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הָתָם, כִּי אָמְרָה ״הָוְיָנָא בַּהֲדֵיהּ״ — שָׁבְקִינַן לַהּ. הָכָא, אַף עַל גַּב דְּאָמְרָה ״הָוְיָנָא בַּהֲדֵיהּ״ — לָא שָׁבְקִינַן לַהּ. וַהֲרֵי מוּכֵּה שְׁחִין, דְּאַף עַל גַּב דַּאֲמָרָהּ ״הָוְיָנָא בַּהֲדֵיהּ״ — לָא שָׁבְקִינַן לַהּ. דִּתְנַן: חוּץ מִמּוּכֵּה שְׁחִין, מִפְּנֵי שֶׁמְּמִקָּתוֹ וְקָתָנֵי!
mais là-bas, en ce qui concerne les défauts précisés dans la mishna, si elle dit : Je veux être avec lui, nous la laissons avec lui et nous n’imposons pas le divorce, tandis qu’ici, dans le cas d’une femme qui n’a pas enfanté, même si elle dit : Je veux être avec lui, nous ne la laissons pas avec lui, car son mari néglige la mitsva d’être fécond et de se multiplier. La Guemara soulève une difficulté : Mais il y a le cas d’un mari affligé de furoncles, où même si elle dit : Je veux être avec lui, nous ne la laissons pas avec lui. Comme nous l’avons appris dans la mishna : À l’exception d’une situation où son mari est affligé de furoncles, parce que cela consume sa chair. Et pourtant cette halakha est enseignée dans la même mishna que les autres, ce qui indique que notre analyse ci-dessus est incorrecte.
הָתָם כִּי אָמְרָה ״דָּיְירָנָא בַּהֲדֵיהּ בְּסָהֲדֵי״ — שָׁבְקִינַן לַהּ. הָכָא אַף עַל גַּב דְּאָמְרָה ״דָּיְירָנָא בַּהֲדֵיהּ בְּסָהֲדֵי״ — לָא שָׁבְקִינַן לַהּ.
La Guemara répond : Malgré cela, il existe une différence entre ces cas, car là-bas, concernant un homme couvert de furoncles, si elle dit : Je suis prête à vivre avec lui sous la surveillance de témoins ; c’est-à-dire que je ne m’isolerai pas avec lui, mais je resterai néanmoins son épouse, nous la laissons tranquille. Cependant, ici, bien qu’elle dise : Je vivrai avec lui sous la surveillance de témoins, nous ne la laissons pas tranquille, mais au contraire nous le contraignons à divorcer d’elle.
תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: שָׂח לִי זָקֵן אֶחָד מֵאַנְשֵׁי יְרוּשָׁלַיִם: עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה מוּכֵּי שְׁחִין הֵן, וְכוּלָּן אָמְרוּ חֲכָמִים תַּשְׁמִישׁ קָשֶׁה לָהֶן, וּבַעֲלֵי רָאתָן קָשֶׁה מִכּוּלָּן. מִמַּאי הָוֵי? דְּתַנְיָא: הִקִּיז דָּם וְשִׁימֵּשׁ — הָוַיִין לוֹ בָּנִים וִיתִיקִין. הַקִּיזוּ שְׁנֵיהֶם וְשִׁימְּשׁוּ — הָוַיִין לוֹ בָּנִים בַּעֲלֵי רָאתָן. אָמַר רַב פָּפָּא: לָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא טָעֵים מִידֵּי, אֲבָל טָעֵים מִידֵּי — לֵית לַן בַּהּ.
Il a été enseigné dans une baraita : Rabbi Yosei a dit : Un certain Ancien parmi les habitants de Jérusalem m’a dit qu’il y a vingt-quatre sortes de malades atteints de furoncles, et au sujet de tous, les Sages ont dit que les relations sexuelles leur sont nuisibles, et ceux atteints de ra’atan, une grave maladie de peau caractérisée par une faiblesse extrême et des tremblements, sont lésés encore plus que tous les autres. La Guemara demande : D’où et comment cette maladie survient-elle ? La Guemara répond : Comme il a été enseigné dans une baraita : Celui qui a subi une saignée et immédiatement après a eu des relations sexuelles aura des enfants faibles [vitaykin]. Si tous deux ont subi une saignée et ensuite ont eu des relations sexuelles, il aura des enfants atteints de ra’atan. Rav Pappa a dit en réponse : Nous avons dit cela seulement s’il n’a rien goûté entre la saignée et le rapport sexuel, mais s’il a goûté quelque chose, nous n’avons pas de problème avec cela, car ce n’est pas dangereux.
