״מִפְּנֵי שֵׂיבָה תָּקוּם וְהָדַרְתָּ, תָּקוּם וְהָדַרְתָּ פְּנֵי זָקֵן״ וּמִדְּלָא כְּתַב הָכִי, שְׁמַע מִינַּהּ חַד הוּא.
Devant la tête chenue d’un ancien tu te lèveras et révéreras; tu te lèveras et révéreras le visage d’un ancien. Du fait que le Miséricordieux n’a pas écrit cela et n’a ainsi pas séparé les deux concepts, apprends-en que « ancien » et « tête chenue » renvoient ensemble à un type de personne.
אָמַר מָר: יָכוֹל יְהַדְּרֶנּוּ בְּמָמוֹן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תָּקוּם וְהָדַרְתָּ״ – מָה קִימָה שֶׁאֵין בָּהּ חֶסְרוֹן כִּיס – אַף הִידּוּר שֶׁאֵין בּוֹ חֶסְרוֹן כִּיס. וְקִימָה לֵית בַּהּ חֶסְרוֹן כִּיס? מִי לָא עָסְקִינַן דְּקָא נָקֵיב מַרְגָּנִיתָא, אַדְּהָכִי וְהָכִי קָאֵים מִקַּמֵּיהּ וּבָטֵיל מִמְּלַאכְתּוֹ!
Le Maître a dit précédemment dans la baraita : On aurait pu penser qu’il devait l’honorer par de l’argent, c’est-à-dire qu’il est tenu de lui donner de l’argent en son honneur ; c’est pourquoi le verset déclare : « Tu te lèveras et tu révéreras » (Lévitique 19:32). De même que le fait de se lever n’entraîne aucune perte d’argent, de même la révérence désigne une action qui n’entraîne aucune perte d’argent. La Guemara demande : Et le fait de se lever n’entraîne-t-il vraiment aucune perte d’argent ? Ne traitons-nous pas d’un cas où il perçait des perles, une tâche très rémunératrice, et où, entre-temps, il doit se lever devant l’ancien et ainsi négliger son travail, ce qui lui cause une perte ?
אֶלָּא: אַקֵּישׁ קִימָה לְהִידּוּר. מָה הִידּוּר שֶׁאֵין בּוֹ בִּיטּוּל – אַף קִימָה שֶׁאֵין בָּהּ בִּיטּוּל. וְאַקֵּישׁ נָמֵי הִידּוּר לְקִימָה, מָה קִימָה שֶׁאֵין בָּהּ חֶסְרוֹן כִּיס – אַף הִידּוּר שֶׁאֵין בּוֹ חֶסְרוֹן כִּיס. מִכָּאן אָמְרוּ: אֵין בַּעֲלֵי אוּמָּנִיּוֹת רַשָּׁאִין לַעֲמוֹד מִפְּנֵי תַּלְמִידֵי חֲכָמִים בְּשָׁעָה שֶׁעוֹסְקִין בִּמְלַאכְתָּם.
Au contraire, le verset met en parallèle le fait de se tenir debout et la révérence : De même que la révérence n’inclut pas la négligence du travail, de même, se tenir debout n’inclut pas la négligence du travail ; par conséquent, celui qui est occupé à travailler n’est pas tenu de se lever devant un ancien. Et le verset met aussi en parallèle la révérence et le fait de se tenir debout : De même que se tenir debout n’entraîne aucune perte financière, puisque cela ne s’applique que lorsque cela n’implique pas de négligence du travail, comme expliqué précédemment, de même, la révérence désigne une action qui n’entraîne aucune perte financière. De là, les Sages ont déclaré : Les artisans ne sont pas autorisés à se lever devant les érudits de la Torah lorsqu’ils sont occupés à leur travail.
וְלָא? וְהָתְנַן: כׇּל בַּעֲלֵי אוּמָּנִיּוֹת עוֹמְדִים מִפְּנֵיהֶם, וְשׁוֹאֲלִים בִּשְׁלוֹמָם, וְאוֹמְרִים לָהֶם: אַחֵינוּ אַנְשֵׁי מָקוֹם פְּלוֹנִי בּוֹאֲכֶם לְשָׁלוֹם! אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִפְּנֵיהֶם עוֹמְדִים, מִפְּנֵי תַּלְמִידֵי חֲכָמִים אֵין עוֹמְדִים.
La Guemara demande : Et les artisans ne sont-ils pas tenus de se lever devant les érudits de la Torah ? Mais n’avons-nous pas appris dans une michna (Bikkurim 3:3) : Lorsque les agriculteurs apportent leurs prémices à Jérusalem, tous les artisans se lèvent devant eux, les saluent et leur disent : Nos frères de tel et tel endroit, bienvenue ! Puisque les artisans se levaient même pour ceux qui étaient engagés dans une mitsva, à plus forte raison devraient-ils se lever pour les érudits de la Torah. Rabbi Yoḥanan dit : Il n’y a ici aucune difficulté, car en effet ils se levaient devant ceux qui apportaient les prémices, et pourtant ils ne se levaient pas devant les érudits de la Torah.
אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בַּר אָבִין: בּוֹא וּרְאֵה כַּמָּה חֲבִיבָה מִצְוָה בִּשְׁעָתָהּ, שֶׁהֲרֵי מִפְּנֵיהֶם עוֹמְדִים, מִפְּנֵי תַּלְמִידֵי חֲכָמִים אֵין עוֹמְדִים. וְדִלְמָא שָׁאנֵי הָתָם, דְּאִם כֵּן, אַתָּה מַכְשִׁילָן לֶעָתִיד לָבֹא.
Sur cette base, Rabbi Yosei bar Avin dit : Venez voir combien une mitzva est aimée lorsqu’elle est accomplie en son juste temps, car les artisans se levaient devant ceux qui accomplissaient une mitzva, tandis qu’ils ne se levaient pas devant les érudits de la Torah. La Guemara répond : Cela ne prouve pas qu’il en va de même pour toutes les mitzvot accomplies en leur temps approprié, car peut-être est-ce différent là-bas, en ce qui concerne l’apport des prémices ; car sinon, c’est-à-dire si l’on ne traite pas avec un tel honneur ceux qui apportent les prémices, ils ne voudront pas venir du tout, et tu les feras trébucher et pécher à l’avenir. Par conséquent, les Sages ont institué que ceux qui apportent les prémices doivent être traités avec un honneur particulier. Ce raisonnement ne s’applique pas aux personnes qui accomplissent d’autres mitzvot.
אָמַר מָר: יָכוֹל יַעֲמוֹד מִפָּנָיו מִבֵּית הַכִּסֵּא וּמִבֵּית הַמֶּרְחָץ. וְלָא? וְהָא רַבִּי חִיָּיא הֲוָה יָתֵיב בֵּי מַסְחוּתָא וְחָלֵיף וְאָזֵיל רַבִּי שִׁמְעוֹן בַּר רַבִּי, וְלָא קָם מִקַּמֵּיהּ וְאִיקְּפַד, וַאֲתָא אֲמַר לֵיהּ לַאֲבוּהּ: שְׁנֵי חוּמָּשִׁים שָׁנִיתִי לוֹ בְּסֵפֶר תְּהִלִּים, וְלֹא עָמַד מִפָּנַי!
Le Maître a dit précédemment : On aurait pu penser qu’il faut aussi se lever devant un Ancien dans les latrines ou dans les bains ; c’est pourquoi le verset dit : « Tu te lèveras et tu révéreras », ce qui indique que la mitsva de se lever ne s’applique que dans un lieu où il y a de la révérence. La Guemara demande : Et ne témoigne-t-on pas de l’honneur dans des latrines ? Mais Rabbi Ḥiyya était assis dans un bain public et Rabbi Shimon bar Rabbi Yehouda HaNassi passa devant lui, et il ne se leva pas devant lui. Et Rabbi Shimon bar Rabbi Yehouda HaNassi se mit en colère et alla dire à son père, Rabbi Yehouda HaNassi : J’ai enseigné à Rabbi Ḥiyya deux des cinq parties du livre des Psaumes, et pourtant il ne s’est pas levé devant moi. Cela indique qu’une marque d’honneur est appropriée même dans un bain public.
וְתוּ: בַּר קַפָּרָא, וְאָמְרִי לַהּ רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר רַבִּי יוֹסֵי, הֲוָה יָתֵיב בֵּי מַסְחוּתָא. עָל וְאָזֵיל רַבִּי שִׁמְעוֹן בַּר רַבִּי וְלָא קָם מִקַּמֵּיהּ, וְאִיקְּפַד, וַאֲתָא אֲמַר לֵיהּ לַאֲבוּהּ: שְׁנֵי שְׁלִישֵׁי שְׁלִישׁ שָׁנִיתִי לוֹ בְּתוֹרַת כֹּהֲנִים – וְלֹא עָמַד מִפָּנַי! וְאָמַר לוֹ: שֶׁמָּא בָּהֶן יוֹשֵׁב וּמְהַרְהֵר.
De plus, bar Kappara, et certains disent qu’il s’agissait de Rabbi Shmuel bar Rabbi Yosei, était assis dans un bain public. Rabbi Shimon bar Rabbi Yehuda HaNasi entra et passa devant lui, et il ne se leva pas devant lui. Rabbi Shimon se mit en colère, alla dire à son père : Je lui ai enseigné deux des neuf parties de Torat Kohanim, le midrash halakhique sur le Lévitique, et pourtant il ne s’est pas levé devant moi. Et Rabbi Yehuda HaNasi dit à Rabbi Shimon : Peut-être était-il assis et réfléchissait-il à ce que tu lui avais enseigné et il ne t’a pas vu entrer.
טַעְמָא דְּבָהֶן יוֹשֵׁב וּמְהַרְהֵר, הָא לָאו הָכִי לָא!
La Guemara explique la preuve : Le fait que la raison pour laquelle il aurait pu être exempté était qu’il était assis et réfléchissait aux enseignements indique que sans cela, Rabbi Yehouda HaNassi n’aurait pas justifié un tel comportement. On doit se lever devant un Sage même dans un bain public.
לָא קַשְׁיָא: הָא בְּבָתֵּי גַּוָּאֵי, הָא בְּבָתֵּי בָּרָאֵי.
La Guemara répond que ce n’est pas difficile : Cettehalakha, selon laquelle on n’est pas tenu de se lever dans un bain public, s’applique aux pièces intérieures, où tout le monde est nu ; se lever dans un tel endroit ne confère certainement pas d’honneur. Cette autrehalakha, selon laquelle on est tenu de se lever dans un bain public, s’applique aux pièces extérieures, où les gens sont encore habillés. Se lever est un signe de respect dans ces pièces.
הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, דְּאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בְּכׇל מָקוֹם מוּתָּר לְהַרְהֵר חוּץ מִבֵּית הַמֶּרְחָץ וּמִבֵּית הַכִּסֵּא. דִּילְמָא לְאוּנְסֵיהּ שָׁאנֵי.
La Guemara commente : Il est donc également raisonnable que ce soit la bonne explication, car Rabba bar bar Ḥana dit que Rabbi Yoḥanan dit : Il est permis de réfléchir à des sujets de Torah partout, sauf dans le bain public et les toilettes. Puisque Rabbi Yehuda HaNasi a suggéré que l’élève était peut-être assis à méditer sur son étude, on peut supposer que l’épisode s’est produit dans un endroit où seules certaines des halakhot régissant le comportement d’une personne dans un bain public s’appliquent, c’est-à-dire les pièces extérieures. La Guemara rejette cette preuve : Peut-être qu’une personne dont l’étude est hors de son contrôle est différente ; il est possible qu’il ait été tellement absorbé par l’étude de la Torah qu’il ait oublié qu’il se trouvait dans un endroit où il est interdit de penser à des sujets sacrés.
יָכוֹל יַעֲצִים עֵינָיו כְּמִי שֶׁלֹּא רָאָהוּ. אַטּוּ בְּרַשִּׁיעֵי עָסְקִינַן?
Il est enseigné dans la même baraita : On aurait pu penser que l’on peut fermer les yeux comme quelqu’un qui ne voit pas l’ancien ; c’est pourquoi le verset déclare : « Devant les cheveux blancs tu te lèveras, tu honoreras le visage d’un ancien et tu craindras ton Dieu » (Lévitique 19:32). La Guemara exprime sa surprise face à cette affirmation : Est-ce à dire que nous parlons de personnes méchantes qui agiraient ainsi intentionnellement afin d’éviter d’accomplir une mitsva ?
אֶלָּא: יָכוֹל יַעֲצִים עֵינָיו מִקַּמֵּי דְּלִימְטְיֵהּ זְמַן חִיּוּבָא, דְּכִי מְטָא זְמַן חִיּוּבָא הָא לָא חָזֵי לֵיהּ דְּקָאֵים מִקַּמֵּיהּ, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תָּקוּם וְיָרֵאתָ״.
Au contraire, cela signifie : On aurait pu penser que l’on peut fermer les yeux avant que l’obligation de se lever n’arrive, c’est-à-dire lorsque l’ancien est encore loin. Cela voudrait dire que lorsque l’obligation arrive effectivement, il ne le verra pas, de sorte qu’il serait tenu de se lever devant lui. De cette manière, il pense pouvoir éviter complètement l’obligation. C’est pourquoi le verset déclare : « Tu te lèveras… et tu craindras, » c’est-à-dire qu’il faut craindre Celui qui connaît les secrets du cœur d’une personne.
תָּנָא: אֵיזוֹהִי קִימָה שֶׁיֵּשׁ בָּהּ הִידּוּר – הֱוֵי אוֹמֵר זֶה אַרְבַּע אַמּוֹת. אָמַר אַבָּיֵי: לָא אֲמַרַן אֶלָּא בְּרַבּוֹ שֶׁאֵינוֹ מוּבְהָק, אֲבָל בְּרַבּוֹ הַמּוּבְהָק – מְלֹא עֵינָיו.
§ Un Sage a enseigné : Quel est le type de station debout qui indique la révérence ? Il faut dire que cela s’applique lorsqu’il est clair que l’on se tient debout en l’honneur de l’ancien, ce qui est à l’intérieur de quatre coudées de lui. Abaye a dit : Nous avons dit cette halakha, selon laquelle il faut se lever à l’intérieur de quatre coudées de l’ancien, seulement à l’égard de celui qui n’est pas son maître principal ; mais pour son maître principal, il doit se lever lorsqu’il est dans son champ de vision, c’est-à-dire dès qu’il le voit, même s’il est à plus de quatre coudées de distance.
אַבָּיֵי מִכִּי הֲוָה חָזֵי לֵיהּ לְאוּדְנֵיהּ דְּחַמְרָא דְּרַב יוֹסֵף דְּאָתֵי, הֲוָה קָאֵים. אַבָּיֵי הֲוָה רְכִיב חֲמָרָא וְקָא מְסַגֵּי אַגּוּדָּא דִּנְהַר סַגְיָא, יָתֵיב רַב מְשַׁרְשְׁיָא וְרַבָּנַן בְּאִידַּךְ גִּיסָא וְלָא קָמוּ מִקַּמֵּיהּ. אֲמַר לְהוּ: וְלָאו רַב מוּבְהָק אֲנָא? אֲמַרוּ לֵיהּ: לָאו אַדַּעְתִּין.
La Guemara rapporte également que Abaye se levait dès qu’il voyait l’oreille de l’âne de Rav Yosef s’approcher de lui. La Guemara raconte : Abaye montait un âne le long de la rive de la rivière Sagya. Rav Mesharshiyya et d’autres rabbins étaient assis sur l’autre rive de la rivière, et ils ne se levèrent pas devant lui. Abaye leur dit : Ne suis-je pas votre maître principal ? Vous êtes donc tenus de vous lever devant moi, malgré le fait que je sois loin. Ils lui dirent : Cela ne nous est pas venu à l’esprit, c’est-à-dire que nous ne vous avons pas vu du tout.
רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: מִנַּיִן לְזָקֵן שֶׁלֹּא יַטְרִיחַ – תַּלְמוּד לוֹמַר: ״זָקֵן וְיָרֵאתָ״. אָמַר אַבָּיֵי: נָקְטִינַן דְּאִי מַקֵּיף – חָיֵי. אַבָּיֵי מַקֵּיף, רַבִּי זֵירָא מַקֵּיף.
§ Il a en outre été enseigné dans la baraita que Rabbi Shimon ben Elazar dit : D’où est-il déduit qu’un ancien ne doit pas importuner les autres pour qu’ils l’honorent ? Le verset déclare : « Tu révéreras le visage d’un ancien, et tu craindras ton Dieu. » Abaye a dit : Nous avons une tradition selon laquelle si un Sage contourne un endroit afin que les gens n’aient pas à se lever devant lui, il vivra longtemps. La Guemara rapporte qu’Abaye avait l’habitude de contourner un endroit, et de même Rabbi Zeira avait l’habitude de contourner un endroit.
רָבִינָא הֲוָה יָתֵיב קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יִרְמְיָה מִדִּיפְתִּי, חֲלַף הָהוּא גַּבְרָא קַמֵּיהּ וְלָא מִיכַּסֵּי רֵישָׁא. אָמַר: כַּמָּה חֲצִיף הָא גַּבְרָא. אֲמַר לֵיהּ: דִּלְמָא מִמָּתָא מַחְסֵיָא נִיהוּ, דְּגִיסִי בַּהּ רַבָּנַן.
La Guemara cite un autre incident concernant l’honneur qu’une personne témoigne à son maître. Une fois, alors que Ravina était assis devant Rabbi Yirmeya de Difti, un certain homme passa devant lui et ne se couvrit pas la tête. Ravina dit : Comme cet homme est impoli, lui qui ne montre pas de respect en se couvrant la tête en l’honneur d’un rabbin. Rabbi Yirmeya de Difti lui dit : Peut-être est-il de la ville de Mata Meḥasya, où les rabbins sont communs et les gens qui y vivent ne sont par conséquent pas aussi attentifs à manifester de l’honneur que ceux d’autres endroits.
אִיסִי בֶּן יְהוּדָה אוֹמֵר: ״מִפְּנֵי שֵׂיבָה תָּקוּם״ – וַאֲפִילּוּ כׇּל שֵׂיבָה בַּמַּשְׁמָע. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה כְּאִיסִי בֶּן יְהוּדָה. רַבִּי יוֹחָנָן הֲוָה קָאֵי מִקַּמֵּי סָבֵי דְאַרְמָאֵי. אָמַר: כַּמָּה הַרְפַּתְקֵי עֲדוֹ עֲלַיְיהוּ דְּהָנֵי. רָבָא מֵיקָם לָא קָאֵי, הִידּוּר עָבֵד לְהוּ.
§ Il a été déclaré précédemment que Isi ben Yehuda dit que, comme le verset l’énonce : « Devant une tête chenue, tu te lèveras, » cela indique que même toute personne aux cheveux blancs est incluse, et pas seulement un érudit de la Torah. Rabbi Yoḥanan a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Isi ben Yehuda. La Guemara raconte : Rabbi Yoḥanan lui-même se levait devant des anciens araméens, c’est-à-dire des anciens gentils. Il disait : Combien d’expériences [harpatkei] sont arrivées à ces personnes. Il convient de les honorer, en raison de la sagesse qu’ils ont acquise au cours de leur longue vie. Rava ne se levait pas devant eux, mais leur témoignait du respect.
אַבָּיֵי יָהֵיב יְדָא לְסָבֵי. רָבָא מְשַׁדַּר שְׁלוּחֵיהּ. רַב נַחְמָן מְשַׁדַּר גּוֹזָאֵי. אָמַר: אִי לָאו תּוֹרָה כַּמָּה נַחְמָן בַּר אַבָּא אִיכָּא בְּשׁוּקָא?
Abaye tendait la main aux anciens afin qu’ils puissent s’appuyer sur lui. Rava envoyait son agent pour les aider. Rav Naḥman envoyait des officiers [goza’ei], ses serviteurs, pour assister les anciens. Il disait : Sans la Torah, combien de personnes nommées Naḥman bar Abba y aurait-il sur le marché ? En d’autres termes, il ne m’est pas permis de traiter mon étude de la Torah avec légèreté en les aidant moi-même, puisque je peux accomplir cette mitsva par l’intermédiaire d’autrui.
אָמַר רַבִּי אַיְיבוּ אָמַר רַבִּי יַנַּאי:
Rabbi Aivu dit que Rabbi Yannai dit :