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שֶּׁחָתָן פּוֹסֵק — הוּא פּוֹסֵק פָּחוֹת חוֹמֶשׁ.
le gendre s'engage selon le montant de la dot que la mariée apporte, il s'engage pour un cinquième de moins dans le contrat de mariage, ce qui constitue la valeur réelle du bien.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין צָרִיךְ לוֹמַר רִאשׁוֹן תַּלְמִיד חָכָם וְשֵׁנִי עַם הָאָרֶץ, אֶלָּא אֲפִילּוּ רִאשׁוֹן עַם הָאָרֶץ וְשֵׁנִי תַּלְמִיד חָכָם, יָכוֹל לוֹמַר: לְאָחִיךְ הָיִיתִי רוֹצֶה לִיתֵּן, לְךָ אִי אֶפְשִׁי לִיתֵּן.
GUEMARA : La Guemara cite une baraita afin de développer la déclaration de la michna selon laquelle le père n’est pas tenu de donner au second gendre le cadeau qu’il a promis au premier gendre, comme suit. Les Sages ont enseigné : Il va sans dire que cette règle s’applique lorsque le premier est un érudit de la Torah et le second est un ignorant, puisque le beau-père a une raison de refuser de donner au second une dot semblable à celle du premier. Mais même si le premier est un ignorant et le second est un érudit de la Torah, le beau-père peut dire : C’est à ton frère que je voulais donner cette dot, mais à toi je ne veux pas la donner, puisque l’obligation contractée l’a été envers une personne précise.
פָּסְקָה לְהַכְנִיס לוֹ אֶלֶף דִּינָר כּוּ׳. הַיְינוּ רֵישָׁא! תְּנָא שׁוּמָא רַבָּה וְקָתָנֵי שׁוּמָא זוּטָא. תְּנָא שׁוּמָא דִּידֵיהּ, וְקָתָנֵי שׁוּמָא דִּידַהּ.
La michna traite de la relation entre la valeur de la dot que la mariée apporte et la somme d’argent que le marié inscrit dans le contrat de mariage, et divers exemples sont illustrés, par exemple si la femme s’est engagée à lui apporter mille dinars. La Guemara demande : Ces derniers exemples dans la michna sont les mêmes que la première clause de la michna, et ils illustrent tous les mêmes conditions financières. Pourquoi n’était-il pas suffisant de mentionner seulement le cas des mille dinars ? La Guemara explique : Le tannaenseigne une grande évaluation de ses biens importants, et il enseigne aussi une petite évaluation dans un cas où elle a peu de biens, afin d’illustrer qu’il n’y a pas de différence halakhique entre eux. De même, le tannaenseigne la propre évaluation du mari quant à la manière d’estimer combien elle doit fournir, et il enseigne aussi la évaluation initiale de la femme elle-même qu’elle a faite et le montant correspondant qu’il doit écrire.
מַתְנִי׳ פָּסְקָה לְהַכְנִיס לוֹ כְּסָפִים — סַלְעָהּ נַעֲשֶׂה שִׁשָּׁה דִּינָרִין. הֶחָתָן מְקַבֵּל עָלָיו עֲשָׂרָה דִּינָרִים לַקּוּפָּה לְכׇל מָנֶה וּמָנֶה. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: הַכֹּל כְּמִנְהַג הַמְּדִינָה.
MICHNA : Si elle s’est engagée à lui apporter de l’argent et non des objets servant de dot, son sela, c’est-à-dire quatre dinars, devient six dinars en ce qui concerne l’obligation du mari dans le contrat de mariage. Cela suit la règle exposée dans la michna précédente : le marié augmente son obligation de moitié, puisqu’il tirera profit de cet argent. De plus, le marié prend sur lui de donner dix dinars au compte de ses besoins, pour chaque centaine de dinars qu’elle apporte. Rabban Shimon ben Gamliel dit : Tout est conforme à la coutume locale.
גְּמָ׳ הַיְינוּ פּוֹסֵק כְּנֶגְדָּם חֲמִשָּׁה עָשָׂר מָנֶה!