מַאי סִימָנֵיהּ? דָּלְפָן עֵינֵיהּ, וְדָיְיבִי נְחִירֵיהּ, וְאָיתֵי לֵיהּ רִירָא מִפּוּמֵּיהּ, וּרְמוּ דִּידְבֵי עִילָּוֵיהּ. וּמַאי אָסוּתֵיהּ? אָמַר אַבָּיֵי: פִּילָא, וְלוּדָנָא, גִּירְדָּא דֶאֱגוֹזָא, וְגִירְדָּא דְּאַשְׁפָּא, וּכְלִיל מַלְכָּא, וּמְתַחְלָא דְּדִיקְלָא סוּמָּקָא. וְשָׁלֵיק לְהוּ בַּהֲדֵי הֲדָדֵי, וּמְעַיֵּיל לֵיהּ לְבֵיתָא דְשֵׁישָׁא. וְאִי לָא אִיכָּא בֵּיתָא דְשֵׁישָׁא — מְעַיֵּיל לֵיהּ לְבֵיתָא דְּשַׁב לִבְנֵי וַאֲרִיחָא,
La Guemara demande : Quels sont les symptômes de ra’atan ? Ses yeux larmoient, son nez coule, de la salive sort de sa bouche, et des mouches se posent sur lui. La Guemara demande en outre : Et quel est son remède pour retirer l’insecte trouvé dans sa tête, qui est associé à cette maladie ? Abaye a dit : On prend pila et du ladanum [lodana], qui sont des types d’herbes ; et la coque moulue d’une noix ; et des copeaux de peaux lissées ; et de l’armoise [kelil malka] ; et le calice d’un palmier-dattier rouge. Et on les fait cuire ensemble et on fait entrer le malade dans une maison de marbre, c’est-à-dire une maison complètement scellée. Et s’il n’y a pas de maison de marbre disponible, celui qui effectue le traitement fait entrer le malade dans une maison dont les murs ont l’épaisseur de sept briques et une petite brique.
וְנָטֵיל לֵיהּ תְּלָת מְאָה כָּסֵי עַל רֵישֵׁיהּ, עַד דְּרָפְיָא אַרְעִיתָא דְמוֹחֵיהּ, וְקָרַע לְמוֹחֵיהּ וּמַיְיתֵי אַרְבַּע טַרְפֵי דְאָסָא וּמַדְלֵי כֹּל חַד כַּרְעָא וּמוֹתֵיב חַד, וְשָׁקֵיל בִּצְבָתָא וְקָלֵי לֵיהּ. דְּאִי לָא — הָדַר עִילָּוֵיהּ.
Et celui qui effectue le traitement verse trois cents coupes de ce mélange sur la tête du patient jusqu’à ce que son crâne s’amollisse, puis il déchire le crâne du patient pour exposer son cerveau, et apporte quatre feuilles de myrte et soulève chaque fois une patte de l’insecte qui se trouve sur le cerveau du patient, et place une feuille sous chaque patte de l’insecte afin de l’empêcher d’essayer de s’agripper à son cerveau lorsqu’on l’enlève de force, et ensuite le prend avec des pincettes. Et il brûle ensuite l’insecte, car si il ne le brûle pas, il reviendra vers lui.
מַכְרִיז רַבִּי יוֹחָנָן: הִזָּהֲרוּ מִזְּבוּבֵי (שֶׁל) בַּעֲלֵי רָאתָן. רַבִּי זֵירָא לָא הֲוָה יָתֵיב בְּזִיקֵיהּ. רַבִּי אֶלְעָזָר לָא עָיֵיל בְּאֻהְלֵיהּ. רַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי לָא הֲווֹ אָכְלִי מִבֵּיעֵי דְּהָהִיא מְבוֹאָה. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי מִיכְרָךְ בְּהוּ וְעָסֵיק בַּתּוֹרָה. אָמַר: ״אַיֶּלֶת אֲהָבִים וְיַעֲלַת חֵן״, אִם חֵן מַעֲלָה עַל לוֹמְדֶיהָ, אַגּוֹנֵי לָא מַגְּנָא?
Rabbi Yoḥanan avait l’habitude d’annoncer : Prenez garde aux mouches que l’on trouve sur ceux qui sont atteints de ra’atan, car elles sont porteuses de la maladie. Rabbi Zeira ne s’asseyait pas dans un endroit où le vent soufflait depuis la direction d’une personne atteinte de ra’atan. Rabbi Elazar n’entrait pas dans la tente d’une personne atteinte de ra’atan, et Rabbi Ami et Rabbi Asi ne mangeaient pas d’œufs provenant d’une ruelle dans laquelle vivait une personne atteinte de ra’atan. En revanche, Rabbi Yehoshua ben Levi s’attachait à eux et étudiait la Torah, disant pour justification le verset : « La Torah est une biche aimante et une gazelle gracieuse » (Proverbes 5:19). Si elle accorde de la grâce à ceux qui l’étudient, ne les protège-t-elle pas de la maladie ?
כִּי הֲוָה שָׁכֵיב, אֲמַרוּ לֵיהּ לְמַלְאַךְ הַמָּוֶת: זִיל, עֲבֵיד לֵיהּ רְעוּתֵיהּ. אֲזַל אִיתְחֲזִי לֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: אַחְוִי לִי דּוּכְתַּאי. אֲמַר לֵיהּ: לְחַיֵּי. אֲמַר לֵיהּ: הַב לִי סַכִּינָךְ, דִּלְמָא מְבַעֲתַתְּ לִי בְּאוֹרְחָא. יַהֲבַהּ נִיהֲלֵיהּ. כִּי מְטָא לְהָתָם דַּלְיַיהּ, קָא מַחְוֵי לֵיהּ. שְׁוַור נְפַל לְהָהוּא גִּיסָא.
Lorsque Rabbi Yehoshua ben Levi était au seuil de la mort, on dit à l’Ange de la Mort : Va et exécute sa volonté, car c’est un homme juste et il mérite de mourir de la manière qu’il juge appropriée. L’Ange de la Mort alla et lui apparut. Rabbi Yehoshua ben Levi lui dit : Montre-moi ma place au paradis. Il lui dit : Très bien. Rabbi Yehoshua ben Levi lui dit : Donne-moi ton couteau dont tu te sers pour tuer les mortels, de peur que tu ne m’effraies en chemin. Il le lui donna. Lorsqu’il arriva là-bas, au paradis, il souleva Rabbi Yehoshua afin qu’il puisse voir sa place, et la lui montra. Rabbi Yehoshua sauta et tomba de cet autre côté, s’échappant ainsi au paradis.
נַקְטֵיהּ בְּקַרְנָא דִגְלִימֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: בִּשְׁבוּעֲתָא דְּלָא אָתֵינָא. אֲמַר קוּדְשָׁא בְּרִיךְ הוּא: אִי אִיתְּשִׁיל אַשְּׁבוּעֲתָא — נֶיהְדַּר. אִי לָא — לָא נֶיהְדַּר. אֲמַר לֵיהּ: הַב לִי סַכִּינַאי. לָא הֲוָה קָא יָהֵיב לֵיהּ. נְפַקָא בַּת קָלָא וַאֲמַרָה לֵיהּ: הַב נִיהֲלֵיהּ, דְּמִיתַּבְעָא לְבִרְיָיתָא. מַכְרִיז אֵלִיָּהוּ קַמֵּיהּ: פַּנּוּ מָקוֹם לְבַר לֵיוַאי! פַּנּוּ מָקוֹם לְבַר לֵיוַאי!
L’Ange de la Mort le saisit par le coin de son manteau. Rabbi Yehoshua ben Levi lui dit : Je jure que je ne viendrai pas avec toi. Le Saint, béni soit-Il, dit : S’il a jamais dans sa vie demandé la dissolution d’un serment qu’il avait prêté, il doit retourner dans ce monde avec l’Ange de la Mort, car cette fois aussi il peut faire dissoudre son serment. S’il n’a pas jamais demandé la dissolution d’un serment, il n’a pas besoin de retourner. Puisque Rabbi Yehoshua n’avait en fait jamais demandé la dissolution d’un serment, il fut autorisé à rester au paradis. L’Ange de la Mort lui dit : Au moins, rends-moi mon couteau. Cependant, il ne le lui donna pas, car il ne voulait pas que davantage de gens meurent. Une Voix divine se fit entendre et lui dit : Donne-le lui, car il est nécessaire pour tuer les êtres créés ; la mort est la voie du monde. Élie le Prophète annonça devant lui : Faites place au fils de Levi, faites place au fils de Levi.
אֲזַל, אַשְׁכְּחֵיהּ לְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַאי דַּהֲוָה יָתֵיב עַל תְּלָת עֲשַׂר תַּכְטָקֵי פִּיזָּא. אֲמַר לֵיהּ: אַתְּ הוּא בַּר לֵיוַאי? אֲמַר לֵיהּ: הֵן. נִרְאֲתָה קֶשֶׁת בְּיָמֶיךָ? אֲמַר לֵיהּ: הֵן. אִם כֵּן, אִי אַתָּה בַּר לֵיוַאי. וְלָא הִיא, דְּלָא הֲוַאי מִידֵּי. אֶלָּא סָבַר: לָא אַחְזֵיק טֵיבוּתָא לְנַפְשַׁאי.
Rabbi Yehoshua ben Levi alla et trouva au paradis Rabbi Shimon ben Yoḥai assis sur treize sièges d’or [takhtekei]. Rabbi Shimon ben Yoḥai lui dit : Es-tu le fils de Levi ? Il lui dit : Oui. Rabbi Shimon lui dit : A-t-on déjà vu un arc-en-ciel de ton temps ? Il lui dit : Oui. Rabbi Shimon rétorqua : Si c’est le cas, tu n’es pas le fils de Levi, car c’est un homme parfaitement juste. Durant la vie de personnes parfaitement justes, aucun arc-en-ciel n’est visible, car ils sont un signe que le monde mérite d’être détruit par un déluge ; tandis que le mérite des justes protège le monde de telles choses. La Guemara commente : Et ce n’est pas le cas, car il n’y eut aucun arc-en-ciel visible du tout durant la vie de Rabbi Yehoshua, mais il pensa : Je ne veux pas m’attribuer de mérite en me présentant comme une personne si juste.
רַבִּי חֲנִינָא בַּר פָּפָּא שׁוֹשְׁבִינֵיהּ הֲוָה. כִּי הֲוָה קָא נָיְחָא נַפְשֵׁיהּ, אֲמַרוּ לֵיהּ לְמַלְאַךְ הַמָּוֶת: זִיל עָבֵיד לֵיהּ רְעוּתֵיהּ. אֲזַל לְגַבֵּיהּ וְאִיתְחֲזִי לֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: שִׁבְקַי תְּלָתִין יוֹם עַד דְּנַהְדַּר תַּלְמוּדַאי. דְּאָמְרִי: אַשְׁרֵי מִי שֶׁבָּא לְכָאן וְתַלְמוּדוֹ בְּיָדוֹ. שַׁבְקֵיהּ, לְבָתַר תְּלָתִין יוֹמִין אֲזַל אִיתְחֲזִי לֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: אַחְוִי לִי דּוּכְתַּאי. אֲמַר לֵיהּ: לְחַיֵּי. אֲמַר לֵיהּ: הַב לִי סַכִּינָךְ דִּלְמָא מְבַעֲתַתְּ לִי בְּאוֹרְחָא. אֲמַר לֵיהּ: כְּחַבְרָךְ בָּעֵית לְמִיעְבַּד לִי?
La Guemara rapporte un incident similaire : Rabbi Ḥanina bar Pappa était un ami de l’Ange de la Mort et le voyait fréquemment. Lorsque Rabbi Ḥanina était sur le point de mourir, ils dirent à l’Ange de la Mort : Va et exécute sa volonté. Il alla devant lui et lui apparut. Il dit à l’ange : Laisse-moi pendant trente jours jusqu’à ce que j’aie révisé mes études, car ils disent : Heureux celui qui vient ici, au paradis, avec son savoir en main. Il le laissa, et après trente jours il y alla de nouveau et lui apparut. Il dit à l’Ange de la Mort : Montre-moi ma place au paradis. Il lui dit : Très bien. Rabbi Ḥanina lui dit : Donne-moi ton couteau, de peur que tu ne m’effraies en chemin. L’Ange de la Mort lui dit : Veux-tu me faire ce que ton ami Rabbi Yehoshua ben Levi m’a fait, et t’échapper ?
אֲמַר לֵיהּ: אַיְיתִי סֵפֶר תּוֹרָה וַחֲזִי מִי אִיכָּא מִידֵּי דִּכְתִיב בֵּיהּ דְּלָא קַיֵּימְתֵּיהּ. אֲמַר לֵיהּ: מִי אִיכָּרַכְתְּ בְּבַעֲלֵי רָאתָן וְאִיעֲסֵקְתְּ בַּתּוֹרָה? וַאֲפִילּוּ הָכִי, כִּי נָח נַפְשֵׁיהּ אַפְסֵיק לֵיהּ עַמּוּדָא דְנוּרָא בֵּין דִּידֵיהּ לְעָלְמָא. וּגְמִירִי דְּלָא מַפְסֵיק עַמּוּדָא דְנוּרָא אֶלָּא לְחַד בְּדָרָא אוֹ לִתְרֵין בְּדָרָא.
Il lui dit : Apporte un rouleau de la Torah et vois : Y a-t-il quelque chose qui y soit écrit que je n’aie pas accompli ? Je suis donc digne d’entrer vivant au Paradis, comme l’a fait Rabbi Yehoshua ben Levi. Il lui dit : Mais t’es-tu attaché à ceux qui étaient affligés de ra’atan et as-tu étudié la Torah, comme lui l’a fait ? La Guemara commente : Et malgré cela, bien qu’il ne fût pas l’égal de Rabbi Yehoshua ben Levi, lorsqu’il mourut, une colonne de feu le sépara de tous. Et il est enseigné comme une tradition qu’une colonne de feu sépare de cette manière seulement une personne dans une génération ou deux dans une génération.
קְרַב לְגַבֵּיהּ רַבִּי אֲלֶכְּסַנְדְּרִי, אָמַר: ״עֲשֵׂה בִּשְׁבִיל כְּבוֹד חֲכָמִים״. לָא אַשְׁגַּח. ״עֲשֵׂה בִּשְׁבִיל כְּבוֹד אָבִיךָ״. לָא אַשְׁגַּח. ״עֲשֵׂה בִּשְׁבִיל כְּבוֹד עַצְמְךָ״, אִיסְתַּלַּק. אָמַר אַבָּיֵי: לְאַפּוֹקֵי מִמַּאן דְּלָא קַיֵּים (אֲפִילּוּ אוֹת אַחַת). אֲמַר לֵיהּ רַב אַדָּא בַּר מַתְנָא: לְאַפּוֹקֵי מִמָּר דְּלָא אִית לֵיהּ מַעֲקֶה לְאִיגָּרֵיהּ. וְלָא הִיא: מִיהְוָה הֲוָה, וְהָהִיא שַׁעְתָּא הוּא דְּשַׁדְיֵיהּ זִיקָא.
À cause de la colonne de feu, ils ne purent pas s’approcher de Rabbi Ḥanina bar Pappa pour s’occuper de son enterrement. Rabbi Alexandri s’approcha de lui et dit : Fais disparaître la colonne de feu en l’honneur des Sages. Il ne lui prêta pas attention. Il dit : Fais-la partir en l’honneur de ton père. De nouveau, il ne lui prêta pas attention. Finalement il dit : Fais-la partir pour ton propre honneur, moment auquel la colonne disparut. Abaye dit : Le but de la colonne de feu est de l’exclure de la compagnie de ceux qui n’ont accompli pas même une seule lettre de la Torah. Rav Adda bar Mattana lui dit : Elle vient pour l’exclure du Maître lui-même, qui n’a pas de garde-corps sur son toit. Rav Adda bar Mattana saisit cette occasion pour réprimander Abaye. La Guemara commente : Et ce n’est pas le cas, car en réalité il avait bien un garde-corps, mais le vent l’avait justement emporté à ce moment-là.
אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: מִפְּנֵי מָה אֵין בַּעֲלֵי רָאתָן בְּבָבֶל — מִפְּנֵי שֶׁאוֹכְלִין תְּרָדִין, וְשׁוֹתִין שֵׁכָר שֶׁל הִיזְמֵי. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִפְּנֵי מָה אֵין מְצוֹרָעִין בְּבָבֶל — מִפְּנֵי שֶׁאוֹכְלִין תְּרָדִין, וְשׁוֹתִין שֵׁכָר, וְרוֹחֲצִין בְּמֵי פְרָת.
Rabbi Ḥanina a dit : Pour quelle raison n’y a-t-il pas de personnes atteintes de ra’atan en Babylonie ? Parce que les Babyloniens mangent des betteraves [teradin] et boivent de la bière faite à partir de la plante hizmei. Rabbi Yoḥanan a dit : Pour quelle raison n’y a-t-il pas de lépreux en Babylonie ? Parce qu’ils mangent des betteraves, boivent de la bière et se baignent dans les eaux de l’Euphrate, tout cela étant bon pour le corps.


הֲדַרַן עֲלָךְ הַמַּדִּיר אֶת אִשְׁתּוֹ

Pouvons-nous revenir vers vous [chapter] « Celui qui fait le vœu que sa femme. »

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