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נוֹשְׂאֵי קֵיסָר שְׁמָרוּנִי כׇּל הַלַּיְלָה. אֲמַרוּ לֵיהּ: שֶׁמָּא דְּבַר עֶרְוָה בָּא לְיָדְךָ וְנִיצַּלְתָּ הֵימֶנּוּ, דִּתְנֵינָא: כׇּל הַבָּא דְּבַר עֶרְוָה לְיָדוֹ וְנִיצַּל הֵימֶנּוּ – עוֹשִׂין לוֹ נֵס. ״גִּבֹּרֵי כֹחַ עֹשֵׂי דְבָרוֹ לִשְׁמֹעַ בְּקוֹל דְּבָרוֹ״ – כְּגוֹן רַבִּי צָדוֹק וַחֲבֵירָיו.
soldats [nosei keisar] qui m'ont gardé toute la nuit. Ils lui dirent : Peut-être qu'une affaire de relation interdite s'est présentée à toi et tu en as été sauvé, c'est pourquoi un miracle t'est arrivé. Comme nous l'avons appris : En ce qui concerne quiconque à qui une affaire de relation interdite s'est présentée et qui en a été sauvé, un miracle est accompli pour lui. Comme il est dit : « Puissants en force, qui accomplissez Sa parole, en écoutant la voix de Sa parole » (Psaumes 103:20). Cela fait référence à quelqu'un comme Rabbi Tzadok et ses collègues.
רַבִּי צָדוֹק תְּבַעְתֵּיהּ הָהִיא מַטְרוֹנִיתָא, אֲמַר לַהּ: חֲלַשׁ לִי לִיבַּאי וְלָא מָצֵינָא, אִיכָּא מִידֵּי לְמֵיכַל? אֲמַרָה לֵיהּ: אִיכָּא דָּבָר טָמֵא. אֲמַר לַהּ: מַאי נָפְקָא מִינַּהּ? דְּעָבֵיד הָא – אָכֵול הָא. שְׁגַרַת תַּנּוּרָא, קָא מַנְּחָא לֵיהּ. סָלֵיק וְיָתֵיב בְּגַוֵּיהּ. אֲמַרָה לֵיהּ: מַאי הַאי? אֲמַר לַהּ: דְּעָבֵיד הָא – נָפֵיל בְּהָא. אַמְרַהּ לֵיהּ: אִי יָדְעִי כּוּלֵּי הַאי – לָא צַעַרְתָּיךְ.
À quoi cela fait-il référence ? Rabbi Tzadok fut séduit par une certaine noble dame pour avoir des relations sexuelles avec elle. Il lui dit : Mon cœur est faible et j’en suis incapable pour le moment ; y a-t-il quelque chose à manger qui puisse me fortifier ? Elle lui dit : Il y a quelque chose de non casher. Il lui dit : Quelle différence cela fait-il ? Celui qui commet un tel acte mange une telle nourriture aussi. Elle alluma le four et y plaça la nourriture non casher à l’intérieur pour la faire rôtir. Il monta et s’assit dans le four. Elle lui dit : Que signifie cela ? Il lui dit : Celui qui fait cela tombe dans cela, c’est-à-dire dans les feux de la Géhenne. Elle lui dit : Si j’avais su que la chose était si grave pour toi, je ne t’aurais pas causé une telle angoisse.
רַב כָּהֲנָא הֲוָה קָמְזַבֵּין דִּיקּוּלֵי, תְּבַעְתֵּיהּ הָהִיא מַטְרוֹנִיתָא. אֲמַר לַהּ: אֵיזִיל אֱיקַשֵּׁיט נַפְשַׁאי, סָלֵיק וְקָנָפֵיל מֵאִיגָּרָא לְאַרְעָא. אֲתָא אֵלִיָּהוּ קַבְּלֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: אַטְרַחְתַּן אַרְבַּע מְאָה פַּרְסֵי! אֲמַר לֵיהּ: מִי גְּרַם לִי, לָאו עַנְיוּתָא? יְהַב לֵיהּ שִׁיפָא דְּדִינָרֵי.