GUEMARA : Concernant la première clause, selon laquelle son sela devient six dinars, la Guemara demande : Cela est identique à ce qui a été enseigné dans la michna précédente, à savoir que si elle apporte mille dinars dans sa dot, il s’engage en contrepartie pour mille cinq cents dinars. Pourquoi la michna cite-t-elle un autre exemple pour démontrer le même principe ?
תְּנָא עִסְקָא רַבָּה, וּתְנָא עִסְקָא זוּטָא. וּצְרִיכָא, דְּאִי תְּנָא עִסְקָא רַבָּה — דִּנְפִישׁ רַוְוחָא, אֲבָל עִסְקָא זוּטָא, דְּזוּטַר רַוְוחָא — אֵימָא לָא, צְרִיכָא. וְאִי אַשְׁמְעִינַן עִסְקָא זוּטָא — דְּזוּטַר זִיּוּנָא, אֲבָל עִסְקָא רַבָּה, דִּנְפִישׁ זִיּוּנָא — אֵימָא לָא, צְרִיכָא.
La Guemara répond : Le tanna a enseigné au sujet d’un grand capital d’investissement et a enseigné au sujet d’un petit capital d’investissement. Et il est nécessaire de traiter les deux situations, car s’il avait enseigné seulement le cas d’un grand capital, qui a un profit abondant, vous pourriez penser que ce n’est que dans ce cas que le mari ajoute la moitié. Cependant, pour un petit capital, qui a un faible profit, vous pourriez dire que ce n’est pas le cas. Il est donc nécessaire d’énoncer aussi ce principe dans cette michna. Et, inversement, si le tanna nous avait enseigné seulement le cas du petit capital, alors vous pourriez penser que parce qu’il a peu de dépenses, il faut ajouter une moitié. Cependant, en ce qui concerne le grand capital, pour lequel il y a des dépenses abondantes, vous pourriez dire que le mari n’a pas besoin d’ajouter autant. Il est donc nécessaire d’énoncer les deux cas pour enseigner que le mari ajoute la moitié à la somme dans tous les cas.
הֶחָתָן מְקַבֵּל עָלָיו עֲשָׂרָה דִּינָר לַקּוּפָּה. מַאי קוּפָּה? אָמַר רַב אָשֵׁי: קוּפָּה שֶׁל בְּשָׂמִים. וְאָמַר רַב אָשֵׁי: לֹא נֶאֶמְרוּ דְּבָרִים הַלָּלוּ אֶלָּא בִּירוּשָׁלַיִם.
La michna déclare que le gendre accepte sur lui-même de donner dix dinars pour le compte. La Guemara demande : Quel est ce compte ? Rav Ashi a dit : C’est un compte pour les dépenses de parfums et de cosmétiques. Et Rav Ashi a dit : Cette déclaration n’a été dite que pour les femmes à Jérusalem, où les femmes ont l’habitude d’utiliser une abondance de parfum.
בָּעֵי רַב אָשֵׁי: בְּמָנֶה הַנִּישּׁוֹם, אוֹ בְּמָנֶה הַמִּתְקַבֵּל?
Selon la michna, le mari doit donner dix dinars pour chaque centaine de dinars qu’elle apporte. Rav Ashi soulève un dilemme : Cela parle-t-il de chaque centaine de dinars qui sont évalués dans sa dot, ou de chaque centaine de dinars qui sont acceptés par le mari dans le contrat de mariage, c’est-à-dire l’évaluation réduite d’un cinquième ?
אִם תִּמְצָא לוֹמַר מָנֶה הַמִּתְקַבֵּל: יוֹם רִאשׁוֹן, אוֹ כׇּל יוֹם וָיוֹם? אִם תִּמְצָא לוֹמַר כׇּל יוֹם וָיוֹם: שַׁבָּת רִאשׁוֹנָה, אוֹ כׇּל שַׁבָּת וְשַׁבָּת? אִם תִּמְצָא לוֹמַר כׇּל שַׁבָּת וְשַׁבָּת: חֹדֶשׁ רִאשׁוֹן, אוֹ כׇּל חֹדֶשׁ וָחֹדֶשׁ? אִם תִּמְצָא לוֹמַר כׇּל חֹדֶשׁ וָחֹדֶשׁ: שָׁנָה רִאשׁוֹנָה, אוֹ כׇּל שָׁנָה וְשָׁנָה? תֵּיקוּ.
Si tu dis que la michna parle de chaque cent dinars qui sont acceptés, l’intention est-elle qu’il donne une somme unique seulement le premier jour ou chaque jour ? Si tu dis qu’il la donne chaque jour, la donne-t-il seulement pendant la première semaine du mariage ou chaque semaine ? Si tu dis qu’il la donne chaque semaine, la donne-t-il seulement pendant le premier mois ou chaque mois ? Si tu dis qu’il la donne chaque mois, la donne-t-il seulement pendant la première année du mariage ou chaque année ? La Guemara ne détermine pas comment le calcul doit être effectué ni à quelle fréquence le mari est tenu de lui fournir ses produits cosmétiques, et les dilemmes resteront sans résolution.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: מַעֲשֶׂה בְּבִתּוֹ שֶׁל נַקְדִּימוֹן בֶּן גּוּרְיוֹן שֶׁפָּסְקוּ לָהּ חֲכָמִים אַרְבַּע מֵאוֹת זְהוּבִים לַקּוּפָּה שֶׁל בְּשָׂמִים לְבוֹ בַּיּוֹם. אָמְרָה לָהֶם: כָּךְ תִּפְסְקוּ לִבְנוֹתֵיכֶם, וְעָנוּ אַחֲרֶיהָ אָמֵן.
§ Rav Yehouda dit que Rav dit : Il y eut un incident concernant la fille de Nakdimon ben Guryon. Lorsque les Sages lui attribuèrent quatre cents pièces d’or pour son compte de parfums, prélevées sur la succession de son défunt mari, pour usage ce même jour, elle les bénit et leur dit : Ainsi vous aussi devriez allouer à vos propres filles, et ils répondirent après elle : Amen.
תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲשֶׂה בְּרַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי שֶׁהָיָה רוֹכֵב עַל הַחֲמוֹר וְהָיָה יוֹצֵא מִירוּשָׁלַיִם, וְהָיוּ תַּלְמִידָיו מְהַלְּכִין אַחֲרָיו. רָאָה רִיבָה אַחַת שֶׁהָיְתָה מְלַקֶּטֶת שְׂעוֹרִים מִבֵּין גֶּלְלֵי בְהֶמְתָּן שֶׁל עַרְבִיִּים. כֵּיוָן שֶׁרָאֲתָה אוֹתוֹ, נִתְעַטְּפָה בִּשְׂעָרָהּ וְעָמְדָה לְפָנָיו.
À propos de la fille de Nakdimon ben Guryon, la Guemara raconte ce qu’elle devint par la suite : Les Sages ont enseigné : Il y eut un incident impliquant Rabban Yoḥanan ben Zakkai. Alors qu’il montait un âne et quittait Jérusalem, et que ses élèves marchaient derrière lui pour apprendre de lui, il vit une certaine jeune femme qui ramassait de l’orge parmi les excréments des animaux des Arabes. Elle était si pauvre qu’elle subsistait grâce à l’orge non digérée qui se trouvait dans les excréments. Quand elle le vit, elle s’enveloppa dans ses cheveux, car elle n’avait rien d’autre pour se couvrir, et se tint devant lui.
אָמְרָה לוֹ: רַבִּי, פַּרְנְסֵנִי. אָמַר לָהּ: בִּתִּי, מִי אַתְּ? אָמְרָה לוֹ: בַּת נַקְדִּימוֹן בֶּן גּוּרְיוֹן אֲנִי. אֲמַר לַהּ: בִּתִּי, מָמוֹן שֶׁל בֵּית אָבִיךָ הֵיכָן הָלַךְ? אָמְרָה לוֹ: רַבִּי, לָא כְּדֵין מָתְלִין מַתְלָא בִּירוּשָׁלַיִם: ״מֶלַח מָמוֹן — חֶסֶר״? וְאָמְרִי לַהּ: ״חֶסֶד״. וְשֶׁל בֵּית חָמִיךְ הֵיכָן הוּא? אָמְרָה לוֹ: בָּא זֶה וְאִיבֵּד אֶת זֶה.
