וְאִילּוּ עַל סְפֵיקוֹ, מֵבִיא אָשָׁם תָּלוּי לָא קָתָנֵי. מַנִּי הָא? אִילֵימָא רַבִּי עֲקִיבָא, לִיתְנֵי נָמֵי סֵיפָא: ״וְעַל סְפֵיקָן מֵבִיא אָשָׁם תָּלוּי״, דְּהָתְנַן: רַבִּי עֲקִיבָא מְחַיֵּיב עַל סְפֵק מְעִילָה אָשָׁם תָּלוּי!
La Guemara note : Et pourtant, dans le cas final de la baraita, elle n’enseigne pas que dans une situation où il est incertain d’avoir mangé de cela, il apporte une offrande de culpabilité provisoire. De qui est cet avis ? Si nous disons qu’il s’agit de l’avis de Rabbi Akiva, qu’il enseigne aussi dans la dernière clause : Pour un cas où il est incertain d’avoir mangé de ceux-ci, il apporte une offrande de culpabilité provisoire, comme nous l’avons appris dans la michna (22b) que Rabbi Akiva considère une personne comme tenue d’apporter une offrande de culpabilité provisoire en cas d’incertitude concernant le mauvais usage d’un bien consacré.
אֶלָּא לָאו רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ הִיא, וְקָתָנֵי: ״בַּחֲמִשָּׁה הֶעְלֵמוֹת – מֵבִיא חָמֵשׁ חַטָּאוֹת״, וּשְׁמַע מִינַּהּ: קַיבְּלַהּ מִינֵּיהּ!
Au contraire, n’est-ce pas la baraita qui est conforme à l’opinion de Rabbi Yehoshua, qui est en désaccord avec l’opinion de Rabbi Akiva et soutient que l’on n’est pas tenu d’apporter une offrande de culpabilité provisoire en cas d’incertitude concernant l’usage abusif d’un bien consacré ? Et elle enseigne que celui qui mange du notar provenant d’une offrande cuite dans cinq marmites au cours de cinq distinctes périodes d’inconscience apporte cinq sacrifices expiatoires, ce qui indique que, s’il l’avait fait au cours d’une seule période d’inconscience, il ne serait tenu d’apporter qu’un seul sacrifice expiatoire, conformément à l’opinion énoncée par Rabbi Akiva dans la michna. Et on peut conclure de là que Rabbi Yehoshua a accepté la réfutation de Rabbi Akiva.
אֶלָּא אַדְּרַבָּה, מִסֵּיפָא, דְּקָתָנֵי: מֵחֲמִשָּׁה זְבָחִים אֲפִילּוּ בְּהֶעְלֵם (אַחַת) [אֶחָד] – חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאֶחָת, שְׁמַע מִינַּהּ: לָא קַיבְּלַהּ מִינֵּיהּ!
La Guemara répond : Mais au contraire, on peut déduire l’inverse de la clause finale de la baraita, qui enseigne : S’il a mangé de cinq offrandes distinctes, même au cours d’une seule période d’inconscience, il est tenu d’apporter une offrande expiatoire distincte pour chacune et chacune. On peut conclure de cette déclaration que Rabbi Yehoshua n’a pas accepté la réfutation de Rabbi Akiva.
וְאֶלָּא מַאי אִית [לָךְ] לְמֵימַר, תַּנָּאֵי הִיא, דְּאִיכָּא תַּנָּא דְּקַיבְּלַהּ וְאִיכָּא תַּנָּא דְּלָא קַיבְּלַהּ?
Au contraire, que faut-il dire de cette baraita ? Il faut dire que c’est un différend entre tanna’im, qu’il y a un tanna qui soutient que Rabbi Yehoshua a accepté la réfutation de Rabbi Akiva, et il y a un tanna qui soutient que Rabbi Yehoshua ne l’a pas acceptée.
אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי עֲקִיבָא הִיא, וְהַאי תַּנָּא סָבַר לַהּ כְּוָתֵיהּ בַּחֲדָא וּפְלִיג עֲלֵיהּ בַּחֲדָא, סָבַר לַהּ כְּוָתֵיהּ בְּהַעֲלָמָה, וּפְלִיג עֲלֵיהּ בִּמְעִילוֹת.
Mais une fois que la baraita est interprétée conformément à deux tanna’im différents, vous pouvez même dire que la clause antérieure de la baraita est conforme à l’opinion de Rabbi Akiva et non à celle de Rabbi Yehoshua. Et ce tanna de la baraita est d’accord avec l’opinion de Rabbi Akiva sur un point et n’est pas d’accord avec son opinion sur un point : Il est d’accord avec l’opinion de Rabbi Akiva en ce qui concerne une période d’inconscience, à savoir que si quelqu’un mange de cinq offrandes pendant une seule période d’inconscience, il n’est tenu d’apporter qu’une seule offrande expiatoire. Mais il n’est pas d’accord avec son opinion en ce qui concerne l’usage abusif d’un bien consacré, car il ne considère pas qu’une personne soit tenue d’apporter une offrande de culpabilité provisoire en cas d’incertitude quant à savoir si elle a fait un usage abusif d’un bien consacré.
הֵיכִי דָמֵי חָמֵשׁ מְעִילוֹת? אָמַר שְׁמוּאֵל: כְּאוֹתָהּ שֶׁשָּׁנִינוּ: חֲמִשָּׁה דְּבָרִים בָּעוֹלָה מִצְטָרְפִין: הַבָּשָׂר, וְהֶחָלָב, וְהַיַּיִן, וְהַסֹּלֶת, וְהַשֶּׁמֶן.
§ La mishna enseigne que si quelqu’un mange cinq morceaux d’une seule offrande, dont chacun a été cuit dans un récipient séparé, il est tenu d’apporter cinq sacrifices de culpabilité pour usage abusif d’un bien consacré. La Guemara demande : Quelles sont les circonstances qui exigent cinq sacrifices de culpabilité pour usage abusif d’un bien consacré ? Shmuel dit : Les cinq morceaux doivent provenir de parties distinctes de l’offrande, comme nous l’avons appris dans une mishna (Me’ila 15b) au sujet d’un autre thème : Cinq éléments d’un holocauste se combinent pour former un volume de la taille d’une olive qui rend quelqu’un passible pour avoir offert un sacrifice en dehors du Temple : La viande, et la graisse interdite, et le vin des libations de l’holocauste, et la farine fine de l’offrande de farine apportée avec les libations, et l’huile pour le mélange avec l’offrande de farine.
חִזְקִיָּה אָמַר: כְּגוֹן שֶׁאָכַל מֵחֲמִשָּׁה אֵבָרִים. רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא בְּאֵבֶר אֶחָד, מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ בְּכָתֵף. רַבִּי יִצְחָק נַפָּחָא אָמַר: כְּגוֹן שֶׁאָכַל בַּחֲמִשָּׁה מִינֵי קְדֵירָה. רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: כְּגוֹן שֶׁאָכַל בַּחֲמִשָּׁה טְעָמִים.
Ḥizkiyya dit : L’obligation d’apporter cinq sacrifices de culpabilité s’applique dans un cas où il a mangé de cinq différents membres d’une seule offrande. Reish Lakish dit : Vous pouvez même dire qu’il a mangé d’un seul membre, et vous trouvez cela dans un cas où il a mangé de l’épaule d’une offrande, qui comporte plusieurs sections différentes. Rabbi Yitzḥak Nappaḥa dit : Cela s’applique dans un cas où il a mangé des morceaux de viande préparés comme cinq différents types de plats cuits. Rabbi Yoḥanan dit : Cela s’applique dans un cas où il a mangé cinq morceaux de viande qui avaient cinq différentes saveurs, car ils ont été préparés avec différents types d’assaisonnements.
מַתְנִי׳ אָמַר רַבִּי עֲקִיבָא: שָׁאַלְתִּי אֶת רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בְּעוֹשֶׂה מְלָאכוֹת הַרְבֵּה בְּשַׁבָּתוֹת הַרְבֵּה מֵעֵין מְלָאכָה אַחַת בְּהֶעְלֵם (אַחַת) [אֶחָד], מַהוּ? חַיָּיב אַחַת עַל כּוּלָּן, אוֹ חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאֶחָת?
MICHNA :Rabbi Akiva a dit : J’ai interrogé Rabbi Eliezer au sujet de quelqu’un qui accomplit plusieurs travaux interdits pendant plusieurs Shabbats, et tous ces travaux étaient subsumés comme sous-catégories d’une catégorie principale de travail interdit, et il les a accomplis au cours d’une seule période d’ignorance. Quelle est la halakha ? Est-il tenu d’apporter une offrande expiatoire pour l’accomplissement involontaire de tous ces travaux ou est-il tenu d’apporter une offrande expiatoire pour la violation de chacun et chacune des travaux ?
אָמַר לוֹ: חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת, מִקַּל וָחוֹמֶר, וּמָה נִדָּה שֶׁאֵין בָּהּ תּוֹצָאוֹת הַרְבֵּה וְחַטָּאוֹת הַרְבֵּה – חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאֶחָת, שַׁבָּת שֶׁיֵּשׁ בָּהּ תּוֹצָאוֹת הַרְבֵּה וּמִיתוֹת הַרְבֵּה – אֵינוֹ דִּין שֶׁיְּהֵא חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאֶחָת?
Rabbi Eliezer dit à Rabbi Akiva : Il est tenu d’apporter une offrande expiatoire pour la violation de chacune et chacune des labors, et cela est déduit d’une inférence a fortiori : De même que dans le cas d’une femme menstruée, à l’égard de laquelle il n’existe pas de multiples actes qui entraînent une transgression et qui entraînent de multiples offrandes expiatoires, mais seulement l’interdiction d’avoir des rapports avec elle, et néanmoins on est tenu d’apporter une offrande expiatoire distincte pour chacune et chacune de ses relations involontaires ; dans le cas du Chabbat, à l’égard duquel il existe de multiples catégories principales et sous-catégories de labor qui entraînent une transgression et qui entraînent de multiples peines de mort ou offrandes expiatoires, n’est-il pas juste qu’il soit tenu d’apporter une offrande expiatoire pour l’accomplissement de chacune et chacune des labors interdites ?
אָמַרְתִּי לוֹ: אִם אָמַרְתָּ בַּנִּדָּה שֶׁיֵּשׁ בָּהּ שְׁתֵּי אַזְהָרוֹת, שֶׁהוּא מוּזְהָר עַל הַנִּדָּה וְהַנִּדָּה מוּזְהֶרֶת עָלָיו, תֹּאמַר בַּשַּׁבָּת, שֶׁאֵין בָּהּ אֶלָּא אַזְהָרָה אֶחָת!
Rabbi Akiva poursuit : J’ai dit à Rabbi Eliezer que cette déduction n’est pas valable : Si tu as dit que l’on est tenu d’apporter plusieurs sacrifices expiatoires dans le cas d’une femme menstruée, à l’égard de laquelle il existe deux interdictions, puisque l’homme est interdit d’avoir des rapports avec la femme menstruée et la femme menstruée est interdite d’avoir des rapports avec lui, dirais-tu la même chose dans le cas du Shabbat, à l’égard duquel il n’y a qu’une seule interdiction ?
אָמַר לִי: הַבָּא עַל הַקְּטַנּוֹת יוֹכִיחַ, שֶׁאֵין בָּהּ אֶלָּא אַזְהָרָה אַחַת, וְחַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאֶחָת!
Rabbi Eliezer m’a dit : La halakha de celui qui a des rapports avec des filles menstruées mineures prouvera que cette réfutation n’est pas valable, car dans ce cas il n’y a qu’une seule interdiction, parce que la mineure est exemptée des mitsvot, et néanmoins l’homme est tenu d’apporter une offrande expiatoire distincte pour un rapport avec chacune et chacune des relations.
אָמַרְתִּי לוֹ: אִם אָמַרְתָּ בַּקְּטַנּוֹת, שֶׁאַף עַל פִּי שֶׁאֵין בָּהֶן עַכְשָׁיו – יֵשׁ בָּהֶן לְאַחַר זְמַן, תֹּאמַר בַּשַּׁבָּת, שֶׁאֵין בָּהּ עַכְשָׁיו וְלֹא לְאַחַר זְמַן?
Rabbi Akiva a dit : J’ai dit à Rabbi Eliezer que les cas du Shabbat et des filles mineures menstruées ne sont pas comparables. Si tu as dit dans le cas des filles mineures que, bien que cela ne soit pas interdit pour elles à présent, cela est interdit pour elles après le passage du temps, lorsqu’elles atteindront la majorité, dirais-tu la même chose dans le cas du Shabbat, à l’égard duquel il n’y a ni deux interdictions à présent, ni n’y en aura-t-il après le passage du temps ?
אָמַר לִי: הַבָּא עַל הַבְּהֵמָה יוֹכִיחַ! אָמַרְתִּי לוֹ: הַבְּהֵמָה כַּשַּׁבָּת.
Rabbi Eliezer m’a dit : La halakha de celui qui copule avec un animal prouvera que cette réfutation n’est pas valable, car dans ce cas il n’y a jamais deux interdictions, et néanmoins la personne est tenue d’apporter une offrande expiatoire pour chaque acte. Rabbi Akiva a dit : J’ai dit à Rabbi Eliezer qu’aucune preuve ne peut être tirée du cas d’un animal, car, à mon avis, le cas de l’animal est comme celui du Shabbat ; il existe une incertitude à l’égard des deux cas.
גְּמָ׳ מַאי קָבָעֵי מִינֵּיהּ? אִי שַׁבָּתוֹת כְּגוּפִין דָּמְיָין וְאִי לָא בָּעֵי מִינֵּיהּ, נִיבְעֵי: הָעוֹשֶׂה מְלָאכָה אַחַת בְּשַׁבָּתוֹת הַרְבֵּה!
GUEMARA : La Guemara demande : Quel dilemme précis Rabbi Akiva a-t-il soulevé devant Rabbi Eliezer ? S’il a soulevé un dilemme concernant la question de savoir si différents Shabbatot sont comparables à des entités distinctes ou non, c’est-à-dire si accomplir un travail lors de plusieurs Shabbatot au cours d’une seule période d’inconscience est semblable au fait d’avoir des rapports avec plusieurs femmes menstruées au cours d’une seule période d’inconscience, qu’il soulève le dilemme ainsi : si quelqu’un accomplit un travail interdit lors de chacun de plusieurs Shabbatot au cours d’une seule période d’inconscience, quelle est la halakha ?
אֶלָּא: וַלְדֵי מְלָאכוֹת אִי כְּאָבוֹת דָּמְיָין וְאִי לָא בָּעֵי מִינֵּיהּ, נִיבְעֵי מִינֵּיהּ: הָעוֹשֶׂה מְלָאכוֹת הַרְבֵּה מֵעֵין מְלָאכָה אַחַת בַּשַּׁבָּת!
Au contraire, peut-être a-t-il soulevé un dilemme quant à savoir si différentes sous-catégories d’un même travail interdit sont comparables à différentes catégories principales, ce qui signifierait que l’on est passible séparément pour chacune, ou non. Mais si tel est le cas, qu’il soulève le dilemme de la manière suivante : Dans le cas de quelqu’un qui accomplit plusieurs travaux interdits, tous subsumés comme sous-catégories d’une catégorie principale de travail, pendant un seul Shabbat, au cours d’une seule période d’ignorance, quelle est la halakha ? Pourquoi Rabbi Akiva a-t-il précisé le cas de quelqu’un qui a accompli plusieurs travaux interdits lors de plusieurs Shabbatot ?
אָמַר רָבָא: אָמְרִי בֵּי רַב, תַּרְתֵּי בְּעָא מִינֵּיהּ: שַׁבָּתוֹת כְּגוּפִין דָּמְיָין וְאִי לָא בְּעָא מִינֵּיהּ, וַלְדֵי מְלָאכוֹת כִּמְלָאכוֹת דָּמְיָין אִי לָא.
Rava a dit : On dit dans l’école de Rav [bei Rav] que Rabbi Akiva a soulevé devant lui deux dilemmes : Il a soulevé un dilemme concernant la question de savoir si les Shabbatot sont comparables à des entités distinctes ou si elles ne sont pas comparables à des entités distinctes, et il a également soulevé un dilemme concernant la question de savoir si différentes sous-catégories de un seul travail interdit sont comparables à différentes catégories principales de travail, ou si elles ne le sont pas. Rabbi Eliezer a répondu que plusieurs Shabbatot sont comparables à des entités distinctes, et que celui qui accomplit différentes sous-catégories d’une seule catégorie de travail interdit est comme quelqu’un qui accomplit plusieurs catégories principales de travail.
וְשַׁבָּתוֹת, הֵיכִי מִיבְּעֵי לֵיהּ? שִׁגְגַת שַׁבָּת וּזְדוֹן מְלָאכוֹת – פְּשִׁיטָא לֵיהּ דְּיָמִים שֶׁבֵּינְתַיִים הָוְיָין יְדִיעָה לְחַלֵּק,
La Guemara soulève une autre question au sujet de la michna : Et, en ce qui concerne l’accomplissement de la même catégorie de travail interdit lors de plusieurs Shabbats au cours d’une seule période d’ignorance, quel est le cas précis au sujet duquel Rabbi Akiva soulève son dilemme ? Si la personne a agi de manière involontaire en ce sens qu’elle ne savait pas que c’était Shabbat mais a agi intentionnellement à l’égard des travaux interdits, c’est-à-dire qu’elle savait que ces travaux sont interdits pendant Shabbat, il est peut-être évident pour Rabbi Akiva que les jours intermédiaires constituent une prise de conscience de sa faute, ce qui sert à distinguer les Shabbats et rend la personne passible d’apporter des offrandes expiatoires distinctes pour chaque Shabbat.
וּזְדוֹן שַׁבָּת וְשִׁגְגַת מְלָאכוֹת הוּא דְּבָעֵי מִינֵּיהּ, אִי כְּגוּפִין דָּמְיָין אִי לָא,
Et si tel est le cas, il s’agit d’un cas où l’individu agit intentionnellement à l’égard du Chabbat, c’est-à-dire qu’il sait que c’est Chabbat, mais il agit involontairement en ce sens qu’il ne sait pas que les travaux interdits qu’il accomplit sont interdits pendant Chabbat, et c’est à ce sujet que Rabbi Akiva soulève son dilemme. Son dilemme est de savoir si les Chabbatot sont comparables à des entités distinctes, ce qui signifierait qu’il est tenu d’apporter une offrande expiatoire distincte pour chaque Chabbat, ou si elles ne sont pas comparables à des entités distinctes et qu’il n’est donc tenu d’apporter qu’une seule offrande expiatoire.
אוֹ דִלְמָא, זְדוֹן שַׁבָּת וְשִׁגְגַת מְלָאכוֹת – פְּשִׁיטָא לֵיהּ דִּכְגוּפִין דָּמְיָין, וְשִׁגְגַת שַׁבָּת וּזְדוֹן מְלָאכוֹת הוּא דְּבָעֵי מִינֵּיהּ, דְּיָמִים שֶׁבֵּינָתַיִם אִי הָוְיָין יְדִיעָה לְחַלֵּק אִי לָא?
Ou peut-être, dans le cas où il agit intentionnellement à l’égard du Chabbat et involontairement à l’égard des travaux interdits, il est évident pour Rabbi Akiva que les Chabbatot sont comparables à des entités distinctes, et il est tenu d’apporter une offrande expiatoire distincte pour chaque Chabbat. Et c’est à propos d’un cas où il agit involontairement en ce qu’il ne sait pas que c’est Chabbat, mais agit intentionnellement en ce qu’il sait que les travaux qu’il accomplit sont interdits le Chabbat, que Rabbi Akiva soulève son dilemme. Son dilemme est de savoir si les jours intermédiaires entre les Chabbatot sont considérés comme une prise de conscience de son péché, ce qui servirait à distinguer un péché du suivant, ou non.
אָמַר רַבָּה:
Rabba a dit
: