapprochés de Dieu, comme l’indiquent les mots « Et Je serai votre Dieu », jusqu’à ce qu’ils se rapprochent d’abord eux-mêmes de Dieu, comme l’indique la phrase suivante « Et vous serez Mon peuple. »
אָמַר רַבִּי חֶלְבּוֹ: קָשִׁים גֵּרִים לְיִשְׂרָאֵל כְּסַפַּחַת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְנִלְוָה הַגֵּר עֲלֵיהֶם וְנִסְפְּחוּ עַל בֵּית יַעֲקֹב״ – כְּתִיב הָכָא ״וְנִסְפְּחוּ״, וּכְתִיב הָתָם ״לַשְּׂאֵת וְלַסַּפַּחַת״.
Rabbi Ḥelbo dit : Les convertis sont aussi difficiles pour le peuple juif qu’une gale. La preuve est qu’il est dit : « Et le converti se joindra à eux, et ils s’attacheront [venispeḥu] à la maison de Jacob » (Isaïe 14:1). Il est écrit ici « venispeḥu », et il est écrit là-bas, parmi les types de lèpre : « Et pour une plaie et pour une gale [sappaḥat] » (Lévitique 14:56). L’emploi d’un terme de racine similaire indique que les convertis sont comme une gale pour le peuple juif.
אָמַר רַבִּי חָמָא בַּר חֲנִינָא: כְּשֶׁהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא
Rabbi Ḥama bar Ḥanina dit : Lorsque le Saint, béni soit-Il,

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