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הַאי עֲשֵׂה וְהַאי עֲשֵׂה — עֲשֵׂה דִּכְבוֹד תּוֹרָה עֲדִיף. סַלְּקֵיהּ לְדִינָא דְּיַתְמֵי וְאַחֲתֵיהּ לְדִינֵיהּ, כֵּיוָן דַּחֲזָא בַּעַל דִּינֵיהּ יְקָרָא דְּקָא עָבֵיד לַיהּ, אִיסְתַּתֻּם טַעְנָתֵיהּ.
Ceci est une mitsva positive, pour que les juges jugent les affaires correctement, et ceci est une mitsva positive, d’honorer les érudits de la Torah et leurs familles. Rav Naḥman conclut que la mitsva positive de rendre honneur à la Torah a préséance. Par conséquent, il mit de côté l’affaire des orphelins et s’assit pour juger l’affaire de cet homme, dans l’idée erronée qu’il était un parent de Rav Anan. Lorsque l’autre plaideur vit l’honneur accordé à cet homme par le juge, il devint nerveux jusqu’à ce que sa bouche, c’est-à-dire sa capacité à plaider sa demande, se ferme, et il perdit l’affaire. De cette manière, la justice fut pervertie par Rav Anan, bien que de façon involontaire et indirecte.
רַב עָנָן הֲוָה רְגִיל אֵלִיָּהוּ דְּאָתֵי גַּבֵּיהּ, דַּהֲוָה מַתְנֵי לֵיהּ סֵדֶר דְּאֵלִיָּהוּ. כֵּיוָן דַּעֲבַד הָכִי, אִיסְתַּלַּק. יְתֵיב בְּתַעֲנִיתָא וּבְעָא רַחֲמֵי וַאֲתָא. כִּי אֲתָא, הֲוָה מְבַעֵית לֵיהּ בַּעוֹתֵי.
Élie le Prophète avait l’habitude de venir rendre visite à Rav Anan, car le prophète lui enseignait les paroles qui seraient plus tard consignées dans le volume Seder deEliyahu, l’Ordre d’Élie. Une fois, Rav Anan fit cela et provoqua une erreur judiciaire, Élie partit. Rav Anan s’assit dans l’observance d’un jeûne et pria pour la miséricorde, et Élie revint. Cependant, lorsque Élie venait après cela, il l’effrayait, car il apparaissait sous des formes effrayantes.
וַעֲבַד תֵּיבוּתָא וִיתֵיב קַמֵּיהּ עַד דְּאַפֵּיק לֵיהּ סִידְרֵיהּ. וְהַיְינוּ דְּאָמְרִי: סֵדֶר דְּאֵלִיָּהוּ רַבָּה, סֵדֶר אֵלִיָּהוּ זוּטָא.
Et Rav Anan fit une caisse dans laquelle il s’installa et s’assit devant Élie jusqu’à ce qu’il lui expose, c’est-à-dire lui enseigne, tout son Seder. Et c’est ce que les Sages veulent dire lorsqu’ils disent : Seder deEliyahu Rabba, le Grand Ordre d’Élie, et Seder Eliyahu Zuta, le Petit Ordre d’Élie, car le premier ordre fut enseigné avant cet incident et le second vint après lui.
בִּשְׁנֵי דְּרַב יוֹסֵף הֲוָה רִיתְחָא. אָמְרִי לֵיהּ רַבָּנַן לְרַב יוֹסֵף: לִיבְעֵי מָר רַחֲמֵי. אֲמַר לְהוּ: הַשְׁתָּא וּמָה אֱלִישָׁע דְּכִי הֲווֹ רַבָּנַן מִיפַּטְרִי מִקַּמֵּיהּ, הֲווֹ פָּיְישִׁי תְּרֵי אַלְפֵי וּמָאתַן רַבָּנַן, בְּעִידָּן רִיתְחָא לָא הֲוָה בָּעֵי רַחֲמֵי, אֲנָא אֶיבְעֵי רַחֲמֵי?
§ La Guemara raconte : Aux années de Rav Yosef, il y eut une colère divine, manifestée par une famine dans le monde. Les Sages dirent à Rav Yosef : Que le Maître prie pour la miséricorde au sujet de ce décret. Il leur dit : Maintenant, si dans le cas du prophète Elisha, lorsque les Sages prenaient congé de lui, 2 200 Sages restaient derrière, qu’il entretenait de sa propre poche, et pourtant il ne priait pas pour la miséricorde en un temps de colère divine et de famine, devrais-je prier pour la miséricorde ?
וּמִמַּאי דְּפָיְישִׁי הָכִי? דִּכְתִיב: ״וַיֹּאמֶר מְשָׁרְתוֹ מָה אֶתֵּן זֶה לִפְנֵי מֵאָה אִישׁ״. מַאי ״לִפְנֵי מֵאָה אִישׁ״? אִילֵימָא דְּכוּלְּהוּ, לִפְנֵי מֵאָה אִישׁ בִּשְׁנֵי בַצּוֹרֶת טוּבָא הֲווֹ! אֶלָּא דְּכֹל חַד וְחַד קַמֵּי מֵאָה אִישׁ.
La Guemara demande : Et d’où est-il déduit que ce nombre de sages resterait en arrière avec Élisée ? Comme il est écrit : « Et son serviteur dit : Comment mettrais-je ceci devant cent hommes ? » (II Rois 4:43). Quel est le sens de « devant cent hommes » ? Si l’on dit que tous les dons qu’il avait reçus, c’est-à-dire les prémices, vingt pains d’orge et des épis frais mentionnés dans le verset précédent, devaient être placés devant cent hommes, dans des années de sécheresse et de famine c’était une bonne quantité de nourriture, qui leur aurait suffi. Au contraire, cela doit signifier que chacun et tous les pains devaient être placés devant cent hommes. Puisqu’il avait vingt pains plus deux portions de prémices et d’épis, il devait y avoir 2 200 personnes présentes.
כִּי הֲווֹ מִיפַּטְרִי רַבָּנַן מִבֵּי רַב, הֲווֹ פָּיְישִׁי אַלְפָּא וּמָאתַן רַבָּנַן. מִבֵּי רַב הוּנָא, הֲווֹ פָּיְישִׁי תַּמְנֵי מְאָה רַבָּנַן. רַב הוּנָא הֲוָה דָּרֵישׁ בִּתְלֵיסַר אָמוֹרָאֵי. כִּי הֲווֹ קָיְימִי רַבָּנַן מִמְּתִיבְתָּא דְּרַב הוּנָא וְנָפְצִי גְּלִימַיְיהוּ הֲוָה סָלֵיק אַבְקָא וְכָסֵי לֵיהּ לְיוֹמָא, וְאָמְרִי בְּמַעְרְבָא: קָמוּ לֵיהּ מִמְּתִיבְתָּא דְּרַב הוּנָא בַּבְלָאָה.
§ Incidemment, la Guemara rapporte : Lorsque les Sages prenaient congé de la maison d’étude de Rav, 1 200 Sages restaient sur place pour poursuivre leur étude. Lorsque les Sages prenaient congé de la maison d’étude de Rav Houna, huit cents Sages restaient sur place. Rav Houna exposait la leçon par l’intermédiaire de treize porte-parole, qui répétaient ses paroles aux foules rassemblées pour l’entendre. Lorsque les Sages se levaient après avoir écouté les cours dans la yeshiva de Rav Houna et secouaient leurs manteaux, la poussière s’élevait et obscurcissait le soleil, formant un nuage de poussière visible de loin. Et l’on disait en Occident, en Eretz Israël : Les érudits viennent de se lever dans la yeshiva de Rav Houna le Babylonien.
כִּי מִיפַּטְרִי רַבָּנַן מִבֵּי רַבָּה וְרַב יוֹסֵף, הֲווֹ פָּיְישִׁי אַרְבַּע מְאָה רַבָּנַן, וְקָרוּ לְנַפְשַׁיְיהוּ: ״יַתְמֵי״. כִּי הֲווֹ מִיפַּטְרִי רַבָּנַן מִבֵּי אַבָּיֵי, וְאָמְרִי לַהּ מִבֵּי רַב פָּפָּא, וְאָמְרִי לַהּ מִבֵּי רַב אָשֵׁי, הֲווֹ פָּיְישִׁי מָאתַן רַבָּנַן, וְקָרוּ נַפְשַׁיְיהוּ ״יַתְמֵי דְּיַתְמֵי״.
Lorsque les Sages prenaient congé de la maison d’étude de Rabba et Rav Yosef, quatre cents Sages restaient en arrière, et ils se qualifiaient d’orphelins, car ils étaient les seuls à rester de toute la foule. Lorsque les Sages prenaient congé de la maison d’étude de Abaye, et certains disent de la maison d’étude de Rav Pappa, et certains disent de la maison d’étude de Rav Ashi, deux cents érudits restaient en arrière, et ils se qualifiaient d’orphelins d’orphelins.
אָמַר רַבִּי יִצְחָק בַּר רְדִיפָא אָמַר רַבִּי אַמֵּי: מְבַקְּרֵי מוּמִין שֶׁבִּירוּשָׁלַיִם, הָיוּ נוֹטְלִין שְׂכָרָן מִתְּרוּמַת הַלִּשְׁכָּה. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: תַּלְמִידֵי חֲכָמִים הַמְלַמְּדִין הִלְכוֹת שְׁחִיטָה לְכֹהֲנִים, הָיוּ נוֹטְלִין שְׂכָרָן מִתְּרוּמַת הַלִּשְׁכָּה.
§ La Guemara revient à la question de ceux qui reçoivent leur salaire de fonds publics. Rabbi Yitzḥak bar Redifa a dit que Rabbi Ami a dit : Les inspecteurs des défauts des animaux consacrés à Jérusalem, qui examinaient tous les animaux amenés pour être sacrifiés dans le Temple afin de vérifier qu’ils étaient exempts de tout défaut qui les disqualifierait pour être offerts sur l’autel, prenaient leur salaire sur la collecte de la trésorerie de la chambre du Temple. Rav Yehuda a dit que Shmuel a dit : Les sages de la Torah qui enseignent aux prêtres les halakhot de l’abattage rituel du Temple prenaient leur salaire sur la collecte de la chambre.
אָמַר רַב גִּידֵּל אָמַר רַב: תַּלְמִידֵי חֲכָמִים הַמְלַמְּדִים הִלְכוֹת קְמִיצָה לַכֹּהֲנִים, נוֹטְלִין שְׂכָרָן מִתְּרוּמַת הַלִּשְׁכָּה. אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מַגִּיהֵי סְפָרִים שֶׁבִּירוּשָׁלַיִם, הָיוּ נוֹטְלִין שְׂכָרָן מִתְּרוּמַת הַלִּשְׁכָּה.
Rav Giddel a dit que Rav a dit : les érudits de la Torah qui enseignaient les halakhot du prélèvement d’une poignée pour les prêtres recevaient leur salaire de la collecte de la chambre. Tous ces érudits étaient constamment engagés dans un travail nécessaire au fonctionnement du Temple et recevaient donc leur salaire du trésor du Temple. Rabba bar bar Ḥana a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : les correcteurs des rouleaux de la Torah à Jérusalem recevaient leur salaire de la collecte de la chambre.
אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַב: נָשִׁים הָאוֹרְגוֹת בַּפָּרֹכוֹת, נוֹטְלוֹת שְׂכָרָן מִתְּרוּמַת הַלִּשְׁכָּה. וַאֲנִי אוֹמֵר, מִקׇּדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת. הוֹאִיל וּפָרֹכוֹת תַּחַת בִּנְיָן עֲשׂוּיוֹת.
Rav Naḥman a dit que Rav a dit : Les femmes qui tissaient les rideaux qui séparaient le Sanctuaire du Temple du Saint des Saints prenaient leur salaire sur la collecte de la chambre. Rav Naḥman a ajouté : Mais moi, je dis qu’on ne les payait pas sur la collecte de la chambre ; au contraire, leur salaire provenait des fonds consacrés à l’entretien du Temple. Pourquoi ? Puisque les rideaux servaient à la place de la construction solide du bâtiment, ils faisaient partie du Temple lui-même. Par conséquent, tout travail effectué pour les rideaux devait être payé avec de l’argent alloué à des fins de construction, et non avec les fonds recueillis pour payer les offrandes et les besoins quotidiens du Temple.
מֵיתִיבִי: נָשִׁים הָאוֹרְגוֹת בַּפָּרֹכוֹת, וּבֵית גַּרְמוּ עַל מַעֲשֵׂה לֶחֶם הַפָּנִים, וּבֵית אַבְטִינָס עַל מַעֲשֵׂה הַקְּטֹרֶת — כּוּלָּן הָיוּ נוֹטְלוֹת שְׂכָרָן מִתְּרוּמַת הַלִּשְׁכָּה!
La Guemara soulève une objection à cela : Les femmes qui tissent les rideaux, et la maison de Garmu, qui étaient chargées de la préparation du pain de proposition, et la maison d’Avtinas, qui étaient chargées de la préparation de l’encens, tous recevaient leur salaire de la collecte de la chambre. Cela contredit l’affirmation de Rav Naḥman.
הָתָם בִּדְבָבֵי. דְּאָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב: שְׁלֹשׁ עֶשְׂרֵה פָּרֹכוֹת הָיוּ בְּמִקְדָּשׁ שֵׁנִי, שֶׁבַע כְּנֶגֶד שִׁבְעָה שְׁעָרִים, אַחַת לְפִתְחוֹ שֶׁל הֵיכָל, וְאַחַת לְפִתְחוֹ שֶׁל אוּלָם. שְׁתַּיִם בַּדְּבִיר, שְׁתַּיִם כְּנֶגְדָּן בָּעֲלִיָּה.
La Guemara répond : Là-bas, il s’agit des rideaux des portes, qui n’étaient pas considérés comme faisant partie du bâtiment même du Temple, mais avaient une fonction décorative. Comme l’a dit Rabbi Zeira, à savoir que Rav a dit : Il y avait treize rideaux dans le Second Temple, sept en face de, c’est-à-dire du côté intérieur de, sept portes, un à l’entrée du Sanctuaire, un à l’entrée du Vestibule, deux rideaux supplémentaires à l’intérieur de la cloison, dans le Saint des Saints à la place de la cloison d’une coudée, et deux correspondants à ceux-ci au-dessus dans la chambre supérieure.
תָּנוּ רַבָּנַן: נָשִׁים הַמְגַדְּלוֹת בְּנֵיהֶן לַפָּרָה — הָיוּ נוֹטְלוֹת שְׂכָרָן מִתְּרוּמַת הַלִּשְׁכָּה. אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר: נָשִׁים יְקָרוֹת שֶׁבִּירוּשָׁלַיִם הָיוּ זָנוֹת אוֹתָן וּמְפַרְנְסוֹת אוֹתָן.
Les Sages ont enseigné : En ce qui concerne les femmes qui élevaient leurs enfants pour la génisse rousse, c’est-à-dire qui élevaient leurs enfants dans des lieux spéciaux afin qu’ils vivent toute leur vie jusqu’à ce moment dans un état de pureté rituelle, leur permettant de puiser l’eau aux fins du rituel de la génisse rousse, ces femmes recevaient leur salaire de la collecte de la chambre. Abba Shaul a dit : Leur salaire ne provenait pas de la collecte de la chambre. Au contraire, des femmes riches et éminentes de Jérusalem les entretenaient et leur assuraient des moyens de subsistance.
בְּעָא מִינֵּיהּ רַב הוּנָא מֵרַב:
Rav Houna souleva un dilemme devant Rav :

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