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וְכִי נֵס אֶחָד נַעֲשָׂה בַּשֶּׁמֶן הַמִּשְׁחָה? וַהֲלֹא נִסִּים הַרְבֵּה נַעֲשׂוּ בּוֹ מִתְּחִלָּתוֹ וְעַד סוֹפוֹ, תְּחִלָּתוֹ לֹא הָיָה אֶלָּא שְׁנֵים עָשָׂר לוֹג, וּבוֹ נִמְשַׁח הַמִּשְׁכָּן וְכֵלָיו וְאַהֲרֹן וּבָנָיו כׇּל שִׁבְעַת יְמֵי הַמִּלּוּאִים, וּבוֹ נִמְשְׁחוּ כֹּהֲנִים גְּדוֹלִים וּמְלָכִים, וְכוּלּוֹ קַיָּים לֶעָתִיד לָבֹא,
Et n’y eut-il qu’un seul miracle accompli avec l’huile d’onction ? Pourtant, de nombreux miracles furent accomplis avec elle, depuis sa préparation initiale jusqu’à sa fin. Il explique : Sa préparation initiale n’était que de la mesure de douze log, et malgré cela le Tabernacle et ses ustensiles furent oints avec elle, et de même Aaron et ses fils furent oints avec elle pendant les sept jours d’inauguration, et les Grands Prêtres et les rois furent oints avec elle au fil des générations, et pourtant, malgré la diminution de la quantité d’huile durant son processus de préparation, ainsi que ses usages multiples au cours de l’histoire, tout cela demeure intact pour son usage à l’avenir.
שֶׁנֶּאֱמַר: ״שֶׁמֶן מִשְׁחַת קֹדֶשׁ יִהְיֶה זֶה לִי לְדֹרֹתֵיכֶם״ – ״זֶה״ בְּגִימַטְרִיָּא שְׁנֵים עָשָׂר לוּגִּין הָוְיָין.
Rabbi Yehouda ajoute que cela est comme il est dit : « Ceci [zeh] sera pour Moi une huile d’onction sacrée à travers vos générations » (Exode 30:31). Le mot zeh a une valeur numérique [bigimatriya] de douze, ce qui enseigne que les douze log d’huile originels qui existaient au début demeurent à travers toutes les générations. Si tel est le cas, c’est-à-dire si de tels miracles furent accomplis en lien avec l’huile, il n’est pas étonnant que sa préparation initiale ait elle aussi été miraculeuse.
תָּנוּ רַבָּנַן ״וַיִּקַּח מֹשֶׁה אֶת שֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה וַיִּמְשַׁח אֶת הַמִּשְׁכָּן וְגוֹ׳״, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: שֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה שֶׁעָשָׂה מֹשֶׁה בַּמִּדְבָּר הַרְבֵּה נִסִּים נַעֲשׂוּ בּוֹ מִתְּחִלָּתוֹ וְעַד סוֹפוֹ: תְּחִלָּתוֹ לֹא הָיָה אֶלָּא שְׁנֵים עָשָׂר לוּגִּין, כַּמָּה יוֹרָה בּוֹלַעַת, כַּמָּה עִיקָּרִין בּוֹלְעִין, כַּמָּה הָאוּר שׂוֹרֵף, וּבוֹ נִמְשַׁח מִשְׁכָּן וְכֵלָיו, אַהֲרֹן וּבָנָיו כָּל שִׁבְעַת יְמֵי הַמְּלוּאִים,
Les Sages ont enseigné dans une baraita : « Moïse prit l’huile d’onction et oignit le Tabernacle ainsi que tout ce qui s’y trouvait, et il les sanctifia » (Lévitique 8:10). Rabbi Yehouda dit : En ce qui concerne l’huile d’onction que Moïse prépara dans le désert, de nombreux miracles furent accomplis avec elle, depuis le début de sa préparation jusqu’à sa fin. Au départ, sa préparation n’était que de douze log ; considère combien de cette huile un chaudron absorbe de ce qui y est cuit, et combien les racines des plantes en absorbent, combien le feu en brûle, et pourtant le Tabernacle, et ses ustensiles, ainsi qu’Aaron, et ses fils furent tous oints avec elle pendant les sept jours de l’inauguration.
וּבוֹ נִמְשְׁחוּ כֹּהֲנִים גְּדוֹלִים וּמְלָכִים. וַאֲפִילּוּ כֹּהֵן גָּדוֹל בֶּן כֹּהֵן גָּדוֹל טָעוּן מְשִׁיחָה. וְאֵין מוֹשְׁחִין מֶלֶךְ בֶּן מֶלֶךְ. וְאֵם תֹּאמַר: מִפְּנֵי מָה מָשְׁחוּ אֶת שְׁלֹמֹה? מִפְּנֵי מַחְלוֹקֶת אֲדוֹנִיָּה, וְאֶת יְהוֹאָשׁ – מִפְּנֵי עֲתַלְיָה, וְאֶת יְהוֹאָחָז – מִפְּנֵי יְהוֹיָקִים אָחִיו, שֶׁהָיָה גָּדוֹל מֵאֶחָיו שְׁתֵּי שָׁנִים.
La baraita ajoute : Et les Grands Prêtres et les rois étaient oints avec elle, et même un Grand Prêtre, fils d’un Grand Prêtre, nécessite une onction avec l’huile. Mais on n’oint pas un roi, fils d’un roi. Et si vous dites : Si tel est le cas, pour quelle raison a-t-on oint le roi Salomon, qui était le fils du roi David ? C’était en raison du conflit au sujet du trône suscité par son frère aîné Adonias, qui tenta d’usurper la monarchie. Et de même Joas, fils d’Ochozias, fut oint roi (voir II Rois 11:12) en raison de la menace d’Athalie, sa grand-mère paternelle, qui tenta de s’emparer de la monarchie pour elle-même (II Rois 11:1–3). Et Joachaz, fils de Josias, fut oint roi (II Rois 23:30) en raison de la rivalité de Joakim, son frère, qui était de deux ans plus âgé que son frère, c’est-à-dire Joachaz. Ordinairement, le frère aîné succède au père, mais Joachaz était plus digne du trône.
אָמַר מָר: וַאֲפִילּוּ כֹּהֵן גָּדוֹל בֵּן כֹּהֵן גָּדוֹל טָעוּן מְשִׁיחָה. מְנָלַן? דִּכְתִיב: ״וְהַכֹּהֵן הַמָּשִׁיחַ תַּחְתָּיו מִבָּנָיו״, נֵימָא קְרָא ״וְהַכֹּהֵן שֶׁתַּחְתָּיו מִבָּנָיו״, מַאי ״הַמָּשִׁיחַ״? הָא קָא מַשְׁמַע לַן דַּאֲפִילּוּ מִבָּנָיו, הָהוּא דִּמְשַׁח הָוֵי כֹּהֵן גָּדוֹל, וְאִי לָא מְשַׁח לָא הָוֵי כֹּהֵן גָּדוֹל.
La Guemara clarifie plusieurs aspects de cette baraita. Le Maître a dit plus tôt : Et même un Grand Prêtre, le fils d’un Grand Prêtre, requiert l’onction. La Guemara demande : D’où tirons-nous cette halakha ? Cela est dérivé d’un verset, comme il est écrit : « Et le prêtre oint qui sera à sa place parmi ses fils » (Lévitique 6:15). Que le verset dise simplement : Le prêtre qui sera à sa place parmi ses fils. Qu’enseigne l’ajout du terme « oint » ? Cela nous enseigne que même lorsque le nouveau Grand Prêtre est parmi les fils du précédent Grand Prêtre, seul ce prêtre qui est oint avec de l’huile est le Grand Prêtre, mais si il n’est pas oint avec de l’huile, il n’est pas le Grand Prêtre.
אָמַר מָר: אֵין מוֹשְׁחִין מֶלֶךְ בֶּן מֶלֶךְ. מְנָלַן? אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב, דִּכְתִיב: ״לְמַעַן יַאֲרִיךְ יָמִים עַל מַמְלַכְתּוֹ הוּא וּבָנָיו כׇּל הַיָּמִים״ – יְרוּשָּׁה הִיא.
Le Maître a dit plus tôt : Mais on n’oint pas un roi, fils de roi. La Guemara demande : D’où tirons-nous cette halakha ? Rav Aḥa bar Ya’akov a dit que c’est comme il est écrit : Afin qu’il prolonge ses jours dans son royaume, lui et ses fils, tous les jours au milieu d’Israël (voir Deutéronome 17:20). La mention des fils d’un roi enseigne que la royauté est un héritage, qui n’a pas besoin d’être confirmé par l’onction.
וּמִפְּנֵי מָה מָשְׁחוּ אֶת שְׁלֹמֹה? מִפְּנֵי מַחְלוֹקֶת אֲדוֹנִיָּה. מְנָלַן דְּכִי אָתֵי מַחְלוֹקֶת בָּעֵי מְשִׁיחָה, וְלָא כׇּל דְּבָעֵי מַלְכָּא מוֹרֵית לֵיהּ מַלְכוּתָא? אָמַר רַב פָּפָּא, אָמַר קְרָא: ״בְּקֶרֶב יִשְׂרָאֵל״ – בִּזְמַן שֶׁשָּׁלוֹם בְּיִשְׂרָאֵל.
La baraita a en outre enseigné : Et pour quelle raison ont-ils oint le roi Salomon ? En raison du conflit au sujet du trône, suscité par son frère aîné Adonias. La Guemara demande : D’où déduisons-nous que, dans une situation où il y a un conflit, le nouveau roi requiert une onction, et le roi actuel ne peut pas simplement transmettre la royauté en héritage à qui il souhaite ? Rav Pappa a dit que le verset déclare : « Lui et ses fils au milieu d’Israël » (Deutéronome 17:20). À une époque où il y a la paix en Israël, la monarchie se transmet sans heurt au fils du roi, mais non lorsqu’il y a un conflit.
תָּנָא: אַף יֵהוּא בֶּן נִמְשִׁי לֹא נִמְשַׁח אֶלָּא מִפְּנֵי מַחְלוֹקֶת יוֹרָם בֶּן אַחְאָב: אַמַּאי? תִּיפּוֹק לֵיהּ דְּמֶלֶךְ רִאשׁוֹן הוּא! חַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: מַלְכֵי בֵּית דָּוִד מוֹשְׁחִין, מַלְכֵי יִשְׂרָאֵל אֵין מוֹשְׁחִין. וְאִם תֹּאמַר: מִפְּנֵי מָה מָשְׁחוּ יֵהוּא בֶּן נִמְשִׁי? מִפְּנֵי מַחְלוֹקֶת יוֹרָם בֶּן אַחְאָב.
Il a été enseigné dans une baraita : Jéhu aussi, fils de Josaphat, fils de Nimshi, fut oint par Élisée le prophète uniquement en raison du conflit avec Joram, fils d’Achab, qui était le roi en fonction, contre le règne duquel Jéhu se rebella (voir II Rois 9:1–6). La Guemara demande : Pourquoi est-il nécessaire d’indiquer cette raison ? Que le tanna de la baraitadéduise que Jéhu avait besoin d’être oint du fait qu’il était le premier roi de sa lignée, puisque Jéhu n’était pas le fils d’un roi. La Guemara répond : La baraitaest incomplète, et voici ce qu’elle enseigne : On oint les rois de la maison de David avec l’huile d’onction, mais on n’oint pas les rois du royaume d’Israël. Et si tu dis : Pour quelle raison Élisée a-t-il oint Jéhu, fils de Josaphat, fils de Nimshi ? C’était en raison du conflit avec Joram, fils d’Achab.
אָמַר מָר: מַלְכֵי בֵּית דָּוִד מוֹשְׁחִין, וְאֵין מַלְכֵי יִשְׂרָאֵל מוֹשְׁחִין. מְנָלַן? דִּכְתִיב: ״קוּם מְשָׁחֵהוּ כִּי זֶה הוּא״ – זֶה טָעוּן מְשִׁיחָה, וְאֵין אַחֵר טָעוּן מְשִׁיחָה.
Le Maître a dit plus tôt : on oint les rois de la maison de David avec l’huile d’onction, mais on n’oint pas les rois d’Israël. La Guemara demande : D’où tirons-nous cette halakha ? Cela est dérivé d’un verset, comme il est écrit au sujet de l’onction de David : « Lève-toi, oins-le ; car c’est lui » (I Samuel 16:12). Ce roi, c’est-à-dire tout roi de la maison de David, requiert l’onction, mais un autre roi, c’est-à-dire du royaume d’Israël, dont les rois n’étaient pas des descendants de la maison de David, ne requiert pas l’onction.
אָמַר מָר: מִפְּנֵי מַחְלוֹקֶת יוֹרָם. וּמִשּׁוּם מַחְלוֹקֶת יוֹרָם בֶּן אַחְאָב נִמְעַל בְּשֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה? כִּדְאָמַר רַב פָּפָּא: בַּאֲפַרְסְמָא דַּכְיָא, הָכָא נָמֵי בַּאֲפַרְסְמָא דַּכְיָא.
Le Maître a dit plus tôt que Jéhu fut oint en raison du différend avec Joram. La Guemara demande : Et à cause du différend avec Joram, fils d’Achab, allons-nous faire un usage abusif d’un bien consacré en oignant quelqu’un inutilement avec l’huile d’onction, appelée « huile sainte d’onction » (Exode 30:31) ? Après tout, les rois du royaume d’Israël n’ont pas besoin d’onction. La Guemara répond : C’est comme Rav Pappa l’a dit au sujet de Joachaz : on l’a oint avec de l’huile pure de baume, et non avec l’huile d’onction. Ici aussi, Élisée oignit Jéhu avec de l’huile pure de baume, et non avec l’huile d’onction.
וְאֶת יְהוֹאָחָז מִפְּנֵי יְהוֹיָקִים, שֶׁהָיָה גָּדוֹל מִמֶּנּוּ שְׁתֵּי שָׁנִים. וּמִי קַשִּׁישׁ? וְהָכְתִיב: ״וּבְנֵי יֹאשִׁיָּה הַבְּכוֹר יוֹחָנָן וְהַשֵּׁנִי יְהוֹיָקִים וְהַשְּׁלִישִׁי צִדְקִיָּהוּ וְהָרְבִיעִי שַׁלּוּם״, וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הוּא יְהוֹאָחָז, הוּא צִדְקִיָּהוּ, הוּא שַׁלּוּם!
Il a en outre été enseigné dans la baraita : Et Joachaz, fils de Josias, fut oint en raison de la rivalité de Joïaqim, son frère, qui avait deux ans de plus que lui. La Guemara demande : Et Joïaqim était-il réellement plus âgé que Joachaz ? Mais n’est-il pas écrit : « Et les fils de Josias : le premier-né Yoḥanan, le deuxième Joïaqim, le troisième Sédécias, le quatrième Shalloum » (I Chroniques 3:15) ; et Rabbi Yoḥanan dit : Celui qui est appelé Yoḥanan dans ce verset est aussi appelé Joachaz, et celui qui est appelé Sédécias est le même que celui qu’on appelle Shalloum. Si tel est le cas, Joachaz est le fils aîné, et non Joïaqim. Pourquoi, dès lors, était-il nécessaire d’oindre Joachaz ?
אֶלָּא לְעוֹלָם יְהוֹיָקִים קַשִּׁישׁ, וְאַמַּאי קָרֵי לֵיהּ בְּכוֹר – שֶׁהוּא בְּכוֹר לַמַּלְכוּת. וּמִי מוֹקְמִינַן זוּטָא קַמֵּי קַשִּׁישָׁא? וְהָכְתִיב: ״וְאֶת הַמַּמְלָכָה נָתַן לִיהוֹרָם כִּי הוּא הַבְּכוֹר״! הַהוּא מְמַלֵּא מְקוֹם אֲבוֹתָיו הֲוָה.
La Guemara répond : Au contraire, Joïaqim était en réalité plus âgé que Joachaz. Et pourquoi le verset appelle-t-il Joachaz le premier-né ? Cela fait référence au fait que Joachaz était le premier-né en ce qui concerne la royauté, c’est-à-dire qu’il est devenu roi en premier. La Guemara demande : Et établissons-nous le plus jeune comme roi avant l’aîné ? Mais n’est-il pas écrit au sujet de Josaphat : "Et il donna le royaume à Joram, parce qu’il était le premier-né" (II Chroniques 21:3) ? La Guemara répond : Joram était quelqu’un qui remplissait la place de ses pères, c’est-à-dire qu’il était apte à régner, et par conséquent, étant le premier-né, il reçut la royauté, tandis que Joïaqim fut jugé indigne de cet honneur, bien qu’il fût le plus âgé parmi ses frères.
אָמַר מָר: הוּא שַׁלּוּם הוּא צִדְקִיָּה. וְהָא בְּדָרֵי קָחָשֵׁיב! וּמַאי קָרֵי לֵיהּ שְׁלִישִׁי? שֶׁהוּא שְׁלִישִׁי לַבָּנִים, וּמַאי קָרֵי לֵיהּ רְבִיעִי? שֶׁהוּא רְבִיעִי לַמַּלְכוּת, מִשּׁוּם דִּמְלַךְ יְכָנְיָה קַמֵּיהּ – בִּתְחִלָּה מְלַךְ יְהוֹאָחָז, וְסוֹף מְלַךְ יְהוֹיָקִים, וְסוֹף מְלַךְ יְכָנְיָה, וְסוֹף מְלַךְ צִדְקִיָּה.
Le Maître a dit plus tôt : Celui qui est appelé Shalloum est aussi appelé Sédécias. La Guemara objecte : Mais la Torah énumère ces individus à la suite, c’est-à-dire l’un après l’autre, comme I Chroniques 3:15 mentionne le premier, le deuxième, le troisième et le quatrième fils. Cela indique qu’il s’agit de personnes différentes. La Guemara répond : Shalloum et Sédécias sont en fait une seule et même personne, et quelle est la raison pour laquelle le verset appelle Sédécias le troisième ? La raison est qu’il est le troisième des fils, c’est-à-dire le troisième dans l’ordre de naissance. Et quelle est la raison pour laquelle le verset appelle Shalloum le quatrième ? La raison est qu’il est le quatrième dans la royauté, car Jéconias a régné avant lui. Comment cela ? Au début, Joachaz régna, puis Joïaqim régna, puis Jéconias régna, puis Sédécias régna. En conséquence, Sédécias, appelé Shalloum, fut le quatrième dans la royauté.
תָּנוּ רַבָּנַן: הוּא שַׁלּוּם הוּא צִדְקִיָּה, וְלָמָּה נִקְרָא שְׁמוֹ שַׁלּוּם? שֶׁהָיָה שָׁלֵם בְּמַעֲשָׂיו. דָּבָר אַחֵר: שַׁלּוּם – שֶׁשָּׁלֵם מַלְכוּת בֵּית דָּוִד בְּיָמָיו, וּמָה שְׁמוֹ? מַתַּנְיָה שְׁמוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיַּמְלֵךְ אֶת מַתַּנְיָה דֹדוֹ תַּחְתָּיו וַיַּסֵּב שְׁמוֹ צִדְקִיָּה״,
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Celui qui est appelé Shallum est aussi appelé Sédécias, et pourquoi l’appelait-on Shallum ? Parce qu’il était parfait [shalem] dans ses bonnes actions. Alternativement, on l’appelait Shallum parce qu’en ses jours le royaume de la maison de David fut achevé [shalam], car il fut le dernier roi de la dynastie davidique. Et quel était son véritable nom ? Mattania était son nom, comme il est dit : « Et le roi de Babylone établit Mattania, le frère de son père, roi à sa place, et changea son nom en Sédécias » (II Rois 24:17).
דְּאָמַר: לוֹ יָהּ יַצְדִּיק עָלֶיךָ אֶת הַדִּין אִם תִּמְרוֹד בִּי, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיְבִיאֵהוּ בָבֶלָה״ וּכְתִיב: ״וְגַם בַּמֶּלֶךְ נְבוּכַד נֶאצַּר מֶלֶךְ בָּבֶל מָרָד אֲשֶׁר הִשְׁבִּיעוֹ בֵּאלֹהִים״.
La baraita explique : Pourquoi le roi de Babylone, Nabuchodonosor, l’a-t-il appelé du nom de Sédécias ? La raison est que Nabuchodonosor lui a dit : Dieu justifiera [yatzdik] le jugement contre toi si tu te rebelles contre moi, comme il est dit au sujet de Nabuchodonosor et de Jéconias : « Et il l’emmena à Babylone » (II Chroniques 36:10), et au sujet de Sédécias il est dit : « Et lui aussi se rebella contre le roi Nabuchodonosor, qui lui avait fait prêter serment par Dieu » (II Chroniques 36:13).
וּמִי הֲוָה שֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה? וְהָתַנְיָא: מִשֶּׁנִּגְנַז אָרוֹן נִגְנַז צִנְצֶנֶת הַמָּן, וּצְלוֹחִית שֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה, וּמַקְלוֹ שֶׁל אַהֲרֹן שְׁקֵדִים וּפְרָחִים,
§ La Guemara soulève une difficulté concernant l’affirmation selon laquelle Joachaz fut oint : Y avait-il de l’huile d’onction aux jours de Joachaz ? Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita (Tosefta, Yoma 2:15) que depuis que l’Arche a été mise en réserve, avec elle a été mise en réserve la jarre de manne qui se trouvait à côté d’elle (voir Exode 16:33), ainsi que la fiole de l’huile d’onction, et le bâton d’Aaron avec ses amandes et ses fleurs (voir Nombres 17:23).
וְאַרְגַּז שֶׁשִּׁגְּרוּ פְּלִשְׁתִּים דּוֹרוֹן לֵאלֹהֵי יִשְׂרָאֵל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאֶת כְּלֵי הַזָּהָב אֲשֶׁר הֲשֵׁבֹתֶם לוֹ אָשָׁם תָּשִׂימוּ בָאַרְגַּז מִצִּדּוֹ״. וּמִי גְּנָזוֹ? יֹאשִׁיָּה מֶלֶךְ יְהוּדָה גְּנָזוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיֹּאמֶר הַמֶּלֶךְ אֶל הַכֹּהֲנִים תְּנוּ אֶת אֲרוֹן הַקֹּדֶשׁ״,
La baraita continue : Et fut également mise en réserve avec l’Arche la cassette que les Philistins envoyèrent en présent au Dieu d’Israël après avoir capturé l’Arche et avoir été frappés par plusieurs fléaux, comme il est dit : « Et mettez les objets d’or que vous Lui rendez comme offrande de culpabilité dans un coffret à son côté, et renvoyez-la afin qu’elle s’en aille » (I Samuel 6:8). Et qui mit en réserve l’Arche ? Josias, roi de Juda, la mit en réserve, comme il est dit : Et le roi dit aux prêtres : Placez l’Arche sainte dans la Maison que Salomon, fils de David, roi d’Israël, a bâtie (voir II Chroniques 35:3).
וְאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: אָתְיָא ״שָׁם״ ״שָׁם״,
Et Rabbi Elazar dit : Comment savons-nous que tous ces objets devaient être mis en réserve avec l’Arche ? La halakha selon laquelle la jarre de manne devait être conservée avec l’Arche est dérivée au moyen d’une analogie verbale entre les mots « là » et « là ». Le mot « là » est employé au sujet de l’Arche : « Où Je te rencontrerai là » (Exode 30:6), et il est aussi employé au sujet de la manne : « Et mets-la là » (Exode 16:33).
אָתְיָא ״דּוֹרוֹת״ ״דּוֹרוֹת״,
La halakha selon laquelle l’huile d’onction devait être conservée avec l’Arche est dérivée au moyen d’une analogie verbale entre les mots « générations » et « générations ». Ce terme est énoncé au sujet du vase de manne : « Pour être gardé à travers vos générations » (Exode 16:33), et aussi au sujet de l’huile d’onction : « Ce sera pour Moi une huile d’onction sacrée à travers vos générations » (Exode 30:31).
אַתְיָא ״מִשְׁמֶרֶת״ ״מִשְׁמֶרֶת״. אָמַר רַב פָּפָּא: בַּאֲפַרְסְמָא דַּכְיָא.
Enfin, la halakha selon laquelle le bâton d’Aaron devait être conservé avec l’Arche est dérivée au moyen d’une analogie verbale entre les termes « être conservé » et « être conservé ». Ce terme est énoncé au sujet de la jarre de manne, ainsi qu’au sujet du bâton d’Aaron : « Pour être conservé là, comme signe contre les enfants rebelles » (Nombres 17:25). Tous ces objets, qui sont liés par ces analogies verbales, y compris l’huile d’onction, étaient conservés à côté de l’Arche, et ont donc été mis en réserve avec l’Arche. Si tel est le cas, comment Joachaz a-t-il été oint avec l’huile d’onction ? Rav Pappa dit : Ils n’oignirent pas Joachaz avec l’huile d’onction, mais avec du baume pur.
תָּנוּ רַבָּנַן: מוֹשְׁחִין אֶת הַמְּלָכִים כְּמִין נֵזֶר, וְאֶת הַכֹּהֲנִים כְּמִין ״כִּי״. אָמַר רַב מְנַשְּׁיָה: כְּמִין ״כִּי״ יְוָנִי. תָּנֵי חֲדָא: בַּתְּחִלָּה מַצִּיק שֶׁמֶן עַל רֹאשׁוֹ וְאַחַר כָּךְ נוֹתֵן לוֹ שֶׁמֶן בֵּין רִיסֵי עֵינָיו, וְתָנֵי אַחֲרִיתִי: בַּתְּחִלָּה נוֹתֵן לוֹ שֶׁמֶן בֵּין רִיסֵי עֵינָיו וְאַחַר כָּךְ מַצִּיק לוֹ שֶׁמֶן עַל רֹאשׁוֹ!
§ Les Sages ont enseigné dans une baraita : On oint les rois en plaçant l’huile autour de la tête sous une forme semblable à une couronne, et on oint les grands prêtres en plaçant l’huile sur la tête sous une forme semblable à khi. Pour expliquer cette affirmation, Rav Menashya dit : On la place sous une forme semblable à la lettre grecque khi, qui ressemble à la lettre Χ. Il est enseigné dans une baraita : D’abord, on verse de l’huile sur la tête du grand prêtre, et ensuite on place de l’huile entre ses cils. Et il est enseigné dans une autre baraita : D’abord, on place de l’huile entre ses cils, et ensuite on verse de l’huile sur sa tête. Les baraitot se contredisent.
תַּנָּאֵי הִיא, אִיכָּא לְמַאן דְּאָמַר מְשִׁיחָה עֲדִיפָא, וְאִיכָּא לְמַאן דְּאָמַר יְצִיקָה עֲדִיפָא. מַאי טַעְמָא דְּמַאן דְּאָמַר יְצִיקָה עֲדִיפָא – שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיִּצֹק מִשֶּׁמֶן הַמִּשְׁחָה עַל רֹאשׁ אַהֲרֹן״, וּמַאן דְּאָמַר מְשִׁיחָה עֲדִיפָא – קָסָבַר: שֶׁכֵּן נִתְרַבָּה אֵצֶל כְּלֵי שָׁרֵת.
La Guemara explique : Il s’agit d’un sujet de controverse entre des tannaïm, car il y a un tanna qui dit : L’onction entre ses cils est préférable au fait de verser sur la tête et vient donc en premier, et il y a un tanna qui dit que le fait de verser sur la tête est préférable à l’onction entre ses cils, et vient donc en premier. Quel est le raisonnement de celui qui dit que le fait de verser sur la tête est préférable ? Comme il est dit : « Il versa de l’huile d’onction sur la tête d’Aaron » et l’oignit pour le sanctifier (Lévitique 8:12), ce qui indique que le versement vient d’abord, suivi de l’onction. Et quant à celui qui dit que l’onction entre ses cils est préférable au fait de verser sur la tête et le précède, il soutient que l’onction est préférable en ce que son usage est plus étendu, c’est-à-dire qu’elle est effectuée sur les ustensiles du service, tandis que le versement n’est pas mentionné à l’égard des ustensiles du service.
וְהָכְתִיב: ״וַיִּצֹק״ וּלְבַסּוֹף ״וַיִּמְשַׁח״! הָכִי קָאָמַר: מָה טַעַם ״וַיִּצֹק״ – מִשּׁוּם ״וַיִּמְשַׁח אוֹתוֹ לְקַדְּשׁוֹ״.
La Guemara soulève une difficulté : Mais, selon l’opinion selon laquelle l’onction est préférable, n’est-il pas écrit : « Il versa », et finalement : « Il oignit » (Lévitique 8:12) ? La Guemara explique que c’est ce que le verset dit : Quelle est la raison de « il versa » ? Cette action a été rendue possible du fait qu’il avait déjà : « Oint afin de le sanctifier ». En d’autres termes, le versement est venu après l’onction, qui est l’acte principal.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״כַּשֶּׁמֶן הַטּוֹב הַיּוֹרֵד עַל הָרֹאשׁ וְגוֹ׳״ – כְּמִין שְׁתֵּי טִיפִּין מַרְגָּלִיּוֹת הָיוּ תְּלוּיוֹת לְאַהֲרֹן בִּזְקָנוֹ. אָמַר רַב כָּהֲנָא, תָּנָא: כְּשֶׁהוּא מְסַפֵּר עוֹלוֹת וְיוֹשְׁבוֹת בְּעִיקָּרֵי זְקָנוֹ. וְעַל דָּבָר זֶה הָיָה מֹשֶׁה רַבֵּינוּ דּוֹאֵג, שֶׁמָּא חַס וְשָׁלוֹם מָעַלְתִּי בְּשֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Le verset déclare : « C’est comme l’huile précieuse sur la tête, descendant sur la barbe ; la barbe d’Aaron, qui descend sur le col de ses vêtements » (Psaumes 133:2). Deux gouttes d’huile d’onction, en forme de perles, étaient suspendues à la barbe d’Aaron. Rav Kahana dit qu’il est enseigné : Lorsque Aaron parlait, sa barbe bougeait, et ces gouttes remontaient miraculeusement et se posaient à la racine de sa barbe, afin qu’elles ne tombent pas à terre. Et à ce sujet, Moïse, notre maître, était préoccupé, se disant : Peut-être, à Dieu ne plaise, ai-je mal utilisé l’huile d’onction en en versant trop, ce qui a entraîné ces deux gouttes supplémentaires.
יָצְתָה בַּת קוֹל וְאָמְרָה: ״כְּטַל חֶרְמוֹן שֶׁיֹּרֵד עַל הַרְרֵי צִיּוֹן״, מָה טַל אֵין בּוֹ מְעִילָה – אַף שֶׁמֶן שֶׁיּוֹרֵד עַל זְקַן אַהֲרֹן אֵין בּוֹ מְעִילָה.
Une Voix divine se fit entendre et dit : « C’est comme l’huile précieuse sur la tête, descendant sur la barbe ; la barbe d’Aaron, qui descend sur le col de ses vêtements, comme la rosée de l’Hermon qui descend sur les montagnes de Sion » (Psaumes 133:2–3). Cette comparaison vient enseigner : De même que la rosée de l’Hermon n’est pas sujette à l’usage abusif d’un bien consacré, puisqu’elle n’est pas consacrée mais peut être utilisée par tous, de même, l’huile d’onction qui descend sur la barbe d’Aaron n’est pas sujette à l’usage abusif d’un bien consacré.
וַעֲדַיִין אַהֲרֹן הָיָה דּוֹאֵג, שֶׁמָּא מֹשֶׁה לֹא מָעַל, וַאֲנִי מָעַלְתִּי! יָצְתָה בַּת קוֹל וְאָמְרָה לוֹ: ״הִנֵּה מַה טּוֹב וּמַה נָּעִים שֶׁבֶת אַחִים גַּם יָחַד״, מָה מֹשֶׁה לֹא מָעַל, אַף אַתָּה לֹא מָעַלְתָּ.
Et pourtant Aaron lui-même était inquiet, pensant : Peut-être que Moïse n’a pas fait mauvais usage d’un bien consacré, mais moi, j’en ai fait mauvais usage avec l’huile, puisque l’huile supplémentaire est sur mon corps et que j’en tire profit. Une Voix divine se fit entendre et lui dit : « Voici, qu’il est bon et qu’il est agréable pour des frères de demeurer ensemble dans l’unité » (Psaumes 133:1). De même que ton frère Moïse n’a pas fait mauvais usage d’un bien consacré, de même toi non plus, tu n’as pas fait mauvais usage d’un bien consacré.
תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין מוֹשְׁחִין אֶת הַמְּלָכִים אֶלָּא עַל הַמַּעְיָין, כְּדֵי שֶׁתִּימָּשֵׁךְ מַלְכוּתָן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיֹּאמֶר הַמֶּלֶךְ אֶל בְּנָיָהוּ וְגוֹ׳ וְהוֹרַדְתֶּם אֹתוֹ עַל גִּחוֹן וְגוֹ׳ וּמָשַׁח אוֹתוֹ שָׁם״.
§ La Guemara cite une baraita qui traite de l’onction des rois. Les Sages ont enseigné : On ne peut oindre les rois qu’à côté d’une source. Cela se fait comme un signe de bon augure, afin que leur royauté se poursuive sans interruption, tout comme les eaux de la source coulent sans interruption tout au long de l’année. Comme il est dit au sujet du couronnement de Salomon aux jours du roi David : Et le roi dit à Benaya : Prenez avec vous les serviteurs de votre maître, et faites monter Salomon mon fils sur ma propre mule, et faites-le descendre à Guihon. Et là, Tsadok le prêtre et Nathan le prophète l’oindront là roi sur Israël (voir I Rois 1:33–34). Les Sages ont déduit de là que tous les rois doivent être oints près d’une source.
אָמַר רַב אַמֵּי: הַאי מַאן דְּבָעֵי לִידַּע אִי מָשְׁכָא שַׁתָּא אִי לָא, מַיְיתֵי שְׁרָגָא בְּהָלֵין עַשְׂרָה יוֹמִין דְּבֵין רֵישׁ שַׁתָּא לְיוֹמָא דְכִיפּוּרֵי, וְנִיתְלֵי בְּבֵיתָא דְּלָא נָשֵׁיב זִיקָא, אִי מְשִׁיךְ נְהוֹרֵיהּ נִידַּע דְּמַסֵּיק שַׁתֵּיהּ.
Comme remarque incidente à cette question d’accomplir un acte comme signe fortuit, la Guemara cite ce que Rav Ami dit : Celui qui désire savoir s’il vivra pendant cette année en cours ou non doit apporter une bougie allumée durant ces dix jours entre Roch Hachana et Yom Kippour et l’accrocher dans une maison où le vent ne souffle pas, et il doit l’observer attentivement : Si sa lumière continue, il saura qu’il vivra jusqu’à la fin de son année.
וּמַאן דְּבָעֵי נַעֲבֵיד עִיסְקֵי, וּבָעֵי דְּנִידַּע אִי מַצְלַח עִיסְקֵיהּ אִי לָא, נִירַבֵּי תַּרְנְגוֹלָא, אִי שָׁמֵין וְשָׁפַר נִידַּע דְּמַצְלַח.
Et celui qui désire faire du commerce et veut savoir si son commerce réussira ou non doit élever un coq. Si le coq devient gras et beau, il saura que l’entreprise réussira.
הַאי מַאן דְּבָעֵי נִיפּוֹק בְּאוֹרְחָא, וּבָעֵי דְּנִידַּע אִי הָדַר לְבֵיתֵיהּ – נִיעוֹל נֵיקוּם בְּבֵיתָא דְּבַהֲתָא, אִם חָזֵי
Celui qui souhaite partir en voyage et veut savoir s'il reviendra chez lui doit entrer dans une maison sombre. S'il voit

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