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שָׁמַעְתִּי, כֹּל שֶׁאֵין בָּהּ אֶחָד מִכׇּל אֵלּוּ — מַשִּׂיאִין לַכְּהוּנָּה.
J’ai entendu que, concernant la veuve de toute famille qui n’a aucune de ces incertitudes qui lui sont associées, on permet qu’elle épouse des membres du sacerdoce. La seule incertitude à laquelle cette décision s’applique est le cas d’un statut incertain de ḥalal.
רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר, וְכֵן הָיָה רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן מְנַסְיָא אוֹמֵר כִּדְבָרָיו: אֵיזוֹהִי אַלְמְנַת עִיסָּה — כֹּל שֶׁנִּטְמַע בָּהּ סְפֵק חָלָל.
Rabbi Shimon ben Elazar dit au nom de Rabbi Meir, et de même Rabbi Shimon ben Menasya avait coutume de dire conformément à sa déclaration : Qui est la veuve dont le défunt mari était membre d’une famille sacerdotale à la lignée douteuse ? C’est une veuve qui se marie dans n’importe quelle famille dans laquelle une personne au sujet de laquelle il existe une incertitude quant au fait qu’elle soit ou non un ḥalal a été assimilée parmi ses membres. C’est pourquoi on l’appelle une veuve de pâte [issa]. De même que la pâte résulte d’un mélange de plusieurs ingrédients, de même cette famille a en son sein une personne au sujet de laquelle il y a un doute quant au fait qu’elle soit un ḥalal, mêlée parmi elle.
מַכִּירִין יִשְׂרָאֵל מַמְזֵרִים שֶׁבֵּינֵיהֶם, וְאֵין מַכִּירִין חֲלָלִין שֶׁבֵּינֵיהֶם.
La raison de la distinction entre le statut incertain de ḥalal et le statut incertain de mamzer est que les Juifs identifient les mamzerim parmi eux, et il n’y a pas lieu de craindre qu’ils s’assimilent dans des familles de lignée sans défaut. Mais ils n’identifient pas les ḥalalin parmi eux. Il y a donc lieu de craindre qu’un ḥalal s’assimile à la famille.
אָמַר מָר: אֵיזוֹהִי אַלְמְנַת עִיסָּה — כֹּל שֶׁאֵין בָּהּ לֹא מִשּׁוּם מַמְזֵרוּת, וְלֹא מִשּׁוּם נְתִינוּת, וְלֹא מִשּׁוּם עַבְדֵי מְלָכִים. הָא חָלָל — כָּשֵׁר.
La Guemara analyse la baraita. Le Maître a dit dans la baraita : Qui est la veuve dont le défunt mari était membre d’une famille sacerdotale à la lignée douteuse ? C’est celle qui s’est mariée dans n’importe quelle famille qui n’a pas le statut d’inaptitude, ni en raison d’un statut incertain de mamzer, ni en raison d’un statut incertain de Gabaonite, ni en raison d’un statut incertain en tant qu’esclaves de rois. La Guemara en déduit : Cependant, si cela est dû à un statut incertain de ḥalal, son mariage avec un prêtre est considéré comme valide.
מַאי שְׁנָא הָנָךְ — דְּאוֹרָיְיתָא, חָלָל נָמֵי דְּאוֹרָיְיתָא! וְתוּ, אָמַר רַבִּי מֵאִיר: שָׁמַעְתִּי, כֹּל שֶׁאֵין בָּהּ אֶחָד מִכׇּל אֵלּוּ מַשִּׂיאִין לַכְּהוּנָּה, הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא?!
La Guemara demande : Qu’est-ce qui distingue ces défauts de lignée, le statut incertain de mamzer et le statut de Gabaonite, qui la rendent inapte à épouser un prêtre selon la loi de la Torah ? Un ḥalal aussi la rend inapte selon la loi de la Torah. Et de plus, la baraita poursuit : Rabbi Meir a dit : J’ai entendu qu’en ce qui concerne la veuve de toute famille qui n’a aucune de ces incertitudes qui lui sont associées, on la marie à des membres de la prêtrise. C’est-à-dire que cela est identique à l’opinion du premier tanna. S’il y a une incertitude concernant quelqu’un dans la famille du défunt mari, à savoir s’il est un mamzer ou un Gabaonite, elle est inapte à épouser un prêtre ; si l’incertitude concerne le statut de ḥalal, elle est apte à épouser un prêtre. Quel élément nouveau Rabbi Meir introduit-il ?
וְתוּ: רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר, וְכֵן הָיָה רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן מְנַסְיָא אוֹמֵר כִּדְבָרָיו: אֵיזוֹהִי אַלְמְנַת עִיסָּה — כֹּל שֶׁנִּטְמַע בָּהּ סְפֵק חָלָל, מַכִּירִין יִשְׂרָאֵל מַמְזֵרִים שֶׁבֵּינֵיהֶן וְאֵין מַכִּירִין חֲלָלִין שֶׁבֵּינֵיהֶן. וְהָא אָמְרַתְּ רֵישָׁא, חָלָל כָּשֵׁר!
La baraita continue : De plus, Rabbi Shimon ben Elazar dit au nom de Rabbi Meir, et de même, Rabbi Shimon ben Menasya avait l’habitude de dire conformément à sa déclaration : Qui est la veuve dont le défunt mari était membre d’une famille sacerdotale à la lignée douteuse ? C’est une veuve qui se marie dans n’importe quelle famille dans laquelle une personne au sujet de laquelle il existe une incertitude quant au fait qu’elle soit ou non un ḥalal s’est assimilée. Parce que les Juifs identifient les mamzerim qui sont parmi eux, il n’y a pas lieu de craindre qu’ils s’assimilent dans des familles à la lignée sans défaut, mais les Juifs n’identifient pas les ḥalalin parmi eux. En raison de la crainte qu’un ḥalal se soit assimilé dans la famille, la veuve est inapte à épouser un prêtre. La Guemara demande : Mais n’as-tu pas dit dans la première clause de la baraita que s’il y a une incertitude quant à savoir si un ḥalal s’est assimilé parmi ses membres, son mariage avec un prêtre est considéré comme apte ?
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מַמְזֵר צוֹוֵחַ וְחָלָל שׁוֹתֵק אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ: תַּנָּא קַמָּא סָבַר: כֹּל פְּסוּל דְּקָרוּ לֵיהּ וְשָׁתֵיק — פָּסוּל. וְהָכִי קָאָמַר תַּנָּא קַמָּא: אֵיזוֹהִי אַלְמְנַת עִיסָּה — כֹּל שֶׁאֵין בָּהּ לֹא שְׁתוּק מַמְזֵרוּת, וְלֹא שְׁתוּק נְתִינוּת, וְלֹא שְׁתוּק עַבְדֵי מְלָכִים, וְלֹא שְׁתוּק חָלָל.
Rabbi Yoḥanan a dit : Le cas de celui qui, lorsqu’on l’appelle mamzer, crie et proteste qu’on le diffame, et lorsque l’on l’appelle ḥalal, garde le silence, est l’objet du différend entre les tanna’im dans la baraita. Le premier tanna soutient : Quiconque, lorsque d’autres le disent inapte et qu’il garde le silence, est inapte, car son silence confirme l’allégation. Et voici ce que dit le premier tanna : Quelle est la veuve dont le défunt mari était membre d’une famille sacerdotale à la lignée douteuse, qui est apte à épouser un prêtre ? C’est celle qui s’est mariée dans n’importe quelle famille qui ne présente ni inaptitude due au silence en réponse à des allégations de statut de mamzer, ni silence en réponse à des allégations de statut guivonéen, ni silence en réponse à des allégations selon lesquelles ils sont esclaves de rois, ni silence en réponse à des allégations de statut de ḥalal. Seule une femme qui a été mariée dans une famille ayant protesté contre toutes ces allégations est apte à épouser un prêtre.
וְקָאָמַר לֵיהּ רַבִּי מֵאִיר: הָנָךְ הוּא דְּקָא פָּסֵיל לֵיהּ בְּקָהָל, אֲבָל שְׁתוּק חָלָל — כָּשֵׁר. וְהָא דְּשָׁתֵיק — מִשּׁוּם דְּלָא אִיכְפַּת לֵיהּ.
Et Rabbi Meir lui dit : Plus précisément, chacun de ceux qui gardent le silence en réponse à des allégations de statut de mamzer ou de Gabaonite, ou à des allégations selon lesquelles ils sont des esclaves de rois, est rendu inapte parce que ces allégations le rendent inapte à se marier dans la congrégation d’Israël. Cependant, malgré le silence en réponse à des allégations de statut de ḥalal, son mariage avec un prêtre est considéré comme valide. Et le fait qu’il garde le silence est dû à son indifférence, car même s’il était considéré comme un ḥalal, la seule restriction concernerait le mariage avec des prêtres.
וְקָאָמַר לֵיהּ רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר לְתַנָּא קַמָּא דְּרַבִּי מֵאִיר: אִי שְׁמִיעַ לָךְ דְּמַכְשַׁר רַבִּי מֵאִיר בִּשְׁתִיקָה — לָא דְּקָרוּ לֵיהּ ״חָלָל״ וְשָׁתֵיק, אֶלָּא דְּקָרוּ לֵיהּ ״מַמְזֵר״ וְשָׁתֵיק. וְהַאי דְּשָׁתֵיק, סָבַר מַמְזֵר קָלָא אִית לֵיהּ. אֲבָל מַמְזֵר וְצוֹוֵחַ, חָלָל וְשׁוֹתֵק — פָּסוּל. וְהַאי דְּאִשְׁתִּיק, סָבַר מִיסָּתְיֵיהּ דְּלָא מַפְּקִי לֵיהּ מִקָּהָל.
