כִּי תַּנְיָא הָהִיא — בְּבִרְכַּת הַמָּזוֹן, כִּי קָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן — בְּשׁוּרָה.
La Guemara répond : Lorsque cettebaraitaest enseignée, cela concerne le fait de se joindre à d'autres pour former un quorum de trois afin de réciter la Grâce après les repas, car un endeuillé est tenu de réciter la Grâce après les repas. Cependant, lorsque Rabbi Yoḥanan dit que les endeuillés ne sont pas inclus dans le compte, cela concerne le quorum de dix hommes requis pour former une rangée afin de consoler les endeuillés après l'enterrement.
וְאֶלָּא הָא דְּאָמַר רַבִּי יִצְחָק אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מְבָרְכִים בִּרְכַּת חֲתָנִים בַּעֲשָׂרָה, וַחֲתָנִים מִן הַמִּנְיָן. וּבִרְכַּת אֲבֵלִים בַּעֲשָׂרָה, וְאֵין אֲבֵלִים מִן הַמִּנְיָן. בְּרָכָה בְּשׁוּרָה מִי אִיכָּא? אֶלָּא כִּי קָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן בִּרְחָבָה.
Cependant, la Guemara soulève une objection : Toutefois, ce que rabbin Yitzḥak a dit, à savoir que rabbin Yoḥanan a dit : On récite la bénédiction des mariés dans un quorum de dix, et les mariés sont inclus dans le compte, et on récite la bénédiction des endeuillés dans un quorum de dix, et les endeuillés ne sont pas inclus dans le compte. Y a-t-il une bénédiction récitée dans la rangée formée pour consoler les endeuillés ? Il est clair que cette déclaration de rabbin Yoḥanan ne peut pas être expliquée comme se référant à la rangée. Au contraire, lorsque rabbin Yoḥanan a dit que les endeuillés ne sont pas inclus dans le compte, c’était au sujet de la bénédiction récitée sur la place adjacente au cimetière, où a lieu le repas de consolation et où diverses bénédictions sont récitées pour consoler les endeuillés. Les endeuillés ne sont pas inclus dans le quorum requis de dix.
וְאֶלָּא הָא דְּאָמַר רַבִּי יִצְחָק אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מְבָרְכִין בִּרְכַּת חֲתָנִים בַּעֲשָׂרָה כׇּל שִׁבְעָה, וַחֲתָנִים מִן הַמִּנְיָן. וּבִרְכַּת אֲבֵלִים בַּעֲשָׂרָה כׇּל שִׁבְעָה, וְאֵין אֲבֵלִים מִן הַמִּנְיָן. בִּרְכַּת רְחָבָה כׇּל שִׁבְעָה מִי אִיכָּא? מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ בְּפָנִים חֲדָשׁוֹת.
La Guemara demande : Cependant, au sujet de ce que Rabbi Yitzḥak a dit, à savoir que Rabbi Yoḥanan a dit : On récite la bénédiction des mariés dans un quorum de dix pendant les sept jours de réjouissance, et les mariés sont inclus dans le compte ; et on récite la bénédiction des endeuillés pendant les sept jours de deuil dans un quorum de dix, et les endeuillés ne sont pas inclus dans le compte ; y a-t-il une bénédiction récitée sur la place pendant les sept jours ? Le repas de consolation et les bénédictions qui y sont associées ont lieu directement après l’enterrement, et non tout au long des sept jours de deuil. La Guemara répond : Tu trouves des bénédictions récitées tout au long de la période de sept jours de deuil dans un cas où des visages nouveaux qui n’ont pas assisté à l’enterrement sont présents. Dans ce cas, les éloges funèbres et les paroles de consolation sont répétés, et la bénédiction des endeuillés est récitée de nouveau.
כִּי הָא דְּרַב חִיָּיא בַּר אַבָּא מַקְרֵי בְּנֵיהּ דְּרֵישׁ לָקִישׁ הֲוָה, וְאָמְרִי לַהּ מַתְנִי בְּרֵיהּ דְּרֵישׁ לָקִישׁ הֲוָה. שְׁכֵיב לֵיהּ יָנוֹקָא. יוֹמָא קַמָּא לָא אֲזַל לְגַבֵּיהּ. לִמְחַר דַּבְרֵיהּ לִיהוּדָה בַּר נַחְמָנִי מְתוּרְגְּמָנֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: קוּם אֵימָא מִלְּתָא כׇּל קֳבֵיל יָנוֹקָא. פְּתַח וַאֲמַר: ״וַיַּרְא ה׳ וַיִּנְאָץ מִכַּעַס בָּנָיו וּבְנוֹתָיו״, דּוֹר שֶׁאָבוֹת מְנָאֲצִים לְהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא — כּוֹעֵס עַל בְּנֵיהֶם וְעַל בְּנוֹתֵיהֶם, וּמֵתִים כְּשֶׁהֵם קְטַנִּים.
