Drashot AI Logo
אַמַּתְלָא לִדְבָרֶיהָ — נֶאֱמֶנֶת. תְּנָא מִינֵּיהּ אַרְבָּעִים זִימְנִין, וַאֲפִילּוּ הָכִי לָא עֲבַד שְׁמוּאֵל עוֹבָדָא בְּנַפְשֵׁיהּ.
la justification de sa déclaration, elle est jugée crédible. La Guemara rapporte : Shmuel a appris cette halakha de lui quarante fois afin de s’assurer de ne pas l’oublier, et malgré cela, lorsqu’il fut confronté à une situation similaire, Shmuel ne s’est pas appuyé sur cette décision indulgente et n’a pas agi en ce qui concerne lui-même et sa femme.
תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁנַיִם אוֹמְרִים ״מֵת״, וּשְׁנַיִם אוֹמְרִים ״לֹא מֵת״. שְׁנַיִם אוֹמְרִים ״נִתְגָּרְשָׁה״, וּשְׁנַיִם אוֹמְרִים ״לֹא נִתְגָּרְשָׁה״ — הֲרֵי זוֹ לֹא תִּנָּשֵׂא, וְאִם נִשֵּׂאת — לֹא תֵּצֵא. רַבִּי מְנַחֵם בַּר יוֹסֵי אוֹמֵר: תֵּצֵא. אָמַר רַבִּי מְנַחֵם בַּר יוֹסֵי: אֵימָתַי אֲנִי אוֹמֵר תֵּצֵא, בִּזְמַן שֶׁבָּאוּ עֵדִים, וְאַחַר כָּךְ נִשֵּׂאת. אֲבָל נִשֵּׂאת וְאַחַר כָּךְ בָּאוּ עֵדִים — לֹא תֵּצֵא.
§ Les Sages ont enseigné que si deux témoins disent : Le mari est mort, et deux témoins disent : Il n’est pas mort ; ou si deux témoins disent : Cette femme a été divorcée, et deux témoins disent : Elle n’a pas été divorcée, cette femme ne peut pas se remarier, car il n’existe pas de témoignage sans équivoque qu’elle n’est pas mariée. Et si elle s’est remariée, elle n’a pas besoin de quitter son mari. Rabbi Menaḥem bar Yosei dit : Elle doit quitter son mari. Et Rabbi Menaḥem bar Yosei a dit : Quand est-ce que je dis qu’elle doit quitter son mari ? C’est dans un cas où des témoins sont venus attester qu’elle est encore mariée et qu’elle s’est remariée ensuite. Cependant, si elle s’est remariée et que les témoins sont venus ensuite, elle n’a pas besoin de quitter son mari en raison de l’incertitude créée par des témoins contradictoires.
מִכְּדֵי תְּרֵי וּתְרֵי נִינְהוּ, הַבָּא עָלֶיהָ בְּאָשָׁם תָּלוּי קָאֵי! אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: כְּגוֹן שֶׁנִּשֵּׂאת לְאֶחָד מֵעֵדֶיהָ. הִיא גּוּפַהּ בְּאָשָׁם תָּלוּי קָיְימָא! בְּאוֹמֶרֶת: ״בָּרִי לִי״.
La Guemara demande : Après tout, ils sont deux témoins qui attestent qu’elle est mariée et deux témoins qui attestent qu’elle ne l’est pas ; comment, dès lors, la décision peut-elle être qu’après s’être remariée elle n’a pas besoin de quitter son mari ? Dans ce cas, quiconque a des relations avec elle est passible d’apporter une offrande de culpabilité pour incertitude. Car toute interdiction dont la violation certaine rend une personne passible d’apporter une offrande expiatoire, sa violation incertaine la rend passible d’apporter une offrande de culpabilité pour incertitude. Rav Sheshet a dit : Il s’agit d’un cas où elle a épousé l’un de ses témoins qui a attesté qu’elle n’était pas mariée. De son point de vue, il n’y a aucune incertitude. La Guemara demande : Elle-même est passible d’apporter une offrande de culpabilité pour incertitude, puisqu’elle n’a pas de connaissance indépendante du fait que son mari est mort. La Guemara répond qu’il s’agit d’un cas où elle dit : Il est clair pour moi qu’il est mort.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, שְׁנַיִם אוֹמְרִים: ״מֵת״, וּשְׁנַיִם אוֹמְרִים: ״לֹא מֵת״ — הֲרֵי זוֹ לֹא תִּנָּשֵׂא, וְאִם נִשֵּׂאת — לֹא תֵּצֵא. שְׁנַיִם אוֹמְרִים ״נִתְגָּרְשָׁה״, וּשְׁנַיִם אוֹמְרִים ״לֹא נִתְגָּרְשָׁה״ — הֲרֵי זוֹ לֹא תִּנָּשֵׂא, וְאִם נִשֵּׂאת — תֵּצֵא.
