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״וְלֹא הִכּוּם בְּנֵי יִשְׂרָאֵל כִּי נִשְׁבְּעוּ לָהֶם נְשִׂיאֵי הָעֵדָה״, וְכַמָּה רַבִּים? רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: שְׁלֹשָׁה. יָמִים — שְׁנַיִם, רַבִּים — שְׁלֹשָׁה. רַבִּי יִצְחָק אָמַר: עֲשָׂרָה, ״עֵדָה״ כְּתִיב בְּהוּ.
« Et les enfants d’Israël ne les frappèrent pas, car les princes de l’assemblée leur avaient juré » (Josué 9:18), et puisque ce serment fut prononcé en présence de nombreuses personnes, il ne pouvait pas être annulé, bien qu’il ait été contracté par erreur, car les Gabaonites avaient trompé le peuple d’Israël. La Guemara pose une question : Et combien de personnes sont considérées comme nombreuses aux fins de cette loi ? Rav Naḥman bar Yitzḥak dit : Trois, comme on peut l’apprendre des lois concernant une femme qui a un écoulement de sang utérin après sa période menstruelle [zava] : « Des jours » indique deux, ce qui est le nombre minimal justifiant l’emploi du nom au pluriel. Le terme « de nombreux jours » (Lévitique 15:25) indique donc un total de trois. Rabbi Yitzḥak dit : Dix, puisque le terme « assemblée » est écrit au sujet des Gabaonites, et il est enseigné ailleurs qu’une assemblée est composée d’au moins dix membres.
רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: כׇּל נֶדֶר שֶׁצָּרִיךְ חֲקִירַת חָכָם — לֹא יַחֲזִיר. רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: לֹא אָסְרוּ צָרִיךְ אֶלָּא מִפְּנֵי שֶׁאֵינוֹ צָרִיךְ. בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? רַבִּי מֵאִיר סָבַר: אָדָם רוֹצֶה שֶׁתִּתְבַּזֶּה אִשְׁתּוֹ בְּבֵית דִּין, רַבִּי אֶלְעָזָר סָבַר: אֵין אָדָם רוֹצֶה שֶׁתִּתְבַּזֶּה אִשְׁתּוֹ בְּבֵית דִּין.
La michna enseigne : Rabbi Meir dit : dans le cas de tout vœu qui nécessite un examen par une autorité halakhique, il ne peut pas se remarier avec elle. Rabbi Elazar dit : Ils ont interdit de se remarier avec une femme qui était liée par un vœu qui nécessite un examen par une autorité halakhique uniquement à cause d’un vœu qui ne nécessite pas un tel examen. La Guemara demande : Au sujet de quel principe sont-ils en désaccord ? Rabbi Meir soutient qu’un homme est disposé à ce que sa femme soit dégradée au tribunal, en allant faire annuler son vœu. On craint que le mari ne dise que, s’il avait su que le vœu pouvait être annulé, il n’aurait pas divorcé de sa femme. Une telle affirmation jetterait un doute sur la validité de l’acte de divorce. Rabbi Elazar soutient qu’un homme n’est pas disposé à ce que sa femme soit dégradée au tribunal du tout. Par conséquent, il ne peut pas remettre en cause la validité de l’acte de divorce. Les Sages lui ont interdit de se remarier avec elle uniquement à cause d’un cas qui ne nécessite pas d’examen, car le mari peut prétendre qu’il ne savait pas que le vœu pouvait être annulé.
רָבָא אָמַר: הָכָא בְּאִשָּׁה חֲשׁוּבָה עָסְקִינַן, דְּאָמַר: לָא נִיחָא לִי דְּאִיתְּסַר בִּקְרוֹבוֹתֶיהָ.
Revenant à la discussion précédente, Rava a dit une explication différente de la baraita qui statue que, si elle est allée voir une autorité halakhique qui a dissous son vœu, elle n’est néanmoins pas fiancée : Ici, nous parlons d’une femme importante, c’est-à-dire d’une femme issue d’une famille importante. Le mari ne veut pas d’elle en raison de son habitude de faire des vœux, mais puisqu’elle est issue d’une famille importante, il hésite à lui donner un acte de divorce, car il dit : Il ne m’est pas acceptable de m’interdire à toutes ses parentes. Il veut conserver des liens matrimoniaux avec cette famille et, une fois qu’il a épousé cette femme, même s’il divorce d’elle, sa mère ou ses sœurs lui seront interdites. Il préfère donc que les fiançailles soient entièrement dissoutes.