§ Cela est semblable à cet incident concernant Rav Ḥiyya bar Abba, qui était l’enseignant de Torah des fils de Reish Lakish, et certains disent qu’il était l’enseignant de la Mishna du fils de Reish Lakish. Son enfant mourut. Le premier jour, Reish Lakish n’alla pas le consoler. Le lendemain, il prit avec lui Yehuda bar Naḥmani, son porte-parole, pour consoler Rav Ḥiyya bar Abba. Reish Lakish dit à son porte-parole : Lève-toi et dis une parole de consolation au sujet de la mort de l’enfant. Il commença et dit : « Et le Seigneur le vit et les repoussa, à cause de la provocation de Ses fils et de Ses filles » (Deutéronome 32:19). Une génération dans laquelle les pères repoussent le Saint, béni soit-Il, Il se met en colère contre leurs fils et leurs filles, et ils meurent en bas âge.
וְאִיכָּא דְּאָמְרִי בָּחוּר הֲוָה. וְהָכִי קָאָמַר לֵיהּ: ״עַל כֵּן עַל בַּחוּרָיו לֹא יִשְׂמַח ה׳ וְאֶת יְתוֹמָיו וְאֶת אַלְמְנוֹתָיו לֹא יְרַחֵם כִּי כֻלּוֹ חָנֵף וּמֵרַע וְכׇל פֶּה דֹּבֵר נְבָלָה בְּכׇל זֹאת לֹא שָׁב אַפּוֹ וְעוֹד יָדוֹ נְטוּיָה״. מַאי ״וְעוֹד יָדוֹ נְטוּיָה״? אָמַר רַב חָנָן בַּר רַב: הַכֹּל יוֹדְעִין כַּלָּה לָמָּה נִכְנְסָה לַחוּפָּה. אֶלָּא, כׇּל הַמְנַבֵּל פִּיו, וּמוֹצִיא דְּבַר נְבָלָה מִפִּיו, אֲפִלּוּ נֶחְתַּם לוֹ גְּזַר דִּינוֹ שֶׁל שִׁבְעִים שָׁנָה לְטוֹבָה — נֶהְפָּךְ עָלָיו לְרָעָה.
Et il y a ceux qui disent que l’enfant qui est mort était non pas un petit enfant, mais un jeune homme, et voici ce que le prédicateur lui dit : « C’est pourquoi le Seigneur ne se réjouira pas de leurs jeunes hommes, et Il n’aura pas compassion de leurs orphelins et de leurs veuves, car chacun est un flatteur et un malfaiteur, et toute bouche profère l’obscénité. Malgré tout cela, Sa colère ne s’est pas détournée, et Sa main est encore étendue » (Isaïe 9:16). Quel est le sens de l’expression « Et Sa main est encore étendue » ? Rav Ḥanan bar Rav a dit : Tout le monde sait pourquoi une mariée entre sous le dais nuptial. C’est l’étape qui précède la consommation du mariage. Cependant, il ne faut pas en parler inutilement, car quiconque profane sa bouche et fait sortir de sa bouche une parole d’obscénité, même si un décret favorable de soixante-dix ans a été scellé pour lui, néanmoins il est transformé pour lui en un mauvais décret.
אֲתָא לְנַחוֹמֵי — צַעוֹרֵי קָמְצַעַר לֵיהּ! הָכִי קָאָמַר לֵיהּ: חֲשִׁיב אַתְּ לְאִתְּפוֹסֵי אַדָּרָא.
La Guemara pose la question au sujet de cet incident : Il est venu à la demande de Reish Lakish pour réconforter Rav Ḥiyya bar Abba et, au lieu de cela, il l’a bouleversé en attribuant la mort de son fils à ses transgressions ! La Guemara répond : Telle n’était pas son intention, bouleverser Rav Ḥiyya bar Abba et attribuer la mort de son fils à ses actes. Au contraire, voici ce qu’il lui dit : Tu es suffisamment important pour être frappé, c’est-à-dire pour mourir ou souffrir, pour les péchés de la génération, car ce sont précisément les quelques justes qui sont punis pour les transgressions d’une génération pécheresse.
