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כַּלָּה כְּמוֹת שֶׁהִיא. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: ״כַּלָּה נָאָה וַחֲסוּדָה״. אָמְרוּ לָהֶן בֵּית שַׁמַּאי לְבֵית הִלֵּל: הֲרֵי שֶׁהָיְתָה חִיגֶּרֶת אוֹ סוֹמָא, אוֹמְרִים לָהּ: ״כַּלָּה נָאָה וַחֲסוּדָה״? וְהַתּוֹרָה אָמְרָה: ״מִדְּבַר שֶׁקֶר תִּרְחָק״! אָמְרוּ לָהֶם בֵּית הִלֵּל לְבֵית שַׁמַּאי: לְדִבְרֵיכֶם, מִי שֶׁלָּקַח מִקָּח רַע מִן הַשּׁוּק, יְשַׁבְּחֶנּוּ בְּעֵינָיו, אוֹ יְגַנֶּנּוּ בְּעֵינָיו? הֱוֵי אוֹמֵר: יְשַׁבְּחֶנּוּ בְּעֵינָיו. מִכָּאן אָמְרוּ חֲכָמִים: לְעוֹלָם תְּהֵא דַּעְתּוֹ שֶׁל אָדָם מְעוֹרֶבֶת עִם הַבְּרִיּוֹת.
On récite l’éloge de la mariée telle qu’elle est, en soulignant ses bonnes qualités. Et Beit Hillel disent : On récite : Une mariée belle et gracieuse. Beit Shammai dirent à Beit Hillel : Dans un cas la mariée était boiteuse ou aveugle, dit-on à son sujet : Une mariée belle et gracieuse ? Mais la Torah déclare : « Éloigne-toi d’une parole mensongère » (Exode 23:7). Beit Hillel dirent à Beit Shammai : Selon votre affirmation, concernant quelqu’un qui a acquis un mauvais achat au marché, une autre personne devrait-elle en faire l’éloge et en rehausser la valeur à ses yeux ou le condamner et en diminuer la valeur à ses yeux ? Tu dois dire qu’il doit en faire l’éloge et en rehausser la valeur à ses yeux et s’abstenir de lui causer de la peine. D’ici les Sages ont dit : La disposition d’une personne doit toujours être empreinte d’empathie envers l’humanité, et traiter chacun avec courtoisie. Dans ce cas également, une fois que le marié a épousé sa mariée, on fait son éloge comme étant belle et gracieuse.
כִּי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר: הָכִי מְשָׁרוּ קַמֵּי כַּלְּתָא בְּמַעְרְבָא: ״לֹא כָּחָל וְלֹא שָׂרָק וְלֹא פִּירְכּוּס וְיַעֲלַת חֵן״. כִּי סָמְכוּ רַבָּנַן לְרַבִּי זֵירָא, שָׁרוּ לֵיהּ הָכִי: ״לָא כָּחָל וְלֹא שָׂרָק וְלֹא פִּירְכּוּס וְיַעֲלַת חֵן״.
Lorsque Rav Dimi vint d’Eretz Yisrael en Babylonie, il dit : Voici ce qu’on chante devant les mariées en Occident, en Eretz Yisrael : Ni fard à paupières, ni rouge, ni tressage des cheveux, et pourtant elle est comparable à une bouquetine gracieuse. La Guemara raconte : Lorsque les Sages ordonnèrent Rabbi Zeira, c’est ce qu’ils chantèrent métaphoriquement à son sujet pour faire son éloge : Ni fard à paupières, ni rouge, ni tressage des cheveux, et pourtant elle est comparable à une bouquetine gracieuse.
כִּי סְמַכוּ רַבָּנַן לְרַבִּי אַמֵּי וּלְרַבִּי אַסִּי שָׁרוּ לְהוּ הָכִי: ״כֹּל מִן דֵּין וְכֹל מִן דֵּין סְמוּכוּ לַנָא, לָא תִּסְמֻכוּ לַנָא לָא מִן סַרְמִיסִין וְלָא מִן סַרְמִיטִין״, וְאָמְרִי לַהּ: ״לָא מִן חֲמִיסִין וְלָא מִן טוּרְמִיסִין״.
Dans le même ordre d’idées, la Guemara rapporte : Lorsque les Sages ordonnèrent Rabbi Ami et Rabbi Asi, voici ce qu’ils leur chantèrent : Quiconque parmi les gens de ce genre et quiconque parmi les gens de cet autre genre, ordonnez-les pour nous. N’ordonnez pas pour nous d’autres personnes, ni parmi ceux qui corrompent [sarmisin] les halakhot, ni parmi ceux qui sont sans valeur [sarmitin]. Et certains disent : Pas parmi ceux qui ne fournissent qu’un cinquième [ḥamisin] de la raison d’une halakha, et pas parmi ceux dont le savoir est incomplet [turmisin].
רַבִּי אֲבָהוּ כִּי הֲוָה אָתֵי מִמְּתִיבְתָּא לְבֵי קֵיסָר, נָפְקָן אַמְהָתָא דְּבֵי קֵיסָר לְאַפֵּיהּ וּמְשָׁרְיָן לֵיהּ הָכִי: ״רַבָּא דְעַמֵּיהּ וּמְדַבְּרָנָא דְאוּמְּתֵיהּ, בּוּצִינָא דִנְהוֹרָא, בְּרִיךְ מֵתְיָיךְ לִשְׁלָם״.
La Guemara rapporte un autre cas de chant des louanges des Sages : Lorsque Rabbi Abbahou venait de l’académie à la maison de l’empereur, les servantes de la maison de l’empereur sortaient à sa rencontre, et voici ce qu’elles lui chantaient : Maître de son peuple et chef de sa nation, bougie d’illumination, bénie soit ton arrivée en paix.
אָמְרוּ עָלָיו עַל רַבִּי יְהוּדָה בַּר אִילְעַאי שֶׁהָיָה נוֹטֵל בַּד שֶׁל הֲדַס, וּמְרַקֵּד לִפְנֵי הַכַּלָּה, וְאוֹמֵר: ״כַּלָּה נָאָה וַחֲסוּדָה״. רַב שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק מְרַקֵּד אַתְּלָת. אָמַר רַבִּי זֵירָא: קָא מַכְסֵיף לַן סָבָא: כִּי נָח נַפְשֵׁיהּ, אִיפְּסִיק עַמּוּדָא דְנוּרָא בֵּין דִּידֵיהּ לְכוּלֵּי עָלְמָא, וּגְמִירִי דְּלָא אִפְּסִיק עַמּוּדָא דְנוּרָא אֶלָּא אִי לְחַד בְּדָרָא, אִי לִתְרֵי בְּדָרָא.
Concernant la mitsva d’apporter de la joie au marié et à la mariée, la Guemara rapporte : Les Sages dirent au sujet de Rabbi Yehuda bar Elai qu’il prenait une branche de myrte et dansait devant la mariée, en disant : Une mariée belle et attirante. Rav Shmuel bar Rav Yitzḥak fondait sa danse sur trois branches de myrte avec lesquelles il jonglait. Rabbi Zeira dit : Le vieil homme nous humilie, car par sa conduite il rabaisse la Torah et les érudits de la Torah. Il est en outre rapporté : Lorsque Rav Shmuel bar Rav Yitzḥak mourut, une colonne de feu fit séparation entre lui et tous les autres, et nous apprenons par tradition qu’une colonne de feu ne fait séparation que pour une seule personne dans une génération ou pour deux personnes dans une génération.
אָמַר רַבִּי זֵירָא: אַהַנְיָיה לֵיהּ שׁוֹטִיתֵיהּ לְסָבָא. וְאָמְרִי לַהּ: שְׁטוּתֵיהּ לְסָבָא. וְאָמְרִי לַהּ: שִׁיטְתֵיהּ לְסָבָא.
Rabbi Zeira a dit : Sa branche [shotitei] a été efficace pour le vieil homme, car c’est grâce à cette mitsva qu’il a accomplie avec tant d’enthousiasme qu’il a eu le privilège de recevoir cette grande récompense. Et certains disent que Rabbi Zeira a dit : Son absurdité [shetutei] a été efficace pour le vieil homme. Et certains disent qu’il a dit : Sa méthode [shittatei] a été efficace pour le vieil homme.
