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לֹא תֹאכֵל״.
elle ne peut pas manger.
״גֵּירֵי וַחֲרוֹרֵי״. מְנָלַן? אָמַר רַב חִסְדָּא, דְּאָמַר קְרָא: ״וְכׇל הַנִּבְדָּל מִטֻּמְאַת גּוֹיֵי הָאָרֶץ אֲלֵהֶם״.
§ La michna enseigne que des convertis et des esclaves affranchis sont montés de Babylonie. La Guemara demande : D’où dérivons-nous cela ? Rav Ḥisda dit : Comme le verset l’énonce au sujet de la consommation de l’offrande pascale lors du retour en Terre d’Israël : « Et les enfants d’Israël revenus de l’exil mangèrent, ainsi que tous ceux qui s’étaient séparés vers eux de l’impureté des nations du pays pour rechercher le Seigneur, Dieu d’Israël, mangèrent » (Esdras 6:21), indiquant que des convertis et des esclaves affranchis qui avaient abandonné « l’impureté des nations du pays », c’est-à-dire l’idolâtrie, se joignirent à Ezra.
מַמְזֵרֵי. מְנָלַן? דִּכְתִיב ״וַיִּשְׁמַע סַנְבַלַּט הַחֹרֹנִי וְטֹבִיָּה הָעֶבֶד הָעַמּוֹנִי״, וּכְתִיב: ״כִּי רַבִּים בִּיהוּדָה בַּעֲלֵי שְׁבוּעָה לוֹ כִּי חָתָן הוּא לִשְׁכַנְיָה בֶן אָרַח וִיהוֹחָנָן בְּנוֹ לָקַח אֶת בַּת מְשֻׁלָּם בֶּן בֶּרֶכְיָה״, קָסָבַר נׇכְרִי וְעֶבֶד הַבָּא עַל בַּת יִשְׂרָאֵל – הַוָּלָד מַמְזֵר.
La michna a enseigné que des mamzerim figuraient parmi ceux qui sont montés de Babylonie. La Guemara demande : D’où tirons-nous cela ? La Guemara répond : Comme il est écrit : « Et Sanballat le Horonite et Tobiya le serviteur, l’Ammonite, entendirent » (Néhémie 2:19), et ailleurs il est écrit au sujet de Tobiya l’Ammonite : « Car beaucoup en Juda lui étaient liés par serment, parce qu’il était le gendre de Shekania fils d’Arah ; et son fils Yehohanan avait pris la fille de Meshoullam fils de Berekhia » (Néhémie 6:18). La Guemara poursuit son explication : Ce tannasoutient que dans le cas d’un non-Juif ou d’un esclave ayant eu des relations sexuelles avec une femme juive, la descendance est un mamzer. Puisque Tobiya l’Ammonite, un non-Juif, a épousé une femme juive, de même que son fils, il y avait clairement des mamzerim parmi ceux qui sont montés.
הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר: הַוָּלָד מַמְזֵר, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר: הַוָּלָד כָּשֵׁר, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? וְתוּ: מִמַּאי דַּהֲווֹ לֵיהּ בְּנֵי? דִּילְמָא לָא הֲווֹ לֵיהּ בְּנֵי! וְתוּ: מִמַּאי דְּהָכָא הֲווֹ לְהוּ וּסְלִיקוּ? דִּילְמָא הָתָם הֲווֹ!
La Guemara demande : Cela s’explique bien selon celui qui dit que, dans ce cas, la descendance est un mamzer. Mais selon celui qui dit que la lignée de la descendance est sans défaut et qu’elle a le statut de la mère, que peut-on dire ? Et en outre, d’où est-il clair que Jehohanan a eu une descendance de cette épouse ? Peut-être n’a-t-il pas eu de descendance, et il est possible qu’il n’y ait pas eu de mamzerim. Et en outre, même s’ils ont eu une descendance, d’où est-il clair qu’ils ont eu une descendance ici, en Babylonie, qui ensuite est montée en Eretz Israël ? Peut-être étaient-ils là-bas, en Eretz Israël, tout ce temps, car ils ont pu faire partie de l’une des familles qui n’ont pas été exilées en Babylonie, et par conséquent ils ne peuvent pas être utilisés comme preuve que des mamzerim sont montés de Babylonie.
אֶלָּא מֵהָכָא: ״וְאֵלֶּה הָעוֹלִים מִתֵּל מֶלַח תֵּל חַרְשָׁא כְּרוּב אַדּוֹן וְאִמֵּר, וְלֹא יָכְלוּ לְהַגִּיד בֵּית אֲבֹתָם וְזַרְעָם אִם מִיִּשְׂרָאֵל הֵם״, ״תֵּל מֶלַח״ – אֵלּוּ בְּנֵי אָדָם שֶׁדּוֹמִים מַעֲשֵׂיהֶם לְמַעֲשֵׂה סְדוֹם שֶׁנֶּהֶפְכָה לְתֵל מֶלַח. ״תֵּל חַרְשָׁא״ – זֶה שֶׁקּוֹרֵא ״אַבָּא״ וְאִמּוֹ מְשַׁתַּקְתּוֹ.
Au contraire, la preuve que des mamzerim se trouvaient parmi ceux qui montèrent de Babylonie vient d’ici : « Et voici ceux qui montèrent de Tel Melah, Tel Harsha, Chérub, Addon et Immer ; mais ils ne purent déclarer leurs maisons paternelles ni leur descendance, pour savoir s’ils étaient d’Israël » (Néhémie 7:61). La Guemara explique que ces noms doivent être interprétés ainsi : « Tel Melah » ; ce sont des gens dont les actes licencieux étaient semblables à l’acte de Sodome, qui fut transformée en un tertre de sel [tel melaḥ]. « Tel Harsha » ; cela fait référence à quelqu’un qui appelle un homme père, et sa mère le fait taire, car le mot ḥarsha ressemble à maḥarishto, c’est-à-dire : le fait taire. En tout état de cause, l’affirmation selon laquelle il y avait là des gens qui agissaient avec licence, comme les habitants de Sodome, signifie qu’il y avait parmi eux des mamzerim.
״וְלֹא יָכְלוּ לְהַגִּיד בֵּית אֲבֹתָם וְזַרְעָם אִם מִיִּשְׂרָאֵל הֵם״ – זֶה הוּא אֲסוּפִי שֶׁנֶּאֱסַף מִן הַשּׁוּק. ״כְּרוּב אַדּוֹן וְאִמֵּר״ – אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: אָמַר אָדוֹן: אֲנִי אָמַרְתִּי יִהְיוּ יִשְׂרָאֵל לְפָנַי חֲשׁוּבִים כִּכְרוּב וְהֵם שָׂמוּ עַצְמָם כְּנָמֵר. אִיכָּא דְּאָמְרִי אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: אָמַר אָדוֹן: אַף עַל פִּי שֶׁשָּׂמוּ עַצְמָם כְּנָמֵר – הֵן חֲשׁוּבִים לְפָנַי כִּכְרוּב.
La Guemara poursuit son explication du verset : « Mais ils ne purent déclarer la maison de leurs pères, ni leur descendance, s’ils étaient d’Israël » ; cela fait référence à un enfant trouvé recueilli sur la place du marché. Une telle personne ne sait même pas si elle est juive, car elle n’a aucune connaissance de ses parents. Quant aux noms « Chérub, Addon et Immer », Rabbi Abbahou dit que ces termes doivent être expliqués ainsi : Le Maître [Adon], Dieu, a dit : J’ai dit que le peuple juif serait aussi important devant Moi qu’un chérubin, mais ils se sont rendus insolents comme un léopard [namer]. Il y en a qui disent une autre version : Rabbi Abbahou a dit : Le Maître [Adon] a dit que bien qu’ils se soient rendus comme un léopard [namer], ils sont aussi importants devant Moi qu’un chérubin.
אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה: כׇּל הַנּוֹשֵׂא אִשָּׁה שֶׁאֵינָהּ הוֹגֶנֶת לוֹ, מַעֲלֶה עָלָיו הַכָּתוּב כְּאִילּוּ חֲרָשׁוֹ לְכׇל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ וּזְרָעוֹ מֶלַח, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאֵלֶּה הָעוֹלִים מִתֵּל מֶלַח תֵּל חַרְשָׁא״.
§ En explicitant ce même verset, Rabba bar bar Ḥana dit : Dans le cas de quiconque épouse une femme qui ne lui convient pas en mariage en raison de sa lignée, le verset lui impute une faute comme s’il avait labouré [ḥarash] tout le monde entier et l’avait ensemencé de sel [melaḥ], comme il est dit au sujet de ceux à la lignée défectueuse qui montèrent de Babylonie : "Et ceux-ci furent ceux qui montèrent de Tel Melah, Tel Harsha."
אָמַר רַבָּה בַּר רַב אַדָּא אָמַר רַב: כׇּל הַנּוֹשֵׂא אִשָּׁה לְשׁוּם מָמוֹן – הָוַיִין לוֹ בָּנִים שֶׁאֵינָן מְהוּגָּנִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בַּה׳ בָּגָדוּ כִּי בָנִים זָרִים יָלָדוּ״.
Rabba bar Rav Adda dit que Rav dit : Dans le cas de quiconque épouse une femme de lignée défectueuse uniquement pour l’argent, il aura une descendance qui se conduira de manière inappropriée, comme il est dit : « Ils ont agi perfidement contre le Seigneur, car ils ont engendré des enfants étrangers ; maintenant, la nouvelle lune les dévorera avec leurs parts » (Osée 5:7).
וְשֶׁמָּא תֹּאמַר מָמוֹן פָּלֵט, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״עַתָּה יֹאכְלֵם חֹדֶשׁ אֶת חֶלְקֵיהֶם״. וְשֶׁמָּא תֹּאמַר: ״חֶלְקוֹ״ – וְלֹא חֶלְקָהּ, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״חֶלְקֵיהֶם״. וְשֶׁמָּא תֹּאמַר לִזְמַן מְרוּבֶּה – תַּלְמוּד לוֹמַר: ״חֹדֶשׁ״. מַאי מַשְׁמַע? אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: חֹדֶשׁ נִכְנַס וְחֹדֶשׁ יָצָא וּמָמוֹנָם אָבַד.
Rabba bar Rav Adda explique le verset : Et de peur que tu ne dises qu’au moins l’argent qu’ils ont reçu en dot a été épargné, bien qu’ils souffrent des actes de leur descendance, le verset déclare : « À présent, la nouvelle lune les dévorera avec leurs parts », c’est-à-dire que leurs biens seront consumés en un seul mois. Et de peur que tu ne dises que sa part sera perdue mais non la part de sa femme, le verset déclare « leurs parts » au pluriel. Et de peur que tu ne dises que cela arrivera après longtemps, mais qu’entre-temps il profitera de l’argent, le verset déclare : « La nouvelle lune ». La Guemara demande : D’où peut-on déduire que leur argent sera perdu immédiatement ? Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : Un mois vient et un mois s’en va, et leur argent est déjà perdu. En tout état de cause, le fait que la punition qu’ils reçoivent soit la perte de leurs parts indique que le péché, dans ce cas, était de se marier pour l’argent.
וְאָמַר רַבָּה בַּר רַב אַדָּא וְאָמְרִי לַהּ אָמַר רַבִּי סַלָּא אָמַר רַב הַמְנוּנָא: כׇּל הַנּוֹשֵׂא אִשָּׁה שֶׁאֵינָהּ הוֹגֶנֶת לוֹ אֵלִיָּהוּ כּוֹפְתוֹ וְהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא רוֹצְעוֹ. וְתָנָא: עַל כּוּלָּם אֵלִיָּהוּ כּוֹתֵב וְהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא חוֹתֵם: אוֹי לוֹ לַפּוֹסֵל אֶת זַרְעוֹ, וְלַפּוֹגֵם אֶת מִשְׁפַּחְתּוֹ, וְלַנּוֹשֵׂא אִשָּׁה שֶׁאֵינָהּ הוֹגֶנֶת לוֹ, אֵלִיָּהוּ כּוֹפְתוֹ וְהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא רוֹצְעוֹ.
Et Rabba bar Rav Adda dit, et certains disent que Rabbi Salla dit que Rav Hamnuna dit : Dans le cas de quiconque épouse une femme qui ne lui convient pas pour le mariage en raison de sa lignée, Élie l’attache de la manière dont on attache ceux qui sont passibles de recevoir des coups de fouet, et le Saint, béni soit-Il, le fouette. Et un Sage a enseigné : À leur sujet à tous, Élie écrit et le Saint, béni soit-Il, signe ce qui suit : Malheur à celui qui disqualifie sa descendance et qui apporte un défaut à la lignée de sa famille, et qui épouse une femme qui ne lui est pas halakhiquement appropriée pour le mariage. Élie l’attache et le Saint, béni soit-Il, le fouette.
וְכׇל הַפּוֹסֵל – פָּסוּל. וְאֵינוֹ מְדַבֵּר בִּשְׁבָחָא לְעוֹלָם, וְאָמַר שְׁמוּאֵל: בְּמוּמוֹ פּוֹסֵל.
Il ajouta encore : Et quiconque disqualifie les autres en déclarant que leur lignée est défectueuse, c’est un signe que lui-même est de lignée défectueuse. Un autre indice qu’une lignée est défectueuse est qu’il ne parle jamais en louange des autres. Et Shmuel dit : Si quelqu’un affirme habituellement que les autres sont défectueux, il se disqualifie lui-même par son propre défaut. Le défaut dont il les accuse est en réalité celui qu’il a lui-même.
הָהוּא גַּבְרָא דְּמִנְּהַרְדְּעָא דְּעָל לְבֵי מַטְבְּחַיָּא בְּפוּמְבְּדִיתָא. אֲמַר לְהוּ: הַבוּ לִי בִּישְׂרָא. אֲמַרוּ לֵיהּ: נְטַר עַד דְּשָׁקֵיל (לְ)שַׁמָּעֵיהּ דְּרַב יְהוּדָה בַּר יְחֶזְקֵאל וְנִיתֵּיב לָךְ. אֲמַר: מַאן יְהוּדָה בַּר שְׁוִיסְקֵאל דְּקָדֵים לִי, דְּשָׁקֵל מִן קַמַּאי?! אֲזַלוּ אֲמַרוּ לֵיהּ לְרַב יְהוּדָה. שַׁמְּתֵיהּ. אֲמַרוּ: רְגִיל דְּקָרֵי אִינָשֵׁי ״עַבְדֵי״. אַכְרֵיז עֲלֵיהּ דְּעַבְדָּא הוּא.
§ La Guemara raconte un incident connexe : Il y avait un certain homme de Neharde’a qui entra dans une boucherie à Pumbedita. Il leur dit : Donnez-moi de la viande. Ils lui dirent : Attends que le serviteur de Rav Yehuda bar Yeḥezkel ait pris sa viande, et ensuite nous te la donnerons à toi. L’homme leur dit avec colère : Qui est ce Yehuda bar Sheviske’el, un nom péjoratif pour un glouton de viande, pour qu’il me précède, pour qu’il prenne avant moi ? Ils allèrent et rapportèrent à Rav Yehuda ce que l’homme avait dit. Rav Yehuda l’excommunia, conformément à la halakha concernant celui qui dénigre un érudit de Torah. Ils lui dirent aussi que ce même homme avait l’habitude d’appeler les gens esclaves. Rav Yehuda proclama à son sujet qu’il est un esclave et qu’il ne peut pas épouser un Juif.
אֲזַל הָהוּא אַזְמְנֵיהּ לְדִינָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן. אַיְיתִי פִּיתְקָא דְהַזְמָנָא. אֲזַל רַב יְהוּדָה לְקַמֵּיהּ דְּרַב הוּנָא. אֲמַר לֵיהּ: אֵיזִיל אוֹ לָא אֵיזִיל? אֲמַר לֵיהּ: מֵיזָל לָא מִיבְּעֵי לָךְ לְמֵיזַל, מִשּׁוּם דְּגַבְרָא רַבָּה אַתְּ, אֶלָּא מִשּׁוּם יְקָרָא דְּבֵי נְשִׂיאָה קוּם זִיל.
La Guemara poursuit l’histoire : Cet homme alla convoquer Rav Yehouda en jugement devant Rav Naḥman, qui était juge à Neharde’a. Lorsque la convocation arriva à Poumbedita, Rav Yehouda se rendit auprès de Rav Houna pour demander son conseil. Rav Yehouda lui dit : Dois-je y aller ou ne dois-je pas y aller ? Rav Houna lui dit : Quant à l’obligation d’y aller, tu n’es pas tenu d’y aller, puisque tu es un grand homme et que, par conséquent, tu n’es pas sous la juridiction du tribunal de Rav Naḥman. Mais en raison de l’honneur de la maison de l’Exilarque, puisque Rav Naḥman était le gendre de l’Exilarque, lève-toi et va.
אֲתָא אַשְׁכְּחֵיהּ דְּקָעָבֵיד מַעֲקֶה. אֲמַר לֵיהּ: לָא סָבַר לַהּ מָר לְהָא דְּאָמַר רַב הוּנָא בַּר אִידִי אָמַר שְׁמוּאֵל: כֵּיוָן שֶׁנִּתְמַנָּה אָדָם פַּרְנָס עַל הַצִּבּוּר אָסוּר בַּעֲשִׂיַּית מְלָאכָה בִּפְנֵי שְׁלֹשָׁה? אֲמַר לֵיהּ: פּוּרְתָּא דְגוּנְדְּרִיתָא הוּא דְּקָא עָבֵידְנָא. אֲמַר לֵיהּ: מִי סְנֵיא ״מַעֲקֶה״ דִּכְתִיב בְּאוֹרָיְיתָא, אוֹ ״מְחִיצָה״ דַּאֲמוּר רַבָּנַן?
Rav Yehuda arriva à Neharde’a et trouva Rav Naḥman en train de construire un parapet. Rav Yehuda dit à Rav Naḥman : Le Maître ne suit-il pas cette halakha que Rav Huna bar Idi dit que Shmuel dit : Une fois qu’une personne a été nommée dirigeant de la communauté, il lui est interdit d’accomplir un travail devant trois personnes, afin de ne pas rabaisser l’honneur de sa position ? Rav Naḥman lui dit : Ce n’est qu’une petite clôture [gundarita] que je construis. Rav Yehuda lui dit : Le terme ma’akeh, qui est écrit dans la Torah, ou le terme correspondant meḥitza, qu’ont employé les Sages, t’est-il désagréable ? Pourquoi utilises-tu un terme qui n’est employé ni par la Torah ni par les Sages ?
אֲמַר לֵיהּ: יֵתִיב מָר אַקַּרְפִּיטָא. אֲמַר לֵיהּ: וּמִי סְנֵי ״סַפְסָל״ דַּאֲמוּר רַבָּנַן, אוֹ ״אִיצְטְבָא״ דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי? אֲמַר לֵיהּ: לֵיכוֹל מָר אֶתְרוּנְגָּא. אֲמַר לֵיהּ, הָכִי אָמַר שְׁמוּאֵל: כׇּל הָאוֹמֵר ״אֶתְרוּנְגָּא״ תִּילְתָּא בְּרָמוּת רוּחָא – אוֹ ״אֶתְרוֹג״ כִּדְקַרְיוּהּ רַבָּנַן, אוֹ ״אֶתְרוֹגָא״ דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי. אֲמַר לֵיהּ: לִישְׁתֵּי מָר אַנְבָּגָא. אֲמַר לֵיהּ: מִי סְנֵי ״אִיסְפָּרָגוֹס״ דְּקַרְיוּהּ רַבָּנַן אוֹ ״אַנְפַּק״ דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי?
Au cours de leur rencontre, Rav Naḥman lui dit : Que le Maître s’assoie sur le banc [karfita]. Rav Yehuda lui dit : Le terme safsal, qu’employaient les Sages, ou le mot itzteva, que les gens ordinaires disent, te déplaît-il ? Pourquoi utilises-tu des termes inhabituels ? Rav Naḥman lui dit alors : Que le Maître mange un cédrat [etronga]. Rav Yehuda lui dit : Voici ce qu’a dit Shmuel : Quiconque dit etronga manifeste un tiers d’arrogance d’esprit. Pourquoi ? Il devrait soit dire etrog, comme l’appelaient les Sages, soit etroga, comme les gens ordinaires disent en araméen. Dire etronga est un signe de snobisme, car ce terme était employé par la classe aristocratique. Par la suite, il lui dit : Que le Maître boive une coupe [anbaga] de vin. Rav Yehuda lui dit : Le terme ispargus, comme l’appelaient les Sages, ou anpak, comme les gens ordinaires disent, te déplaît-il ?
אֲמַר לֵיהּ: תֵּיתֵי דּוֹנַג תַּשְׁקֵינַן. אֲמַר לֵיהּ: הָכִי אָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין מִשְׁתַּמְּשִׁים בְּאִשָּׁה. קְטַנָּה הִיא. בְּפֵירוּשׁ אָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין מִשְׁתַּמְּשִׁים בְּאִשָּׁה כְּלָל, בֵּין גְּדוֹלָה בֵּין קְטַנָּה.
Plus tard, Rav Naḥman lui dit : Que ma fille Donag vienne et nous serve à boire. Rav Yehuda lui dit : Voici ce que dit Shmuel : On ne peut pas se servir d’une femme pour un service comme celui-ci. Rav Naḥman répondit : Elle est mineure. Rav Yehuda rétorqua : Shmuel dit explicitement : On ne peut pas se servir d’une femme du tout, qu’elle soit adulte ou mineure.
נְשַׁדַּר לֵיהּ מָר שְׁלָמָא לְיַלְתָּא. אֲמַר לֵיהּ: הָכִי אָמַר שְׁמוּאֵל: קוֹל בָּאִשָּׁה עֶרְוָה. אֶפְשָׁר עַל יְדֵי שָׁלִיחַ. אֲמַר לֵיהּ: הָכִי אָמַר שְׁמוּאֵל:
Plus tard, Rav Naḥman suggéra : Que le Maître envoie des salutations de paix à mon épouse Yalta. Rav Yehuda lui dit : Voici ce que dit Shmuel : La voix d’une femme est considérée comme une nudité, et l’on ne peut pas lui parler. Rav Naḥman répondit : Il est possible d’envoyer vos salutations avec un messager. Rav Yehuda lui dit : Voici ce que dit Shmuel :

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