Elle lui dit : Mon maître, soutiens-moi. Il ne la reconnut pas, alors il lui dit : Ma fille, qui es-tu ? Elle lui dit : Je suis la fille de Nakdimon ben Guryon. Il lui dit : Ma fille, l’argent de la maison de ton père, où est-il allé ? Comment es-tu devenue si pauvre ? Elle lui dit : Mon maître, n’est-ce pas qu’on dit un tel proverbe à Jérusalem : Le sel pour l’argent fait défaut [ḥaser] ? Il n’y a rien pour le préserver et l’empêcher d’être perdu. Et certains disent que le proverbe affirme que la bonté [ḥesed] est le sel de l’argent, c’est-à-dire que l’usage de l’argent pour des actes de bonté le préserve. Il continua à lui demander : Et l’argent de la maison de ton beau-père, qui a été utilisé correctement, pour des actes de bienveillance, où est-il ? Elle lui dit : Celui-ci est venu et a détruit celui-là ; tout l’argent a été réuni, et tout a été perdu ensemble.
אָמְרָה לוֹ: רַבִּי, זָכוּר אַתָּה כְּשֶׁחָתַמְתָּ עַל כְּתוּבָּתִי? אָמַר לָהֶן לְתַלְמִידָיו: זָכוּר אֲנִי כְּשֶׁחָתַמְתִּי עַל כְּתוּבָּתָהּ שֶׁל זוֹ, וְהָיִיתִי קוֹרֵא בָּהּ: אֶלֶף אֲלָפִים דִּינְרֵי זָהָב מִבֵּית אָבִיהָ, חוּץ מִשֶּׁל חָמִיהָ. בָּכָה רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי וְאָמַר: אַשְׁרֵיכֶם יִשְׂרָאֵל, בִּזְמַן שֶׁעוֹשִׂין רְצוֹנוֹ שֶׁל מָקוֹם אֵין כׇּל אוּמָּה וְלָשׁוֹן שׁוֹלֶטֶת בָּהֶם, וּבִזְמַן שֶׁאֵין עוֹשִׂין רְצוֹנוֹ שֶׁל מָקוֹם, מוֹסְרָן בְּיַד אוּמָּה שְׁפָלָה. וְלֹא בְּיַד אוּמָּה שְׁפָלָה, אֶלָּא בְּיַד בְּהֶמְתָּן שֶׁל אוּמָּה שְׁפָלָה.
Elle lui dit : Mon maître, te souviens-tu du moment où tu as signé mon contrat de mariage ? Il dit à ses élèves : Je me souviens que, lorsque j’ai signé le contrat de mariage de cette femme, et que je l’y ai lu, il y était inscrit mille milliers, c’est-à-dire un million de dinars d’or comme dot provenant de la maison de son père, outre ce qui lui avait été promis par son beau-père. Rabban Yoḥanan ben Zakkai pleura et dit : Heureux êtes-vous, Israël, car lorsque Israël accomplit la volonté de l’Omniprésent, aucune nation ni langue ne peut dominer sur lui ; et lorsque Israël n’accomplit pas la volonté de l’Omniprésent, Il les livre entre les mains d’une nation vile. Non seulement ils sont livrés entre les mains d’une nation vile, mais même entre les mains des animaux d’une nation vile, comme dans le cas pitoyable de la fille de Nakdimon.
וְנַקְדִּימוֹן בֶּן גּוּרְיוֹן לָא עֲבַד צְדָקָה? וְהָתַנְיָא: אָמְרוּ עָלָיו עַל נַקְדִּימוֹן בֶּן גּוּרְיוֹן כְּשֶׁהָיָה יוֹצֵא מִבֵּיתוֹ לְבֵית הַמִּדְרָשׁ, כְּלֵי מֵילָת הָיוּ
L’incident rapporté implique que Nakdimon perdit toute sa richesse après ne pas l’avoir utilisée pour des actes de bonté. La Guemara demande : Et Nakdimon ben Guryon ne faisait-il pas la charité ? N’est-il pas enseigné dans une baraita : Ils ont dit au sujet de Nakdimon ben Guryon que lorsqu’il sortait de chez lui pour aller à la maison d’étude, il y avait de fins vêtements de laine que ses serviteurs avaient l’habitude de

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