אֲמַר לֵיהּ: קוּם אֵימָא מִלְּתָא כְּנֶגֶד שְׁבָחוֹ שֶׁל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא. פָּתַח וְאָמַר: ״הָאֵל הַגָּדוֹל בְּרוֹב גׇּדְלוֹ, אַדִּיר וְחָזָק בְּרוֹב נוֹרָאוֹת, מְחַיֵּה מֵתִים בְּמַאֲמָרוֹ, עוֹשֶׂה גְדוֹלוֹת עַד אֵין חֵקֶר וְנִפְלָאוֹת עַד אֵין מִסְפָּר. בָּרוּךְ אַתָּה ה׳ מְחַיֵּה הַמֵּתִים״.
Reish Lakish dit à son héraut : Lève-toi et prononce une déclaration au sujet de la louange du Saint, béni soit-Il. Il commença et dit : Dieu, qui est grand dans l’abondance de Sa grandeur, puissant et fort dans l’abondance de Ses actes redoutables, qui fait revivre les morts en accomplissement de Sa parole, qui accomplit de grandes œuvres au-delà de toute compréhension, des merveilles sans nombre. Béni sois-Tu, Seigneur, qui fais revivre les morts.
אֲמַר לֵיהּ: קוּם אֵימָא מִלְּתָא כְּנֶגֶד אֲבֵלִים, פָּתַח וְאָמַר: ״אַחֵינוּ הַמְיוּגָּעִים, הַמְדוּכָּאִין בָּאֵבֶל הַזֶּה, תְּנוּ לְבַבְכֶם לַחְקוֹר אֶת זֹאת. זֹאת הִיא עוֹמֶדֶת לָעַד, נָתִיב הוּא מִשֵּׁשֶׁת יְמֵי בְרֵאשִׁית. רַבִּים שָׁתוּ, רַבִּים יִשְׁתּוּ. כְּמִשְׁתֵּה רִאשׁוֹנִים כָּךְ מִשְׁתֵּה אַחֲרוֹנִים. אַחֵינוּ, בַּעַל נֶחָמוֹת יְנַחֵם אֶתְכֶם. בָּרוּךְ מְנַחֵם אֲבֵלִים״.
Reish Lakish lui dit : Lève-toi et prononce une parole au sujet des endeuillés. Il commença et dit : Nos frères, épuisés, accablés par ce deuil, appliquez votre cœur à examiner ceci : C’est ce qui demeure à jamais. C’est une voie depuis les six jours de la Création, c’est-à-dire que la mort existe depuis la Création, et il est bien connu que tel est le destin de l’homme. Beaucoup ont bu de la coupe empoisonnée de la mort, et beaucoup boiront. De même que fut la conséquence de la boisson des premiers qui ont bu, de même aussi sera la conséquence de la boisson des derniers qui boiront. Nos frères, que le Maître de la consolation vous console. Béni sois-Tu, Seigneur, qui consoles les endeuillés.
אָמַר אַבָּיֵי: ״רַבִּים שָׁתוּ״ — לֵימָא. ״רַבִּים יִשְׁתּוּ״ — לָא לֵימָא. ״מִשְׁתֵּה רִאשׁוֹנִים״ — לֵימָא. ״מִשְׁתֵּה אַחֲרוֹנִים״ — לָא לֵימָא. דְּאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ, וְכֵן תָּנָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹסֵי: לְעוֹלָם אַל יִפְתַּח אָדָם פִּיו לַשָּׂטָן. אָמַר רַב יוֹסֵף, מַאי קְרָא: ״כִּסְדוֹם הָיִינוּ לַעֲמוֹרָה דָּמִינוּ״. מַאי אַהְדַּר לֵיהּ — ״שִׁמְעוּ דְבַר ה׳ קְצִינֵי סְדוֹם וְגוֹ׳״.
Abaye a dit au sujet de la déclaration concernant les endeuillés : Qu'il dise : Beaucoup ont bu ; qu'il ne dise pas : Beaucoup boiront. Qu'il dise : La boisson du premier ; qu'il ne dise pas : La boisson du dernier. Cela est conforme à ce qu'a dit Rabbi Shimon ben Lakish, et de même cela a été enseigné au nom de Rabbi Yosei : Une personne ne devrait jamais ouvrir sa bouche à Satan et spéculer sur d'éventuels désastres. Rav Yosef a dit : Quel est le verset d'où cela est dérivé ? « Nous avons failli être comme Sodome, nous avons été semblables à Gomorrhe » (Isaïe 1:9), après quoi, que leur répondit le prophète ? « Écoutez la parole du Seigneur, chefs de Sodome ; prêtez l'oreille à la Torah de notre Dieu, peuple de Gomorrhe » (Isaïe 1:10). Isaïe a établi l'analogie et elle s'est immédiatement réalisée.
אֲמַר לֵיהּ: קוּם אֵימָא מִלְּתָא כְּנֶגֶד מְנַחֲמֵי אֲבֵלִים. פָּתַח וְאָמַר: ״אַחֵינוּ גּוֹמְלֵי חֲסָדִים בְּנֵי גּוֹמְלֵי חֲסָדִים, הַמַּחְזִיקִים בִּבְרִיתוֹ שֶׁל אַבְרָהָם אָבִינוּ (שֶׁנֶּאֱמַר: ׳כִּי יְדַעְתִּיו לְמַעַן אֲשֶׁר יְצַוֶּה אֶת בָּנָיו וְגוֹ׳׳). אַחֵינוּ, בַּעַל הַגְּמוּל יְשַׁלֵּם לָכֶם גְּמוּלְכֶם. בָּרוּךְ אַתָּה, מְשַׁלֵּם הַגְּמוּל״.
Reish Lakish dit au récitant : Lève-toi et prononce une parole au sujet de ceux qui consolent les endeuillés. Il commença et dit : Nos frères, dispensateurs de bonté bienveillante, fils de dispensateurs de bonté bienveillante, qui embrassent l’alliance d’Abraham notre Patriarche, comme il est dit : « Car Je le connais, afin qu’il ordonne à ses enfants…d’accomplir justice et droiture » (Genèse 18:19). Nos frères, que le Maître de la récompense vous accorde votre juste rétribution. Béni sois-Tu, Seigneur, qui accordes la juste rétribution.
אֲמַר לֵיהּ: קוּם אֵימָא מִלְּתָא כְּנֶגֶד כׇּל יִשְׂרָאֵל. פָּתַח וְאָמַר: ״רִבּוֹן הָעוֹלָמִים, פְּדֵה וְהַצֵּל, מַלֵּט, הוֹשַׁע עַמְּךָ יִשְׂרָאֵל מִן הַדֶּבֶר וּמִן הַחֶרֶב וּמִן הַבִּיזָּה וּמִן הַשִּׁדָּפוֹן וּמִן הַיֵּרָקוֹן וּמִכׇּל מִינֵי פּוּרְעָנִיּוֹת הַמִּתְרַגְּשׁוֹת וּבָאוֹת לָעוֹלָם, טֶרֶם נִקְרָא וְאַתָּה תַּעֲנֶה. בָּרוּךְ אַתָּה, עוֹצֵר הַמַּגֵּפָה״.
Reish Lakish dit au héraut : Lève-toi et prononce une déclaration concernant l’ensemble du peuple juif. Il commença et dit : Maître des mondes, rachète et sauve, secoure et délivre Ton peuple, Israël, de la peste et de l’épée, et du pillage, et de la brûlure, et de la nielle, et de toutes sortes d’afflictions qui éclatent soudainement et viennent au monde. Avant même que nous appelions, Tu répondras. Béni sois-Tu, Seigneur, qui arrêtes la plaie. Apparemment, plusieurs bénédictions sont récitées dans les jours suivant l’enterrement.
אֲמַר עוּלָּא, וְאָמְרִי לַהּ בְּמַתְנִיתָא תָּנָא: עֲשָׂרָה כּוֹסוֹת תִּקְּנוּ חֲכָמִים בְּבֵית הָאֵבֶל: שְׁלֹשָׁה קוֹדֶם אֲכִילָה, כְּדֵי לִפְתּוֹחַ אֶת בְּנֵי מֵעָיו. שְׁלֹשָׁה בְּתוֹךְ אֲכִילָה, כְּדֵי לִשְׁרוֹת אֲכִילָה שֶׁבְּמֵעָיו. וְאַרְבָּעָה לְאַחַר אֲכִילָה, אֶחָד כְּנֶגֶד ״הַזָּן״, וְאֶחָד כְּנֶגֶד בִּרְכַּת הָאָרֶץ, וְאֶחָד כְּנֶגֶד ״בּוֹנֵה יְרוּשָׁלָיִם״, וְאֶחָד כְּנֶגֶד ״הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״.
§ En ce qui concerne le réconfort des endeuillés, Oulla a dit, et certains disent que cela a été enseigné dans une baraita : Les Sages ont institué dix coupes de vin à boire dans la maison du endeuillé : trois coupes avant le repas, afin d’ouvrir ses intestins, c’est-à-dire d’aiguiser son appétit ; trois pendant le repas, pour imbiber la nourriture dans ses intestins afin de faciliter la digestion ; et quatre coupes après le repas, chacune correspondant à une bénédiction dans la Grâce après les repas. L’une correspond à la première bénédiction : Celui qui nourrit tous ; l’une correspond à la deuxième bénédiction, la bénédiction de la terre ; l’une correspondant à la troisième bénédiction : Celui qui bâtit Jérusalem ; et l’une correspondant à la quatrième bénédiction : Celui qui est bon et fait le bien.
הוֹסִיפוּ עֲלֵיהֶם אַרְבָּעָה: אֶחָד כְּנֶגֶד חַזָּנֵי הָעִיר, וְאֶחָד כְּנֶגֶד פַּרְנָסֵי הָעִיר, וְאֶחָד כְּנֶגֶד בֵּית הַמִּקְדָּשׁ, וְאֶחָד כְּנֶגֶד רַבָּן גַּמְלִיאֵל. הִתְחִילוּ (הָיוּ) שׁוֹתִין וּמִשְׁתַּכְּרִין, הֶחְזִירוּ הַדָּבָר לְיוֹשְׁנָהּ.
Plus tard, les Sages ajoutèrent à ces quatre bénédictions supplémentaires : l’une, notant les actions des préposés de la ville [ḥazzanei ha’ir], qui s’occupent des enterrements et d’autres besoins communautaires ; l’une, notant les actions des dirigeants de la ville, qui fournissaient le financement pour l’enterrement des pauvres ; l’une, notant le Temple, en commémoration de sa destruction ; et l’une, notant les actions de Rabban Gamliel. Le peuple commença à observer cette ordonnance instituée par les Sages, et ils buvaient et s’enivraient. Par conséquent, les Sages rétablirent l’affaire à son état antérieur et établirent qu’ils ne boiraient pas plus de dix coupes.
מַאי רַבָּן גַּמְלִיאֵל? דְּתַנְיָא: בָּרִאשׁוֹנָה הָיְתָה הוֹצָאַת הַמֵּת קָשָׁה לִקְרוֹבָיו יוֹתֵר מִמִּיתָתוֹ, עַד שֶׁהָיוּ מַנִּיחִים אוֹתוֹ וּבוֹרְחִין. עַד שֶׁבָּא רַבָּן גַּמְלִיאֵל וְנָהַג קַלּוּת בְּעַצְמוֹ, וְהוֹצִיאוּהוּ בִּכְלֵי פִשְׁתָּן. וְנָהֲגוּ כׇּל הָעָם אַחֲרָיו לְהוֹצִיא בִּכְלֵי פִשְׁתָּן. אֲמַר רַב פָּפָּא: וְהָאִידָּנָא נְהוּג עָלְמָא אֲפִילּוּ בְּצַרְדָּא בַּר זוּזָא.
Quel est le lien entre Rabban Gamliel et une maison de deuil ? C’est comme il est enseigné dans une baraita : Au début, les frais d’enterrement pour le défunt étaient plus lourds pour ses proches que sa mort elle-même, car les enterrements étaient somptueux, jusqu’à ce qu’on en arrive au point où les gens abandonnaient le défunt et s’enfuyaient. Cela continua jusqu’à ce que Rabban Gamliel vienne et se conduise avec humilité, en ordonnant au peuple de l’emporter pour l’enterrement dans de simples vêtements de lin. Et tout le peuple se conduisit en suivant son exemple, et instruisit ses familles de les emporter pour l’enterrement dans de simples vêtements de lin. Rav Pappa dit : Et aujourd’hui, tout le monde a l’habitude d’enterrer les morts dans des vêtements simples, même dans une étoffe grossière [tzerada] valant un zuz.
אֲמַר רַבִּי אֶלְעָזָר:
Le rabbin Elazar a dit :