גִּיהוּץ שֶׁלָּנוּ, כְּכִבּוּס שֶׁלָּהֶם. וְאִי אָמְרַתְּ נֶיעְבַּד גִּיהוּץ — מְעַבְּרָא לֵיהּ חוּמַרְתָּא.
Notre calandrage en Babylonie, qui consiste à passer une pierre abrasive sur les vêtements pour en gratter la saleté, est comme leur lavage en Eretz Israël, et ce n’est que de cette manière que les vêtements en Babylonie atteignent ce niveau de propreté. Et si vous dites : Faisons le processus de calandrage sur des étoffes apportées comme preuve qu’elle n’était pas vierge, la pierre enlève toute trace de sang. Par conséquent, le processus serait inefficace.
הַהוּא דַּאֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל בַּר רַבִּי, אֲמַר לֵיהּ: רַבִּי, בָּעַלְתִּי וְלֹא מָצָאתִי דָּם. אֲמַרָה לֵיהּ: רַבִּי, עֲדַיִין בְּתוּלָה אֲנִי. אָמַר לָהֶן: הָבִיאוּ לִי שְׁתֵּי שְׁפָחוֹת, אַחַת בְּתוּלָה וְאַחַת בְּעוּלָה. הֵבִיאוּ לוֹ, וְהוֹשִׁיבָן עַל פִּי חָבִית שֶׁל יַיִן, בְּעוּלָה — רֵיחָהּ נוֹדֵף, בְּתוּלָה — אֵין רֵיחָהּ נוֹדֵף. אַף זוֹ הוֹשִׁיבָה וְלֹא הָיָה רֵיחָהּ נוֹדֵף. אָמַר לוֹ: לֵךְ זְכֵה בְּמִקָּחֶךָ.
La Guemara rapporte : Un certain homme qui se présenta devant Rabban Gamliel bar Rabbi Yehouda HaNassi lui dit : Mon maître, j’ai eu des rapports et je n’ai pas trouvé de sang. La mariée lui dit : Mon maître, je suis encore vierge. Rabban Gamliel bar Rabbi Yehouda HaNassi leur dit : Apportez-moi deux servantes, l’une vierge et l’autre non vierge, afin de procéder à une vérification. Ils lui amenèrent les deux servantes, et il les fit asseoir sur l’ouverture d’un tonneau de vin. Chez la non vierge, il constata que l’odeur du vin dans le tonneau se diffusait par sa bouche ; chez la vierge, il constata que l’odeur ne se diffusait pas par sa bouche. Ensuite, il fit aussi asseoir cette mariée sur le tonneau, et l’odeur du vin ne se diffusa pas par sa bouche. Rabban Gamliel bar Rabbi Yehouda HaNassi dit au marié : Va prendre possession de ton acquisition, car elle est vierge.
וְנִבְדּוֹק מֵעִיקָּרָא בְּגַוַּוהּ? גְּמָרָא הֲוָה שְׁמִיעַ לֵיהּ, מַעֲשֶׂה לָא הֲוָה חָזֵי, וְסָבַר דִּלְמָא לָא קִים לֵיהּ בְּגַוַּוהּ דְּמִלְּתָא שַׁפִּיר, וְלָאו אוֹרַח אַרְעָא לְזַלְזוֹלֵי בִּבְנוֹת יִשְׂרָאֵל.
La Guemara demande : Puisque Rabban Gamliel connaissait cette méthode d’examen, qu’il l’utilise pour l’examiner dès le départ. Pourquoi l’épreuve avec les servantes était-elle nécessaire ? La Guemara répond : Il avait appris son efficacité par tradition ; cependant, il ne l’avait jamais vue à l’œuvre et pensait peut-être ne pas être suffisamment expert dans cette manière d’examen, et il est inconvenant d’avilir des femmes juives en les soumettant à cette indignité pour rien. Une fois qu’il eut établi l’efficacité de cette méthode, il procéda à l’examen de la mariée afin de trancher la question.
הַהוּא דַּאֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל הַזָּקֵן, אָמַר לוֹ: רַבִּי, בָּעַלְתִּי וְלֹא מָצָאתִי דָּם, אָמְרָה לוֹ: רַבִּי, מִמִּשְׁפַּחַת דּוֹרְקְטִי אֲנִי, שֶׁאֵין לָהֶן לֹא דַּם נִדָּה וְלֹא דַּם בְּתוּלִים. בָּדַק רַבָּן גַּמְלִיאֵל בִּקְרוֹבוֹתֶיהָ, וּמָצָא כִּדְבָרֶיהָ. אָמַר לוֹ: לֵךְ זְכֵה בְּמִקָּחֶךָ, אַשְׁרֶיךָ שֶׁזָּכִיתָ לְמִשְׁפַּחַת דּוֹרְקְטִי.
La Guemara rapporte : Un certain homme qui se présenta devant Rabban Gamliel l’Ancien lui dit : Mon maître, j’ai eu des rapports et je n’ai pas trouvé de sang. La mariée lui dit : Mon maître, je suis de la famille de Dorketi, qui n’a ni sang menstruel ni sang provenant de la rupture de l’hymen. Rabban Gamliel mena une enquête parmi ses parentes afin de déterminer si l’affirmation concernant sa famille était vraie, et découvrit que la vérité était conforme à sa déclaration. Il lui dit : Va prendre possession de ton acquisition. Heureux es-tu d’avoir eu le privilège d’épouser un membre de la famille Dorketi, car ces formes de sang ne te poseront jamais de problème.
מַאי ״דּוֹרְקְטִי״ — דּוֹר קָטוּעַ. אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: תַּנְחוּמִים שֶׁל הֶבֶל נִיחֲמוֹ רַבָּן גַּמְלִיאֵל לְאוֹתוֹ הָאִישׁ. דְּתָנֵי רַבִּי חִיָּיא: כְּשֵׁם שֶׁהַשְּׂאוֹר יָפֶה לְעִיסָּה, כָּךְ דָּמִים יָפִים לָאִשָּׁה. וְתָנָא מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר: כׇּל אִשָּׁה שֶׁדָּמֶיהָ מְרוּבִּין — בָּנֶיהָ מְרוּבִּים.
La Guemara développe : Quel est le sens de Dorketi ? Cela signifie génération tronquée [dor katua]. Rabbi Ḥanina a dit : Rabban Gamliel a consolé cet homme avec des paroles de consolation vaines, car l’absence de sang chez cette femme est un désavantage. Comme l’a enseigné Rabbi Ḥiyya : De même que le levain est bénéfique pour la pâte, de même le sang est bénéfique pour une femme. Et il a été enseigné au nom de Rabbi Meir : Toute femme dont le sang est abondant a des enfants nombreux. Cette mariée, qui manque de sang, n’aura pas beaucoup d’enfants.
אִתְּמַר. רַבִּי יִרְמְיָה בַּר אַבָּא אָמַר: ״זְכֵה בְּמִקָּחֶךָ״ אֲמַר לֵיהּ, וְרַבִּי יוֹסֵי בַּר אָבִין אָמַר: ״נִתְחַיַּיבְ[תָּ] בְּמִקָּחֶךָ״ אֲמַר לֵיהּ. בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר ״נִתְחַיַּיבְ[תָּ]״ — הַיְינוּ דְּרַבִּי חֲנִינָא. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר ״זְכֵה״, מַאי זְכוּתָא? דְּלָא אָתֵי לִידֵי סְפֵק נִדָּה.
Il a été déclaré qu’il existe une divergence au sujet de la réponse de Rabban Gamliel. Rabbi Yirmeya bar Abba a dit que Rabban Gamliel a dit au marié : Exerce ton privilège et prends possession de ton acquisition. Et Rabbi Yosei bar Avin a dit que Rabban Gamliel lui a dit : C’est ton malheur de prendre possession de ton acquisition. Certes, selon celui qui dit : C’est ton malheur, cela est conforme à l’opinion de Rabbi Ḥanina, qui a dit que la consolation était vaine. Cependant, selon celui qui dit : Exerce ton privilège, quel est ce privilège auquel il fait référence ? La Guemara répond : Le privilège est que, grâce à la condition des femmes de cette famille, il n’en viendra pas à une situation d’incertitude quant à savoir si elle a le statut halakhique d’une femme menstruée.
