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אַקְרוּב עוֹמֶר וַהֲדַר אֲכוּל.
ils ont sacrifié l’omer et ce n’est qu’ensuite qu’ils ont mangé.
אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר לְאַחַר יְרוּשָּׁה וִישִׁיבָה, נֵיכוֹל לְאַלְתַּר! לָא הֲווֹ צְרִיכִי,
Mais selon celui qui dit que le terme demeure indique que l’interdiction de la nouvelle récolte ne s’applique qu’après l’héritage et l’établissement en Eretz Yisrael, que les Juifs mangent le produit de la terre immédiatement. La Guemara répond : Ils n’avaient pas besoin de manger de la nouvelle récolte, car ils avaient encore de la manne. Bien qu’ils n’aient pas mangé de la nouvelle récolte d’Eretz Yisrael, la raison n’était pas qu’elle était interdite.
דִּכְתִיב ״וּבְנֵי יִשְׂרָאֵל אָכְלוּ אֶת הַמָּן אַרְבָּעִים שָׁנָה עַד בֹּאָם אֶל אֶרֶץ נוֹשָׁבֶת, אֶת הַמָּן אָכְלוּ עַד בֹּאָם אֶל קְצֵה אֶרֶץ כְּנָעַן״. אִי אֶפְשָׁר לוֹמַר ״עַד בֹּאָם אֶל אֶרֶץ נוֹשָׁבֶת״, שֶׁכְּבָר נֶאֱמַר ״אֶל קְצֵה אֶרֶץ כְּנָעַן״. וְאִי אֶפְשָׁר לוֹמַר ״אֶל קְצֵה אֶרֶץ כְּנָעַן״, שֶׁהֲרֵי כְּבָר נֶאֱמַר: ״עַד בֹּאָם אֶל אֶרֶץ נוֹשָׁבֶת״. הָא כֵּיצַד? בְּשִׁבְעָה בַּאֲדָר מֵת מֹשֶׁה וּפָסַק מָן מִלֵּירֵד, וְהָיוּ מִסְתַּפְּקִין מִמָּן שֶׁבִּכְלֵיהֶם עַד שִׁשָּׁה עָשָׂר בְּנִיסָן.
C’est comme il est écrit : « Les enfants d’Israël mangèrent la manne pendant quarante ans, jusqu’à ce qu’ils arrivent dans une terre habitée ; ils mangèrent la manne jusqu’à ce qu’ils arrivent aux frontières du pays de Canaan » (Exode 16:35). La Guemara analyse ce verset : On ne peut pas dire qu’ils mangèrent « jusqu’à ce qu’ils arrivent dans une terre habitée », c’est-à-dire qu’ils mangeaient encore la manne lorsqu’ils entrèrent en Eretz Yisrael, puisqu’il est déjà dit : « aux frontières du pays de Canaan », ce qui indique qu’ils cessèrent de manger la manne avant d’entrer en Eretz Yisrael, dans les plaines de Moab. Et on ne peut pas dire qu’ils mangèrent la manne seulement jusqu’à parvenir « aux frontières du pays de Canaan », puisqu’il est déjà dit : « jusqu’à ce qu’ils arrivent dans une terre habitée ». Comment peut-on concilier ces propositions ? Moïse mourut le sept Adar et la manne cessa de tomber, et ils mangèrent la manne qui était restée dans leurs récipients jusqu’au seize Nissan, même après être entrés en Eretz Yisrael.
תַּנְיָא אִידַּךְ: ״וּבְנֵי יִשְׂרָאֵל אָכְלוּ אֶת הַמָּן אַרְבָּעִים שָׁנָה״. וְכִי אַרְבָּעִים שָׁנָה אָכְלוּ? וַהֲלֹא אַרְבָּעִים שָׁנָה חָסֵר שְׁלֹשִׁים יוֹם אָכְלוּ! אֶלָּא לוֹמַר לְךָ: עוּגוֹת שֶׁהוֹצִיאוּ מִמִּצְרַיִם, טָעֲמוּ בָּהֶם טַעַם מָן.
Il est enseigné dans une autre baraita au sujet du verset : « Les enfants d’Israël mangèrent la manne pendant quarante ans » (Exode 16:35). Mais l’ont-ils vraiment mangée pendant quarante ans ? Ne l’ont-ils pas mangée pendant quarante ans moins trente jours ? La manne commença à tomber le seizième jour d’Iyar, la première année dans le désert, et ils cessèrent d’en manger le seizième jour de Nisan, la quarantième année. Au contraire, ce verset vient t’enseigner qu’ils goûtèrent le goût de la manne dans les galettes sans levain, les galettes qu’ils avaient emportées d’Égypte le quinzième jour de Nisan de leur première année, et cela les soutint jusqu’à ce que la manne tombe.
תַּנְיָא אִידַּךְ: בְּשִׁבְעָה בַּאֲדָר מֵת מֹשֶׁה, וּבְשִׁבְעָה בַּאֲדָר נוֹלַד. מִנַּיִן שֶׁבְּשִׁבְעָה בַּאֲדָר מֵת – שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיָּמׇת שָׁם מֹשֶׁה עֶבֶד ה׳״, וּכְתִיב: ״וַיִּבְכּוּ בְנֵי יִשְׂרָאֵל אֶת מֹשֶׁה בְּעַרְבֹת מוֹאָב שְׁלֹשִׁים יוֹם״, וּכְתִיב: ״וַיְהִי אַחֲרֵי מוֹת מֹשֶׁה עֶבֶד ה׳״, וּכְתִיב: ״מֹשֶׁה עַבְדִּי מֵת וְעַתָּה קוּם עֲבֹר״
Il est enseigné dans une autre baraita : Moïse mourut le sept Adar, et il naquit également le sept Adar. D’où est-il déduit que Moïse mourut le sept Adar ? Comme il est dit : « Moïse, serviteur du Seigneur, mourut là » (Deutéronome 34:5), et il est écrit : « Et les enfants d’Israël pleurèrent Moïse dans les plaines de Moab pendant trente jours » (Deutéronome 34:8). Et il est écrit : « Or, il arriva après la mort de Moïse, serviteur du Seigneur » (Josué 1:1), et il est écrit : « Moïse, Mon serviteur, est mort ; maintenant lève-toi, traverse ce Jourdain » (Josué 1:2).
וּכְתִיב: ״עִבְרוּ בְּקֶרֶב הַמַּחֲנֶה וְצַוּוּ אֶת הָעָם לֵאמֹר הָכִינוּ לָכֶם צֵדָה כִּי בְּעוֹד שְׁלֹשֶׁת יָמִים תַּעַבְרוּ אֶת הַיַּרְדֵּן״ וּכְתִיב: ״וְהָעָם עָלוּ מִן הַיַּרְדֵּן בֶּעָשׂוֹר לַחֹדֶשׁ הָרִאשׁוֹן״, צֵא מֵהֶן שְׁלֹשִׁים וּשְׁלֹשָׁה יָמִים לְמַפְרֵעַ, הָא לָמַדְתָּ שֶׁבְּשִׁבְעָה בַּאֲדָר מֵת מֹשֶׁה.
La baraita continue : Et il est écrit : « Passez au milieu du camp et donnez cet ordre au peuple : Préparez vos provisions, car dans trois jours vous passerez le Jourdain » (Josué 1:11). Et il est écrit : « Et le peuple remonta du Jourdain le dixième jour du premier mois » (Josué 4:19). Retranche rétroactivement de cette date, le dix nissan, les trente-trois derniers jours, c’est-à-dire les trente jours de deuil pour Moïse et les trois jours de préparation avant la traversée du Jourdain, et tu apprends de là que Moïse mourut le sept adar.
וּמִנַּיִן שֶׁבְּשִׁבְעָה בַּאֲדָר נוֹלַד מֹשֶׁה – שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיֹּאמֶר אֲלֵהֶם בֶּן מֵאָה וְעֶשְׂרִים שָׁנָה אָנֹכִי הַיּוֹם לֹא אוּכַל עוֹד לָצֵאת וְלָבוֹא״, שֶׁאֵין תַּלְמוּד לוֹמַר ״הַיּוֹם״, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״הַיּוֹם״? מְלַמֵּד שֶׁהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא יוֹשֵׁב וּמְמַלֵּא שְׁנוֹתֵיהֶם שֶׁל צַדִּיקִים מִיּוֹם לְיוֹם וּמֵחֹדֶשׁ לְחֹדֶשׁ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֶת מִסְפַּר יָמֶיךָ אֲמַלֵּא״.
La baraita continue : Et d’où est-il déduit que Moïse est né le sept Adar ? C’est comme il est dit : « Et il leur dit : J’ai aujourd’hui cent vingt ans ; je ne peux plus sortir et entrer » (Deutéronome 31:2). Puisqu’il n’est pas nécessaire que le verset dise « aujourd’hui », car Moïse aurait pu simplement dire : J’ai cent vingt ans. Quel est le sens lorsque le verset dit « aujourd’hui » ? On peut en apprendre que Moïse est né à cette date, c’est-à-dire qu’il avait exactement cent vingt ans. Cela enseigne que le Saint, béni soit-Il, siège et complète les années des justes de jour en jour et de mois en mois, comme il est dit : « Le nombre de tes jours, Je l’accomplirai » (Exode 23:26).
תַּנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי אוֹמֵר: שָׁלֹשׁ מִצְוֹת נִצְטַוּוּ יִשְׂרָאֵל בִּכְנִיסָתָן לָאָרֶץ, וְנוֹהֲגוֹת בֵּין בָּאָרֶץ בֵּין בְּחוּצָה לָאָרֶץ.
Il est enseigné dans une baraita que Rabbi Shimon ben Yoḥai dit : Le peuple juif a reçu l’ordre d’accomplir trois mitsvot immédiatement en entrant en Eretz Yisrael : la nouvelle récolte, les espèces diverses et l’orla, et celles-ci s’appliquent à la fois en Eretz Yisrael et en dehors d’Eretz Yisrael.
וְהוּא הַדִּין שֶׁיִּנְהֲגוּ, וּמָה חָדָשׁ, שֶׁאֵין אִיסּוּרוֹ אִיסּוּר עוֹלָם, וְאֵין אִיסּוּרוֹ אִיסּוּר הֲנָאָה, וְיֵשׁ הֶיתֵּר לְאִיסּוּרוֹ, נוֹהֵג בֵּין בָּאָרֶץ בֵּין בְּחוּצָה לָאָרֶץ –
Et cela est logique, c’est-à-dire qu’on peut déduire au moyen d’un argument a fortiori que chacune de ces mitzvot devrait s’appliquer partout. Si l’interdiction de la nouvelle récolte, dont l’interdiction n’est pas permanente, puisqu’elle ne s’applique pas au grain qui pousse après que l’omer a été offert le seize nissan, et dont l’interdiction n’est pas une interdiction de tirer profit, puisque des usages autres que manger sont permis, et qu’il y a cessation de son interdiction, c’est-à-dire que le grain qui a poussé avant le seize nissan devient permis après que l’offrande de l’omer a été apportée, s’applique à la fois en Eretz Yisrael et en dehors d’Eretz Yisrael, la même halakha devrait certainement s’appliquer aux espèces diverses.
כִּלְאַיִם, שֶׁאִיסּוּרָן אִיסּוּר עוֹלָם, וְאִיסּוּרָן אִיסּוּר הֲנָאָה, וְאֵין הֶיתֵּר לְאִיסּוּרָן – אֵינוֹ דִּין שֶׁיִּנְהֲגוּ בֵּין בָּאָרֶץ בֵּין בְּחוּצָה לָאָרֶץ? וְהוּא הַדִּין לְעׇרְלָה בִּשְׁתַּיִם.
Rabbi Shimon ben Yoḥai explique : En ce qui concerne les espèces diverses, dont l’interdiction est une interdiction permanente, puisqu’elle n’expire jamais, et dont l’interdiction est une interdiction de tirer profit, puisqu’on ne peut tirer aucun profit des espèces diverses de la vigne, et qu’il n’existe aucune levée de cette interdiction, n’est-il pas logique qu’elle s’applique à la fois en Eretz Israël et en dehors d’Eretz Israël ? Et il en va de même pour la orla à l’égard de deux de ces points. La orla n’est pas une interdiction permanente, car elle ne s’applique qu’aux trois premières années pendant lesquelles un arbre produit des fruits, mais on ne peut en tirer aucun profit, et les produits des trois premières années ne deviennent jamais permis.
רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר:
Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, dit :

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