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אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא רַבִּי מֵאִיר לְחוּמְרָא, הַיְינוּ דְקָתָנֵי: ״עַד שֶׁיִּשְׁהֶא״, עַד דִּשְׁהִיָּ[ה] דִּילֵיהּ כְּדֵי אֲכִילַת פְּרָס.
Certes, si vous dites que Rabbi Meir a rendu sa décision comme une rigueur, et que l’on est passible même s’il a mangé le volume d’une olive sur une longue période, c’est la raison pour laquelle letannaenseigne que les Sages disent : À moins que le temps qu’il consacre, c’est-à-dire : À moins que sa dépense de temps ne soit pas supérieure au temps nécessaire pour manger une demi-miche de pain, il est exempt.
אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ רַבִּי מֵאִיר לְקוּלָּא, ״וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אִם שָׁהָה״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינָּה: רַבִּי מֵאִיר לְחוּמְרָא? שְׁמַע מִינָּה.
Mais si tu dis que Rabbi Meïr a rendu sa décision comme une indulgence, c’est-à-dire que si quelqu’un interrompt au milieu du repas il est exempt, le tanna aurait dû enseigner : Et les Sages disent : S’il a mis plus de temps que le temps nécessaire pour manger une demi-miche, il est exempt, ce qui indiquerait que, s’il a mis moins que cette durée, il est passible, même s’il a interrompu son repas au milieu. Au contraire, n’est-il pas correct d’en conclure que Rabbi Meïr a rendu sa décision comme une rigueur ? La Guemara confirme : Conclue-en que cela est correct.
אָמַר רַבְנַאי אָמַר שְׁמוּאֵל: בַּחֲלָבִים וּבִנְבֵילָה עַד שֶׁיִּשְׁהֶא מִתְּחִלָּה וְעַד סוֹף בִּכְדֵי אֲכִילַת פְּרָס. אוֹכָלִים טְמֵאִים, שְׁקָצִים וּרְמָשִׂים וּמַשְׁקִין – אֲפִילּוּ כׇּל הַיּוֹם כּוּלּוֹ בִּכְדֵי אֲכִילַת פְּרָס.
§ Ravnai dit que Shmuel dit : En ce qui concerne les graisses interdites et en ce qui concerne la carcasse d’un animal non abattu rituellement, on est passible pour avoir mangé un volume de la taille d’une olive même avec des interruptions, à moins que le temps qu’il met du début à la fin ne soit supérieur au temps nécessaire pour manger une demi-miche de pain, conformément à l’opinion des Sages dans la michna. S’il a mangé des aliments impurs dans le volume d’un quart de miche de pain, ou s’il a mangé des créatures répugnantes ou des animaux rampants, ou bu un quart de log de liquides impurs, il devient impur et ne peut pas consommer de terouma, même si la consommation s’est étendue sur toute la journée, à condition qu’ils soient consommés dans le temps nécessaire pour manger une demi-miche de pain.
מַאי קָאָמַר? אָמַר רַב פָּפָּא, הָכִי קָאָמַר: אֲפִילּוּ כׇּל הַיּוֹם כּוּלּוֹ, וְהוּא שֶׁאָכַל כְּזַיִת בִּכְדֵי אֲכִילַת פְּרָס.
La Guemara demande : Que dit Shmuel ? Rav Pappa a dit que c’est ce qu’il dit : Même s’il mange le quart d’un pain de nourriture pendant toute la journée, il devient impur, mais cela n’est la halakha que lorsqu’il a mangé chaque volume d’une olive dans le temps nécessaire pour manger une demi-miche de pain.
מֵיתִיבִי: כׇּל הָאוֹכָלִין מִצְטָרְפִין לִפְסוֹל הַגְּוִיָּיה בְּכַחֲצִי פְרָס – מַאי לַָאו דְּאַכְלֵיהּ לַחֲצִי פְרָס בִּכְדֵי אֲכִילַת פְּרָס? לָא, דַּאֲכַל כְּזַיִת כְּזַיִת בִּכְדֵי אֲכִילַת פְּרָס.
La Guemara soulève une objection à partir d’une baraita : Tous les aliments impurs se combinent ensemble pour disqualifier le corps d’une personne de manger la teroumasi elle a mangé un quart de miche de l’aliment impur. Quoi, cela ne fait-il pas référence à un cas où elle a mangé le quart de miche dans le temps nécessaire pour manger une demi-miche de pain ? La Guemara explique : Non, il s’agit d’un cas où elle a mangé chaque volume d’olive dans le temps nécessaire pour manger une demi-miche de pain, mais elle a mangé le quart de miche entier en plus de temps que cette mesure.
