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הָתָם הָא קָמַשְׁמַע לַן, דְּדַרְכֵּיהּ דְּאֶתְרוֹג כְּיָרָק – מָה יָרָק דַּרְכּוֹ לִיגְדַּל עַל כׇּל מַיִם וּבִשְׁעַת לְקִיטָתוֹ עִישּׂוּרוֹ, אַף אֶתְרוֹג דַּרְכּוֹ לִיגְדַּל עַל כׇּל מַיִם וּבִשְׁעַת לְקִיטָתוֹ עִישּׂוּרוֹ.
La Guemara explique : Là-bas, la michna nous enseigne ceci, à savoir que la manière dont un etrog pousse est comme un légume : De même qu’il est dans la nature d’un légume de pousser grâce à l’irrigation par toute eau, c’est-à-dire qu’en plus de l’eau de pluie il a besoin d’irrigation, et sa dîme est déterminée selon le moment où il est récolté, c’est-à-dire que sa dîme dépend du moment où il est cueilli du champ, de même, il est dans la nature d’un etrog de pousser grâce à l’irrigation par toute eau, car il a besoin de plus d’eau que n’en fournit la pluie, et sa dîme est déterminée selon le moment où il est récolté. Si, par exemple, un légume est récolté pendant une année où l’on donne la dîme du pauvre, cette dîme en est prélevée, même s’il a bourgeonné l’année précédente, lorsque l’on prélevait la seconde dîme. Il en va de même pour un etrog. Par conséquent, la michna emploie spécifiquement le terme : manière, pour faire allusion à cette raison.
וְהָא דִּתְנַן: ״כּוֹי – יֵשׁ בּוֹ דְּרָכִים שָׁוֶה לַחַיָּה, וְיֵשׁ בּוֹ דְּרָכִים שָׁוֶה לַבְּהֵמָה, וְיֵשׁ בּוֹ דְּרָכִים שָׁוֶה לַחַיָּה וְלַבְּהֵמָה, וְיֵשׁ בּוֹ דְּרָכִים שֶׁאֵינוֹ שָׁוֶה לֹא לַחַיָּה וְלֹא לַבְּהֵמָה״. נִיתְנֵי ״דְּבָרִים״! וְתוּ, הָא דִּתְנַן: ״זוֹ אַחַת מִן הַדְּרָכִים שֶׁשָּׁווּ גִּיטֵּי נָשִׁים לְשִׁחְרוּרֵי עֲבָדִים״, נִיתְנֵי ״דְּבָרִים״!
La Guemara demande en outre : Mais concernant ce que nous avons appris dans une michna (Bikkurim 2:8) : En ce qui concerne un koy, un animal dont la classification était incertaine, car les Sages ne savaient pas s’il s’agit d’un animal domestiqué ou non domestiqué, il y a des manières, c’est-à-dire des halakhot, dans lesquelles ses halakhot correspondent à celles d’un animal non domestiqué, et il y a des manières dans lesquelles ses halakhot correspondent à celles d’un animal domestiqué. Et il y a des manières dans lesquelles ses halakhot correspondent à celles des deux, un animal non domestiqué et un animal domestiqué, et il y a des manières dans lesquelles ses halakhot correspondent à celles de ni un animal non domestiqué ni un animal domestiqué. Que cette michna emploie le terme : Questions. Et de plus, concernant ce que nous avons appris dans une michna (Gittin 9a) : Ceci est l’une des manières dont les halakhot des actes de divorce correspondent à celles des actes d’affranchissement, que cette michna emploie le mot : Questions.
אֶלָּא, כֹּל הֵיכָא דְּאִיכָּא פְּלוּגְתָּא תָּנֵי ״דְּרָכִים״, וְכֹל הֵיכָא דְּלֵיכָּא פְּלוּגְתָּא תָּנֵי ״דְּבָרִים״. דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי סֵיפָא: ״רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: אֶתְרוֹג שָׁוֶה לָאִילָן לְכׇל דָּבָר״. שְׁמַע מִינַּהּ.
Au contraire, la Guemara rejette les explications précédentes, car la formulation ne dépend pas de la nature du sujet en question. Au contraire, partout où il y a une distinction concernant une question, la michna enseigne le terme : Manières, car il existe différentes manières ou possibilités. Et partout où il n’y a pas de distinction, elle enseigne le mot : Questions. La Guemara commente : Le langage de la michna est également précis à cet égard, car elle enseigne dans la clause finale de cette michna que Rabbi Eliezer dit : Les halakhot d’un arbre à etrog correspondent à celles d’un arbre en toute question. Cela indique que lorsqu’aucune distinction ne s’applique, la michna utilisera le terme question. La Guemara conclut : Apprends de cette clause de la michna que cette explication est correcte.
מִנְיָינָא דְרֵישָׁא לְמַעוֹטֵי מַאי, מִנְיָינָא דְסֵיפָא לְמַעוֹטֵי מַאי?
§ La Guemara continue d’analyser le langage de la michna : En ce qui concerne le nombre dans la première clause de la michna, c’est-à-dire qu’une femme est acquise de trois manières, cela sert à exclure quoi ? Le fait que la michna mentionne un nombre indique que d’autres modes d’acquisition ne s’appliquent pas aux fiançailles. Quel mode est exclu ? De même, le nombre dans la dernière clause de la michna, selon laquelle une femme s’acquiert elle-même de deux manières, sert à exclure quoi ?
מִנְיָינָא דְרֵישָׁא – לְמַעוֹטֵי חוּפָּה. וּלְרַב הוּנָא, דְּאָמַר חוּפָּה קוֹנָה מִקַּל וָחוֹמֶר, לְמַעוֹטֵי מַאי?
La Guemara explique : Le nombre dans la première clause sert à exclure un dais nuptial, qui n’effectue pas les fiançailles. La Guemara demande : Et selon l’opinion de Rav Houna, qui a dit : Un dais nuptial acquiert une femme, et à lui seul pourrait constituer un mode de fiançailles, comme cela est déduit par une inférence a fortiori (voir 5a), ce nombre sert à exclure quoi ?
לְמַעוֹטֵי חֲלִיפִין. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא, הוֹאִיל וְגָמַר ״קִיחָה״ ״קִיחָה״ מִשְּׂדֵה עֶפְרוֹן – מָה שָׂדֶה מִקַּנְיָא בַּחֲלִיפִין, אַף אִשָּׁה נָמֵי מִקַּנְיָא בַּחֲלִיפִין, קָמַשְׁמַע לַן.
La Guemara répond : Le nombre sert à exclure l’acquisition par échange symbolique, c’est-à-dire un acte d’acquisition pro forma effectuant le transfert de propriété d’un objet. Bien qu’une femme puisse être fiancée au moyen d’argent ou d’un objet ayant une valeur monétaire, elle n’est pas fiancée si on lui donne un objet par échange symbolique. La Guemara explique pourquoi cela doit être exclu : Il pourrait vous venir à l’esprit de dire que, puisque les Sages dérivent l’acquisition d’une femme par analogie verbale entre le terme exprimant le fait de prendre, énoncé au sujet des fiançailles, à partir du terme exprimant le fait de prendre au sujet du champ d’Efron, on pourrait suggérer que, de même qu’un champ peut être acquis par échange symbolique, de même une femme peut être acquise par échange symbolique. Par conséquent, le tanna nous enseigne qu’il n’en est pas ainsi.
וְאֵימָא הָכִי נָמֵי! חֲלִיפִין אִיתַנְהוּ בְּפָחוֹת מִשָּׁוֶה פְּרוּטָה, וְאִשָּׁה בְּפָחוֹת מִשָּׁוֶה פְּרוּטָה
La Guemara demande : Et peut-être faut-il dire que de même, il est possible de fiancer une femme au moyen d’un échange symbolique. La Guemara répond : Cela ne peut pas être le cas, car l’échange symbolique est effectif au moyen d’un objet valant moins que la valeur d’une perouta, et avec un objet valant moins que la valeur d’une perouta, une femme

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