La Guemara rapporte en outre : Rav Kahana vendait des paniers tressés en feuilles de palmier à des femmes. Une certaine femme noble le séduisit pour qu’il ait des relations avec elle. Il lui dit : Laisse-moi aller me parer d’abord. Il monta sur le toit et tomba du toit vers le sol. Élie le prophète vint et le rattrapa. Élie le prophète dit à Rav Kahana : Tu m’as donné du mal en me faisant parcourir quatre cents parasanges [parsei] pour te sauver. Rav Kahana lui dit : Qu’est-ce qui m’a conduit à me trouver dans cette situation de tentation ? N’est-ce pas la pauvreté, puisque je suis contraint d’exercer un métier qui m’amène à entrer en contact avec des femmes ? Élie lui donna un panier [shifa] plein de dinars, afin de lui éviter d’avoir à travailler comme vendeur.
רָמֵי לֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: תְּנַן: אֵלּוּ דְּבָרִים שֶׁאָדָם עוֹשֶׂה אוֹתָן וְאוֹכֵל פֵּירוֹתֵיהֶן בְּעוֹלָם הַזֶּה וְהַקֶּרֶן קַיֶּימֶת לוֹ לָעוֹלָם הַבָּא, אֵלּוּ הֵן: כִּיבּוּד אָב וְאֵם, וּגְמִילוּת חֲסָדִים, וַהֲבָאַת שָׁלוֹם שֶׁבֵּין אָדָם לַחֲבֵירוֹ, וְתַלְמוּד תּוֹרָה כְּנֶגֶד כּוּלָּם.
§ Rava soulève une contradiction à Rav Naḥman et demande : Nous avons appris dans une michna (Pe’a 1:1) : Voici les choses auxquelles une personne s’adonne et dont elle jouit des fruits dans ce monde, tandis que le principal de la récompense lui demeure pour le Monde à Venir, et les voici : Honorer son père et sa mère, les actes de bonté bienveillante, et instaurer la paix entre une personne et une autre ; et l’étude de la Torah équivaut à toutes.
בְּכִיבּוּד אָב וָאֵם כְּתִיב: ״לְמַעַן יַאֲרִיכֻן יָמֶיךָ וּלְמַעַן יִיטַב לָךְ״, בִּגְמִילוּת חֲסָדִים כְּתִיב: ״רֹדֵף צְדָקָה וָחָסֶד יִמְצָא חַיִּים צְדָקָה וְכָבוֹד״,
Rava cite la source de chacune de ces affirmations. En ce qui concerne le fait d’honorer son père et sa mère, il est écrit : « Afin que tes jours se prolongent, et que cela aille bien pour toi » (Deutéronome 5:16), ce qui indique que l’on est récompensé dans ce monde. En ce qui concerne les actes de bonté bienveillante, il est écrit : « Celui qui poursuit la justice et la bonté trouvera la vie, la prospérité et l’honneur » (Proverbes 21:21), tout cela s’appliquant à ce monde.
וּבַהֲבָאַת שָׁלוֹם כְּתִיב: ״בַּקֵּשׁ שָׁלוֹם וְרׇדְפֵהוּ״, וְאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: אָתְיָא ״רְדִיפָה״ ״רְדִיפָה״. כְּתִיב הָכָא: ״בַּקֵּשׁ שָׁלוֹם וְרׇדְפֵהוּ״, וּכְתִיב הָתָם: ״רֹדֵף צְדָקָה וָחֶסֶד״. בְּתַלְמוּד תּוֹרָה כְּתִיב: ״כִּי הוּא חַיֶּיךָ וְאֹרֶךְ יָמֶיךָ״.
Et au sujet de l’établissement de la paix, il est écrit : « Recherche la paix et poursuis-la » (Psaumes 34:15). Et Rabbi Abbahu dit : Cela est dérivé au moyen d’une analogie verbale entre le terme poursuivre écrit au sujet de la poursuite de la paix et le terme poursuivre écrit dans un autre verset. Il est écrit ici : « Recherche la paix et poursuis-la », et il est écrit là-bas, au sujet des actes de bonté : « Poursuis la justice et la bonté. » Cela enseigne que celui qui poursuit la paix méritera aussi la vie, la prospérité et l’honneur. Au sujet de l’étude de la Torah, il est écrit : « Car c’est là ta vie et la longueur de tes jours » (Deutéronome 30:20).