§ Rabbi Yoḥanan a dit que si deux témoins disent : Le mari est mort, et deux témoins disent : Il n’est pas mort, cette femme ne peut pas se remarier. Et si elle s’est remariée, elle n’a pas besoin de quitter son mari. Si deux témoins disent : Cette femme a été divorcée, et deux témoins disent : Elle n’a pas été divorcée, cette femme ne peut pas se remarier. Et si elle s’est remariée, elle doit quitter son mari.
מַאי שְׁנָא רֵישָׁא וּמַאי שְׁנָא סֵיפָא? אָמַר אַבָּיֵי: תַּרְגְּמַהּ בְּעֵד אֶחָד. עֵד אֶחָד אוֹמֵר ״מֵת״, הֵימְנוּהוּ רַבָּנַן כְּבֵי תְרֵי, וְכִדְעוּלָּא. דְּאָמַר עוּלָּא: כׇּל מָקוֹם שֶׁהֶאֱמִינָה תּוֹרָה עֵד אֶחָד — הֲרֵי כָּאן שְׁנַיִם, וְהַאי דְּקָאָמַר ״לֹא מֵת״ — הָוֵה לֵיהּ חַד, וְאֵין דְּבָרָיו שֶׁל אֶחָד בִּמְקוֹם שְׁנַיִם.
La Guemara demande : Quelle est la différence dans la première clause de la déclaration de Rabbi Yoḥanan, où, si elle s’est remariée, elle n’a pas besoin de quitter son mari, et quelle est la différence dans la seconde clause, où, si elle s’est remariée, elle doit quitter son mari ? Abaye a dit : Interprète la déclaration de Rabbi Yoḥanan dans un cas où chaque témoignage a été donné par un seul témoin. Si un témoin dit : Le mari est mort, les Sages ont institué une ordonnance et lui ont accordé une crédibilité comme celle de deux témoins afin de permettre à sa femme de se remarier. Et cela est conforme à l’opinion de Ulla, comme Ulla l’a dit : Partout où la Torah a jugé un seul témoin digne de foi, son statut juridique est celui de deux témoins. Et le statut juridique de ce second témoin qui dit : Il n’est pas mort, est celui d’un témoin, et la déclaration d’un témoin n’a aucune validité dans un endroit où il y a le témoignage de deux témoins. Par conséquent, elle n’a pas besoin de quitter son mari.
אִי הָכִי, אֲפִילּוּ לְכַתְּחִלָּה נָמֵי! מִשּׁוּם דְּרַב אַסִּי. דְּאָמַר רַב אַסִּי: ״הָסֵר מִמְּךָ עִקְּשׁוּת פֶּה וּלְזוּת שְׂפָתַיִם הַרְחֵק מִמֶּךָּ״.
La Guemara demande : Si c’est le cas, s’il s’agit ici d’un cas du témoignage de deux témoins contre le témoignage d’un seul témoin, il devrait lui être permis de se remarier même a priori. La Guemara répond qu’elle ne peut pas se remarier a priorien raison de l’opinion de Rav Asi, comme Rav Asi l’a dit, selon laquelle, dans tout cas d’incertitude, le verset « Éloigne de toi la bouche tortueuse, et écarte de toi les lèvres perverses » (Proverbes 4:24) s’applique. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un acte strictement interdit, cela reste néanmoins inapproprié.
סֵיפָא, עֵד אֶחָד אוֹמֵר ״נִתְגָּרְשָׁה״, וְעֵד אֶחָד אוֹמֵר ״לֹא נִתְגָּרְשָׁה״, תַּרְוַיְיהוּ בְּאֵשֶׁת אִישׁ קָמַסְהֲדִי. וְהַאי דְּקָאָמַר נִתְגָּרְשָׁה — הָוֵה לֵיהּ חַד, וְאֵין דְּבָרָיו שֶׁל אֶחָד בִּמְקוֹם שְׁנַיִם.
Dans la clause finale de la déclaration de Rabbi Yoḥanan, où un témoin dit : Cette femme a été divorcée, et un témoin dit : Elle n’a pas été divorcée, tous deux témoignent qu’elle était une femme mariée, et ce témoin qui dit : Elle a été divorcée, est un témoin, et la déclaration d’un témoin n’a aucune validité dans un endroit où il y a le témoignage de deux témoins. Par conséquent, même si elle s’est remariée, elle doit quitter son mari.
רָבָא אָמַר: לְעוֹלָם תְּרֵי וּתְרֵי נִינְהוּ. וְרָאָה רַבִּי יוֹחָנָן דְּבָרָיו שֶׁל רַבִּי מְנַחֵם בַּר יוֹסֵי בְּגֵרוּשִׁין, וְלֹא רָאָה בְּמִיתָה. מַאי טַעְמָא? מִיתָה — אֵינָהּ יְכוֹלָה מַכְחַשְׁתּוֹ, גֵּרוּשִׁין — יְכוֹלָה מַכְחַשְׁתּוֹ.