מֵיתִיבִי: כׇּל הָאוֹכָלִין מִצְטָרְפִין לִפְסוֹל אֶת הַגְּוִיָּיה בְּכַחֲצִי פְרָס בִּכְדֵי אֲכִילַת פְּרָס, כֵּיצַד? אָכַל וְחָזַר וְאָכַל, אִם יֵשׁ מִתְּחִלַּת אֲכִילָה רִאשׁוֹנָה וְעַד סוֹף אֲכִילָה אַחֲרוֹנָה כְּדֵי אֲכִילַת פְּרָס – מִצְטָרְפִין, יוֹתֵר מִכָּאן – אֵין מִצְטָרְפִין.
La Guemara soulève une objection à partir d’une autre baraita : Tous les aliments impurs se combinent pour disqualifier le corps d’une personne de la consommation de la terouma s’il a mangé un quart de miche de l’aliment impur dans le temps nécessaire pour manger une demi-miche de pain. Comment cela? Dans un cas où il a mangé puis a mangé de nouveau, si depuis le début de la première période de consommation jusqu’à la fin de la dernière période de consommation il n’y a pas plus que le temps nécessaire pour manger une demi-miche de pain, ils se combinent. Si le temps passé à manger est supérieur à cela, ils ne se combinent pas.
לֹא הִתִּירוּ לֶאֱכוֹל פָּחוֹת מִכְּשִׁיעוּר לֵירֵד וְלִטְבּוֹל, יָרַד וְטָבַל וְעָלָה וְהִשְׁלִימוֹ – מִצְטָרֵף. הִתִּירוּ לָהּ לָעוּבָּרָה לֶאֱכוֹל פָּחוֹת מִכְּשִׁיעוּר, מִפְּנֵי הַסַּכָּנָה.
La baraita continue : Les Sages n'ont pas permis à quelqu'un qui a mangé moins que la mesure minimale d'aliments impurs, c'est-à-dire un quart de pain, de descendre et de s'immerger dans un bain rituel. Si il est descendu, s'est immergé, est remonté et a ensuite mangé davantage d'aliments impurs, complétant ainsi la consommation de la mesure complète d'un quart de pain, ce second acte se combine avec sa consommation précédente d'aliments impurs et rend la personne inapte à consommer la terouma, malgré l'immersion intervenue entre-temps. Les Sages ont permis à une femme enceinte de manger moins que la mesure minimale en raison du danger d'une fausse couche.
כׇּל הַמַּשְׁקִין מִצְטָרְפִין לִפְסוֹל אֶת הַגְּוִיָּיה בִּרְבִיעִית בִּכְדֵי אֲכִילַת פְּרָס. כֵּיצַד? שָׁתָה וְחָזַר וְשָׁתָה, אִם יֵשׁ מִתְּחִלַּת שְׁתִיָּה רִאשׁוֹנָה וְעַד סוֹף שְׁתִיָּה אַחֲרוֹנָה כְּדֵי אֲכִילַת פְּרָס – מִצְטָרְפִין, יוֹתֵר מִכָּאן – אֵין מִצְטָרְפִין.
Tous les liquides impurs se combinent pour disqualifier le corps d’une personne de manger de la teruma si elle consomme un quart de log dans le temps qu’il faut pour manger une demi-miche de pain.Comment cela? Dans un cas où il a bu puis a bu de nouveau, et qu’au total il a bu un quart de log, si depuis le début du premier acte de boire jusqu’à la fin du dernier acte de boire il ne s’écoule pas plus de temps qu’il n’en faut pour manger une demi-miche de pain, ils se combinent. Mais si la période de boisson est plus longue que cela, ils ne se combinent pas.
הִתִּירוּ לָהּ לְמַגַּע טְמֵא מֵת לְהָנִיק בְּנָהּ, וּבְנָהּ טָהוֹר.
Concernant une femme qui a le statut d’impureté de premier degré parce qu’elle est entrée en contact avec quelqu’un qui était impur d’une impureté transmise par un cadavre, les Sages lui ont permis d’allaiter son enfant, et son enfant reste pur. Si l’enfant touche la terouma, il ne la rend pas disqualifiée, bien qu’il ait consommé du lait qui est vraisemblablement devenu impur en sortant du corps de la mère. Cela conclut la baraita.