הַהוּא דַּאֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי, אֲמַר לֵיהּ: רַבִּי בָּעַלְתִּי וְלֹא מָצָאתִי דָּם, אָמְרָה לוֹ: רַבִּי עֲדַיִין בְּתוּלָה אֲנִי. וּשְׁנֵי בַצּוֹרֶת הֲוָה, רָאָה רַבִּי שֶׁפְּנֵיהֶם שְׁחוֹרִים. צִוָּה עֲלֵיהֶן וְהִכְנִיסוּם לַמֶּרְחָץ, וְהֶאֱכִילוּם וְהִשְׁקוּם, וְהִכְנִיסוּם לַחֶדֶר. בָּעַל, וּמָצָא דָּם. אָמַר לוֹ: לֵךְ זְכֵה בְּמִקָּחֶךָ. קָרֵי רַבִּי עֲלֵיהֶם: ״צָפַד עוֹרָם עַל עַצְמָם יָבֵשׁ הָיָה כָעֵץ״.
La Guemara rapporte : Un certain homme qui se présenta devant Rabbi Yehuda HaNasi lui dit : Mon maître, j’ai eu des rapports et je n’ai pas trouvé de sang. La mariée lui dit : Mon maître, j’étais encore vierge. Et la Guemara commente que cet incident eut lieu pendant des années de sécheresse. Rabbi Yehuda HaNasi vit que leurs visages étaient noircis par la faim. Il ordonna à ses serviteurs de prendre soin d’eux, et ils les emmenèrent au bain public, les lavèrent et les nourrirent et leur donnèrent à boire. Ensuite ils les emmenèrent dans une chambre, et le marié eut des rapports avec elle et trouva du sang, car c’était à cause de la famine qu’il n’y avait pas de sang. Rabbi Yehuda HaNasi lui dit : Va prendre possession de ton acquisition. Rabbi Yehuda HaNasi lut à leur sujet ce verset : « Leur peau s’est racornie sur leurs os, elle est desséchée, elle est devenue comme du bois » (Lamentations 4:8), au sens où aucun sang ne coule d’eux.
מַתְנִי׳ בְּתוּלָה — כְּתוּבָּתָהּ מָאתַיִם, וְאַלְמָנָה — מָנֶה. בְּתוּלָה, אַלְמָנָה, גְּרוּשָׁה וַחֲלוּצָה מִן הָאֵירוּסִין — כְּתוּבָּתָן מָאתַיִם, וְיֵשׁ לָהֶן טַעֲנַת בְּתוּלִים.
MICHNA : En ce qui concerne une vierge, son contrat de mariage est de deux cents dinars, et en ce qui concerne une veuve, son contrat de mariage est de cent dinars. En ce qui concerne une vierge qui est une veuve, une divorcée ou une ḥaloutsa ayant acquis ce statut à partir d’un état de fiançailles, avant le mariage et avant sa consommation, pour toutes celles-ci leur contrat de mariage est de deux cents dinars, et elles sont sujettes à une contestation concernant leur virginité, car leur statut présumé de virginité demeure intact.
גְּמָ׳ מַאי ״אַלְמָנָה״? אָמַר רַב חָנָא בַּגְדָּתָאָה: ״אַלְמָנָה״ — עַל שֵׁם מָנֶה. אַלְמָנָה מִן הָאֵירוּסִין, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר! אַיְּידֵי דְּהָא קָרֵי לַהּ אַלְמָנָה, הָא נָמֵי קָרֵי לַהּ אַלְמָנָה.
GUEMARA :Quelle est la relation entre le terme almana et sa signification, veuve ? Rav Ḥana de Bagdad a dit : Une veuve est appelée almana d’après le maneh, cent dinars, qui est la somme de son contrat de mariage. La Guemara demande : En ce qui concerne une veuve issue des fiançailles, dont le contrat de mariage est de deux cents dinars et non un maneh, que peut-on dire ? La Guemara répond : Puisqu’ils ont appelé cette veuve issue du mariage almana, cette veuve issue des fiançailles aussi, ils l’ont appelée almana.
אַלְמָנָה דִּכְתִיבָא בְּאוֹרָיְיתָא, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? דַּעֲתִידִין רַבָּנַן דִּמְתַקְּנִי לַהּ מָנֶה. וּמִי כָּתֵב קְרָא לְעָתִיד? אִין, דִּכְתִיב: ״וְשֵׁם הַנָּהָר הַשְּׁלִישִׁי חִדֶּקֶל הוּא הַהוֹלֵךְ קִדְמַת אַשּׁוּר״, וְתָנָא רַב יוֹסֵף: אַשּׁוּר זוֹ סְלֵיקָא. וּמִי הֲוַאי? אֶלָּא דַּעֲתִידָה. הָכָא נָמֵי דַּעֲתִידָה.
La Guemara demande : Cela explique l’usage de almana dans la terminologie des Sages. Cependant, en ce qui concerne le terme almana qui est écrit dans la Torah, que peut-on dire ? L’ordonnance rabbinique selon laquelle le contrat de mariage d’une veuve est d’un maneh n’avait pas encore été instituée. La Guemara répond : La Torah emploie le terme almanaparce que les Sages sont destinés à instituer pour elle la somme d’un maneh dans son contrat de mariage. La Guemara demande : Et un verset est-il écrit pour l’avenir ? La Guemara répond : Oui, en effet, c’est le cas, comme il est écrit : « Et le nom du troisième fleuve est le Tigre ; c’est celui qui coule à l’est d’Asshour » (Genèse 2:14). Et Rav Yosef a enseigné : Asshour, c’est Séleucie. Et cette ville existait-elle lorsque la Torah a été écrite ? Au contraire, la Torah fait référence à cette ville parce qu’elle était destinée à exister dans l’avenir. Ici aussi, la Torah emploie le terme almanaparce qu’une veuve était destinée à avoir pour elle un contrat de mariage de maneh institué.
וְאָמַר רַב חָנָא בַּגְדָּתָאָה: ״מָטָר״ — מַשְׁקֶה, מַרְוֶה, וּמְזַבֵּל, וּמְעַדֵּן, וּמַמְשִׁיךְ. אָמַר רָבָא בַּר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, וְאִיתֵּימָא רַב יֵימַר בַּר שֶׁלֶמְיָא, מַאי קְרָא: ״תְּלָמֶיהָ רַוֵּה נַחֵת גְּדוּדֶיהָ בִּרְבִיבִים תְּמֹגְגֶנָּה צִמְחָהּ תְּבָרֵךְ״.
À propos de la déclaration de Rav Ḥana de Bagdad, la Guemara cite d’autres déclarations de sa part. Et Rav Ḥana de Bagdad a dit : La pluie irrigue, sature et fertilise la terre, et affine le fruit et le fait proliférer. Rava bar Rabbi Yishmael, et certains disent que c’était Rav Yeimar bar Shelamya qui a dit : Quel est le verset qui y fait allusion ? « Arrosant abondamment ses sillons, aplanissant ses mottes, Tu l’amollis par des ondées, Tu bénis sa croissance » (Psaumes 65:11). « Arrosant abondamment ses sillons » indique que la pluie irrigue et sature la terre, « Tu l’amollis par des ondées » indique qu’elle fertilise la terre, et « Tu bénis sa croissance » indique qu’elle affine le fruit et le fait proliférer.
אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: ״מִזְבֵּחַ״ — מֵזִיחַ, וּמֵזִין, מְחַבֵּב, מְכַפֵּר. הַיְינוּ מְכַפֵּר, הַיְינוּ מֵזִיחַ! מֵזִיחַ גְּזֵירוֹת, וּמְכַפֵּר עֲוֹנוֹת.
Rabbi Elazar a dit : Le terme mizbe’aḥ, altar, est un acrostiche approximatif représentant ses qualités. Il écarte [meziaḥ] les péchés et nourrit [mezin], car, grâce aux offrandes sacrifiées sur l’autel, une subsistance est fournie à tous. Il rend cher [meḥabev] et expie [mekhapper]. Mizbe’aḥ évoque les lettres mem et zayin des deux premières qualités, le bet de meḥabev et le kaf de mekhapper. La Guemara demande : Cette qualité, selon laquelle l’autel expie, est la même que celle selon laquelle il écarte les péchés. Pourquoi sont-elles énumérées séparément ? La Guemara répond : L’autel écarte les mauvais décrets et expie les péchés.
