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מוּכֵּי שְׁחִין עוֹשִׂין בִּירוּשָׁלַיִם, הוֹלֵךְ לוֹ עֶרֶב פֶּסַח אֵצֶל הָרוֹפֵא, וְחוֹתְכוֹ עַד שֶׁמַּנִּיחַ בּוֹ כְּשַׂעֲרָה, וְתוֹחֲבוֹ בְּסִירָא, וְנִמְשָׁךְ מִמֶּנּוּ,
les personnes affligées de furoncles, dont les membres pendaient en raison de leur affliction, agissaient à Jérusalem de la manière suivante : Chacune d’elles allait la veille de Pessa'h chez le médecin, qui coupait le membre atteint presque entièrement jusqu’à ce qu’il ne laisse celui-ci attaché que par l’épaisseur d’un cheveu de chair, afin que ni le médecin ni l’affligé ne deviennent rituellement impurs à cause d’un membre sectionné. Ensuite, le médecin empalait le membre sur une épine fixée au sol ou au mur, et l’affligé se retirait de l’épine, détachant ainsi complètement le membre.
וְהַלָּה, עוֹשֶׂה פִּסְחוֹ וְהָרוֹפֵא עוֹשֶׂה פִּסְחוֹ, וְרוֹאֶה אֲנִי שֶׁהַדְּבָרִים קַל וָחוֹמֶר.
Et cette personne affligée de furoncles accomplirait le rite de son offrande pascale, et le médecin accomplirait le rite de son offrande pascale, car aucun des deux n’était entré en contact avec le membre une fois qu’il avait été sectionné. En tout cas, tant qu’il était pendant, le membre ne transmettait pas l’impureté. Et je considère que ces questions peuvent être déduites par un raisonnement a fortiori. Si le membre d’une personne, dont l’impureté lorsqu’il est amputé est grave, ne transmet pas l’impureté lorsqu’il est pendant, il est à plus forte raison logique que le membre d’un animal, dont l’impureté lorsqu’il est amputé est légère, ne transmette pas l’impureté lorsqu’il est pendant.
גְּמָ׳ תְּנַן הָתָם: הַמּוֹחֵק אֶת הַכְּרֵישָׁה, וְהַסּוֹחֵט בִּשְׂעָרוֹ וּבִכְסוּתוֹ – מַשְׁקִין שֶׁבְּתוֹכוֹ אֵינָם בְּ״כִי יוּתַּן״, וְהַיּוֹצְאִין מִמֶּנּוּ הֲרֵי הֵן בְּ״כִי יוּתַּן״.
GUEMARA :Nous avons appris dans une michna ailleurs (Makhshirin 1:5) : En ce qui concerne quelqu’un qui essuie avec force l’eau de pluie de la surface d’un poireau ou essore l’eau absorbée dans ses cheveux ou dans son vêtement, le liquide qui reste à l’intérieur n’est pas inclus sous la rubrique du verset : « Si de l’eau est mise sur la semence, et qu’une partie de leurs carcasses y tombe, elle est impure pour vous » (Lévitique 11:38). Par conséquent, il ne peut pas rendre un aliment susceptible de contracter l’impureté rituelle. Mais le liquide qui en est extrait, dans ce processus d’essuyage ou d’essorage, est inclus sous la rubrique du verset : « Si de l’eau est mise, » et rend donc tout aliment qu’il touche susceptible à l’impureté rituelle, puisque la personne lui a accordé de l’importance.
אָמַר שְׁמוּאֵל: וּכְרֵישָׁה עַצְמָהּ הוּכְשְׁרָה, מַאי טַעְמָא? בִּשְׁעַת פְּרִישָׁה מִמֶּנּוּ הוּכְשְׁרָה.
Shmuel dit : Et le poireau lui-même devient susceptible à l’impureté rituelle. Quelle en est la raison ? La raison est qu’au moment de la séparation de l’eau du poireau, le poireau devient susceptible à l’impureté rituelle par l’eau même qui en est libérée.
וְהָתְנַן: עֶרֶב פֶּסַח הוֹלֵךְ לוֹ אֵצֶל כּוּ׳. וְאִי אָמְרַתְּ בִּשְׁעַת פְּרִישָׁתָן הוּכְשַׁר, הָא אִיכָּא נָמֵי הָהוּא אֵבֶר הַמְדוּלְדָּל, בִּשְׁעַת פְּרִישָׁתוֹ מֵאָדָם – נְטַמְּיֵיהּ לְאָדָם!
La Guemara soulève une objection : Mais nous avons appris dans la michna : Une personne atteinte de furoncles se rendait, la veille de Pessa'h, chez le médecin pour sectionner son membre pendant, et le médecin ainsi que la personne atteinte demeuraient purs. Et si vous dites qu'au moment de la séparation de l’eau du poireau, le poireau devient susceptible à l’impureté rituelle, il y a aussi une situation parallèle dans ce cas du membre pendant ; au moment de sa séparation de la personne atteinte de furoncles, il devrait rendre cette personne rituellement impure.
כִּדְקָאָמַר רַב יוֹסֵף: בְּנִיתָּזִין בְּכׇל כֹּחָן, הָכָא נָמֵי, בְּנִיתָּזִין בְּכׇל כֹּחָן.
La Guemara répond : L’explication est comme Rav Yosef le dit dans un autre contexte, à savoir qu’il s’agit d’une situation où les liquides sont retirés avec une grande force. Ici aussi, dans le cas du membre pendant, on peut expliquer qu’il s’agit d’une situation où les membres sont retirés avec une grande force. Puisque le membre est arraché en un seul mouvement puissant, il n’est pas considéré comme ayant touché la personne après avoir été détaché. En revanche, l’eau essuyée du poireau n’est pas expulsée d’un seul coup, et par conséquent, lorsque les gouttes d’eau se séparent du poireau, elles le rendent susceptible à l’impureté rituelle.
וְהֵיכָא אִיתְּמַר דְּרַב יוֹסֵף? אַהָא: זָב וּטְמֵא מֵת שֶׁהָיוּ מְהַלְּכִים וְיָרְדוּ עֲלֵיהֶם גְּשָׁמִים, אַף עַל פִּי שֶׁסּוֹחֲטִין זֶה אֶת זֶה, מַשְׁקִין הַיּוֹרְדִין מִצַּד הָעֶלְיוֹן לְצַד הַתַּחְתּוֹן – טְהוֹרִים, שֶׁאֵין מְחַשְּׁבִין אֶלָּא שֶׁיָּצְאוּ מִכּוּלָּן.
Et où, c’est-à-dire, en lien avec quel cas, cette explication de Rav Yosef a-t-elle été énoncée ? Elle a été énoncée au sujet de cette baraita : Si un homme qui a un écoulement semblable à la gonorrhée [zav] et un autre qui est rituellement impur par contact avec un cadavre marchaient ensemble et que la pluie tombait sur eux, bien qu’ils essorent les vêtements l’un de l’autre afin d’en retirer l’eau, ces liquides qui s’écoulent de la partie supérieure d’un vêtement vers la partie inférieure restent purs. Ils ne deviennent pas impurs par contact avec la personne impure ou ses vêtements, car ces liquides ne sont pas considérés comme des liquides pouvant devenir rituellement impurs à moins qu’ils ne soient sortis de ces vêtements entièrement.
יָצְאוּ מִכּוּלָּן – הֲרֵי מַכְשִׁירִין, שֶׁאֵין נֶחְשָׁבִין אֶלָּא לְאַחַר שֶׁיָּצְאוּ מִגּוּפוֹ. אָמַר רַב יוֹסֵף: בְּנִיתָּזִין בְּכׇל כֹּחָן.
Une fois que les liquides sont sortis de ces vêtements entièrement, ils rendent la nourriture susceptible à l’impureté rituelle, car les gens lui ont accordé de l’importance en les essorant de leurs vêtements. Mais l’eau elle-même n’est toujours pas impure, car elle est considérée comme un liquide susceptible à l’impureté rituelle seulement après qu’elle a complètement émergé du corps de ces vêtements. Rav Yosef a dit : La raison pour laquelle l’eau ne devient pas impure lorsqu’elle se sépare du vêtement est que la baraita fait référence à un cas où elle est retirée avec une grande force.
מַתְנִי׳ וְעוֹד (שָׁאֲלוּ) [שְׁאֵלָן] רַבִּי עֲקִיבָא: הַשּׁוֹחֵט חֲמִשָּׁה זְבָחִים בַּחוּץ בְּהֶעְלֵם (אַחַת) [אֶחָד] מַהוּ? חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת, אוֹ אַחַת עַל כּוּלָּן? אָמְרוּ לוֹ: לֹא שָׁמַעְנוּ.
MISHNA :De plus, Rabbi Akiva demanda à Rabban Gamliel et à Rabbi Yehoshua : En ce qui concerne quelqu’un qui, involontairement, abat cinq offrandes à l’extérieur du Temple au cours d’une seule période d’ignorance, quelle est la halakha ? Est-il tenu d’apporter cinq sacrifices expiatoires, un pour chacun et chaque acte d’abattage, ou est-il tenu d’apporter un sacrifice expiatoire pour tous les actes d’abattage ? Ils dirent à Rabbi Akiva : Nous n’avons pas entendu de décision de nos maîtres dans ce cas précis.
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: שָׁמַעְתִּי בְּאוֹכֵל מִזֶּבַח אֶחָד מֵחֲמִשָּׁה תַּמְחוּיִין בְּהֶעְלֵם אַחַת שֶׁהוּא חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת מִשּׁוּם מְעִילָה, וְרוֹאֶה אֲנִי שֶׁהַדְּבָרִים קַל וָחוֹמֶר.
Rabbi Yehoshua a dit : J’ai entendu au sujet de celui qui mange de la viande d’une offrande provenant de cinq marmites différentes dans lesquelles elle a été préparée, au cours d’une seule période d’inattention, qu’il est tenu d’apporter cinq sacrifices de culpabilité, qui sont pour la viande préparée dans chacune et chacune des marmites, en raison d’un usage abusif d’un bien consacré. Et je considère que ces points peuvent être déduits par un raisonnement a fortiori : Si l’on est tenu d’apporter cinq sacrifices de culpabilité pour une offrande préparée dans cinq marmites, à plus forte raison est-on tenu d’apporter cinq sacrifices expiatoires pour avoir abattu cinq offrandes hors du Temple.
אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: לֹא כָּךְ שָׁאַל(ו) רַבִּי עֲקִיבָא, אֶלָּא בְּאוֹכֵל נוֹתָר מֵחֲמִשָּׁה זְבָחִים בְּהֶעְלֵם (אַחַת) [אֶחָד] מַהוּ? חַיָּיב אַחַת עַל כּוּלָּן, אוֹ חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאֶחָת? אָמְרוּ לוֹ: לֹא שָׁמַעְנוּ.
Rabbi Shimon dit : Ce n’était pas cette question que Rabbi Akiva leur posa. Au contraire, il s’agissait du cas de quelqu’un qui mange du notar provenant de cinq offrandes au cours d’une seule période d’inconscience. Quelle est la halakha ? Est-il tenu d’apporter une offrande expiatoire pour toutes les offrandes dont il a mangé du notar, ou est-il tenu d’apporter cinq offrandes expiatoires, une pour chacune et chacune des offrandes dont il a mangé du notar ? Ils dirent à Rabbi Akiva : Nous n’avons pas entendu de décision de nos maîtres dans ce cas précis.
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: שָׁמַעְתִּי בְּאוֹכֵל מִזֶּבַח אֶחָד בַּחֲמִשָּׁה תַּמְחוּיִין בְּהֶעְלֵם (אַחַת) [אֶחָד] שֶׁהוּא חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת מִשּׁוּם מְעִילָה, וְרוֹאֶה אֲנִי שֶׁהַדְּבָרִים קַל וָחוֹמֶר.
Rabbi Yehoshua a dit : J’ai entendu au sujet de celui qui mange de la viande d’une offrande qui a été préparée dans cinq marmites différentes, au cours d’une seule période d’inconscience, qu’il est tenu d’apporter des sacrifices de culpabilité distincts pour la viande préparée dans chacune et chacune des marmites, en raison d’un usage abusif d’un bien consacré. Et je considère que ces points peuvent être déduits par un raisonnement a fortiori : Si l’on est tenu d’apporter cinq sacrifices de culpabilité pour une offrande préparée dans cinq marmites, à plus forte raison est-on tenu d’apporter cinq sacrifices expiatoires pour avoir mangé le notar de cinq offrandes distinctes.
אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא: אִם הֲלָכָה – נְקַבֵּל, אִם לָדִין – יֵשׁ תְּשׁוּבָה. אָמַר לוֹ: הָשֵׁב.
Rabbi Akiva dit à Rabbi Yehoshua : Si tu rapportes une halakha que tu as reçue de tes maîtres au sujet de celui qui mange du notar provenant de cinq offrandes, nous l’accepterons, mais si elle repose simplement sur une inférence a fortiori tirée de l’usage abusif d’un bien consacré, il y a une réponse qui réfute cette inférence. Rabbi Yehoshua dit à Rabbi Akiva : Réponds.
אָמַר: וְלֹא אִם אָמַרְתָּ בִּמְעִילָה, שֶׁעָשָׂה בָּהּ אֶת הַמַּאֲכִיל כָּאוֹכֵל וְאֶת הַמְהַנֶּה כַּנֶּהֱנֶה,
Rabbi Akiva a dit : Et non ; on ne peut pas déduire la halakha de notar au moyen d’une inférence a fortiori à partir de l’usage abusif d’un bien consacré : Si tu as dit au sujet de l’usage abusif d’un bien consacré que l’on est tenu d’apporter cinq sacrifices de culpabilité, c’est peut-être parce qu’il existe des éléments supplémentaires plus rigoureux, propres à l’usage abusif. Car, en ce qui concerne l’usage abusif, la Torah a établi que le statut de celui qui fait manger à une autre personne de la viande sacrificielle est comme celui de celui qui mange de la viande sacrificielle, et le statut de celui qui procure un bénéfice à une autre personne à partir d’un bien consacré qui n’est pas de la nourriture est comme celui de celui qui tire bénéfice lui-même, en ce que chacun d’eux est tenu d’apporter un sacrifice de culpabilité pour usage abusif.
צֵירֵף אֶת הַמְּעִילָה לִזְמַן מְרוּבֶּה, תֹּאמַר בְּנוֹתָר, שֶׁאֵין בּוֹ אַחַת מֵאֵלּוּ.
De plus, la Torah a combiné le mauvais usage d’un bien consacré qui a été commis sur une période prolongée, c’est-à-dire que si quelqu’un a tiré un bénéfice d’une valeur d’une demi-peruta un jour et d’une demi-peruta le lendemain, il est tenu d’apporter une offrande de culpabilité pour mauvais usage. Dirais-tu la même chose en ce qui concerne le notar, qui ne possède aucune de ceshalakhot ?
גְּמָ׳ מַאי קַשְׁיָא לֵיהּ לְרַבִּי שִׁמְעוֹן? הָכִי קָא קַשְׁיָא לֵיהּ: מָה רְאָיָה לְשׁוֹחֵט מֵאוֹכֵל? מָה לְאוֹכֵל שֶׁכֵּן נֶהֱנֶה!
GUEMARA : La Guemara demande : Qu’est-ce qui est difficile pour Rabbi Shimon dans la première version de la question de Rabbi Akiva, au point qu’il insiste sur le fait que Rabbi Akiva avait posé la question au sujet de quelqu’un qui mange du notar provenant de cinq offrandes ? La Guemara répond que c’est cela qui est difficile pour lui : Si Rabbi Akiva a posé la question au sujet de quelqu’un qui faute involontairement en abattant, pourquoi la réponse est-elle dérivée d’une faute involontaire impliquant le fait de manger ? Après tout, quelle preuve peut-on citer pour le cas de quelqu’un qui abat à partir du cas de quelqu’un qui mange ? Qu’est-ce qui est remarquable chez quelqu’un qui mange ? Ce qui est remarquable, c’est qu’il tire profit de l’acte de manger, tandis que quelqu’un qui abat n’en tire aucun bénéfice physique.
אֶלָּא כָּךְ (שָׁאֲלוּ) [שְׁאֵלָן]: הָאוֹכֵל נוֹתָר מֵחֲמִשָּׁה זְבָחִים בְּהֶעְלֵם (אַחַת) [אֶחָד], מַהוּ? חַיָּיב בְּכׇל אַחַת וְאַחַת, אוֹ אַחַת עַל כּוּלָּן? אָמְרוּ לוֹ: לֹא שָׁמַעְנוּ.
Au contraire, il aurait dû lui poser cette question : Dans le cas de quelqu’un qui mange du notar provenant de cinq offrandes pendant une seule période d’inconscience, quelle est la halakha ? Est-il tenu d’apporter une offrande expiatoire distincte pour chacune et chacune des offrandes, ou seulement une offrande expiatoire pour toutes ? Ils dirent à Rabbi Akiva : Nous n’avons pas entendu de décision de nos maîtres dans ce cas précis.
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: שָׁמַעְתִּי בְּאוֹכֵל מִזֶּבַח אֶחָד מֵחֲמִשָּׁה תַּמְחוּיִין בְּהֶעְלֵם (אַחַת) [אֶחָד] שֶׁחַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת מִשּׁוּם מְעִילָה, וְרוֹאֶה אֲנִי שֶׁהַדְּבָרִים קַל וָחוֹמֶר – מָה מִזֶּבַח אֶחָד שֶׁאֵין גּוּפִין מוּחְלָקִין חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת מִשּׁוּם תַּמְחוּיִין מוּחְלָקִין, חֲמִשָּׁה זְבָחִים דְּגוּפִין מוּחְלָקִין לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?
Rabbi Yehoshua a dit : J’ai entendu au sujet de celui qui mange de la viande d’une offrande provenant de cinq marmites différentes, au cours d’une seule période d’inconscience, qu’il est tenu d’apporter une offrande de culpabilité distincte pour la viande préparée dans chacune et chacune des marmites, en raison d’un usage abusif d’un bien consacré. Et je considère que ces points peuvent être déduits par un raisonnement a fortiori : De même que celui qui mange d’une offrande préparée dans cinq marmites, dans un cas où les différentes parties de l’offrande ne proviennent pas d’entités physiques distinctes, est tenu d’apporter une offrande de culpabilité distincte pour l’aliment préparé dans chacune et chacune des marmites parce qu’il a mangé de marmites distinctes, en ce qui concerne celui qui mange du notar provenant de cinq offrandes distinctes, qui sont des entités physiques distinctes, n’est-ce pas à plus forte raison logique qu’il soit tenu d’apporter une offrande expiatoire distincte pour chaque offrande ?
אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: לֹא כָּךְ שָׁאַל(ו), אֶלָּא בְּאוֹכֵל (מזבח אחד) נוֹתָר מֵחֲמִשָּׁה זְבָחִים בְּהֶעְלֵם (אַחַת) [אֶחָד], מַהוּ? חַיָּיב אַחַת עַל כּוּלָּן, אוֹ חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאֶחָת? אָמְרוּ לוֹ: לֹא שָׁמַעְנוּ.
§ La michna enseigne que Rabbi Shimon a dit : Ce n’était pas cette question que Rabbi Akiva leur a posée. Au contraire, il s’agissait du cas de quelqu’un qui mange du notar provenant de cinq offrandes au cours d’une seule période d’inconscience. Quelle est la halakha ? Est-il tenu d’apporter une offrande expiatoire pour toutes les offrandes dont il a mangé du notar, ou est-il tenu d’apporter cinq offrandes expiatoires, une pour chacune et chacune des offrandes dont il a mangé du notar ? Ils dirent à Rabbi Akiva : Nous n’avons pas entendu de décision de nos maîtres dans ce cas précis.
רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: שָׁמַעְתִּי בְּאוֹכֵל מִזֶּבַח אֶחָד בַּחֲמִשָּׁה תַּמְחוּיִין, שֶׁהוּא חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת מִשּׁוּם מְעִילָה, וְרוֹאֶה אֲנִי שֶׁהַדְּבָרִים קַל וָחוֹמֶר. אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא: אִם הֲלָכָה נְקַבֵּל כּוּ׳
Rabbi Yehoshua a dit : J’ai entendu au sujet de celui qui mange de la viande d’une offrande provenant de cinq marmites différentes dans lesquelles elle a été préparée, qu’il est tenu d’apporter une offrande de culpabilité distincte pour la viande préparée dans chacune et chacune des marmites, en raison d’un usage abusif d’un bien consacré. Et je considère que ces éléments peuvent être déduits par un raisonnement a fortiori. Rabbi Akiva dit à Rabbi Yehoshua : Si tu rapportes une halakha que tu as reçue de tes maîtres au sujet de celui qui mange du notar provenant de cinq offrandes, nous l’accepterons, mais si elle est fondée sur le raisonnement a fortiori tiré de l’usage abusif d’un bien consacré, il existe une réponse qui réfute ce raisonnement.
קַיבְּלַהּ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ לְהָא תְּשׁוּבָה מֵרַבִּי עֲקִיבָא אוֹ לָא? תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: אָכַל חָמֵשׁ חֲתִיכוֹת נוֹתָר מִזֶּבַח אֶחָד בְּהֶעְלֵם (אַחַת) [אֶחָד] בַּחֲמִשָּׁה תַּמְחוּיִין – אֵינוֹ מֵבִיא אֶלָּא חַטָּאת אַחַת, וְעַל לֹא הוֹדַע שֶׁלָּהֶן אֵינוֹ מֵבִיא אֶלָּא אָשָׁם תָּלוּי.
La Guemara demande : Rabbi Yehoshua a-t-il accepté cette réfutation de Rabbi Akiva ou non ? La Guemara répond : Viens et écoute une preuve à ce sujet, comme il est enseigné dans une baraita : Si quelqu’un a mangé cinq morceaux de notar provenant d’une même offrande au cours d’une seule période d’inconscience, et que les morceaux ont été cuits dans cinq marmites différentes, il n’apporte qu’une seule offrande expiatoire. Et dans une situation où il n’est pas certain qu’il en ait mangé involontairement , il n’apporte qu’une seule offrande de culpabilité provisoire, qui est sacrifiée par quelqu’un qui n’est pas certain d’avoir commis un péché le rendant passible d’apporter une offrande expiatoire.
מֵחֲמִשָּׁה תַּמְחוּיִין בַּחֲמִשָּׁ[ה] הֶעְלֵמוֹת – מֵבִיא חַטָּאת עַל כׇּל אַחַת וְאֶחָת, וְעַל לֹא הוֹדַע שֶׁלָּהֶן מֵבִיא אָשָׁם תָּלוּי עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת. מֵחֲמִשָּׁה זְבָחִים בְּהֶעְלֵם (אַחַת) [אֶחָד] – חַיָּיב.
En revanche, si quelqu’un a mangé du notar provenant d’une seule offrande à partir de cinq marmites différentes pendant cinq périodes distinctes d’inconscience, il apporte une offrande expiatoire pour chacune, et dans une situation où il n’est pas connu avec certitude s’il en a mangé involontairement de celles-ci, il apporte une offrande de culpabilité provisoire pour chacune. S’il a mangé du notarprovenant de cinq offrandes distinctes pendant une seule période d’inconscience, il est tenu d’apporter une offrande expiatoire distincte pour chacune, car il a mangé de corps physiques différenciés.
רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֲפִילּוּ אָכַל חָמֵשׁ חֲתִיכוֹת מֵחֲמִשָּׁה זְבָחִים בְּהֶעְלֵם (אַחַת) [אֶחָד] – אֵינוֹ מֵבִיא אֶלָּא חַטָּאת אֶחָת, וְעַל סְפֵיקָן אֵין מֵבִיא אֶלָּא אָשָׁם תָּלוּי אֶחָד. כְּלָלוֹ שֶׁל דָּבָר: כֹּל שֶׁחֲלוּקִין בְּחַטָּאוֹת – חֲלוּקִין בַּאֲשָׁמוֹת.
Rabbi Yossei, fils de Rabbi Yehouda, dit : Même s’il a mangé cinq portions de notar provenant de cinq offrandes distinctes au cours d’une seule période d’ignorance, il n’apporte qu’une seule offrande expiatoire, car il a transgressé à plusieurs reprises une seule interdiction au cours d’une seule période d’ignorance. Et s’il est incertain d’en avoir mangé involontairement de celles-ci, il n’apporte qu’une seule offrande de culpabilité provisoire. Le principe de la chose est que dans toute situation les transgressions d’une personne sont distinguées en ce qui concerne les offrandes expiatoires, c’est-à-dire lorsqu’elle est tenue d’apporter plusieurs offrandes expiatoires si elle sait qu’elle a transgressé involontairement, elles sont distinguées en ce qui concerne les offrandes de culpabilité provisoires si elle n’est pas sûre d’avoir transgressé involontairement.
אָכַל חָמֵשׁ חֲתִיכוֹת בַּחֲמִשָּׁה תַּמְחוּיִין מִזֶּבַח אֶחָד לִפְנֵי זְרִיקַת דָּמִים, אֲפִילּוּ בְּהֶעְלֵם (אַחַת) [אֶחָד] – חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת מִשּׁוּם מְעִילָה.
Si quelqu’un a mangé cinq morceaux de viande préparés dans cinq marmites séparées provenant d’une seule offrande avant que la viande ne devienne permise à la consommation par l’aspersion du sang sur l’autel, même si cela s’est produit au cours d’une seule période d’inconscience, il est tenu d’apporter une offrande de culpabilité distincte pour la viande de chacune des marmites, en raison d’un usage abusif d’un bien consacré.

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