קָתָנֵי מִיהַת: אִם יֵשׁ מִתְּחִלַּת אֲכִילָה רִאשׁוֹנָה וְעַד סוֹף אֲכִילָה בִּכְדֵי אֲכִילַת פְּרָס – מִצְטָרֵף. תְּיוּבְתָּא דְּרַבְנַאי, תְּיוּבְתָּא.
La Guemara explique son objection à partir de la baraita : En tout état de cause, la baraitaa enseigné que si depuis le début de la première période de consommation jusqu’à la fin de la dernière période de consommation il n’y a pas plus que le temps nécessaire pour manger une demi-miche de pain, ils se combinent. Cela contredit apparemment l’opinion de Ravnai, qui dit que si quelqu’un a mangé au total un quart de miche d’aliment impur et a mangé chaque volume d’olive dans le temps nécessaire pour manger une demi-miche de pain, ses actes de consommation se combinent et il est disqualifié pour consommer la terouma. La Guemara conclut : La réfutation de l’opinion de Ravnai est une réfutation concluante.
אָמַר מָר: לֹא הִתִּירוּ לוֹ לֶאֱכוֹל פָּחוֹת מִכְּשִׁיעוּר לֵירֵד וְלִטְבּוֹל. מַאי קָאָמַר?
§ La Guemara poursuit la discussion de la baraita. Le Maître a dit plus haut : les Sages n'ont pas permis à celui qui a mangé moins que la mesure minimale d'aliments impurs, c'est-à-dire un quart de pain, de descendre et de s'immerger dans un bain rituel. La Guemara demande : Que dit-il donc ; pourquoi cela est-il interdit ?
אָמַר רַב יְהוּדָה, הָכִי קָאָמַר: אָכַל פָּחוֹת מִכְּשִׁיעוּר – לֹא הִתִּירוּ לוֹ לֵירֵד וְלִטְבּוֹל, שֶׁאִם יָרַד וְטָבַל וְעָלָה וְהִשְׁלִימוֹ – מִצְטָרֵף. וְאָתֵי לְמֵימַר: אַהֲנִי לִי טְבִילָה קַמַּיְיתָא, וְאֵין יוֹדֵעַ שֶׁאֵין טְבִילָה אֶלָּא בָּאַחֲרוֹנָה.
Rav Yehuda a dit que c’est ce que le tanna dans la baraita est en train de dire : Si il a mangé moins que la mesure minimale qui entraîne l’impureté, les Sages ne lui ont pas permis de descendre et de s’immerger. Car, s’il descendait, s’immergeait, remontait et mangeait davantage de nourriture impure, complétant ainsi la mesure totale d’un quart de pain dans le temps nécessaire pour manger un demi-pain, toute la nourriture impure qu’il a mangée se combinerait pour le disqualifier de manger de la teruma ; et pourtant il pourrait en venir à dire : Ma première immersion après ma première consommation de nourriture impure a été efficace pour moi, et aucune immersion supplémentaire n’est requise maintenant que je n’ai mangé qu’une autre demi-mesure de nourriture impure. Mais, en réalité, il ne sait pas que l’immersion n’est efficace pour le purifier qu’à la fin, et que, s’il entre maintenant en contact avec la teruma, il la rendra disqualifiée. Par conséquent, les Sages ont interdit l’immersion dans un tel cas afin d’empêcher qu’on n’arrive à cette conclusion erronée.
קָתָנֵי: הִתִּירוּ לָהּ לָעוּבָּרָה לֶאֱכוֹל פָּחוֹת מִכְּשִׁיעוּר מִפְּנֵי הַסַּכָּנָה. מִפְּנֵי הַסַּכָּנָה אֲפִילּוּ טוּבָא נָמֵי תֵּיכוֹל! אָמַר רַב פָּפָּא, הָכִי קָתָנֵי: הִתִּירוּ לָהּ לָעוּבָּרָה פָּחוֹת מִכְּשִׁיעוּר, אֲפִילּוּ טוּבָא, מִפְּנֵי הַסַּכָּנָה.