אִי הָכִי, סֵיפָא דְּקָתָנֵי: אֲבָל הוּא שֶׁהָלַךְ אֵצֶל חָכָם וְהִתִּירוֹ, אֵצֶל רוֹפֵא וְרִיפֵּא אוֹתוֹ — מְקוּדֶּשֶׁת, לִיתְנֵי אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת, וְלֵימָא הָכָא בְּאָדָם חָשׁוּב עָסְקִינַן, דְּאָמְרָה: לָא נִיחָא לִי דְּאִיתְּסַר בְּקָרִיבֵיהּ!
La Guemara soulève une difficulté : Si tel est le cas, considérez la clause finale de la baraita, qui enseigne : Mais s’il la fiance à condition qu’aucun vœu ne lui incombe ou qu’il n’ait aucun défaut, et qu’il a effectivement des vœux ou des défauts, mais qu’ensuite il se rend auprès d’une autorité halakhique et fait dissoudre ses vœux, ou auprès d’un médecin et celui-ci le guérit, elle est fiancée. Pourtant, selon Rava, dans ce cas aussi que le tannaenseigne qu’elle n’est pas fiancée, et disons de même qu’ici nous avons affaire à un personnage important, issu d’une famille importante, comme elle dit : Il ne m’est pas acceptable d’être interdite à ses proches.
אִיהִי בְּכׇל דְּהוּ נִיחָא לַהּ, כִּדְרֵישׁ לָקִישׁ. דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: ״טָב לְמֵיתַב טַן דּוּ מִלְּמֵיתַב אַרְמְלוּ״, אַבָּיֵי אָמַר: דְּשׁוּמְשְׁמָנָא גַּבְרָא כּוּרְסְיַהּ בֵּי חָרָאתָא רָמֵי לַהּ.
La Guemara répond : Il y a une différence entre un homme et une femme à cet égard, car il lui convient d’être avec n’importe quel homme, même s’il a des défauts, comme l’a enseigné Reish Lakish : Comme l’a dit Reish Lakish, les femmes disent : Il vaut mieux vivre ensemble à deux [tan du] que vivre seule comme si elle était veuve. Les femmes préféreront n’importe quel mariage au fait de rester célibataires. De même, Abaye a dit que les femmes disent : Celle dont le mari est petit comme une fourmi, néanmoins place son siège parmi les femmes nobles, car elle se considère importante du seul fait qu’elle est mariée.
רַב פָּפָּא אָמַר: דְּנַפָּסָא גַּבְרָא, תִּיקְרְיֵיהּ בְּסִיפֵּי בָבָא וְתֵיתִיב. רַב אָשֵׁי אָמַר: דְּקַלָּסָא גַּבְרָא, לָא בָּעֲיָא טְלָפְחֵי לְקִידְרָא. תָּנָא: וְכוּלָּן מְזַנּוֹת וְתוֹלוֹת בְּבַעְלֵיהֶן.
Rav Pappa a dit une maxime différente exprimant une idée semblable : Celle dont le mari est un peigneur de laine [nafsa], une occupation humble, l’appelle à s’asseoir avec elle à l’entrée de la maison, car elle est fière de lui et heureuse d’être mariée. De même, Rav Ashi a dit : Même celle dont le mari est humble [kalsa] n’a pas besoin de lentilles pour sa marmite. Elle est si heureuse du simple fait d’être mariée que cela ne la dérange même pas s’il ne lui fournit pas de nourriture. La Guemara commente qu’il a été enseigné : Et toutes ces femmes qui ont des maris humbles et qui pourtant paraissent si satisfaites de leur mariage commettent l’adultère et attribuent la naissance des enfants à leurs maris. C’est une autre raison pour laquelle elles tiennent tant à être mariées.
כׇּל מוּמִין שֶׁפּוֹסְלִין וְכוּ׳. תָּנָא: הוֹסִיפוּ עֲלֵיהֶן זֵיעָה, וְשׁוּמָא, וְרֵיחַ הַפֶּה. וְהָנֵי בְּכָהֲנֵי לָא פָּסְלִי? וְהָתְנַן: הַזָּקֵן, וְהַחוֹלֶה, וְהַמְזוֹהָם. וּתְנַן: מוּמִין אֵלּוּ, בֵּין קְבוּעִין בֵּין עוֹבְרִין — פְּסוּלִין בָּאָדָם.
§ La michna enseigne que tous les défauts qui disqualifient les prêtres disqualifient également les fiançailles des femmes. Le Sage a enseigné dans la Tosefta (Ketubot 87:9) : À ceux-ci, ils ont ajouté plusieurs défauts supplémentaires ne s’appliquant qu’aux femmes : La sueur, un grain de beauté, et une mauvaise haleine. La Guemara pose une question : Et ces défauts ne disqualifient-ils pas aussi les prêtres ? N’avons-nous pas appris dans une michna au sujet des défauts des animaux (Bekhorot 41a) : Le vieux, le malade et le sale ? Et il a été enseigné dans une autre michna (Bekhorot 43a) : Ces défauts énoncés concernant les animaux, qu’ils soient permanents ou qu’ils soient temporaires, rendent les personnes, c’est-à-dire les prêtres, également disqualifiées. Cela montre que la saleté et la sueur disqualifient aussi les prêtres.
אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא, לָא קַשְׁיָא: כָּאן בְּזֵיעָה עוֹבֶרֶת, כָּאן בְּזֵיעָה שֶׁאֵינָהּ עוֹבֶרֶת.
Rabbi Yosei, fils de Rabbi Ḥanina, a dit : Cela n’est pas difficile. Ici, là où la baraita affirme que ces défauts ne disqualifient pas les prêtres, il s’agit de sueur amovible, qui peut être lavée. Là-bas, la michna qui considère cela comme un défaut disqualifiant pour les prêtres parle d’une sueur qui n’est pas amovible.
רַב אָשֵׁי אָמַר: זֵיעָה אַמְּזוֹהָם קָא רָמֵית? הָתָם גַּבֵּי כֹּהֲנִים — אֶפְשָׁר לְעַבֹּרַהּ בְּקִיּוּהָא דְחַמְרָא. וּמֵרֵיחַ הַפֶּה נָמֵי — אֶפְשָׁר דְּנָקֵט פִּילְפְּלָא בְּפוּמֵּיהּ וְעָבֵיד עֲבוֹדָה. אֲבָל גַּבֵּי אִשָּׁה לָא אֶפְשָׁר.
Rav Ashi a dit que toute la question est sans fondement. As-tu soulevé une contradiction entre une décision concernant la sueur et une décision concernant la saleté ? Le terme saleté indique qu’il y a une mauvaise odeur permanente, ce qui disqualifie à la fois les animaux et les prêtres. Mais là, en ce qui concerne les prêtres qui souffrent de mauvaises odeurs à cause de la sueur, il est possible de l’enlever à court terme avec du vinaigre de vin. Et le prêtre peut aussi se guérir temporairement d’une mauvaise haleine, puisqu’il est possible de garder du poivre dans sa bouche pour atténuer l’odeur et continuer à faire le service. Mais en ce qui concerne une femme, il n’est pas possible pour elle d’utiliser ces remèdes de façon constante. Par conséquent, ce défaut disqualifie les femmes et non les prêtres.
הַאי שׁוּמָא הֵיכִי דָּמְיָא? אִי דְּאִית בַּהּ שֵׂעָר — הָכָא וְהָכָא פָּסְלָה. אִי דְּלָא אִית בַּהּ שֵׂעָר, אִי שׁוּמָא גְּדוֹלָה הִיא — הָכָא וְהָכָא פָּסְלָה, אִי שׁוּמָא קְטַנָּה הִיא — הָכָא וְהָכָא לָא פָּסְלָה, דְּתַנְיָא: שׁוּמָא שֶׁיֵּשׁ בָּהּ שֵׂעָר — הֲרֵי זֶה מוּם. אֵין בָּהּ שֵׂעָר, גְּדוֹלָה הֲרֵי זֶה מוּם, קְטַנָּה אֵין זֶה מוּם. וְאֵיזוֹהִי גְּדוֹלָה? פֵּירֵשׁ רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: עַד כְּאִיסָּר הָאִיטַלְקִי.
La baraita a déclaré qu’un grain de beauté est un défaut pour une femme, mais non pour un prêtre. La Guemara pose une question : Quelles sont les circonstances concernant ce grain de beauté ? S’il a des poils qui poussent dessus, aussi bien ici que là, en ce qui concerne à la fois les femmes et les prêtres, il est disqualifiant. S’il n’a pas de poils, la distinction suivante s’applique : S’il s’agit d’un grand grain de beauté, aussi bien ici que là il est disqualifiant. S’il s’agit d’un petit grain de beauté, aussi bien ici que là il n’est pas disqualifiant, comme il est enseigné dans une baraita : Un grain de beauté qui a des poils, c’est un défaut. Quant à celui qui n’a pas de poil, s’il est grand, c’est un défaut. S’il est petit, ce n’est pas un défaut. Le tanna poursuit et demande : Et qu’est-ce qui est considéré comme grand ? Rabban Shimon ben Gamliel a expliqué : aussi grand que la taille d’un issar italien, une petite pièce.
אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: בְּעוֹמֶדֶת עַל פַּדַּחְתָּהּ. פַּדַּחְתָּהּ — רָאָה וְנִיפַּיַּיס הוּא! אָמַר רַב פָּפָּא: בְּעוֹמֶדֶת לָהּ תַּחַת כִּפָּה שֶׁל רֹאשָׁהּ, וְזִימְנִין דְּמִתְחַזְיָא וְזִימְנִין דְּלָא מִתְחַזְיָא.
La Guemara répond : Rabbi Yossei, fils de Rabbi Ḥanina, a dit : Le cas dans la baraita traite d’un grain de beauté situé sur son front. Malgré la petite taille du grain de beauté, son emplacement bien en vue la fait paraître très laide. La Guemara demande : S’il est sur son front, c’est quelque chose qu’il a vu et accepté. Puisqu’il est visible, il le connaissait avant d’accepter de l’épouser. Par conséquent, il ne peut pas ensuite divorcer d’elle en raison d’un défaut de ce genre. Rav Pappa a dit : La baraita parle d’un grain de beauté situé sous le bonnet qui se trouve sur sa tête. Parfois il est visible et parfois il ne l’est pas, et il se peut qu’il ne l’ait pas vu à l’avance. Il est nécessaire de nous enseigner qu’un grain de beauté de ce type est considéré comme un défaut.
אָמַר רַב חִסְדָּא: הָא מִילְּתָא מִגַּבְרָא רַבָּה שְׁמִיעַ לִי, וּמַנּוּ — רַבִּי שֵׁילָא: נְשָׁכָהּ כֶּלֶב וְנַעֲשָׂה מְקוֹמוֹ צַלֶּקֶת — הֲרֵי זֶה מוּם. אָמַר רַב חִסְדָּא: קוֹל עָבֶה בָּאִשָּׁה — הֲרֵי זֶה מוּם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי קוֹלֵךְ עָרֵב וּמַרְאֵךְ נָאוֶה״. תָּנֵי רַבִּי נָתָן בִּירָאָה: בֵּין דַּדֵּי אִשָּׁה טֶפַח. סָבַר רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא קַמֵּיהּ דְּרַב אָשֵׁי לְמֵימַר טֶפַח לִמְעַלְּיוּתָא. אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי: גַּבֵּי מוּמִין תַּנְיָא, וְכַמָּה? אָמַר אַבָּיֵי: שָׁלֹשׁ אֶצְבָּעוֹת.
Rav Ḥisda a dit : J’ai entendu cette chose d’un grand homme, et qui était ce grand homme ? Rabbi Sheila était ce grand homme. Il a dit : Si un chien a mordu une femme, et que l’endroit de la blessure est devenu une cicatrice, c’est un défaut. Rav Ḥisda a en outre dit : Une voix grave chez une femme, c’est un défaut, comme il est dit : « Car ta voix est douce et ton apparence est agréable » (Cantique des Cantiques 2:14). Rabbi Natan Bira’a a enseigné : Une paume entre les seins d’une femme. Les amora’im sont en désaccord quant au sens de la déclaration de Rabbi Natan Bira’a : Rav Aḥa, fils de Rava, pensa dire devant Rav Ashi que cela signifie qu’une paume entre les seins d’une femme est une perfection et est considérée comme belle. Rav Ashi lui dit : Cette baraita a été enseignée au sujet des défauts, et cela signifie que si ses seins sont séparés par un écart de cette largeur, c’est un défaut. La Guemara demande : Et quelle quantité d’écart est considérée comme normale ? Abaye a dit : La largeur de trois doigts.
תַּנְיָא, רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: כׇּל אִשָּׁה שֶׁדַּדֶּיהָ גַּסִּין מִשֶּׁל חַבְרוֹתֶיהָ — הֲרֵי זֶה מוּם. וְכַמָּה? אָמַר רַבִּי מְיָישָׁא בַּר בְּרֵיהּ דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: טֶפַח. וּמִי אִיכָּא כִּי הַאי גַוְונָא? אִין, דְּאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה: אֲנִי רָאִיתִי עַרְבִיָּא אַחַת שֶׁהִפְשִׁילָה דַּדֶּיהָ לַאֲחוֹרֶיהָ וְהֵנִיקָה אֶת בְּנָהּ.
Il est enseigné dans une baraita : Rabbi Natan dit : Toute femme dont les seins sont plus grands que ceux des autres femmes, cela constitue un défaut. La Guemara soulève une question : Et de combien doivent-ils être plus grands pour être considérés comme un défaut ? Rabbi Meyasha, petit-fils de Rabbi Yehoshua ben Levi, a dit au nom de Rabbi Yehoshua ben Levi : S’ils sont plus grands d’une palme que la norme. La Guemara demande : Et existe-t-il un cas pareil ? Est-il possible qu’une femme ait des seins aussi grands ? La Guemara répond : Oui, car Rabba bar bar Ḥanna a dit : J’ai un jour vu une femme arabe qui a rejeté ses seins derrière elle et a allaité son enfant.
״וּלְצִיּוֹן יֵאָמַר אִישׁ וְאִישׁ יוּלַּד בָּהּ וְהוּא יְכוֹנְנֶהָ עֶלְיוֹן״. אָמַר רַבִּי מְיָישָׁא בַּר בְּרֵיהּ דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: אֶחָד הַנּוֹלָד בָּהּ, וְאֶחָד הַמְצַפֶּה לִרְאוֹתָהּ. אָמַר אַבָּיֵי: וְחַד מִינַּיְיהוּ עֲדִיף כִּתְרֵי מִינַּן. אָמַר רָבָא: וְחַד מִינַּן כִּי סָלֵיק לְהָתָם — עֲדִיף כִּתְרֵי מִינַּיְיהוּ. דְּהָא רַבִּי יִרְמְיָה דְּכִי הֲוָה הָכָא לָא הֲוָה יָדַע מַאי קָאָמְרִי רַבָּנַן, כִּי סְלֵיק לְהָתָם, קָרֵי לַן ״בַּבְלָאֵי טַפְשָׁאֵי״.
§ Puisque la Guemara a cité une déclaration du petit-fils de Rabbi Yehoshua ben Levi, la Guemara cite une autre explication en son nom. Le verset déclare : « Et de Zion il sera dit : cet homme et cet homme-là sont nés en elle, et le Très-Haut l’établira » (Psaumes 87:5). Rabbi Meyasha, fils du fils de Rabbi Yehoshua ben Levi, a dit : Aussi bien l’homme qui est réellement né à Zion que celui qui aspire à la voir sont également considérés comme des fils de Zion. Abaye a dit : Et un des habitants d’Eretz Yisrael vaut mieux que deux d’entre nous, les Babyloniens. Rava a dit : Et un de nous, Babyloniens, lorsqu’il monte en Eretz Yisrael, vaut mieux que deux personnes nées et élevées en Eretz Yisrael. La Guemara cite une preuve de l’affirmation de Rava : Car Rabbi Yirmeya, lorsqu’il était ici, en Babylonie, ne savait même pas ce que disent les Sages. Il n’était pas considéré comme un érudit important. Mais lorsqu’il y monta, ce fut lui, et non les autres Sages d’Eretz Yisrael, qui nous appela des Babyloniens stupides. Il est donc évident qu’il devint encore plus grand qu’eux.
מַתְנִי׳ הָיוּ בָּהּ מוּמִין וְעוֹדָהּ בְּבֵית אָבִיהָ — הָאָב צָרִיךְ לְהָבִיא רְאָיָה שֶׁמִּשֶּׁנִּתְאָרְסָה הָיוּ בָּהּ מוּמִין הַלָּלוּ וְנִסְתַּחֲפָה שָׂדֵהוּ. נִכְנְסָה לִרְשׁוּת הַבַּעַל — הַבַּעַל צָרִיךְ לְהָבִיא רְאָיָה שֶׁעַד שֶׁלֹּא נִתְאָרְסָה הָיוּ בָּהּ מוּמִין אֵלּוּ, וְהָיָה מִקָּחוֹ מִקָּח טָעוּת. דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בְּמוּמִין שֶׁבַּסֵּתֶר,
MISHNA : Si elle a des défauts et qu’elle est encore dans la maison de son père, puisqu’elle ne s’est pas encore mariée, le père doit apporter la preuve que ces défauts sont apparus chez elle après qu’elle a été fiancée, et par conséquent son champ a été inondé, c’est-à-dire que c’est le malheur du mari, puisqu’elle a développé le problème après les fiançailles. Mais si elle s’est déjà mariée et est entrée dans le domaine du mari lorsque ses défauts sont découverts, le mari doit apporter la preuve qu’elle avait ces défauts avant d’être fiancée, et par conséquent la transaction des fiançailles était une transaction erronée. Telle est l’opinion de Rabbi Meïr. Mais les Sages disent : Dans quel cas cette déclaration est-elle dite, à savoir qu’un mari peut prétendre avoir trouvé des défauts chez sa femme, à cause desquels il veut annuler les fiançailles, dit-elle ? En ce qui concerne des défauts cachés.

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