Et Rabbi Shimon ben Elazar dit au premier tanna qui a cité Rabbi Meir comme disant : J’ai entendu, etc. Si tu as entendu que Rabbi Meir considère son mariage avec un prêtre comme valide dans un cas de silence en réponse à des allégations, ce n’est pas dans un cas où on l’a appelé ḥalal et il se tait ; plutôt, c’est dans un cas où on l’appelle mamzer et il se tait. Dans ce cas, la raison pour laquelle il se tait est qu’il soutient : Le fait d’être un mamzer entraîne une publicité, et puisqu’il n’a pas la réputation d’être un mamzer, l’allégation lui est indifférente. Cependant, dans un cas où on l’appelle mamzer et il crie pour protester, ou bien où on l’appelle ḥalal et il se tait, il est inapte. Et le fait qu’il se taise et ne proteste pas s’explique par le fait qu’il soutient : Il lui suffit qu’on ne l’expulse pas de l’assemblée d’Israël.
תָּנֵי חֲדָא, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: שְׁתוּק מַמְזֵר — כָּשֵׁר, שְׁתוּק חָלָל — פָּסוּל. וְתַנְיָא אִידַּךְ: שְׁתוּק חָלָל — כָּשֵׁר, שְׁתוּק מַמְזֵר — פָּסוּל.
La Guemara note : Il est enseigné dans unebaraita que Rabbi Yossei dit : Bien que, par le silence en réponse à des allégations de mamzer, on soit apte ; le silence en réponse à des allégations de ḥalal rend une personne inapte. Il est enseigné dans une autrebaraita : Bien que, par le silence en réponse à des allégations de ḥalal, on soit apte ; le silence en réponse à des allégations de mamzer rend une personne inapte.
לָא קַשְׁיָא: הָא תַּנָּא קַמָּא אַלִּיבָּא דְּרַבִּי מֵאִיר, הָא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אַלִּיבָּא דְּרַבִּי מֵאִיר.
La Guemara explique : La contradiction entre les baraitot n’est pas difficile. Cette deuxième baraita est l’opinion du premier tanna, conformément à l’opinion de Rabbi Meir, qui soutient que le silence en réponse à des allégations de ḥalal ne rend pas une personne inapte. Et cette première baraita est l’opinion de Rabbi Shimon ben Elazar conformément à l’opinion de Rabbi Meir, qui soutient que le silence en réponse à des allégations de mamzer est motivé par l’indifférence et ne le rend pas inapte ; cependant, le silence en réponse à des allégations de ḥalal indique que les allégations sont vraies et qu’il est inapte.
מַתְנִי׳ אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: מַעֲשֶׂה בְּתִינוֹקֶת שֶׁיָּרְדָה לְמַלּאוֹת מַיִם מִן הָעַיִן, וְנֶאֱנָסָה. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי: אִם רוֹב אַנְשֵׁי הָעִיר מַשִּׂיאִין לִכְהוּנָּה, הֲרֵי זוֹ תִּינָּשֵׂא לִכְהוּנָּה.
MICHNA :Rabbi Yosei a dit : Il y eut un incident impliquant une jeune fille qui descendit pour remplir sa cruche d’eau de la source, et elle fut violée, et l’identité du violeur était inconnue. Rabbi Yoḥanan ben Nouri a dit : Si la majorité des habitants de la ville marient leurs filles à des membres de la prêtrise, cette jeune fille peut être mariée à un membre de la prêtrise.
גְּמָ׳ אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי דְּאָמַר כְּמַאן? אִי כְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל — אֲפִילּוּ בְּרוֹב פְּסוּלִין נָמֵי מַכְשַׁר. אִי כְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ — אֲפִילּוּ בְּרוֹב כְּשֵׁרִים נָמֵי פָּסֵיל! אֲמַר לֵיהּ, הָכִי אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב:
GUEMARA :Rava dit à Rav Naḥman : Selon l’opinion de qui Rabbi Yoḥanan ben Nuri a-t-il énoncé son opinion ? Si c’est conformément à l’opinion de Rabban Gamliel, même dans un cas où la majorité des gens sont de lignée défectueuse également, il la considère apte à épouser le sacerdoce. Si c’est conformément à l’opinion de Rabbi Yehoshua, même dans un cas où la majorité des gens sont de lignée sans défaut, il la considère inapte à épouser le sacerdoce. Rav Naḥman dit à Rava que c’est ce que Rav Yehuda a dit que Rav a dit :

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