בְּשִׁילּוּחַ הַקֵּן נָמֵי כְּתִיב: ״לְמַעַן יִיטַב לָךְ וְהַאֲרַכְתָּ יָמִים״, לִיתְנֵי נָמֵי הָא! תְּנָא וְשַׁיַּיר. תָּנֵי תַּנָּא: ״אֵלּוּ דְּבָרִים״, וְאַתְּ אָמְרַתְּ תְּנָא וְשַׁיַּיר?!
Rava demanda : En ce qui concerne le renvoi de l’oiseau mère hors du nid, il est également écrit : « Afin que tu sois heureux et que tes jours se prolongent » (Deutéronome 22:7), alors qu’il enseigne aussi cette mitsva. Rav Naḥman répondit : Il a enseigné certains cas et en a omis d’autres, c’est-à-dire que le tanna n’a pas tout énuméré. Rava lui dit : Le tanna a enseigné : Voici les choses, ce qui indique que seules ces mitsvot sont incluses, et pourtant tu dis qu’il a enseigné certains cas et en a omis d’autres ?
אָמַר רָבָא: רַב אִידִי אַסְבְּרַאּ לִי: ״אִמְרוּ צַדִּיק כִּי טוֹב כִּי פְרִי מַעַלְלֵיהֶם יֹאכֵלוּ״ – וְכִי יֵשׁ צַדִּיק טוֹב וְיֵשׁ צַדִּיק שֶׁאֵינוֹ טוֹב? אֶלָּא: טוֹב לַשָּׁמַיִם וְלַבְּרִיּוֹת – זֶהוּ צַדִּיק טוֹב, טוֹב לַשָּׁמַיִם וְרַע לַבְּרִיּוֹת – זֶהוּ צַדִּיק שֶׁאֵינוֹ טוֹב.
Au contraire, Rava a dit : Rav Idi m’a expliqué la chose à moi. Le verset déclare : « Dites du juste qu’il est bon, car ils mangeront le fruit de leurs actions » (Isaïe 3:10). Et ce verset est difficile, car existe-t-il un juste qui est bon et un juste qui n’est pas bon ? Au contraire, ce verset doit être compris ainsi : Celui qui est bon à la fois envers le Ciel et envers les gens est un bon juste ; celui qui est bon envers le Ciel mais mauvais envers les gens est un juste qui n’est pas bon.
כַּיּוֹצֵא בַּדָּבָר אַתָּה אוֹמֵר: ״אוֹי לְרָשָׁע רָע כִּי גְמוּל יָדָיו יֵעָשֶׂה לוֹ״. וְכִי יֵשׁ רָשָׁע רַע וְיֵשׁ שֶׁאֵינוֹ רַע? אֶלָּא: רַע לַשָּׁמַיִם וְרַע לַבְּרִיּוֹת – הוּא רָשָׁע רַע, רַע לַשָּׁמַיִם וְאֵינוֹ רַע לַבְּרִיּוֹת – זֶהוּ רָשָׁע שֶׁאֵינוֹ רַע.
Rava poursuit : Dans le même ordre d’idées, il est écrit : « Malheur au méchant impie, car l’œuvre de ses mains lui sera faite » (Isaïe 3:11). Et existe-t-il un homme impie qui soit mauvais, et y en a-t-il un qui ne soit pas mauvais ? Plutôt, celui qui est mauvais envers le Ciel et mauvais envers les gens est un méchant impie ; et celui qui est mauvais envers le Ciel et non mauvais envers les gens est un impie qui n’est pas mauvais. En ce qui concerne la question en jeu, seul celui qui accomplit des mitzvot qui profitent aux autres reçoit les fruits de ses mitzvot dans ce monde. Cela ne s’applique pas au renvoi de la mère oiseau, qui est un acte qui ne profite pas aux autres personnes.
הַזְּכוּת יֵשׁ לָהּ קֶרֶן וְיֵשׁ לָהּ פֵּירוֹת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אִמְרוּ צַדִּיק כִּי טוֹב וְגוֹ׳״ – עֲבֵירָה יֵשׁ לָהּ קֶרֶן וְאֵין לָהּ פֵּירוֹת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אוֹי לָרָשָׁע רָע וְגוֹ׳״
§ En ce qui concerne la michna dans Pe’a, la Guemara déclare : Un acte de mérite a un principal de récompense et il a des profits, c’est-à-dire qu’on reçoit une récompense supplémentaire au-delà de celle accordée pour la mitsva elle-même, parallèlement à un principal et à des profits, comme il est dit : « Dites du juste qu’il est bon, car ils mangeront le fruit de leurs actions » (Isaïe 3:10). Un péché a un principal de punition mais il n’a pas de profits, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de punition au-delà de cela, comme il est dit : « Malheur au méchant impie, car l’œuvre de ses mains lui sera faite » (Isaïe 3:11), mais pas plus que l’œuvre de ses mains.
וְאֶלָּא מָה אֲנִי מְקַיֵּים: ״וְיֹאכְלוּ מִפְּרִי דַרְכָּם וּמִמֹּעֲצֹתֵיהֶם יִשְׂבָּעוּ״? עֲבֵירָה שֶׁעוֹשָׂה פֵּירוֹת – יֵשׁ לָהּ פֵּירוֹת. וְשֶׁאֵין עוֹשָׂה פֵּירוֹת – אֵין לָהּ פֵּירוֹת.
Mais comment puis-je comprendre le sens du verset suivant qui traite des pécheurs : « C’est pourquoi ils mangeront du fruit de leur propre voie et seront rassasiés de leurs propres desseins » (Proverbes 1:31) ? Ce verset indique que la peine du péché va au-delà de son principal, et les méchants reçoivent des châtiments supplémentaires. La Guemara répond que cela s’applique à un péché qui produit des profits, c’est-à-dire à un cas où il existe des conséquences pratiques au péché de quelqu’un. Par exemple, si d’autres apprennent à agir de manière similaire, les actions d’une personne ont des profits également en ce qui concerne la punition. À l’inverse, un péché qui ne produit pas de profits n’a pas de profits non plus comme punition.
מַחְשָׁבָה טוֹבָה מְצָרְפָהּ לְמַעֲשֶׂה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אָז נִדְבְּרוּ יִרְאֵי ה׳ אִישׁ אֶל רֵעֵהוּ וַיַּקְשֵׁב ה׳ וַיִּשְׁמָע וַיִּכָּתֵב סֵפֶר זִכָּרוֹן לְפָנָיו לְיִרְאֵי ה׳ וּלְחֹשְׁבֵי שְׁמוֹ״. מַאי: ״ולְחֹשְׁבֵי שְׁמוֹ״? אָמַר רַב אַסִּי: אֲפִילּוּ חָשַׁב אָדָם לַעֲשׂוֹת מִצְוָה וְנֶאֱנַס וְלֹא עֲשָׂאָהּ – מַעֲלֶה עָלָיו הַכָּתוּב כְּאִילּוּ עֲשָׂאָהּ.
La Guemara enseigne en outre : Le Saint, béni soit-Il, associe une bonne pensée à une action, comme il est dit : « Alors ceux qui craignaient le Seigneur se parlèrent l’un à l’autre, et le Seigneur fut attentif et entendit, et un livre de souvenir fut écrit devant Lui, pour ceux qui craignent le Seigneur et qui pensent à Son nom » (Malachie 3:16). La Guemara explique : Quel est le sens de l’expression « et qui pensent à Son nom » ? Rav Assi a dit : Même si une personne avait l’intention d’accomplir une mitsva mais qu’en raison de circonstances indépendantes de sa volonté elle ne l’a pas accomplie, le verset lui attribue un mérite comme si elle l’avait accomplie, car elle fait partie de ceux qui pensent à Son nom.
מַחְשָׁבָה רָעָה אֵין הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מְצָרְפָהּ לְמַעֲשֶׂה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אָוֶן אִם רָאִיתִי בְלִבִּי לֹא יִשְׁמַע ה׳״. וְאֶלָּא מָה אֲנִי מְקַיֵּם: ״הִנְנִי מֵבִיא אֶל הָעָם הַזֶּה רָעָה פְּרִי מַחְשְׁבוֹתָם״? מַחְשָׁבָה שֶׁעוֹשָׂה פְּרִי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מְצָרְפָהּ לְמַעֲשֶׂה, מַחְשָׁבָה שֶׁאֵין בָּהּ פְּרִי – אֵין הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מְצָרְפָהּ לְמַעֲשֶׂה.
Mais le Saint, béni soit-Il, n’associe pas une mauvaise pensée à une action, comme il est dit : « Si j’avais envisagé l’iniquité dans mon cœur, le Seigneur n’aurait pas écouté » (Psaumes 66:18). Mais comment dois-je comprendre le sens du verset : « Voici, Je ferai venir sur ce peuple le mal, le fruit de leurs pensées » (Jérémie 6:19) ? Dans le cas d’une mauvaise pensée qui produit du fruit, c’est-à-dire qui mène à une action, le Saint, béni soit-Il, l’associe à l’action, et l’on est puni aussi pour la pensée. Si c’est une pensée qui ne produit pas de fruit, le Saint, béni soit-Il ne l’associe pas à l’action.
וְאֶלָּא הָא דִּכְתִיב: ״לְמַעַן תְּפֹשׂ אֶת [בֵּית] יִשְׂרָאֵל בְּלִבָּם״? אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: הָהוּא בַּעֲבוֹדָה זָרָה הוּא דִּכְתִיב, דְּאָמַר מָר: חֲמוּרָה עֲבוֹדָה זָרָה, שֶׁכׇּל הַכּוֹפֵר בָּהּ כְּמוֹדֶה בְּכׇל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ.
La Guemara demande : Mais en ce qui concerne ce qui est écrit : « Afin que Je puisse saisir la maison d’Israël dans leur propre cœur » (Ézéchiel 14:5), ce qui indique que l’on peut être puni pour de seules pensées, à quoi ce verset fait-il référence ? Rav Aḥa bar Ya’akov a dit : Cela est écrit au sujet de l’idolâtrie, comme le Maître l’enseigne : L’idolâtrie est très grave, car quiconque la nie est comme quelqu’un qui reconnaît la vérité de toute la Torah. À l’inverse, celui qui adopte l’idolâtrie est considéré comme ayant rejeté toute la Torah. En raison de la gravité de l’idolâtrie, on est puni même pour avoir envisagé cette transgression.
עוּלָּא אָמַר: כִּדְרַב הוּנָא, דְּאָמַר רַב הוּנָא: כֵּיוָן שֶׁעָבַר אָדָם עֲבֵירָה וְשָׁנָה בָּהּ – הוּתְּרָה לוֹ. הוּתְּרָה לוֹ סָלְקָא דַּעְתָּךְ?! אֶלָּא: נַעֲשֵׂית לוֹ כְּהֶיתֵּר.
Oulla a dit : Cela doit être expliqué conformément à une déclaration de Rav Houna, car Rav Houna dit : Lorsqu’une personne transgresse et répète sa transgression, cela lui est permis. La Guemara remet en question cette déclaration : Peut-il te venir à l’esprit que la transgression lui soit permise parce qu’il a péché deux fois ? Au contraire, cela devient comme si cela lui était permis, car il s’habitue à ce comportement et ne sent plus que c’est un péché.
אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ מִשּׁוּם רַבִּי חֲנִינָא: נוֹחַ לוֹ לָאָדָם שֶׁיַּעֲבוֹר עֲבֵירָה בַּסֵּתֶר וְאַל יְחַלֵּל שֵׁם שָׁמַיִם בְּפַרְהֶסְיָא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאַתֶּם בֵּית יִשְׂרָאֵל כֹּה אָמַר ה׳ אִישׁ גִּלּוּלָיו לְכוּ עֲבֹדוּ [וְאַחַר] אִם אֵינְכֶם שֹׁמְעִים אֵלָי, וְאֶת שֵׁם קׇדְשִׁי לֹא תְחַלְּלוּ״.
Rabbi Abbahou dit au nom de Rabbi Ḥanina : Il est préférable qu’une personne transgresse en secret et ne profane pas le nom du Ciel en public [befarhesya], comme il est dit : « Quant à vous, maison d’Israël, ainsi parle le Seigneur Dieu : Allez, que chacun serve ses idoles, même si vous ne M’écoutez pas, mais Mon saint nom, vous ne le profanerez pas » (Ézéchiel 20:39).
אָמַר רַבִּי אִלְעַאי הַזָּקֵן: אִם רוֹאֶה אָדָם שֶׁיִּצְרוֹ מִתְגַּבֵּר עָלָיו – יֵלֵךְ לְמָקוֹם שֶׁאֵין מַכִּירִין אוֹתוֹ, וְיִלְבַּשׁ שְׁחוֹרִים, וְיִתְכַּסֶּה שְׁחוֹרִים, וְיַעֲשֶׂה כְּמוֹ שֶׁלִּבּוֹ חָפֵץ, וְאַל יְחַלֵּל שֵׁם שָׁמַיִם בְּפַרְהֶסְיָא.
Rabbi Ilai l’Ancien dit : Si une personne voit que son mauvais penchant la domine, elle doit aller dans un endroit où elle n’est pas connue, et porter des vêtements noirs, et elle doit se couvrir de vêtements noirs simples, et elle doit faire ce que son cœur désire, mais elle ne doit pas profaner le nom du Ciel en public.
אִינִי? וְהָתַנְיָא: כׇּל שֶׁלֹּא חָס עַל כְּבוֹד קוֹנוֹ – רָאוּי לוֹ שֶׁלֹּא בָּא לָעוֹלָם. מָה הִיא? רַבָּה אוֹמֵר: זֶה הַמִּסְתַּכֵּל בַּקֶּשֶׁת. רַב יוֹסֵף אוֹמֵר: זֶה הָעוֹבֵר עֲבֵירָה בַּסֵּתֶר!
La Guemara demande : Est-ce bien ainsi ? Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : En ce qui concerne quiconque ne se soucie pas de l’honneur de son Créateur, il conviendrait qu’il ne soit pas venu au monde. Qu’est-ce que cela ? Qui est considéré comme quelqu’un qui ne se soucie pas de l’honneur de son Créateur ? Rabba dit : C’est celui qui regarde un arc-en-ciel, qui est décrit comme : « La ressemblance de la gloire du Seigneur » (Ézéchiel 1:28). Rav Yosef dit : C’est celui qui transgresse en secret, ce qui montre qu’il craint les autres, mais ne se soucie pas de l’honneur de son Créateur.
לָא קַשְׁיָא, הָא – דְּמָצֵי כָּיֵיף לְיִצְרֵיהּ, וְהָא – דְּלָא מָצֵי כָּיֵיף לְיִצְרֵיהּ.
La Guemara répond : Cela n’est pas difficile, car cette source, qui dit que celui qui transgresse en secret ne se soucie pas de l’honneur de son Créateur, fait référence à celui qui peut surmonter son mauvais penchant mais qui, néanmoins, choisit de transgresser en secret. Et cette autre source, qui affirme qu’il est préférable pour lui de transgresser en secret, fait référence à celui qui ne peut pas surmonter son mauvais penchant.
תְּנַן הָתָם: אֵין מַקִּיפִין בְּחִילּוּל הַשֵּׁם, אֶחָד שׁוֹגֵג וְאֶחָד מֵזִיד. מַאי ״אֵין מַקִּיפִין״? אָמַר מָר זוּטְרָא: שֶׁאֵין עוֹשִׂים כְּחֶנְווֹנִי. מָר בְּרֵיהּ דְּרַבְנָא אָמַר: לוֹמַר שֶׁאִם הָיְתָה שְׁקוּלָה – מַכְרַעַת.
Nous avons appris dans une michna là-bas (voir Avot 4:5) : Aucun crédit n’est accordé en ce qui concerne la profanation du nom de Dieu, que l’on ait péché involontairement ou intentionnellement. La Guemara demande : Quel est le sens de l’expression : Aucun crédit n’est accordé [makkifin] ? Mar Zutra dit : Cela signifie que Dieu n’agit pas comme un boutiquier et n’accorde pas de crédit. Au contraire, on est puni sans délai. Mar, fils de Rabbana, dit : Cela signifie que si les mérites et les péchés d’une personne étaient égaux, le péché de la profanation du nom de Dieu fait pencher la balance du côté de ses péchés. En d’autres termes, si ses péchés comprennent aussi la transgression consistant à profaner le nom de Dieu, Dieu n’attend pas que cette personne accomplisse une mitsva pour contrebalancer le péché.
תָּנוּ רַבָּנַן: לְעוֹלָם
Les Sages ont enseigné : Toujours

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