אֵינָהּ לִשְׂכִירוּת אֶלָּא בַּסּוֹף. וּמָר סָבַר: יֶשְׁנָהּ לִשְׂכִירוּת מִתְּחִלָּה וְעַד סוֹף.
L’obligation de payer un salaire n’est encourue qu’à la fin du travail, lorsqu’il lui rend l’objet. Puisque c’est à ce stade qu’il renonce à l’argent qui lui est dû et le convertit en argent pour les fiançailles, cela n’a jamais été considéré comme un prêt. Et un Sage, c’est-à-dire les Sages, soutient : L’obligation de payer un salaire est encourue de façon continue dès le début de la période pour laquelle il a été engagé jusqu’à sa fin, moment auquel la dette est considérée comme un prêt qui s’est accumulé pendant toute la période d’embauche.
וְאִיבָּעֵית אֵימָא: דְּכוּלֵּי עָלְמָא יֶשְׁנָהּ לִשְׂכִירוּת מִתְּחִלָּה וְעַד סוֹף, וּמְקַדֵּשׁ בְּמִלְוָה – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת, וְהָכָא, בְּאוּמָּן קוֹנָה בִּשְׁבַח כְּלִי קָמִיפַּלְגִי. מָר סָבַר: אוּמָּן קוֹנָה בִּשְׁבַח כְּלִי, וּמַר סָבַר: אֵין אוּמָּן קוֹנֶה בִּשְׁבַח כְּלִי.
Et si tu le souhaites, dis plutôt que tout le monde est d’accord pour dire que l’obligation de payer un salaire est encourue de façon continue du début de la période pour laquelle il a été embauché jusqu’à sa fin. Et ils conviennent aussi que, dans le cas de celui qui fiance une femme avec un prêt, elle n’est pas fiancée. Et ici il n’est pas question d’un salarié mais d’un entrepreneur, qui n’a droit au paiement qu’à l’achèvement du travail, et ils sont en désaccord au sujet de la question de savoir si un artisan acquiert des droits de propriété par le perfectionnement de l’ustensile. Considère-t-on que l’entrepreneur a acquis l’objet en l’améliorant, et qu’il le revend ensuite à celui qui l’a embauché ? Ou bien est-il simplement payé pour son travail ? Un Sage, Rabbi Meïr, soutient : Un artisan acquiert des droits de propriété par le perfectionnement de l’ustensile, et puisqu’il possède partiellement le bijou, il peut fiancer une femme avec celui-ci. Et un Sage, c’est-à-dire les Sages, soutient : Un artisan n’acquiert pas de droits de propriété par le perfectionnement de l’ustensile.
וְאִי בָּעֵית אֵימָא: דְּכוּלֵּי עָלְמָא אֵין אוּמָּן קוֹנָה בִּשְׁבַח כְּלִי, וְיֶשְׁנָהּ לִשְׂכִירוּת מִתְּחִלָּה וְעַד סוֹף, וּמְקַדֵּשׁ בְּמִלְוָה אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת, וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁהוֹסִיף לָהּ נוֹפֶךְ מִשֶּׁלּוֹ. דְּמָר סָבַר: מִלְוָה וּפְרוּטָה, דַּעְתֵּיהּ אַפְּרוּטָה, וּמָר סָבַר: דַּעְתֵּיהּ אַמִּלְוָה.
Et si tu le souhaites, dis plutôt que tout le monde est d’accord sur le fait qu’un artisan n’acquiert pas de droits de propriété par l’amélioration de l’ustensile, et aussi que l’obligation de payer un salaire est encourue de manière continue du début de la période pour laquelle il a été embauché jusqu’à sa fin. Et tout le monde est également d’accord que, dans le cas de celui qui fiance une femme avec un prêt, elle n’est pas fiancée. Et de quoi parlons-nous ici ? D’un cas où il a ajouté pour elle un joyau [nofekh] lui appartenant, comme un Sage, Rabbi Meïr, soutient que si un homme fiance une femme avec un prêt et une perouta, son esprit est tourné vers la perouta. Et un Sage, c’est-à-dire les Sages, soutient que son esprit est tourné vers le prêt. Ici aussi, la question est de savoir si son intention est d’être fiancée avec le paiement du travail, qui est un prêt, ou avec le joyau qu’il a ajouté.
וּבִפְלוּגְתָּא דְּהָנֵי תַּנָּאֵי, דְּתַנְיָא: ״בִּשְׂכַר שֶׁעָשִׂיתִי עִמָּךְ״ – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת. ״בִּשְׂכַר שֶׁאֶעֱשֶׂה עִמָּךְ״ – מְקוּדֶּשֶׁת. רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: ״בִּשְׂכַר שֶׁאֶעֱשֶׂה עִמָּךְ״ – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת, וְכׇל שֶׁכֵּן ״בִּשְׂכַר שֶׁעָשִׂיתִי עִמָּךְ״.
Et ils sont en désaccord dans la dispute entre ces tanna’im. Comme cela a été enseigné dans une baraita (Tosefta 3:4) : Si quelqu’un dit à une femme : Sois fiancée à moi avec le paiement pour ce que j’ai travaillé pour toi, elle n’est pas fiancée, car c’est un prêt, puisqu’elle lui doit déjà l’argent. Mais s’il a dit : Sois fiancée à moi avec le paiement pour ce que je travaillerai pour toi, elle est fiancée, car au moment où il devient en droit de recevoir l’argent, cela est considéré comme s’il le lui donnait pour ses fiançailles. Rabbi Natan dit : S’il dit : Avec le paiement pour ce que je travaillerai pour toi, elle n’est pas fiancée, car Rabbi Natan soutient que l’obligation de payer un salaire est contractée de manière continue depuis le début de la période pour laquelle il a été engagé jusqu’à sa fin, ce qui signifie qu’à la fin du travail, c’est un prêt. Et cela est d’autant plus vrai s’il dit : Avec le paiement pour ce que j’ai travaillé pour toi.
רַבִּי יְהוּדָה הַנָּשִׂיא אוֹמֵר: בֶּאֱמֶת אָמְרוּ: בֵּין ״בִּשְׂכַר שֶׁעָשִׂיתִי״, בֵּין ״בִּשְׂכַר שֶׁאֶעֱשֶׂה עִמָּךְ״ – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת. וְאִם הוֹסִיף לָהּ נוֹפֶךְ מִשֶּׁלּוֹ – מְקוּדֶּשֶׁת.
La baraita cite une troisième opinion : Rabbi Yehuda HaNasi dit : En réalité, ils ont dit que la halakha est que qu’il ait dit : Avec le paiement pour ce que j’ai fait pour toi, ou : Avec le paiement pour ce que je ferai pour toi, elle n’est pas fiancée. Mais s’il a ajouté un nofekh de sa propre part pour elle, elle est fiancée.
בֵּין תַּנָּא קַמָּא לְרַבִּי נָתָן – אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ שְׂכִירוּת, בֵּין רַבִּי נָתָן לְרַבִּי יְהוּדָה הַנָּשִׂיא – אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ מִלְוָה וּפְרוּטָה. מָר סָבַר: מִלְוָה וּפְרוּטָה, דַּעְתֵּיהּ אַמִּלְוָה, וּמָר סָבַר: דַּעְתֵּיהּ אַפְּרוּטָה.
La Guemara clarifie la divergence : La différence entre le premier tanna et Rabbi Natan concerne un salaire : l’obligation est-elle contractée de manière continue ou seulement à la fin ? La différence entre Rabbi Natan et Rabbi Yehouda HaNassi est la question de un prêt et une perouta. Un Sage, Rabbi Natan, soutient que si un homme épouse une femme avec un prêt et une perouta, son esprit est concentré sur le prêt, et son bijou est écarté. Et un Sage, Rabbi Yehouda HaNassi, soutient que son esprit est concentré sur la perouta, et elle est épousée avec le bijou.
מַתְנִי׳ ״הִתְקַדְּשִׁי לִי בְּכוֹס זֶה שֶׁל יַיִן״ וְנִמְצָא שֶׁל דְּבַשׁ, ״שֶׁל דְּבַשׁ״ וְנִמְצָא שֶׁל יַיִן, ״בְּדִינָר זֶה שֶׁל כֶּסֶף״ וְנִמְצָא שֶׁל זָהָב, ״שֶׁל זָהָב״ וְנִמְצָא שֶׁל כֶּסֶף, ״עַל מְנָת שֶׁאֲנִי עָשִׁיר״ וְנִמְצָא עָנִי, ״עָנִי״ וְנִמְצָא עָשִׁיר – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אִם הִטְעָהּ לְשֶׁבַח, מְקוּדֶּשֶׁת.
MISHNA : Si un homme dit à une femme : Sois fiancée à moi avec cette coupe de vin, et il s’est avéré que c’était une coupe de miel ; ou s’il a dit : Avec cette coupe de miel, et il s’est avéré que c’était une coupe de vin ; ou s’il a dit : Avec ce dinar fait d’argent, et il s’est avéré qu’il était fait d’or ; ou s’il a dit : Avec ce dinar fait d’or, et il s’est avéré qu’il était fait d’argent ; ou s’il a dit : À condition que je sois riche, et il s’est avéré qu’il était pauvre ; ou s’il a dit : À condition que je sois pauvre, et il s’est avéré qu’il était riche, elle n’est pas fiancée dans aucun de ces cas. Rabbi Shimon dit : S’il l’a induite en erreur à son avantage en lui donnant quelque chose de meilleur que ce qu’il avait déclaré, ou si son statut était supérieur à ce qu’il prétendait, elle est fiancée.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: ״הִתְקַדְּשִׁי לִי בְּכוֹס זֶה״, תָּנֵי חֲדָא: בּוֹ וּבַמֶּה שֶׁבְּתוֹכוֹ, וְתַנְיָא אִידַּךְ: בּוֹ וְלֹא בַּמֶּה שֶׁבְּתוֹכוֹ. וְתַנְיָא אִידַּךְ: בַּמֶּה שֶׁבְּתוֹכוֹ וְלֹא בּוֹ. וְלָא קַשְׁיָא: הָא – בְּמַיָּא, הָא – בְּחַמְרָא, הָא – בְּצִיהֲרָא.
GUEMARA :Les Sages ont enseigné : En ce qui concerne celui qui dit à une femme : Sois fiancée à moi avec cette coupe, sans autre précision, il est enseigné dans unebaraita (Tosefta 2:3) que les fiançailles prennent effet avec la coupe et aussi avec son contenu. Et il est enseigné dans une autrebaraita que les fiançailles prennent effet avec la coupe mais non avec son contenu. Et il est enseigné dans une autre encorebaraita que les fiançailles prennent effet avec son contenu mais non avec elle. La Guemara commente : Et cela n’est pas difficile : Les baraitot ne se contredisent pas, puisque celle-ci est énoncée au sujet d’une coupe d’eau, celle-ci est énoncée au sujet d’une coupe de vin, et celle-ci est énoncée au sujet d’une coupe d’huile.
אִם הִטְעָהּ לְשֶׁבַח הֲרֵי זוֹ מְקוּדֶּשֶׁת. וְלֵית לֵיהּ לְרַבִּי שִׁמְעוֹן יַיִן וְנִמְצָא חוֹמֶץ, חוֹמֶץ וְנִמְצָא יַיִן – שְׁנֵיהֶם יְכוֹלִין לַחֲזוֹר בָּהֶם. אַלְמָא, אִיכָּא דְּנִיחָא לֵיהּ בְּחַלָּא וְאִיכָּא דְּנִיחָא לֵיהּ בְּחַמְרָא. הָכָא נָמֵי: אִיכָּא נִיחָא לֵיהּ בְּכַסְפָּא וְלָא נִיחָא לֵיהּ בְּדַהֲבָא!
§ La michna enseigne que Rabbi Shimon dit : S’il l’a induite en erreur à son avantage, elle est fiancée. La Guemara demande : Mais Rabbi Shimon n’accepte-t-il pas l’énoncé de la michna (Bava Batra 83a) selon lequel, si quelqu’un vend du vin et qu’il s’avère que c’était du vinaigre, ou s’il a vendu du vinaigre et qu’il s’avère que c’était du vin, les deux parties, l’acheteur et le vendeur, peuvent se rétracter de la vente ? Bien que le vin ait plus de valeur que le vinaigre, le vendeur n’est pas considéré comme ayant fraudé l’acheteur, auquel cas seul l’acheteur pourrait se rétracter. Apparemment, c’est parce qu’il y a des gens pour qui il est préférable d’avoir du vinaigre et il y a des gens pour qui il est préférable d’avoir du vin. Par conséquent, recevoir du vin au lieu du vinaigre n’est pas objectivement meilleur. Si tel est le cas, ici aussi, il y a des gens pour qui il est préférable d’avoir de l’argent et pour qui il n’est pas préférable d’avoir de l’or. Pourquoi Rabbi Shimon dit-il qu’elle est fiancée s’il lui a donné de l’or au lieu de l’argent ?
אָמַר רַב שִׁימִי בַּר אָשֵׁי: אַשְׁכַּחְתֵּיהּ לְאַבָּיֵי דְּיָתֵיב וְקָמַסְבַּר לֵיהּ לִבְרֵיהּ: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁאָמַר לִשְׁלוּחוֹ: ״הַלְוֵינִי דִּינָר שֶׁל כֶּסֶף, וְלֵךְ וְקַדֵּשׁ לִי אִשָּׁה פְּלוֹנִית״ וְהָלַךְ וְהִלְוָה שֶׁל זָהָב. מָר סָבַר: קְפֵידָא. וּמָר סָבַר: מַרְאֶה מָקוֹם הוּא לוֹ.