רַב אַחָא מַרְכֵּיב לַהּ אַכַּתְפֵּיהּ וּמְרַקֵּד. אָמְרִי לֵיהּ רַבָּנַן: אֲנַן מַהוּ לְמִיעְבַּד הָכִי? אֲמַר לְהוּ: אִי דָּמְיָין עֲלַיְיכוּ כִּכְשׁוּרָא — לְחַיֵּי, וְאִי לָא — לָא.
Rav Aḥa plaçait la mariée sur ses épaules et dansait. Les Sages lui dirent : Quelle est la règle ? Nous est-il permis d’agir ainsi nous aussi ? Il leur dit : Si les mariées sont comparables pour vous à une poutre, très bien, mais sinon, non, cela ne vous est pas permis.
אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: מוּתָּר לְהִסְתַּכֵּל בִּפְנֵי כַלָּה כׇּל שִׁבְעָה, כְּדֵי לְחַבְּבָהּ עַל בַּעְלָהּ. וְלֵית הִלְכְתָא כְּווֹתֵיהּ.
Rabbi Shmuel bar Naḥmani a dit que Rabbi Yonatan a dit : Il est permis de regarder le visage d’une mariée pendant les sept jours de la célébration du mariage, afin de la rendre plus chère à son mari, dont l’appréciation de sa beauté en sera ainsi accrue. La Guemara note : Et la halakha n’est pas conforme à son avis, car il est interdit de regarder toute femme mariée, même une mariée.
תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲבִירִין אֶת הַמֵּת מִלִּפְנֵי כַלָּה. וְזֶה וָזֶה מִלִּפְנֵי מֶלֶךְ יִשְׂרָאֵל. אָמְרוּ עָלָיו עַל אַגְרִיפַּס הַמֶּלֶךְ שֶׁעָבַר מִלִּפְנֵי כַּלָּה, וְשִׁבְּחוּהוּ חֲכָמִים.
§ Les Sages ont enseigné : on détourne le cortège funèbre pour l’inhumation d’un mort afin de céder le passage devant le cortège nuptial d’une mariée. Et l’un comme l’autre, le cortège funèbre, et celui-là, le cortège nuptial, cèdent le passage devant un roi d’Israël. Ils ont dit au sujet du roi Agrippa [Agrippas] que, bien qu’il n’y fût pas tenu, il détourna son entourage devant le cortège nuptial d’une mariée, et les Sages l’ont loué pour cela.
שִׁבְּחוּהוּ — מִכְּלָל דְּשַׁפִּיר עֲבַד? וְהָא אָמַר רַב אָשֵׁי: אֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר נָשִׂיא שֶׁמָּחַל עַל כְּבוֹדוֹ — כְּבוֹדוֹ מָחוּל, מֶלֶךְ שֶׁמָּחַל עַל כְּבוֹדוֹ — אֵין כְּבוֹדוֹ מָחוּל. דְּאָמַר מָר: ״שׂוֹם תָּשִׂים עָלֶיךָ מֶלֶךְ״, שֶׁתְּהֵא אֵימָתוֹ עָלֶיךָ! פָּרָשַׁת דְּרָכִים הֲוַאי.
La Guemara demande : Les Sages l’ont loué ; cela veut-il dire par déduction qu’il a bien agi en cédant ? Mais Rav Ashi n’a-t-il pas dit : Même selon celui qui a dit au sujet d’un Nasi qui renonce à l’honneur qui lui est dû que son honneur est renoncé, c’est-à-dire qu’il peut le faire, en ce qui concerne un roi qui renonce à l’honneur qui lui est dû, son honneur n’est pas renoncé. Comme le Maître l’a dit, le sens du verset « Tu placeras assurément un roi sur toi » (Deutéronome 17:15) est que sa crainte soit sur toi. La Torah a établi que la crainte des sujets est une composante essentielle de la royauté, et il n’appartient pas au roi d’y renoncer. La Guemara répond : C’était à un carrefour qu’il rencontra le cortège nuptial, et le fait qu’il ait cédé le passage à la mariée n’était pas évident pour les observateurs. Par conséquent, l’honneur dû au roi n’a pas été compromis.
תָּנוּ רַבָּנַן: מְבַטְּלִין תַּלְמוּד תּוֹרָה לְהוֹצָאַת הַמֵּת וּלְהַכְנָסַת כַּלָּה. אָמְרוּ עָלָיו עַל רַבִּי יְהוּדָה בְּרַבִּי אִלְעַאי שֶׁהָיָה מְבַטֵּל תַּלְמוּד תּוֹרָה לְהוֹצָאַת הַמֵּת וּלְהַכְנָסַת כַּלָּה. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — כְּשֶׁאֵין עִמּוֹ כׇּל צָרְכּוֹ. אֲבָל יֵשׁ עִמּוֹ כׇּל צָרְכּוֹ — אֵין מְבַטְּלִין.
Les Sages ont enseigné : On suspend l’étude de la Torah pour assister à l’accompagnement d’un mort vers l’inhumation et pour assister à l’entrée d’une mariée sous la houppa. Les Sages ont dit au sujet de Rabbi Yehuda, fils de Rabbi Elai, qu’il suspendait l’étude de la Torah pour assister à l’accompagnement d’un mort vers l’inhumation et pour assister à l’entrée d’une mariée sous la houppa. Dans quel cas cette déclaration est-elle dite ? Dans un cas il n’y a pas assez de personnes avec lui, c’est-à-dire accompagnant le mort, pour répondre à tous ses besoins, c’est-à-dire pour l’honorer comme il convient. Cependant, si il y a assez de personnes avec lui pour répondre à tous ses besoins, on ne suspend pas l’étude de la Torah.
וְכַמָּה כׇּל צָרְכּוֹ? אָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר אִינִי מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב: תְּרֵיסַר אַלְפֵי גַּבְרֵי, וְשִׁיתָּא אַלְפֵי שִׁיפּוּרֵי. וְאָמְרִי לַהּ: תְּלֵיסַר אַלְפֵי גַּבְרֵי, וּמִינַּיְיהוּ שִׁיתָּא אַלְפֵי שִׁיפּוּרֵי. עוּלָּא אָמַר: כְּגוֹן דְּחָיְיצִי גַּבְרֵי מֵאֲבוּלָּא וְעַד סִיכְרָא. רַב שֵׁשֶׁת, וְאִיתֵּימָא רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: נְטִילָתָהּ — כִּנְתִינָתָהּ, מָה נְתִינָתָהּ בְּשִׁשִּׁים רִבּוֹא, אַף נְטִילָתָהּ בְּשִׁשִּׁים רִבּוֹא. וְהָנֵי מִילֵּי לְמַאן דְּקָרֵי וְתָנֵי,
La Guemara demande : Et combien de personnes constituent tous ses besoins ? Rav Shmuel bar Eini a dit au nom de Rav : Douze mille hommes et six mille hommes supplémentaires, chacun sonnant du shofar pour annoncer l’approche du cortège funèbre. Et certains disent : Treize mille hommes et, parmi eux, six mille hommes sonnant du shofar. Ulla a dit : Tous ses besoins signifient une foule suffisamment grande pour que les hommes dans le cortège funèbre forment une séparation s’étendant de la porte de la ville [abbula] jusqu’au cimetière. Rav Sheshet, et certains disent Rabbi Yoḥanan, a dit : Le nombre de personnes requis pour le retrait de la Torah du peuple juif avec la mort d’un érudit de la Torah équivaut au nombre présent lors de son don au peuple juif. De même que son don a eu lieu avec six cent mille hommes présents au Sinaï, de même le retrait de la Torah lors des funérailles d’un érudit de la Torah se fait avec six cent mille hommes. La Guemara note : Cela ne s’applique qu’à celui qui a lu la Torah et étudié la michna, c’est-à-dire quelqu’un qui est un étudiant de Torah et, par conséquent, digne de cet honneur.

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