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לִמְסוּלְיָם שֶׁאֵין לוֹ עָקֵב! אִם כֵּן נִיכְתּוֹב קְרָא ״נָעַל״, מַאי ״הַנָּעַל״? שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ תַּרְתֵּי.
sandales [mesulayim] qui n’ont pas de talons, et qui ne sont donc pas considérées comme des chaussures. La Guemara répond : Si c’est le cas, si le terme n’est énoncé que dans ce but, que le verset écrive « chaussure ». Quelle est la signification de « la chaussure » ? Apprends de là les deux conclusions énoncées précédemment à partir de cela.
מַתְנִי׳ עֶבֶד עִבְרִי נִקְנֶה בְּכֶסֶף וּבִשְׁטָר, וְקוֹנֶה עַצְמוֹ בְּשָׁנִים, וּבַיּוֹבֵל, וּבְגִרְעוֹן כֶּסֶף. יְתֵירָה עָלָיו אָמָה הָעִבְרִיָּה שֶׁקּוֹנָה אֶת עַצְמָהּ בְּסִימָנִין. הַנִּרְצָע, נִקְנֶה בִּרְצִיעָה, וְקוֹנֶה אֶת עַצְמוֹ בַּיּוֹבֵל, וּבְמִיתַת הָאָדוֹן.
MISHNA :Un esclave hébreu peut être acquis par son maître par de l’argent ou par un document, et il peut s’acquérir lui-même, c’est-à-dire être affranchi, par les années, c’est-à-dire lorsqu’il achève ses six années de travail, ou par l’avènement du Jubilé, ou par déduction d’argent. L’esclave peut se racheter pendant les six années en payant pour les années restantes de son esclavage. Une servante hébraïque a un mode d’affranchissement de plus que lui, car elle s’acquiert elle-même par des signes indiquant la puberté. Un esclave dont l’oreille est percée après avoir servi six ans est acquis comme esclave pour une plus longue période par le percement de son oreille avec un poinçon, et il s’acquiert lui-même par l’avènement du Jubilé ou par la mort du maître.
גְּמָ׳ עֶבֶד עִבְרִי נִקְנֶה בְּכֶסֶף. מְנָלַן? אָמַר קְרָא: ״מִכֶּסֶף מִקְנָתוֹ״ – מְלַמֵּד שֶׁנִּקְנֶה בְּכֶסֶף. אַשְׁכְּחַן עֶבֶד עִבְרִי הַנִּמְכָּר לְנׇכְרִי, הוֹאִיל וְכׇל קִנְיָנוֹ בְּכֶסֶף,
GUEMARA : La michna enseigne qu’un esclave hébreu peut être acquis par de l’argent. La Guemara demande : D’où dérivons-nous cette halakha ? La Guemara répond que le verset déclare : « De l’argent pour lequel il a été acheté » (Lévitique 25:51), ce qui enseigne qu’il peut être acquis par de l’argent. La Guemara demande : Nous avons trouvé qu’un esclave hébreu vendu à un gentil est acquis avec de l’argent, ce qui est le cas discuté dans ce verset, mais cela ne prouve rien concernant un Juif vendu à un Juif. On pourrait soutenir que, puisque toutes les acquisitions d’un gentil se font uniquement avec de l’argent, il peut lui aussi acheter un esclave hébreu avec de l’argent.
נִמְכָּר לְיִשְׂרָאֵל מְנָלַן? אָמַר קְרָא: ״וְהׇפְדֵּה״ – מְלַמֵּד שֶׁמְּגָרַעַת פִּדְיוֹנָהּ, וְיוֹצְאָה.
Mais d’où déduisons-nous qu’un esclave hébreu peut être vendu à un Juif contre de l’argent ? La Guemara explique qu’en ce qui concerne une servante hébraïque, le verset déclare : « Alors il la laissera être rachetée » (Exode 21:8), ce qui enseigne que, si elle obtient de l’argent et souhaite être affranchie avant que son temps ne soit accompli, elle déduit une somme de son rachat. La servante peut déduire la valeur du temps déjà servi de son prix d’achat et payer le montant restant, et alors elle est affranchie. Cela enseigne qu’une servante hébraïque est acquise par de l’argent, une halakha qui s’applique également à un esclave mâle.
אַשְׁכְּחַן אָמָה הָעִבְרִיָּה, הוֹאִיל וּמִיקַּדְּשָׁה בְּכֶסֶף – מִיקַּנְיָא בְּכֶסֶף, עֶבֶד עִבְרִי מְנָלַן? אָמַר קְרָא: ״כִּי יִמָּכֵר לְךָ אָחִיךָ הָעִבְרִי אוֹ הָעִבְרִיָּה וַעֲבָדְךָ שֵׁשׁ שָׁנִים״ – מַקִּישׁ עִבְרִי לְעִבְרִיָּה.
La Guemara demande : Bien que nous ayons trouvé cette halakha concernant une servante hébraïque, on ne peut pas extrapoler de là à ce cas, car il est possible que cela ne s’applique qu’à une femme. La raison en est que, puisque elle est habituellement fiancée au moyen d’argent, elle peut aussi être acquise comme servante au moyen d’argent. D’où déduisons-nous qu’un esclave hébreu peut lui aussi être acquis au moyen d’argent ? La Guemara répond que le verset déclare : « Si ton frère, un homme hébreu, ou une femme hébraïque, t’est vendu, il te servira six ans » (Deutéronome 15:12). Ce verset met en parallèle un homme hébreu et une femme hébraïque, indiquant que les modes par lesquels ils sont acquis sont les mêmes.
אַשְׁכְּחַן מְכָרוּהוּ בֵּית דִּין, הוֹאִיל וְנִמְכָּר בְּעַל כּוֹרְחוֹ, מוֹכֵר עַצְמוֹ מְנָלַן?
La Guemara demande en outre : Nous avons trouvé une source dans ce verset pour un esclave qui est vendu par le tribunal. Ce verset fait référence à un voleur qui est incapable de rembourser la valeur de son vol et qui est vendu comme esclave afin de pouvoir acquitter sa dette. On peut donc soutenir que ce cas est unique, puisqu'il est vendu contre sa volonté. D'où déduisons-nous que celui qui se vend lui-même peut être vendu contre de l'argent ?
יָלֵיף ״שָׂכִיר״ ״שָׂכִיר״. הָנִיחָא לְמַאן דְּיָלֵיף ״שָׂכִיר״ ״שָׂכִיר״, אֶלָּא לְמַאן דְּלָא יָלֵיף ״שָׂכִיר״ ״שָׂכִיר״, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?
La Guemara répond : Cela se déduit au moyen d’une analogie verbale entre les termes « travailleur salarié » et « travailleur salarié ». Ce terme apparaît à la fois au sujet de celui qui se vend lui-même : « Il sera avec toi comme un travailleur salarié et comme un résident » (Lévitique 25:40), et au sujet de celui qui est vendu par le tribunal : « Car il t’a servi pour le double du salaire d’un travailleur salarié » (Deutéronome 15:18). La Guemara demande : Cela fonctionne bien selon celui qui déduit cette analogie verbale entre les termes « travailleur salarié » et « travailleur salarié ». Mais selon celui qui ne déduit pas l’analogie verbale entre « travailleur salarié » et « travailleur salarié », que peut-on dire ? D’où déduit-il que celui qui se vend lui-même peut être acquis avec de l’argent ?
אָמַר קְרָא: ״וְכִי תַשִּׂיג״ – מוּסָף עַל עִנְיָן רִאשׁוֹן, וְיִלְמַד עֶלְיוֹן מִתַּחְתּוֹן.
La Guemara répond : Le verset déclare au début du passage traitant de celui qui est vendu à un non-Juif : « Et si » un étranger résidant avec toi s’enrichit (Lévitique 25:47). La conjonction « et » sert à ajouter au premier sujet, c’est-à-dire au passage qui traite de celui qui se vend à un Juif, puisqu’elle relie les deux sujets. Et par conséquent, que le cas ci-dessus de celui qui se vend à un Juif soit dérivé du cas ci-dessous de celui qui est vendu à un non-Juif : De même que celui qui est vendu à un non-Juif peut être acquis avec de l’argent, de même celui qui se vend à un Juif peut être acquis avec de l’argent.
וּמַאן תַּנָּא דְּלָא יָלֵיף ״שָׂכִיר״ ״שָׂכִיר״? הַאי תַּנָּא הוּא, דְּתַנְיָא: הַמּוֹכֵר עַצְמוֹ נִמְכָּר לְשֵׁשׁ, וְיָתֵר עַל שֵׁשׁ, מְכָרוּהוּ בֵּית דִּין – אֵינוֹ נִמְכָּר אֶלָּא לְשֵׁשׁ.
La Guemara commente : Et qui est le tanna qui ne déduit pas l’analogie verbale entre « travailleur salarié » et « travailleur salarié » ? C’est ce tanna, comme cela est enseigné dans une baraita : Celui qui se vend lui-même comme esclave est vendu pour six ans, et, s’il le souhaite, il peut être vendu pour plus de six ans, tandis que celui qui est vendu par le tribunal n’est vendu que pour six ans, et pas davantage.
הַמּוֹכֵר עַצְמוֹ אֵינוֹ נִרְצָע, מְכָרוּהוּ בֵּית דִּין – נִרְצָע. מוֹכֵר עַצְמוֹ אֵין מַעֲנִיקִים לוֹ, מְכָרוּהוּ בֵּית דִּין – מַעֲנִיקִים לוֹ. הַמּוֹכֵר עַצְמוֹ אֵין רַבּוֹ מוֹסֵר לוֹ שִׁפְחָה כְּנַעֲנִית, מְכָרוּהוּ בֵּית דִּין – רַבּוֹ מוֹסֵר לוֹ שִׁפְחָה כְּנַעֲנִית.
La baraita ajoute qu’il existe d’autres différences entre ces deux esclaves : Celui qui se vend lui-même ne peut pas avoir l’oreille percée avec un poinçon, tandis que celui qui est vendu par le tribunal peut avoir l’oreille percée avec un poinçon. Celui qui se vend lui-même ne reçoit pas de don de départ de la part de son maître lorsqu’il est affranchi, tandis que celui qui est vendu par le tribunal reçoit un don de départ. En ce qui concerne celui qui se vend lui-même, son maître ne peut pas lui donner une servante cananéenne comme épouse afin de produire des enfants esclaves, tandis qu’en ce qui concerne celui qui est vendu par le tribunal, son maître peut lui donner une servante cananéenne.
רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: זֶה וָזֶה אֵינוֹ נִמְכָּר אֶלָּא לְשֵׁשׁ, זֶה וָזֶה נִרְצָע, וָזֶה וָזֶה מַעֲנִיקִים לוֹ, וְזֶה וָזֶה רַבּוֹ מוֹסֵר לוֹ שִׁפְחָה כְּנַעֲנִית. מַאי לָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּתַנָּא קַמָּא לָא יָלֵיף ״שָׂכִיר״ ״שָׂכִיר״, וְרַבִּי אֶלְעָזָר יָלֵיף ״שָׂכִיר״ ״שָׂכִיר״?
Rabbi Elazar dit qu’il n’y a aucune différence entre ces deux types d’esclaves. Au contraire, cet esclave comme cet autre esclave peuvent être vendus pour seulement six ans ; l’un comme l’autre peuvent être percés avec un poinçon, l’un comme l’autre reçoivent un don de départ, et dans ce cas comme dans cet autre cas son maître peut lui donner une servante cananéenne. Quoi, n’est-ce pas qu’ils sont en désaccord sur ce point, à savoir que le premier tanna ne déduit pas l’analogie verbale entre « travailleur salarié » et « travailleur salarié », tandis que Rabbi Elazar déduit l’analogie verbale entre « travailleur salarié » et « travailleur salarié » ? Si l’on soutient que les deux cas sont juxtaposés, on assimilera les halakhot des deux esclaves. Telle est l’opinion de Rabbi Elazar, par contraste avec celle du premier tanna, qui soutient que les halakhot de chaque type d’esclave sont distinctes.
אָמַר רַב טָבְיוֹמֵי מִשְּׁמֵיהּ דְּאַבָּיֵי: דְּכוּלֵּי עָלְמָא יָלֵיף ״שְׂכִיר״ ״שָׂכִיר״, וְהָכָא בְּהַאי קְרָא קָמִיפַּלְגִי: מַאי טַעְמָא דְּתַנָּא קַמָּא דְּאָמַר מוֹכֵר עַצְמוֹ נִמְכָּר לְשֵׁשׁ וְיָתֵר עַל שֵׁשׁ? מִיעֵט רַחֲמָנָא גַּבֵּי מְכָרוּהוּ בֵּית דִּין: ״וַעֲבָדְךָ שֵׁשׁ שָׁנִים״ – זֶה, וְלֹא מוֹכֵר עַצְמוֹ.
Rav Tavyumei a dit au nom d’Abaye : Ce n’est pas ainsi ; plutôt, tous déduisent l’analogie verbale entre « travailleur salarié » et « travailleur salarié », et ici, dans la controverse de la baraita, ils sont en désaccord au sujet de ce verset suivant. Quel est le raisonnement du premier tanna, qui dit que celui qui se vend lui-même est vendu pour six ans et plus de six ans ? Il soutient qu’en ce qui concerne celui qui est vendu par le tribunal, le Miséricordieux exclut un certain cas par le verset : « Si ton frère, un homme hébreu, ou une femme hébraïque, t’est vendu, et il te servira six ans » (Deutéronome 15:12). Cela enseigne que seul ce type d’esclave sert pendant six ans et pas davantage, mais cela ne s’applique pas à celui qui se vend lui-même. S’il le stipule ainsi, il peut servir plus de six ans.
וְאִידָּךְ: ״וַעֲבָדְךָ״ – לְךָ, וְלֹא לְיוֹרֵשׁ.
La Guemara explique : Et l’autre, Rabbi Elazar, apprend une halakha différente de ce verset. « Et il te servira » signifie qu’il travaille pour toi et non pour un héritier autre qu’un fils. Si un maître n’a pas de fils, son esclave n’est pas transmis en héritage à une fille ou à un frère comme le reste de ses biens. S’il a des fils, ils héritent d’un esclave hébreu.
וְאִידָּךְ? ״וַעֲבָדְךָ״ אַחֲרִינָא כְּתִיב. וְאִידַּךְ? הַהוּא לְהַרְצָאַת אָדוֹן הוּא דַּאֲתָא.
La Guemara demande : Et l'autre, le premier tanna, d'où déduit-il qu'un esclave n'est pas transmis en héritage ? La Guemara répond que l'expression, « Et il te servira, » est écrite une autre fois, et il dérive cette halakha de là. La Guemara demande : Et l'autre, Rabbi Elazar, que fait-il de cet autre verset ? La Guemara répond : Selon son avis, ce verset vient apaiser le maître. Le verset souligne que la servitude est d'une durée limitée afin d'encourager le maître à libérer l'esclave sans hésitation.
מַאי טַעְמָא דְּתַנָּא קַמָּא דְּאָמַר מוֹכֵר עַצְמוֹ אֵינוֹ נִרְצָע? מִדְּמַיעֵט רַחֲמָנָא גַּבֵּי מְכָרוּהוּ בֵּית דִּין: ״וְרָצַע אֲדֹנָיו אֶת אׇזְנוֹ בַּמַּרְצֵעַ״ – אׇזְנוֹ שֶׁלּוֹ, וְלֹא אׇזְנוֹ שֶׁל מוֹכֵר עַצְמוֹ.
La Guemara demande : Quel est le raisonnement du premier tanna, qui dit que celui qui se vend lui-même n’est pas percé avec un poinçon ? La Guemara répond : Il l’apprend du fait que, concernant celui qui est vendu par le tribunal, la Torah exclut un certain cas par le verset : « Et son maître lui percera l’oreille avec un poinçon » (Exode 21:6), ce qui enseigne : Son oreille, celle de cet esclave, et non l’oreille d’un esclave qui se vend lui-même.

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