הָכָא תּוֹרָה דִּילֵיהּ הִיא?! הֲדַר אָמַר רָבָא: אִין, תּוֹרָה דִּילֵיהּ הִיא, דִּכְתִיב: ״וּבְתוֹרָתוֹ יֶהְגֶּה יוֹמָם וָלָיְלָה״.
En revanche, ici, est-ce sa Torah, à l’honneur de laquelle l’enseignant peut renoncer ? Rava dit alors : Oui, s’il étudie, c’est sa Torah, comme il est écrit : « Car son plaisir est dans la Torah du Seigneur, et il médite sa Torah jour et nuit » (Psaumes 1:2). Cela indique qu’au début, c’est « la Torah du Seigneur », mais après qu’il l’étudie, elle devient « sa Torah ».
אִינִי?! וְהָא רָבָא מַשְׁקֵי בֵּי הִלּוּלָא דִּבְרֵיהּ וְדַל לֵיהּ כָּסָא לְרַב פָּפָּא וּלְרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ, וְקָמוּ מִקַּמֵּיהּ. לְרַב מָרִי וּלְרַב פִּנְחָס בְּרֵיהּ דְּרַב חִסְדָּא, וְלָא קָמוּ מִקַּמֵּיהּ. אִיקְּפַד וַאֲמַר: הָנוּ רַבָּנַן רַבָּנַן, וְהָנוּ רַבָּנַן לָאו רַבָּנַן?
La Guemara demande : Est-ce bien ainsi ? Pourtant, Rava servit des boissons aux invités lors de la célébration du mariage de son fils, et il versa une coupe à Rav Pappa et à Rav Houna, fils de Rav Yehoshoua, et ils se levèrent devant lui lorsqu’il s’approcha d’eux. Lorsqu’il versa une coupe à Rav Mari et à Rav Pineḥas, fils de Rav Ḥisda, ils ne se levèrent pas devant lui. Rava se mit en colère et dit : Ces Sages, c’est-à-dire Rav Mari et Rav Pineḥas, sont-ils des Sages, et ceux-là Sages, qui se sont levés pour m’honorer, ne sont-ils pas des Sages ? Pensez-vous être si grands que vous n’êtes pas tenus d’honorer un Sage ?
וְתוּ, רַב פָּפָּא הֲוָה מַשְׁקֵי בֵּי הִלּוּלָא דְּאַבָּא מָר בְּרֵיהּ וְדַלִּי לֵיהּ כָּסָא לְרַבִּי יִצְחָק בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוּדָה וְלָא קָם מִקַּמֵּיהּ וְאִיקְּפַד! אֲפִילּוּ הָכִי – הִידּוּר מֶיעְבַּד לֵיהּ בָּעוּ.
Et de plus, il arriva que Rav Pappa servait des boissons aux invités lors de la célébration du mariage [hillula] d’Abba Mar, son fils, et il versa une coupe à Rav Yitzḥak, fils de Rav Yehuda, et celui-ci ne se leva pas devant lui, et Rav Pappa se mit en colère. Ces anecdotes indiquent que même lorsqu’un rabbin renonce à l’honneur qui lui est dû en servant des boissons à ses invités, son honneur n’est pas annulé. La Guemara répond : Un rabbin peut renoncer à la pleine mesure de l’honneur qui lui est dû, mais malgré cela, les autres sont tenus d’accomplir un certain acte de révérence, comme se préparer à se lever devant lui.
אָמַר רַב אָשֵׁי: אֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר: הָרַב שֶׁמָּחַל עַל כְּבוֹדוֹ – כְּבוֹדוֹ מָחוּל, נָשִׂיא שֶׁמָּחַל עַל כְּבוֹדוֹ – אֵין כְּבוֹדוֹ מָחוּל. מֵיתִיבִי: מַעֲשֶׂה בְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ וְרַבִּי צָדוֹק שֶׁהָיוּ מְסוּבִּין בְּבֵית הַמִּשְׁתֶּה בְּנוֹ שֶׁל רַבָּן גַּמְלִיאֵל, וְהָיָה רַבָּן גַּמְלִיאֵל עוֹמֵד וּמַשְׁקֶה עֲלֵיהֶם. נָתַן הַכּוֹס לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר וְלֹא נְטָלוֹ, נְתָנוֹ לְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ וְקִיבְּלוֹ. אָמַר לוֹ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: מָה זֶה יְהוֹשֻׁעַ? אָנוּ יוֹשְׁבִין וְרַבָּן גַּמְלִיאֵל בְּרִיבִּי עוֹמֵד וּמַשְׁקֶה עָלֵינוּ?!
Rav Ashi a dit : Même selon celui qui dit que, si un rabbin renonce à l’honneur qui lui est dû, son honneur est considéré comme renoncé, si un Nasi renonce à l’honneur qui lui est dû, son honneur n’est pas considéré comme renoncé. La Guemara soulève une objection : Il y eut un incident impliquant Rabbi Eliezer, Rabbi Yehoshua et Rabbi Tzadok, qui étaient accoudés au repas de noces du fils de Rabban Gamliel. Et Rabban Gamliel, qui était Nasi du Sanhédrin à ce moment-là, se tenait debout auprès d’eux et leur servait des boissons. Il tendit la coupe à Rabbi Eliezer et celui-ci ne l’accepta pas ; il la tendit à Rabbi Yehoshua et celui-ci l’accepta. Rabbi Eliezer lui dit : Qu’est-ce que cela, Yehoshua ? Nous sommes assis, et l’estimé Rabban Gamliel se tient debout au-dessus de nous et nous sert des boissons ?
אֲמַר לֵיהּ: מָצִינוּ גָּדוֹל מִמֶּנּוּ שֶׁשִּׁמֵּשׁ, אַבְרָהָם גָּדוֹל מִמֶּנּוּ – וְשִׁמֵּשׁ. אַבְרָהָם גְּדוֹל הַדּוֹר הָיָה, וְכָתוּב בּוֹ: ״וְהוּא עָמַד עֲלֵיהֶם״. וְשֶׁמָּא תֹּאמְרוּ: כְּמַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת נִדְמוּ לוֹ – לֹא נִדְמוּ לוֹ אֶלָּא לְעַרְבִיִּים. וְאָנוּ, לֹא יְהֵא רַבָּן גַּמְלִיאֵל בְּרִיבִּי עוֹמֵד וּמַשְׁקֶה עָלֵינוּ?!
Rabbi Yehoshua lui dit : Nous avons trouvé quelqu’un de plus grand que lui qui a servi ses invités, car notre patriarche Abraham était plus grand que lui et il a servi ses invités. Abraham était le plus grand homme de sa génération, et il est écrit à son sujet : « Et il se tenait debout auprès d’eux sous l’arbre, et ils mangèrent » (Genèse 18:8). Et de peur que tu ne dises : Ses invités lui apparurent comme des anges serviteurs, et c’est pourquoi il les honora, en réalité ils ne lui apparurent que comme des Arabes. Et si tel est le cas, le vénérable Rabban Gamliel ne devrait-il pas se tenir au-dessus de nous et nous servir à boire ?
אָמַר לָהֶם רַבִּי צָדוֹק: עַד מָתַי אַתֶּם מַנִּיחִים כְּבוֹדוֹ שֶׁל מָקוֹם וְאַתֶּם עוֹסְקִים בִּכְבוֹד הַבְּרִיּוֹת? הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מֵשִׁיב רוּחוֹת, וּמַעֲלֶה נְשִׂיאִים, וּמוֹרִיד מָטָר, וּמַצְמִיחַ אֲדָמָה, וְעוֹרֵךְ שׁוּלְחָן לִפְנֵי כׇּל אֶחָד וְאֶחָד, וְאָנוּ לֹא יְהֵא רַבָּן גַּמְלִיאֵל בְּרִיבִּי עוֹמֵד וּמַשְׁקֶה עָלֵינוּ?
Rabbi Tzadok leur dit : Jusqu’à quand négligerez-vous l’honneur dû à l’Omniprésent, et vous occuperez-vous de l’honneur des gens ? Vous pourriez citer une preuve de Dieu Lui-même. Après tout, le Saint, béni soit-Il, fait souffler les vents, et élève les nuages, et apporte la pluie, et fait germer la terre, et dresse une table devant chacune et chacune des créatures. Et le vénérable Rabban Gamliel ne devrait-il pas se tenir devant nous et nous servir à boire ? Cette discussion indique que même un Nasi peut renoncer à l’honneur qui lui est dû.
אֶלָּא אִי אִיתְּמַר הָכִי אִיתְּמַר, אָמַר רַב אָשֵׁי: אֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר: נָשִׂיא שֶׁמָּחַל עַל כְּבוֹדוֹ – כְּבוֹדוֹ מָחוּל, מֶלֶךְ שֶׁמָּחַל עַל כְּבוֹדוֹ – אֵין כְּבוֹדוֹ מָחוּל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שׂוֹם תָּשִׂים עָלֶיךָ מֶלֶךְ״ – שֶׁתְּהֵא אֵימָתוֹ עָלֶיךָ.
Au contraire, si cela a été énoncé, cela a été énoncé ainsi : Rav Ashi a dit : Même selon celui qui dit que si un Nasi renonce à l’honneur qui lui est dû, son honneur est renoncé, si un roi renonce à l’honneur qui lui est dû, son honneur n’est pas renoncé. Comme il est écrit : « Tu établiras assurément sur toi un roi » (Deutéronome 17:15), ce qui indique que sa crainte doit être sur toi. Le peuple a pour commandement de craindre un roi, et il ne lui est donc pas permis de renoncer à l’honneur qui lui est dû.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״מִפְּנֵי שֵׂיבָה תָּקוּם״ – יָכוֹל אֲפִילּוּ מִפְּנֵי זָקֵן אַשְׁמַאי? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״זָקֵן״, וְאֵין זָקֵן אֶלָּא חָכָם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֶסְפָה לִּי שִׁבְעִים אִישׁ מִזִּקְנֵי יִשְׂרָאֵל״. רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי אוֹמֵר: אֵין זָקֵן אֶלָּא מִי שֶׁקָּנָה חׇכְמָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״ה׳ קָנָנִי רֵאשִׁית דַּרְכּוֹ״.
§ Les Sages ont enseigné au sujet du verset : « Devant une tête chenue tu te lèveras et tu honoreras le visage d’un ancien, et tu craindras ton Dieu » (Lévitique 19:32) : On aurait pu penser qu’il est obligatoire de se lever devant un ancien ordinaire [ashmai]. C’est pourquoi le verset déclare : « ancien », et « ancien » ne signifie rien d’autre qu’un homme sage, comme il est dit : « Assemble-Moi soixante-dix hommes des Anciens d’Israël, que tu sais être les Anciens du peuple » (Nombres 11:16). Rabbi Yossei HaGelili dit : Un « ancien [zaken] » ne signifie rien d’autre que quelqu’un qui a acquis la sagesse. Il interprète le mot zaken comme une contraction de l’expression zeh kanna, signifiant : Celui-ci a acquis. Ailleurs, le mot kanna est employé en référence à la sagesse, comme il est dit que la sagesse dit : « Le Seigneur m’a acquise [kanani] au commencement de Sa voie » (Proverbes 8:22).
יָכוֹל יַעֲמוֹד מִפָּנָיו מִמָּקוֹם רָחוֹק? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תָּקוּם וְהָדַרְתָּ״ – לֹא אָמַרְתִּי קִימָה אֶלָּא בִּמְקוֹם שֶׁיֵּשׁ הִידּוּר.
La baraita continue : On aurait pu penser qu’il faut se lever devant un ancien dès qu’on le voit, même de loin. C’est pourquoi le verset déclare : « Tu te lèveras et tu révéreras » (Lévitique 19:32), ce qui enseigne : J’ai dit qu’on est tenu de se lever seulement dans un endroit où il y a de la révérence. S’il se lève alors que l’ancien est encore loin, il n’est pas évident qu’il le fasse en son honneur.
יָכוֹל יְהַדְּרֶנּוּ בְּמָמוֹן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תָּקוּם וְהָדַרְתָּ״ – מָה קִימָה שֶׁאֵין בָּהּ חֶסְרוֹן כִּיס, אַף הִידּוּר שֶׁאֵין בּוֹ חֶסְרוֹן כִּיס. יָכוֹל יַעֲמוֹד מִפָּנָיו מִבֵּית הַכִּסֵּא וּמִבֵּית הַמֶּרְחָץ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תָּקוּם וְהָדַרְתָּ״ – לֹא אָמַרְתִּי קִימָה אֶלָּא בִּמְקוֹם שֶׁיֵּשׁ הִידּוּר.
La baraita continue : On aurait pu penser qu’il faut l’honorer par de l’argent, c’est-à-dire qu’on est tenu de donner de l’argent à un ancien en son honneur. C’est pourquoi le verset déclare : « Tu te lèveras et tu révéreras. » De même que le fait de se lever n’entraîne aucune perte financière, de même la révérence désigne une action qui n’entraîne aucune perte financière. On aurait pu penser qu’il faut aussi se lever devant lui dans les toilettes ou au bain public. C’est pourquoi le verset déclare : « Tu te lèveras et tu révéreras, » ce qui indique : J’ai dit que la mitsva de se lever ne s’applique que dans un lieu où il y a de la révérence. Il est inapproprié de témoigner du respect à quelqu’un dans des lieux de ce genre.
יָכוֹל יַעֲצִים עֵינָיו כְּמִי שֶׁלֹּא רָאָהוּ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תָּקוּם... וְיָרֵאתָ״ – דָּבָר הַמָּסוּר לַלֵּב נֶאֱמַר בּוֹ: ״וְיָרֵאתָ מֵאֱלֹהֶיךָ״.
La baraita continue : On aurait pu penser que l’on peut fermer les yeux comme quelqu’un qui ne voit pas l’ancien. C’est pourquoi le verset déclare : « Devant une tête chenue tu te lèveras et tu honoreras la personne d’un ancien, et tu craindras ton Dieu » (Lévitique 19:32). En ce qui concerne toute question laissée au cœur, il est dit : “Et tu craindras ton Dieu.” Cette expression renvoie à une situation où il est impossible de prouver si quelqu’un a délibérément fait semblant de ne pas savoir qu’il était obligé d’accomplir une mitsva, car seuls cette personne et Dieu connaissent la vérité.
רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: מִנַּיִן לְזָקֵן שֶׁלֹּא יַטְרִיחַ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״זָקֵן וְיָרֵאתָ״. אִיסִי בֶּן יְהוּדָה אוֹמֵר: ״מִפְּנֵי שֵׂיבָה תָּקוּם״ – אֲפִילּוּ כׇּל שֵׂיבָה בַּמַּשְׁמָע.
La baraita continue : Rabbi Shimon ben Elazar dit : D’où est-il déduit qu’une personne âgée ne doit pas importuner les autres pour qu’ils l’honorent ? Le verset déclare : « Tu révéreras le visage d’une personne âgée, et tu craindras ton Dieu. » L’expression « une personne âgée, et tu craindras », lue en elle-même, sans le reste du verset, indique qu’une personne âgée a elle aussi l’obligation de craindre Dieu et de ne pas agir délibérément de manière à amener les autres à devoir l’honorer. En conclusion, la baraita cite un autre avis. Isi ben Yehuda dit que le verset : « Devant une tête chenue tu te lèveras, » indique que même toute personne à la tête chenue est incluse dans cette mitsva, et pas seulement un Sage.
רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ יַנִּיק וְחַכִּים. תַּנָּא קַמָּא סָבַר: יַנִּיק וְחַכִּים – לָא, רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי סָבַר: אֲפִילּוּ יַנִּיק וְחַכִּים.
La Guemara analyse cette baraita. Apparemment, l’opinion de Rabbi Yosei HaGelili est la même que celle du premier tanna, car tous deux disent qu’un ancien est un érudit de Torah. Qu’ajoute Rabbi Yosei HaGelili ? La Guemara répond : Il y a une différence entre eux concernant celui qui est jeune et sage. Le premier tanna soutient : Celui qui est jeune et sage n’est pas considéré comme un ancien, car la mitsva ne s’applique qu’à celui qui est à la fois âgé et sage. Rabbi Yosei HaGelili soutient : C’est même une mitsva d’honorer quelqu’un qui est jeune et sage. Selon Rabbi Yosei HaGelili, la mitsva ne fait aucunement référence à la vieillesse, mais seulement à la sagesse.
מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי? אָמַר לָךְ: אִי סָלְקָא דַעְתָּךְ כִּדְקָאָמַר תַּנָּא קַמָּא – אִם כֵּן נִכְתּוֹב רַחֲמָנָא: ״מִפְּנֵי שֵׂיבָה זָקֵן תָּקוּם וְהָדַרְתָּ״, מַאי שְׁנָא דְּפַלְגִינְהוּ רַחֲמָנָא – לְמֵימַר: דְּהַאי לָאו הַאי, וְהַאי לָאו הַאי. שְׁמַע מִינַּהּ אֲפִילּוּ יַנִּיק וְחַכִּים.
La Guemara demande : Quel est le raisonnement de Rabbi Yosei HaGelili ? Il aurait pu te dire que s’il te vient à l’esprit d’expliquer comme le dit le premier tanna, que pour que l’obligation d’honorer une autre personne s’applique, cette personne doit être à la fois âgée et sage, si tel est le cas, que le Miséricordieux écrive : Devant la tête chenue d’un ancien tu te lèveras et tu révéreras. Quelle est la différence entre les deux termes « tête chenue » et « ancien », que le Miséricordieux les sépare ? Cela vient dire que ce terme n’est pas le même que celui-là, et que celui-là terme n’est pas le même que celui-ci, c’est-à-dire qu’il n’est pas nécessaire qu’un ancien ait la tête chenue. Apprends du verset que même celui qui est jeune et sage est appelé ancien.
וְתַנָּא קַמָּא, מִשּׁוּם דְּבָעֵי לְמִיסְמַךְ ״זָקֵן״ ״וְיָרֵאתָ״. וְתַנָּא קַמָּא מַאי טַעְמָא? אִי סָלְקָא דַעְתָּךְ כִּדְקָאָמַר רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי – אִם כֵּן נִכְתּוֹב רַחֲמָנָא:
Et le premier tanna dirait que le verset est écrit ainsi parce que la Torah veut juxtaposer « ancien » avec « et tu craindras », conformément à la déclaration ci-dessus de Rabbi Shimon ben Elazar selon laquelle un ancien ne doit pas importuner les autres pour qu’ils l’honorent. La Guemara demande : Et quel est le raisonnement du premier tanna ? Pourquoi soutient-il que l’on est tenu de se lever seulement devant un ancien sage ? La Guemara répond : Le premier tanna soutient que s’il te vient à l’esprit d’expliquer comme le dit Rabbi Yosei HaGelili, que le Miséricordieux écrive :