Rav Shimi bar Ashi dit : J’ai trouvé Abaye assis en train d’expliquer cette michna à son fils : De quoi s’agit-il ici ? D’un cas où quelqu’un a dit à son agent : Prête-moi un dinar en argent et va fiancer pour moi telle ou telle femme avec celui-ci, et il est allé lui prêter un dinar en or et l’a fiancée avec cela. Un Sage, le premier tanna, soutient qu’il est strict dans son exigence qu’un dinar d’argent soit utilisé, et par conséquent elle n’est pas fiancée. Et un Sage, Rabbi Shimon, soutient qu’il ne fait que lui indiquer sa position à lui. Il a mentionné l’argent seulement comme indication, mais cela lui est égal si c’est de l’or.
אִי הָכִי ״הִתְקַדְּשִׁי לִי״? ״הִתְקַדְּשִׁי לוֹ״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! הִטְעָהּ לְשֶׁבַח? הִטְעָהוּ לְשֶׁבַח מִיבְּעֵי לֵיהּ! ״נִמְצָא״ מֵעִיקָּרָא נָמֵי דְּזָהָב הֲוָה!
La Guemara soulève une difficulté : Si tel est le cas, si l’affaire concerne un mandataire, pourquoi la michna dit-elle : Sois fiancée à moi ? La michna aurait dû dire : Sois fiancée à lui. En outre, pourquoi est-il dit : Il l’a trompée à son avantage ? La michna aurait dû dire : Il l’a trompé à son avantage, car le mandataire n’a pas trompé la femme, mais celui qui l’a désigné. De même, il y a une difficulté quant à la formulation : s’il a été découvert que c’était en or, car selon cette explication, dès le départ, lorsque le mandataire l’a donné à la femme, il était aussi connu que c’était en or. Ce fait n’a pas été découvert plus tard.
אֶלָּא אָמַר רָבָא: אֲנִי וַאֲרִי שֶׁבַּחֲבוּרָה (תַּרְגֵּימְנָא) [תַּרְגֵּימְנוּהָ] וּמַנּוּ – רַבִּי חִיָּיא בַּר אָבִין, הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁאָמְרָה הִיא לִשְׁלוּחָהּ ״צֵא וְקַבֵּל לִי קִדּוּשַׁי מִפְּלוֹנִי שֶׁאָמַר לִי הִתְקַדְּשִׁי לִי בְּדִינָר שֶׁל כֶּסֶף״ וְהָלַךְ וְנָתַן לוֹ דִּינָר שֶׁל זָהָב, מָר סָבַר: קְפֵידָא, וּמָר סָבַר: מַרְאֶה מָקוֹם הִיא לוֹ, וּמַאי ״נִמְצָא״ – דְּקָא צַיִיר בִּבְלִיתָא.
Au contraire, Rava dit : Moi et le lion du groupe l’avons expliqué, et la Guemara intervient : Et qui est le lion du groupe ? C’est Rabbi Ḥiyya bar Avin : De quel cas parlons-nous ici ? D’un cas où elle a dit à son agent : Va et accepte pour moi mes fiançailles de la part d’un tel, qui m’a dit : Sois fiancée à moi avec un dinar en argent, et le prétendant est allé donner à l’agent un dinar en or. Un Sage, le premier tanna, soutient qu’elle est particulière quant au fait d’être fiancée avec un dinar d’argent plutôt qu’avec un dinar d’or. Et un Sage, Rabbi Shimon, soutient qu’elle ne fait que lui indiquer sa position à lui, mais ne se soucie pas de ce que l’agent reçoit de l’homme. Et que signifie : Il a été trouvé, alors qu’il était évident dès le départ que c’était de l’or ? La michna parle d’un cas où la pièce était enveloppée dans un tissu, et l’agent ne savait pas qu’il recevait un dinar différent de celui qu’elle avait demandé.
אָמַר אַבָּיֵי: רַבִּי שִׁמְעוֹן וְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל וְרַבִּי אֶלְעָזָר כּוּלְּהוּ סְבִירָא לְהוּ מַרְאֶה מָקוֹם הוּא לוֹ. רַבִּי שִׁמְעוֹן – הָא דַּאֲמַרַן, רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל – דִּתְנַן:
Abaye a dit : En ce qui concerne Rabbi Shimon, Rabban Shimon ben Gamliel et Rabbi Elazar, tous soutiennent que, lorsqu’une personne donne des instructions à un agent de cette manière, elle ne fait que lui indiquer sa position , au lieu d’exprimer une insistance sur certains détails. Si l’agent apporte des changements insignifiants aux instructions, le mandat reste néanmoins exécuté. Rabbi Shimon soutient cela, comme on le voit dans cette michna que nous venons de mentionner. Rabban Shimon ben Gamliel soutient cela, comme nous l’avons appris dans une michna (Bava Batra 160a):