וְאָמַר רַב חָנָא בַּגְדָּתָאָה: תַּמְרֵי מְשַׁחֲנָן, מַשְׂבְּעָן, מְשַׁלְשְׁלָן, מְאַשְּׁרָן וְלָא מְפַנְּקָן. אָמַר רַב: אָכַל תְּמָרִים אַל יוֹרֶה. מֵיתִיבִי: תְּמָרִים, שַׁחֲרִית וְעַרְבִית — יָפוֹת, בְּמִנְחָה — רָעוֹת. בַּצׇּהֳרַיִם — אֵין כְּמוֹתָן, וּמְבַטְּלוֹת שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים: מַחְשָׁבָה רָעָה, וְחוֹלִי מֵעַיִם, וְתַחְתּוֹנִיּוֹת!
Et Rav Ḥana de Bagdad a dit : Les dattes réchauffent et rassasient, relâchent les intestins, fortifient, mais ne rendent pas délicat. Rav a dit : Si quelqu’un a mangé des dattes, il ne doit pas rendre de décisions halakhiques, car les dattes sont enivrantes. La Guemara soulève une objection : En ce qui concerne les dattes, le matin et le soir elles ont un effet positif sur celui qui les mange ; l’après-midi, elles ont un effet négatif sur celui qui les mange. À midi, leur effet positif est sans égal, et elles annulent trois choses : une pensée troublante, une maladie intestinale et les hémorroïdes. Apparemment, l’effet des dattes est principalement positif.
מִי אָמְרִינַן דְּלָא מְעַלּוּ? עַלּוֹיֵי מְעַלּוּ, וּלְפִי שַׁעְתָּא טָרְדָא. מִידֵּי דְּהָוֵה אַחַמְרָא. דְּאָמַר מָר הַשּׁוֹתֶה רְבִיעִית יַיִן — אַל יוֹרֶה. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: לָא קַשְׁיָא, הָא — מִקַּמֵּי נַהֲמָא. הָא — לְבָתַר נַהֲמָא. דְּאָמַר אַבָּיֵי, אֲמַרָה לִי אֵם: תַּמְרֵי מִקַּמֵּי נַהֲמָא — כִּי נַרְגָּא לְדִיקּוּלָא. בָּתַר נַהֲמָא — כִּי עָבְרָא לְדַשָּׁא.
La Guemara répond qu’il n’y a pas de contradiction. Avons-nous dit qu’ils ne sont pas exemplaires ? Ils sont exemplaires et, en même temps, provoquent une distraction temporaire et une intoxication, comme c’est le cas pour le vin, comme le Maître l’a dit : Celui qui boit un quart delog de vin ne doit pas rendre de décisions halakhiques. Et si tu veux, dis plutôt : Cette contradiction apparente n’est pas difficile. Cette déclaration, qui interdit de rendre une décision sous l’influence des dattes, se réfère à quelqu’un qui mange des dattes avant de manger du pain, lorsque leur consommation peut mener à l’intoxication. Cette autre déclaration, qui énumère les effets bénéfiques des dattes, se réfère à quelqu’un qui mange des dattes après avoir mangé du pain. Comme Abaye l’a dit : Ma mère m’a dit que les dattes mangées avant de manger du pain sont destructrices comme une hache pour un palmier ; les dattes mangées après avoir mangé du pain sont bénéfiques comme un verrou pour une porte, qui apporte un soutien.
״דַּשָּׁא״, אָמַר רָבָא: דֶּרֶךְ שָׁם. ״דַּרְגָּא״ — אָמַר רָבָא: דֶּרֶךְ גַּג. ״פּוּרְיָא״ — אָמַר רַב פָּפָּא: שֶׁפָּרִין וְרָבִין עָלֶיהָ. אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק:
À propos du terme porte [dasha], la Guemara cite des déclarations concernant son étymologie ainsi que celle de plusieurs autres termes araméens. En ce qui concerne le mot dasha, porte, Rava a dit : C’est un acronyme de derekh sham, signifiant par là. En ce qui concerne le mot darga, échelle ou marche, Rava a dit : C’est un acronyme de derekh gag, signifiant chemin vers le toit. En ce qui concerne le mot purya, lit, Rav Pappa a dit : C’est un acronyme de parin veravin aleha, signifiant qu’on procrée dessus. Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit :