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״דִּבְרֵי רִיבֹת בִּשְׁעָרֶיךָ וְקַמְתָּ וְעָלִיתָ״, אֶלָּא אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל גְּבוֹהָה מִכׇּל אֲרָצוֹת מְנָלַן? דִּכְתִיב: ״לָכֵן הִנֵּה יָמִים בָּאִים נְאֻם ה׳ וְלֹא יֹאמְרוּ עוֹד חַי ה׳ אֲשֶׁר הֶעֱלָה אֶת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל מֵאֶרֶץ מִצְרַיִם. כִּי אִם חַי ה׳ אֲשֶׁר הֶעֱלָה וַאֲשֶׁר הֵבִיא אֶת זֶרַע בֵּית יִשְׂרָאֵל מֵאֶרֶץ צָפוֹנָה וּמִכֹּל הָאֲרָצוֹת אֲשֶׁר הִדַּחְתִּים שָׁם״.
« Affaires de controverse dans tes portes, et tu te lèveras et monteras vers le lieu que le Seigneur, ton Dieu, choisira » (Deutéronome 17:8), indiquant que le Temple, le lieu que Dieu a choisi, est plus élevé que toutes les autres villes en Eretz Yisrael. Mais d’où tirons-nous l’affirmation qu’Eretz Yisrael est plus élevée que toutes les autres terres ? La Guemara répond : Comme il est écrit : « C’est pourquoi voici, des jours viennent, dit le Seigneur, où l’on ne dira plus : Le Seigneur est vivant, lui qui a fait monter les enfants d’Israël du pays d’Égypte, mais : Le Seigneur est vivant, lui qui a fait monter et qui a conduit la descendance de la maison d’Israël hors du pays du nord et de tous les pays où je les avais chassés » (Jérémie 23:7–8). L’expression « qui a fait monter » indique qu’Eretz Yisrael est plus élevée que toutes les autres terres d’où Dieu ramènera le peuple juif.
מַאי אִירְיָא דְּתָנֵי ״עָלוּ מִבָּבֶל״? נִתְנֵי ״עָלוּ לְאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל״! מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַבִּי אֶלְעָזָר, דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: לֹא עָלָה עֶזְרָא מִבָּבֶל עַד שֶׁעֲשָׂאָהּ כְּסוֹלֶת נְקִיָּה וְעָלָה.
La Guemara demande : Si c’est ce que la michna veut enseigner, pourquoi le tanna enseigne-t-il spécifiquement : Il est monté de Babylonie ? Qu’il enseigne : Il est monté en Eretz Yisrael. La Guemara répond que la formulation de la michna soutient l’opinion de Rabbi Elazar, car Rabbi Elazar dit : Ezra n’est pas monté de Babylonie avant de l’avoir rendue comme de la farine fine, débarrassée du son, c’est-à-dire qu’il s’est assuré que la lignée de ceux qui restaient soit sans tache, et il a sélectionné tous ceux de Babylonie dont la lignée était douteuse, et ensuite il est monté avec eux en Eretz Yisrael.
אִיתְּמַר אַבָּיֵי אָמַר: ״עָלוּ״ – מֵאֵילֵיהֶם, תְּנַן. וְרָבָא אָמַר: ״הֶעֱלוּם״ תְּנַן. וְקָמִיפַּלְגִי בִּדְרַבִּי אֶלְעָזָר, דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: לֹא עָלָה עֶזְרָא מִבָּבֶל עַד שֶׁעֲשָׂאָהּ כְּסוֹלֶת נְקִיָּה וְעָלָה.
§ Il a été déclaré que des amora’im étaient en désaccord au sujet de cette question. Abaye a dit : Nous avons appris dans la michna qu’il y avait dix catégories de lignée parmi les Juifs qui sont montés, c’est-à-dire qu’ils sont montés de leur propre gré. Et Rava a dit : Nous avons appris : Ezra les a fait monter, contre leur gré. La Guemara explique : Et ils sont en désaccord au sujet de la déclaration de Rabbi Elazar, car Rabbi Elazar dit : Ezra n’est pas monté de Babylonie jusqu’à ce qu’il l’ait rendue comme de la farine fine, et ce n’est qu’alors qu’il est monté.
אַבָּיֵי – לֵית לֵיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר. רָבָא – אִית לֵיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר. אִיבָּעֵית אֵימָא: דְּכוּלֵּי עָלְמָא אִית לְהוּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר, וְהָכָא בְּהָא קָא מִיפַּלְגִי: מָר סָבַר: אַפְרוֹשֵׁי אַפְרוֹשִׁינְהוּ וּמִנַּפְשַׁיְיהוּ סְלִיקוּ, וּמָר סָבַר: בְּעַל כֻּרְחַיְיהוּ אַסּוֹקִינְהוּ.
Abaye n’accepte pas la déclaration de Rabbi Elazar, car il soutient qu’ils sont montés de leur plein gré, tandis que Rava accepte bien la déclaration de Rabbi Elazar. Ou bien, si vous préférez, dites que tous acceptent la déclaration de Rabbi Elazar, et ici ils sont en désaccord sur ce point : Un Sage, Abaye, soutient qu’Ezra a d’abord séparé les membres de la communauté à la lignée défectueuse, et ensuite ils sont montés en Terre d’Israël de leur propre gré. Et un Sage, Rava, soutient qu’il les y a fait monter contre leur gré.
בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר: ״עָלוּ״, הַיְינוּ דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: כֹּל אֲרָצוֹת עִיסָּה לְאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, וְאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל עִיסָּה לְבָבֶל. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר: ״הֶעֱלוּם״, מִידָּע יַדְעִינְהוּ! נְהִי דְּיָדְעִי לְהָהוּא דָּרָא, לְדָרָא אַחֲרִינֵי לָא יָדְעִי.
La Guemara demande : Soit, selon celui qui dit que la michna signifie qu’ils sont montés de leur propre chef, sans aucune distinction entre les types de personnes qui sont venues, c’est la raison pour laquelle Rav Yehouda dit que Shmouel dit : La lignée des habitants de toutes les terres est mêlée par comparaison à celle d’Eretz Yisrael, et la lignée des habitants d’Eretz Yisrael est mêlée par comparaison à celle de Babylonie. Puisque les gens sont venus de leur propre chef, il y avait un manque de supervision quant à savoir qui épousait qui. Mais selon celui qui dit qu’il les a fait monter, et qu’Ezra a identifié et sélectionné tous ceux qui sont venus avec lui, les Sages de cette époque connaissaient la lignée de tous ceux qui sont venus et auraient pris soin de ne permettre aucun mariage interdit ; alors pourquoi la lignée des habitants d’Eretz Yisrael est-elle considérée comme mêlée par comparaison à celle de Babylonie ? La Guemara répond : Bien que le statut de ceux qui sont venus fût connu de cette génération, il n’était pas connu des autres générations ultérieures.
בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר ״עָלוּ״, הַיְינוּ דִּכְתִיב: ״וָאֶקְבְּצֵם אֶל הַנָּהָר הַבָּא עַל אַחֲוָה וַנַּחֲנֶה שָׁם יָמִים שְׁלֹשָׁה וָאָבִינָה בָעָם וּבַכֹּהֲנִים וּמִבְּנֵי לֵוִי לֹא מָצָאתִי שָׁם״.
La Guemara pose une autre question : Soit, selon celui qui dit qu’ils sont montés de leur propre initiative, tel est le sens du verset qui est écrit dans le livre d’Ezra : « Je les rassemblai près du fleuve qui coule vers Ahava, et nous y campâmes trois jours ; j’examinai le peuple et les prêtres, et je ne trouvai là aucun des fils de Lévi » (Ezra 8:15), car il était nécessaire pour Ezra de clarifier l’identité des personnes qui voyageaient vers Eretz Yisrael.
אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר ״הֶעֱלוּם״, הָא מִיזְהָר זְהִירִי? נְהִי דְּאִיזְּהוּר בִּפְסוּלִים, בִּכְשֵׁירִים לָא אִיזְדְּהוּר.
Mais selon celui qui dit que c’est lui qui les fit monter, ils prirent soin de classer la lignée du peuple avant de partir pour Eretz Yisrael, alors pourquoi fut-il nécessaire qu’il clarifie la question au bord du fleuve ? La Guemara répond : Bien qu’ils aient pris soin, en ce qui concerne les personnes à la lignée défectueuse avant de partir pour Eretz Yisrael, en ce qui concerne les personnes à la lignée sans défaut, ils ne prirent pas soin de clarifier auparavant la lignée précise de chacune d’elles, et ils firent cela au bord du fleuve.
כָּהֲנֵי לְוִיֵּי וְיִשְׂרְאֵלֵי. מְנָלַן דִּסְלִיקוּ? דִּכְתִיב: ״וַיֵּשְׁבוּ הַכֹּהֲנִים וְהַלְוִיִּם וּמִן הָעָם וְהַמְשֹׁרְרִים וְהַשּׁוֹעֲרִים וְהַנְּתִינִים בְּעָרֵיהֶם וְכׇל יִשְׂרָאֵל בְּעָרֵיהֶם״.
§ La michna a inclus dans sa liste les types de lignée : prêtres, Lévites et Israélites. La Guemara demande : D’où dérivons-nous qu’ils sont montés ? La Guemara répond : Comme il est écrit : « Ainsi les prêtres, et les Lévites, et une partie du peuple, et les chantres, et les portiers, et les Gabaonites habitèrent dans leurs villes, et tout Israël dans leurs villes » (Esdras 2:70). Le verset précise les prêtres, les Lévites et tout Israël.
חֲלָלֵי גֵּירֵי וַחֲרוֹרֵי. חֲלָלֵי מְנָלַן? דְּתַנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: גְּדוֹלָה חֲזָקָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּמִבְּנֵי הַכֹּהֲנִים בְּנֵי חֳבַיָּה בְּנֵי הַקּוֹץ בְּנֵי בַרְזִלַּי אֲשֶׁר לָקַח מִבְּנוֹת בַּרְזִלַּי הַגִּלְעָדִי אִשָּׁה וַיִּקָּרֵא עַל שְׁמָם. אֵלֶּה בִּקְשׁוּ כְתָבָם הַמִּתְיַחְשִׂים וְלֹא נִמְצָאוּ וַיְגֹאֲלוּ מִן הַכְּהֻנָּה. וַיֹּאמֶר הַתִּרְשָׁתָא לָהֶם אֲשֶׁר לֹא יֹאכְלוּ מִקֹּדֶשׁ הַקֳּדָשִׁים עַד עֲמֹד כֹּהֵן לְאוּרִים וּלְתֻמִּים״.
La michna affirme en outre que ḥalalim, convertis et esclaves affranchis sont montés de Babylonie. La Guemara précise : D’où déduisons-nous que des ḥalalim sont montés ? La Guemara répond : Comme il est enseigné dans une baraita que Rabbi Yossei dit : Grande est l’importance d’un statut présumé, comme il est dit : « Et parmi les fils des prêtres : les fils de Habaïa, les fils de Hakkoz, les fils de Barzillaï, qui prit pour femme une des filles de Barzillaï le Galaadite, et fut appelé de leur nom. Ceux-ci cherchèrent le registre de leur généalogie, mais il ne fut pas trouvé. C’est pourquoi ils furent considérés comme souillés et exclus de la prêtrise. Et le Tirshatha leur dit qu’ils ne devaient pas manger des offrandes du degré le plus sacré jusqu’à ce qu’il se lève un prêtre avec les Ourim VeToummim » (Esdras 2:61–63).
וְאָמַר לָהֶם: הֲרֵי אַתֶּם בְּחֶזְקַתְכֶם. בַּמֶּה הֱיִיתֶם אוֹכְלִים בַּגּוֹלָה, בְּקׇדְשֵׁי הַגְּבוּל? אַף כָּאן נָמֵי, בְּקׇדְשֵׁי הַגְּבוּל.
La baraita continue : Cela montre qu’il y avait une incertitude quant à savoir si certains descendants de prêtres étaient aptes à la prêtrise ou étaient des ḥalalim, et Esdras leur dit : Vous avez conservé votre statut présumé. En d’autres termes, malgré leur incapacité à fournir la preuve qu’ils étaient des prêtres aptes, ils ont maintenu leur statut antérieur. Esdras dit : À quels dons sacerdotaux avez-vous pris part lorsque vous étiez en exil ? Vous n’avez pris part qu’aux dons consacrés des frontières, c’est-à-dire à la teruma, qui peut être consommée n’importe où. Ici aussi, en Eretz Yisrael, vous ne pouvez prendre part qu’aux dons consacrés des frontières. Vous ne pouvez toutefois pas prendre part à quoi que ce soit qui doit être mangé à l’intérieur de Jérusalem, comme l’indique le verset : « Ils ne doivent pas manger des offrandes de l’ordre le plus sacré. » En tout état de cause, puisque le verset écrit qu’ils furent « exclus de la prêtrise », on peut voir qu’il y avait des ḥalalim qui vinrent avec Esdras en Eretz Yisrael.
וּלְמַאן דְּאָמַר: מַעֲלִים מִתְּרוּמָה לְיוּחֲסִין? הָנֵי דַּאֲכוּל בִּתְרוּמָה אָתוּ לְאַסּוֹקִינְהוּ! שָׁאנֵי הָתָם, דְּרִיעַ חֶזְקָתַיְיהוּ.
La Guemara demande : Et selon celui qui dit qu’on élève un prêtre à la lignée, c’est-à-dire qu’on attribue la lignée d’un prêtre à un individu sur la base du fait qu’on le voit prendre part à la terouma, comment pouvait-on leur permettre de prendre part à la terouma ? Ceux qui prennent part à la terouma seront ensuite élevés au plein statut de prêtres. La Guemara répond : Là, c’est différent, car leur statut présumé avait été affaibli. Puisqu’ils ne prenaient pas part aux offrandes, comme tous les autres prêtres, tout le monde savait qu’ils n’étaient pas des prêtres ordinaires.
וְאֶלָּא מַאי גְּדוֹלָה חֲזָקָה? דְּמֵעִיקָּרָא אֲכוּל בִּתְרוּמָה דְרַבָּנַן, וּלְבַסּוֹף אֲכוּל בִּתְרוּמָה דְאוֹרָיְיתָא.
La Guemara demande : Mais si tel est le cas, quel est le sens de l’affirmation de Rabbi Yossei selon laquelle grand est un statut présumé ? Ils n’ont rien reçu de plus en vertu de cette présomption. La Guemara répond : Ils y ont gagné qu’au départ ils consommaient de la terouma uniquement provenant de la Babylonie, qui est de la terouma selon la loi rabbinique, et qu’ensuite ils consommaient des produits qui sont terouma selon la loi de la Torah. Le prélèvement de la terouma en Eretz Yisrael est une obligation de la Torah, et les produits sont pleinement consacrés.
וְאִיבָּעֵית אֵימָא: לְעוֹלָם הַשְׁתָּא נָמֵי בִּדְרַבָּנַן – אֲכוּל, בִּדְאוֹרָיְיתָא – לָא אֲכוּל, וְכִי מַסְּקִינַן מִתְּרוּמָה לְיוּחֲסִין – מִדְּאוֹרָיְיתָא, מִדְּרַבָּנַן לָא מַסְּקִינַן.
La Guemara offre une défense supplémentaire de l’opinion selon laquelle on élève un prêtre au statut de lignée sur la base du fait qu’on l’a vu consommer de la teruma : Et si tu veux, dis : En réalité, même maintenant, en Terre d’Israël, ils ne consommaient que des produits qui sont de la teruma selon la loi rabbinique, comme les légumes, tandis qu’ils ne consommaient pas de produits qui sont de la teruma selon la loi de la Torah, comme les céréales. Et lorsque nous élevons un prêtre au statut de lignée sur la base du fait qu’on l’a vu consommer de la teruma, cela n’est valable que lorsqu’on l’a vu consommer des produits qui sont de la teruma selon la loi de la Torah, mais si quelqu’un consomme des produits qui sont de la teruma selon la loi rabbinique, nous ne l’élevons pas. Par conséquent, ils pouvaient continuer à consommer de la teruma sur la base de leur statut présumé, et il n’y a aucune crainte qu’ils soient élevés au statut de prêtres à part entière.
אִי הָכִי, מַאי גְּדוֹלָה חֲזָקָה? דְּמֵעִיקָּרָא לֵיכָּא לְמִיגְזַר מִשּׁוּם תְּרוּמָה דְאוֹרָיְיתָא, לְבַסּוֹף – אַף עַל גַּב דְּאִיכָּא לְמִיגְזַר מִשּׁוּם תְּרוּמָה דְאוֹרָיְיתָא, בִּדְרַבָּנַן – אֲכוּל, בִּדְאוֹרָיְיתָא – לָא אֲכוּל.
La Guemara demande : Si tel est le cas, la question demeure : Que signifie l’expression : Grand est un statut présumé ? La Guemara répond : Cela signifie qu’au départ, il n’y avait pas de raison de décréter et de leur interdire de consommer des produits qui étaient de la terouma selon la loi rabbinique en raison de la possibilité qu’ils en viennent à consommer des produits qui sont de la terouma selon la loi de la Torah, puisqu’il n’y avait pas de produits qui étaient de la terouma selon la loi de la Torah en Babylonie. Par la suite, lorsqu’ils arrivèrent en Terre d’Israël, bien qu’il y eût lieu de décréter et de leur interdire de consommer des produits qui étaient de la terouma selon la loi rabbinique en raison de la possibilité qu’ils en viennent à consommer des produits qui sont de la terouma selon la loi de la Torah, puisque ce type de terouma y était également présent, leur statut présumé fut néanmoins suffisamment fort pour leur permettre de continuer à consommer des produits qui étaient de la terouma selon la loi rabbinique, bien qu’ils ne puissent pas manger des produits qui sont de la terouma selon la loi de la Torah.
וְהָכְתִיב ״וַיֹּאמֶר הַתִּרְשָׁתָא לָהֶם אֲשֶׁר לֹא יֹאכְלוּ מִקֹּדֶשׁ הַקֳּדָשִׁים״ – בְּקֹדֶשׁ הַקָּדָשִׁים הוּא דְּלֹא יֹאכְל[וּ], הָא כֹּל מִידֵּי נֵיכוֹל!
La Guemara demande : Mais n’est-il pas écrit : « Et le Tirshatha leur dit de ne pas manger des offrandes de l’ordre le plus sacré [kodesh hakodashim] » (Esdras 2:63) ? Cela indique que c’est des offrandes de l’ordre le plus sacré qu’ils ne peuvent pas manger, mais toute autre chose, c’est-à-dire des offrandes qui ne sont pas de l’ordre le plus sacré, ils peuvent en manger, y compris des produits qui sont de la teruma selon la loi de la Torah.
הָכִי קָאָמַר: לָא מִידֵּי דְּמִיקְּרֵי קֹדֶשׁ, וְלָא מִידֵּי דְּמִיקְּרֵי קָדָשִׁים. לָא מִידֵּי דְּמִיקְּרֵי קֹדֶשׁ – דִּכְתִיב: ״וְכׇל זָר לֹא יֹאכַל קֹדֶשׁ״, וְלָא מִידֵּי דְּמִיקְּרֵי קָדָשִׁים, דְּאָמַר קְרָא ״וּבַת כֹּהֵן כִּי תִהְיֶה לְאִישׁ זָר הִיא בִּתְרוּמַת הַקֳּדָשִׁים לֹא תֹאכֵל״, וְאָמַר מָר: ״בַּמּוּרָם מִן הַקֳּדָשִׁים
La Guemara répond : C’est ce que le Tirshatha dit : Ils ne peuvent pas prendre part à quoi que ce soit qui soit appelé sacré [kodesh], ni à quoi que ce soit qui soit appelé très sacré [kodashim]. La Guemara précise. Les mots rien de ce qui est appelé sacré font référence à la teruma, comme il est écrit au sujet de la teruma : « Aucun non-prêtre ne peut manger du sacré » (Lévitique 22:10). Et les mots ni quoi que ce soit qui soit appelé très sacré font référence aux offrandes, comme le verset l’énonce : « Et la fille d’un prêtre, si elle est mariée à un non-prêtre, elle ne peut pas manger de ce qui est prélevé des choses sacrées » (Lévitique 22:12). Et le Maître dit : Quel est le sens de « ce qui est prélevé des choses sacrées » ? Cela signifie des portions prélevées des offrandes, c’est-à-dire la poitrine et la cuisse d’une offrande de paix,

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