La Guemara analyse une autre déclaration de la baraita : Il a été enseigné que les Sages ont permis à une femme enceinte de manger moins que la mesure minimale en raison du danger de faire une fausse couche. En partant de l’hypothèse qu’il lui est permis de manger seulement moins que la mesure, mais non une mesure complète, la Guemara objecte : Puisque cela lui est permis en raison du danger, qu’elle mange même beaucoup, c’est-à-dire plus que la mesure. Rav Pappa a dit que voici ce que la baraitaenseigne : Ils ont permis à une femme enceinte de manger moins que la mesure d’un volume d’olive dans le temps nécessaire pour manger une demi-miche de pain, même si, au final, elle mange beaucoup de cette manière, en raison du danger de faire une fausse couche.
קָתָנֵי: הִתִּירוּ לְמַגַּע טְמֵא מֵת לְהָנִיק אֶת בְּנָהּ, וּבְנָהּ טָהוֹר – אַמַּאי טָהוֹר? כֵּיוָן דִּיינַק חָלָב אִיטַּמִּי לֵיהּ מֵחָלָב!
La Guemara poursuit la discussion de la baraita : Il a été enseigné que, concernant une femme qui est entrée en contact avec quelqu’un qui était impur à cause d’un cadavre, les Sages lui ont permis d’allaiter son enfant, et son enfant reste pur et peut donc être nourri de terouma. La Guemara demande : Pourquoi est-il pur ? Dès qu’il tète le lait de sa mère, il devient impur à cause du lait.
וְכִי תֵּימָא: לָא אִיתַּכְשַׁר – נִתַּכְשַׁר בְּטִיפָּה מְלוּכְלֶכֶת עַל פִּי הַדַּד! אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: בִּתְקִיפָה אַחַת, לֹא הִנִּיחַ טִיפָּה מְלוּכְלֶכֶת עַל פִּי הַדַּד.
Et si tu disais que le lait maternel n’a pas été rendu susceptible à l’impureté parce qu’il n’est jamais entré en contact avec un liquide, ce qui est nécessaire pour rendre un aliment susceptible à l’impureté, ce n’est pas le cas, car il est rendu susceptible à l’impureté rituelle à cause de la goutte de lait qui est étalée sur le mamelon. Puisque cette goutte n’est pas consommée par l’enfant, elle acquiert le statut de liquide plutôt que celui d’aliment, et elle rend ensuite le reste du lait qui passe par le mamelon susceptible à l’impureté. Rav Naḥman a dit que Rabba bar Avuh a dit : La baraita fait référence à un cas où l’enfant a tété d’une seule forte succion, et par conséquent n’a pas laissé de goutte de lait étalée sur le mamelon.
אָמַר רָבָא: שְׁתֵּי תְשׁוּבוֹת בַּדָּבָר: חֲדָא, דְּקָחָזֵינָא לְפוּמֵּיהּ דְּיָנוֹקָא דִּמְלֵא חָלָב! וְעוֹד, מְקוֹם חָלָב מַעְיָין הוּא.
Rava dit : Il y a deux réfutations de cette affirmation : L’une est que nous voyons que la bouche du nourrisson est pleine de lait, ce qui signifie qu’il est impossible qu’il ait tété avec une telle force qu’il ait immédiatement avalé tout le lait sans laisser une goutte sur le mamelon. Et de plus, le lait maternel n’a pas besoin d’être rendu susceptible à l’impureté comme les autres aliments pour devenir impur et transmettre l’impureté. Cela s’explique par le fait que l’endroit d’où le lait sort est une source, c’est-à-dire qu’il a le même statut que le corps de la femme. Par conséquent, si la femme est impure, son lait l’est aussi.
דְּקָתָנֵי: חֲלֵב אִשָּׁה מְטַמֵּא בֵּין לְרָצוֹן וּבֵין שֶׁלֹּא לְרָצוֹן, (בְּהֵמָה אֵינָהּ מְטַמֵּא אֶלָּא לְרָצוֹן.)
Rava explique : Comme l’enseigne une michna (Makhshirin 6:8), le lait d’une femme rend l’aliment avec lequel il entre en contact susceptible à l’impureté, qu’il s’écoule pour la satisfaction du nourrisson ou non pour sa satisfaction. En revanche, le lait d’un animal rend l’aliment susceptible à l’impureté seulement s’il s’écoule pour la satisfaction du propriétaire de l’animal.
מַאי לַָאו ״שֶׁלֹּא לְרָצוֹן״ – דְּלָא נִיחָא לