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הָא רַבָּנַן, הָא רַבִּי שִׁמְעוֹן.
Cette deuxième baraita est conforme à l’opinion des Sages, et cette baraita, qui enseigne que l’on peut emprunter de l’argent et racheter la maison et la racheter partiellement, est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon.
תָּנֵי חֲדָא: לֹוֶה וְגוֹאֵל וְגוֹאֵל לַחֲצָאִין, וְתַנְיָא אִידַּךְ: אֵין לֹוֶה וְגוֹאֵל וְגוֹאֵל לַחֲצָאִין. לָא קַשְׁיָא, הָא רַבָּנַן, הָא רַבִּי שִׁמְעוֹן.
La Guemara déclare : Il est enseigné dans une baraita, au sujet des maisons des villes fortifiées : On peut emprunter de l’argent et la racheter, et on peut la racheter partiellement, et il est enseigné dans une autre baraita : On ne peut pas emprunter de l’argent et la racheter, ni peut-on la racheter partiellement. Apparemment, il y a une contradiction entre ces deux baraitot. La Guemara répond comme ci-dessus : Cela n’est pas difficile. Cette baraita est conforme à l’opinion des Sages, et cette autre baraita est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon.
(סִימָן: חָרַשׁ חָבַשׁ זְמַן)
La Guemara fournit un moyen mnémotechnique pour les noms des Sages qui soulèvent les dilemmes cités ci-dessous et de ceux à qui les questions sont adressées : Ḥeresh, ḥavash, zeman. Ils renvoient aux interlocuteurs suivants : Ḥeresh renvoie à Rav Aḥa, fils de Rava, et à Rav Ashi ; ḥavash renvoie à Rav Aḥa Sava et à Rav Ashi ; et zeman renvoie à Mar Zutra, fils de Rav Mari, et à Ravina.
אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרַב אָשֵׁי: אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְמוֹכֵר בַּיִת בְּבָתֵּי עָרֵי חוֹמָה – שֶׁכֵּן הוֹרַע כֹּחוֹ לִיגָּאֵל לְעוֹלָם, תֹּאמַר בְּמַקְדִּישׁ – שֶׁיִּפָּה כֹּחוֹ לִיגָּאֵל לְעוֹלָם!
Rav Aḥa, fils de Rava, dit à Rav Ashi : La comparaison exposée plus haut (20b) entre celui qui vend une maison et celui qui consacre un champ peut être réfutée comme suit : Qu’est-ce qui est particulier chez celui qui vend une maison parmi les maisons des villes entourées de murailles ? C’est que son pouvoir est diminué, en ce qu’il ne peut pas la racheter à perpétuité, puisqu’il ne peut pas la racheter après qu’une année s’est écoulée (voir Lévitique 25:30). Diras-tu la même chose au sujet de celui qui consacre son champ, alors que son pouvoir est renforcé en ce qu’il peut racheter à perpétuité ?
אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא סָבָא לְרַב אָשֵׁי: מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמֵימַר נֶיהְדַּר דִּינָא, תֵּיתֵי בְּמָה הַצַּד: מוֹכֵר שְׂדֵה אֲחוּזָּה יוֹכִיחַ, שֶׁיִּפָּה כֹּחוֹ לִיגָּאֵל לְעוֹלָם וְאֵין לֹוֶה וְגוֹאֵל וְגוֹאֵל לַחֲצָאִין. מָה לְמוֹכֵר שְׂדֵה אֲחוּזָּה, שֶׁכֵּן הוֹרַע כֹּחוֹ לִיגָּאֵל מִיָּד. מוֹכֵר בַּיִת בְּבָתֵּי עָרֵי חוֹמָה יוֹכִיחַ.
Rav Aḥa Sava dit à Rav Ashi : La comparaison est valable, car on peut dire que l’argument revient, puisqu’on peut l’apprendre d’une autre manière. Que cette question soit dérivée par une analogie tirée du facteur commun de deux sources : La halakha de celui qui vend un champ ancestral peut le prouver, car son pouvoir est renforcé en ce qu’il peut racheter le champ à perpétuité, et il ne peut pas emprunter de l’argent et le racheter, et il ne peut pas le racheter partiellement. Et si vous dites : Qu’est-ce qui est particulier chez celui qui vend un champ ancestral ? C’est que son pouvoir est diminué en ce qu’il ne peut pas le racheter immédiatement, le cas de celui qui vend une maison parmi les maisons des villes fortifiées peut prouver le contraire. Bien qu’on puisse racheter la maison immédiatement, il ne peut pas emprunter de l’argent et la racheter, ni la racheter partiellement.
וְחָזַר הַדִּין, לֹא רְאִי זֶה כִּרְאִי זֶה, הַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן – שֶׁנִּגְאָלִין, וְאֵין לֹוֶה וְגוֹאֵל וְגוֹאֵל לַחֲצָאִין, אַף אֲנִי אָבִיא מַקְדִּישׁ – שֶׁנִּגְאָל, וְאֵין לֹוֶה וְגוֹאֵל וְגוֹאֵל לַחֲצָאִין.
Et la dérivation est revenue à son point de départ, car on pouvait alterner les explications de chaque côté avec leurs réfutations respectives. En fin de compte, l’aspect de ce cas, un champ ancestral, n’est pas comme l’aspect de cet autre cas, une maison parmi les maisons des villes fortifiées. Leur dénominateur commun est qu’ils peuvent être rachetés, et l’on ne peut pas emprunter de l’argent et les racheter, et l’on ne peut pas non plus les racheter partiellement. J’apporterai aussi le cas de celui qui consacre son champ et j’établirai qu’il peut être racheté, mais l’on ne peut pas emprunter de l’argent et le racheter, et l’on ne peut pas le racheter partiellement.
אֲמַר לֵיהּ מָר זוּטְרָא בְּרֵיהּ דְּרַב מָרִי לְרָבִינָא: אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְהַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן – שֶׁכֵּן הוֹרַע כֹּחָם לִיגָּאֵל בְּשָׁנָה שְׁנִיָּה, תֹּאמַר בְּמַקְדִּישׁ שֶׁיִּפָּה כֹּחוֹ לִיגָּאֵל בְּשָׁנָה שְׁנִיָּה!
Mar Zutra, fils de Rav Mari, dit à Ravina : Cette déduction, fondée sur le dénominateur commun, peut être réfutée comme suit : Ce qui est propre à leur dénominateur commun, c’est que leur pouvoir est diminué en ce qu’ils ne peuvent pas racheter les propriétés respectives pendant la deuxième année, car dans aucun des deux cas elles ne peuvent être rachetées la deuxième année. Celui qui vend une maison dans une ville entourée de murailles ne peut pas la racheter après la première année, tandis que celui qui vend un champ ancestral ne peut pas le racheter pendant les deux premières années. Dirais-tu la même chose au sujet de celui qui a consacré son champ, puisque son pouvoir est renforcé en ce qu’il peut racheter le champ la deuxième année ?
אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא: מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמֵימַר: עֶבֶד עִבְרִי הַנִּמְכָּר לְנׇכְרִי יוֹכִיחַ, שֶׁיִּפָּה כֹּחוֹ לִיגָּאֵל בְּשָׁנָה שְׁנִיָּה וְאֵין לֹוֶה וְגוֹאֵל וְגוֹאֵל לַחֲצָאִין.
Ravina lui dit que la déduction est valable car on peut dire que le cas d’un esclave hébreu vendu à un gentil peut prouver le contraire, car sa capacité est plus grande en ce qu’il peut se racheter la deuxième année, et néanmoins il ne peut pas emprunter de l’argent et se racheter, et il ne peut pas se racheter partiellement.
בְּעָא מִינֵּיהּ רַב הוּנָא בַּר חִינָּנָא מֵרַב שֵׁשֶׁת: הַמּוֹכֵר בַּיִת בְּבָתֵּי עָרֵי חוֹמָה, נִגְאָל לִקְרוֹבִים אוֹ אֵין נִגְאָל לִקְרוֹבִים? ״גְּאֻלָּתוֹ״ ״גְּאֻלָּתוֹ״ מִשְּׂדֵה אֲחוּזָּה גָּמַר: מָה שְׂדֵה אֲחוּזָּה אֵינָהּ נִגְאֶלֶת לַחֲצָאִין וְנִגְאֶלֶת לִקְרוֹבִים – אַף הַאי נָמֵי אֵין נִגְאָל לַחֲצָאִין וְנִגְאָל לִקְרוֹבִים.
La Guemara traite d’une question similaire. Rav Houna bar Ḥinnana a soulevé un dilemme devant Rav Sheshet : Dans le cas de quelqu’un qui vend une maison parmi les maisons des villes fortifiées, peut-elle être rachetée par des proches ou ne peut-elle pas être rachetée par des proches ? La possibilité de racheter une maison est-elle limitée au seul vendeur lui-même ? La Guemara présente les deux aspects du dilemme : déduit-on l’analogie verbale de « ge’ullato » (Lévitique 25:29) et « ge’ullato » (Lévitique 25:26) d’un champ ancestral de la manière suivante : De même qu’un champ ancestral ne peut pas être racheté partiellement et pourtant peut être racheté par des proches, de même cette maison ne peut pas non plus être rachetée partiellement et pourtant peut être rachetée par des proches ?
אוֹ דִילְמָא: כִּי כְּתִיבָא ״גְּאוּלָּה״ – בַּחֲצָאִין הוּא דִּכְתִיבָ[א], בִּקְרוֹבִים לָא כְּתִיבָ[א]? אֲמַר לֵיהּ: אֵינוֹ נִגְאָל.
Ou peut-être, lorsque le mot ge’ula est écrit dans le cas d’un champ ancestral, il est écrit au sujet d’une rédemption partielle ; mais le mot rédemption n’est pas écrit au sujet des proches. Si tel est le cas, l’analogie verbale ne s’applique pas à la halakha de la rédemption par des proches. Rav Sheshet lui dit : La maison ne peut pas être rachetée par des proches.
אֵיתִיבֵיהּ: ״בְּכֹל גְּאֻלָּה תִּתְּנוּ״ – לְרַבּוֹת בָּתִּים וְעֶבֶד עִבְרִי. מַאי לָאו בָּתֵּי עָרֵי חוֹמָה? לָא, בָּתֵּי חֲצֵרִים.
Rav Huna bar Ḥinnana souleva une objection à la décision de Rav Sheshet à partir d’une baraita qui traite du verset : « Et dans toute la terre de votre possession héréditaire vous accorderez le rachat pour la terre » (Lévitique 25:24). Ce verset vient inclure les maisons et un esclave hébreu. N’est-il pas correct de dire que le terme maisons désigne les maisons des villes fortifiées, indiquant qu’elles aussi peuvent être rachetées par des proches ? La Guemara rejette cette suggestion : Non, il s’agit ici de maisons dans des zones ouvertes sans murailles.
בָּתֵּי חֲצֵרִים בְּהֶדְיָא כְּתִיב בְּהוּ: ״עַל שְׂדֵה הָאָרֶץ יֵחָשֵׁב״! הָהוּא לְקוֹבְעוֹ חוֹבָה, וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר.
La Guemara demande : En ce qui concerne les maisons dans des zones ouvertes sans murailles, il est explicitement écrit : « Sera compté avec le champ du pays » (Lévitique 25:31), ce qui signifie qu’elles sont comme des champs héréditaires. Si tel est le cas, il n’est pas nécessaire d’avoir un autre verset pour enseigner cette halakha. La Guemara répond : Ce verset : « Et dans tout le pays de votre possession, vous accorderez le rachat pour la terre » (Lévitique 25:24), sert à établir que le rachat par des proches est une obligation, et cela est conforme à l’opinion de Rabbi Eliezer.
דְּתַנְיָא: ״וְגָאַל אֵת מִמְכַּר אָחִיו״ – רְשׁוּת. אַתָּה אוֹמֵר רְשׁוּת, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא חוֹבָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְאִישׁ כִּי לֹא יִהְיֶה לּוֹ גֹּאֵל״ – וְכִי יֵשׁ אָדָם בְּיִשְׂרָאֵל שֶׁאֵין לוֹ גּוֹאֲלִים? אֶלָּא זֶה שֶׁיֵּשׁ לוֹ וְאֵינוֹ רוֹצֶה לִיקַּח, שֶׁהָרְשׁוּת בְּיָדוֹ, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ.
Comme il est enseigné dans une baraita, au sujet d’un verset qui traite de celui qui vend une terre ancestrale : « Et il rachètera ce que son frère a vendu » (Lévitique 25:25), ce rachat est facultatif, c’est-à-dire que, s’il souhaite le faire, il peut racheter la terre. Dis-tu que cela est facultatif, ou n’est-ce rien d’autre qu’une obligation ? Le verset déclare au sujet d’un champ ancestral qui a été vendu : « Et si un homme n’a personne pour le racheter » (Lévitique 25:26). Ce verset est étonnant : Mais y a-t-il un homme en Israël qui n’ait pas de rédempteurs ? Chaque Juif a un parent quelconque, même s’il doit remonter son arbre généalogique jusqu’à Jacob. Au contraire, cela fait référence à quelqu’un qui a un parent qui ne veut pas acheter, c’est-à-dire racheter, la terre, car il a la permission de s’en abstenir, puisque ce rachat est facultatif. Telle est la déclaration de Rabbi Yehoshua.
רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: ״וְגָאַל אֵת מִמְכַּר אָחִיו״ – חוֹבָה. אַתָּה אוֹמֵר חוֹבָה אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא רְשׁוּת? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בְּכֹל... גְּאֻלָּה תִּתְּנוּ״ – הַכָּתוּב קְבָעוֹ חוֹבָה.
Rabbi Eliezer dit que lorsque le verset déclare : « Et il rachètera ce que son frère a vendu, » cette rédemption est une obligation. Dis-tu que c’est une obligation, ou est-ce seulement facultatif ? Le verset déclare : « Et dans tout le pays de votre possession héréditaire vous accorderez la rédemption pour la terre » (Lévitique 25:24). Ici le verset l’a établi comme obligatoire. Telle est l’interprétation des versets selon Rabbi Eliezer.
אָמְרִי לֵיהּ רַבָּנַן לְרַב אָשֵׁי, וְאָמְרִי לַהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר לְרַבּוֹת בָּתֵּי עָרֵי חוֹמָה – הַיְינוּ דִּכְתִיב ״בְּכֹל״, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר לְרַבּוֹת בָּתֵּי חֲצֵרִים – מַאי ״בְּכֹל״? קַשְׁיָא.
Les Sages dirent à Rav Ashi, et certains disent que Ravina dit cela à Rav Ashi : Soit, selon celui qui dit que le verset sert à inclure les maisons des villes entourées de murailles, cela correspond à ce qui est écrit : « dans tout ». « Dans tout » sert à inclure un cas omis par l’expression « vous accorderez une rédemption pour la terre ». Mais selon celui qui dit que cela sert à inclure les maisons dans des zones ouvertes sans murailles, que signifie le terme « dans tout » ? Il a déjà été enseigné que ces maisons sont incluses dans la catégorie des champs héréditaires, et c’est pourquoi elles sont désignées par l’expression « rédemption pour la terre ». Aucune réponse n’a été trouvée à cette question, et la Guémara déclare que c’est une difficulté.
אֵיתִיבֵיהּ אַבָּיֵי: מָה תַּלְמוּד לוֹמַר: ״יִגְאָלֶנּוּ״ ״יִגְאָלֶנּוּ״ ״יִגְאָלֶנּוּ״ שָׁלֹשׁ פְּעָמִים? לְרַבּוֹת כׇּל הַגְּאוּלּוֹת שֶׁנִּגְאָלוֹת כַּסֵּדֶר הַזֶּה. מַאי לָאו בָּתֵּי עָרֵי חוֹמָה, וְעֶבֶד עִבְרִי? לָא, בָּתֵּי חֲצֵרִים וּשְׂדֵה אֲחוּזָּה.
Abaye souleva une objection à cette opinion selon laquelle les maisons dans les villes fortifiées ne peuvent pas être rachetées par des proches. Il est enseigné dans une baraita : Que signifie le fait que le verset déclare : « pourra le racheter », « pourra le racheter », et « pourra le racheter » (Lévitique 25:48–49), trois fois ? Cela vient inclure tous les rachats, et qu’ils sont rachetés dans cet ordre : Dans le cas d’un esclave hébreu vendu à un gentil, s’il ne se rachète pas lui-même, il peut être racheté par un frère ; s’il n’est pas racheté par un frère, alors il peut être racheté par un oncle ou un autre parent. Quoi, n’est-il pas correct de dire que cette inclusion fait référence aux maisons des villes fortifiées et à un esclave hébreu, qui eux aussi peuvent être rachetés par des proches ? La Guemara rejette cette interprétation : Non, cela inclut les maisons dans des zones ouvertes et un champ ancestral.
בָּתֵּי חֲצֵרִים וּשְׂדֵה אֲחוּזָּה בְּהֶדְיָא כְּתִיב: ״עַל שְׂדֵה הָאָרֶץ יֵחָשֵׁב״! כִּדְאָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: לְקָרוֹב קָרוֹב קוֹדֵם, הָכִי נָמֵי לְקָרוֹב קָרוֹב קוֹדֵם.
La Guemara demande : Mais les cas des maisons dans des espaces ouverts et le cas d’un champ ancestral sont écrits explicitement : « Sera considéré comme le champ du pays » (Lévitique 25:31). La Guemara répond : C’est comme l’a dit Rav Naḥman bar Yitzḥak, à savoir que le verset détaillant le rachat par des proches, énoncé au sujet d’un champ ancestral, enseigne que plus un parent est proche du vendeur, plus tôt il vient dans l’ordre du rachat du champ ancestral. L’obligation ou le mérite de racheter le champ s’applique d’abord à celui qui est le plus proche du vendeur. De même, en ce qui concerne les maisons dans des espaces ouverts, ce verset enseigne que plus un parent est proche du vendeur, plus tôt il vient dans l’ordre du rachat de la maison.
הֵיכָא אִיתְּמַר דְּרַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק? אַהָא, דְּאִיבַּעְיָא לְהוּ: עֶבֶד עִבְרִי הַנִּמְכָּר לְיִשְׂרָאֵל נִגְאָל לִקְרוֹבִים אוֹ אֵינוֹ נִגְאָל לִקְרוֹבִים? אַלִּיבָּא דְּרַבִּי לָא תִּבְּעֵי לָךְ, דְּאָמַר: מִי שֶׁאֵינוֹ נִגְאָל בְּאֵלֶּה – נִגְאָל בְּשֵׁשׁ, אַלְמָא לָא מִיפְּרֵק.
La Guemara demande : Où cette opinion de Rav Naḥman bar Yitzḥak a-t-elle été initialement énoncée ? La Guemara répond qu’elle a été énoncée au sujet de cette question, car un dilemme fut soulevé devant les Sages : Un esclave hébreu vendu à un Juif peut-il être racheté par ses proches, ou ne peut-il pas être racheté par ses proches ? La Guemara commente : Selon l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi, vous ne devriez pas soulever ce dilemme, car il dit : Celui qui n’est pas racheté par ces proches est racheté après six années de service. De toute évidence, Rabbi Yehouda HaNassi soutient qu’un esclave hébreu vendu à un non-Juif ne peut pas être racheté par ses proches.
כִּי תִּיבְּעֵי לָךְ, אַלִּיבָּא דְּרַבָּנַן מַאי? יָלְפִינַן ״שָׂכִיר״ ״שָׂכִיר״, וְלָא דָּרְשִׁי ״יִגְאָלֶנּוּ״, אוֹ דִילְמָא ״יִגְאָלֶנּוּ״ – לָזֶה וְלֹא לְאַחֵר?
Lorsque tu soulèves le dilemme, c’est selon l’opinion des Rabbins. Quelle est la halakha ? Déduit-on l’analogie verbale en comparant « travailleur salarié » (Lévitique 25:40) et « travailleur salarié » (Lévitique 25:53) du cas d’un Juif vendu à un non-Juif, et dit-on que, de même qu’on peut être racheté par ses proches si l’on est vendu à un non-Juif, de même aussi on peut être racheté si l’on est vendu à un Juif ? Et, en même temps, on n’interprète pas de manière homilétique l’expression « pourra le racheter » (Lévitique 25:48), dite au sujet de quelqu’un vendu à un non-Juif, comme un terme restrictif. Ou peut-être l’expression « pourra le racheter » est-elle en fait un terme restrictif, indiquant que cette halakha ne s’applique qu’à cet esclave, c’est-à-dire que seul celui qui est vendu à un non-Juif peut être racheté par des proches, et qu’elle ne s’applique à aucun autre esclave, à savoir à quelqu’un vendu à un Juif.
תָּא שְׁמַע: ״בְּכֹל... גְּאוּלָּה תִּתְּנוּ״ – לְרַבּוֹת בָּתִּים וְעֶבֶד עִבְרִי. מַאי לָאו בָּתֵּי עָרֵי חוֹמָה וְעֶבֶד עִבְרִי הַנִּמְכָּר לְיִשְׂרָאֵל? לָא, עֶבֶד עִבְרִי הַנִּמְכָּר לְנׇכְרִי.
Viens et écoute une baraita : « Et dans toute la terre de votre possession, vous accorderez le rachat de la terre » (Lévitique 25:24). L’expression inclusive « dans toute » sert à inclure les maisons et un esclave hébreu. N’est-il pas correct de dire que cela inclut les maisons des villes fortifiées et un esclave hébreu vendu à un Juif ? La Guemara rejette cette interprétation : Non, on peut dire qu’il s’agit d’un esclave hébreu vendu à un gentil.
עֶבֶד עִבְרִי הַנִּמְכָּר לְנׇכְרִי בְּהֶדְיָא כְּתִיב בֵּיהּ: ״אוֹ דֹדוֹ אוֹ בֶן דֹּדוֹ יִגְאָלֶנּוּ״!
La Guemara demande : il est explicitement écrit au sujet d’un esclave hébreu vendu à un non-juif : « Soit son oncle, soit le fils de son oncle pourra le racheter » (Lévitique 25:49). Si tel est le cas, il est inutile de déduire la possibilité de rédemption par un parent à partir d’une expression inclusive dans un autre verset.

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