Rava a expliqué la différence entre les deux cas dans la déclaration de Rabbi Yoḥanan et a dit : En réalité, il s’agit d’un cas où il y a deux témoins qui attestent qu’elle est mariée et deux qui attestent qu’elle ne l’est pas, et Rabbi Yoḥanan a considéré la déclaration de Rabbi Menaḥem bar Yosei comme correcte dans le cas du divorce, mais ne l’a pas considérée comme correcte dans le cas de la mort. Quelle est la raison pour laquelle il distingue entre les deux cas ? Dans le cas de mort, si finalement son mari revient vivant, elle ne peut pas nier qu’il est vivant. Par conséquent, la décision de la femme de se remarier est crédible, car si elle n’avait pas été certaine qu’il était mort, elle ne se serait pas remariée. Cependant, dans le cas du divorce, si son mari revient et prétend qu’il ne l’a pas divorcée, elle peut nier sa prétention. Par conséquent, sa décision de se remarier est suspecte, et les Sages l’ont pénalisée et ont établi qu’elle doit quitter son mari.
וּמִי חֲצִיפָה כּוּלֵּי הַאי? וְהָאָמַר רַב הַמְנוּנָא: הָאִשָּׁה שֶׁאָמְרָה לְבַעְלָהּ ״גֵּרַשְׁתַּנִי״ — נֶאֱמֶנֶת. חֲזָקָה אֵין אִשָּׁה מְעִיזָּה פָּנֶיהָ בִּפְנֵי בַּעְלָהּ! הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּלֵיכָּא עֵדִים דְּקָא מְסַיְּיעִי לַהּ, אֲבָל הֵיכָא דְּאִיכָּא עֵדִים דְּקָא מְסַיְּיעִי לַהּ — מְעִיזָּה וּמְעִיזָּה.
La Guemara demande : Et la femme est-elle assez insolente à ce point, au point de mentir en présence de son mari et de prétendre qu’il l’a divorcée ? Mais Rav Hamnuna n’a-t-il pas dit au sujet d’une femme qui a dit à son mari : Tu m’as divorcée, elle est jugée crédible, car il existe une présomption selon laquelle une femme n’est pas insolente en présence de son mari ? La Guemara répond : Cette affirmation selon laquelle elle n’est pas insolente ne s’applique que dans un cas où il n’y a pas de témoins qui la soutiennent ; cependant, dans un cas où il y a des témoins qui la soutiennent, elle serait certainement insolente.
רַב אַסִּי אָמַר: כְּגוֹן דְּאָמְרִי עֵדִים ״עַכְשָׁיו מֵת״, ״עַכְשָׁיו גֵּירְשָׁהּ״. מִיתָה לֵיכָּא לְבָרוּרַהּ. גֵּירוּשִׁין אִיכָּא לְבָרוּרַהּ, דְּאָמְרִינַן לָהּ: אִם אִיתָא דְּהָכִי הֲוָה, אַחֲזִי לַן גִּיטִּיךְ.
Rav Asi a expliqué la différence entre les deux cas dans la déclaration de Rabbi Yoḥanan et a dit qu’il s’agit d’un cas où les témoins disent : Il est mort maintenant, ou : Il l’a divorcée maintenant. En ce qui concerne la mort du mari, il n’y a pas de moyen de vérifier immédiatement s’il est mort ou non. En ce qui concerne le divorce il y a un moyen de vérifier immédiatement s’il l’a divorcée ou non, car nous disons à la femme : Si c’est bien cela qui s’est passé, montre-nous ton acte de divorce. Puisque le témoignage était que le divorce avait eu lieu maintenant, il n’est pas plausible qu’elle ait perdu l’acte de divorce. Si elle ne présente pas l’acte de divorce, les témoins qui attestent qu’elle est divorcée sont apparemment de faux témoins. Par conséquent, même si elle s’est remariée, elle doit quitter son mari.
תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁנַיִם אוֹמְרִים ״נִתְקַדְּשָׁה״, וּשְׁנַיִם אוֹמְרִים ״לֹא נִתְקַדְּשָׁה״ — הֲרֵי זוֹ לֹא תִּנָּשֵׂא, וְאִם נִשֵּׂאת לֹא תֵּצֵא. שְׁנַיִם אוֹמְרִים ״נִתְגָּרְשָׁה״, וּשְׁנַיִם אוֹמְרִים ״לֹא נִתְגָּרְשָׁה״ — הֲרֵי זו לֹא תִּנָּשֵׂא, וְאִם נִשֵּׂאת — תֵּצֵא.
§ Les Sages ont enseigné : Dans un cas où deux témoins disent : Cette femme était fiancée, et deux témoins disent : Elle n’était pas fiancée, cette femme ne peut pas épouser un autre, et si elle s’est remariée, elle n’a pas besoin de quitter son mari. Dans un cas où deux témoins disent : Cette femme était divorcée, et deux témoins disent : Elle n’était pas divorcée, cette femme ne peut pas se remarier. Et si elle s’est remariée, elle doit quitter son mari.

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria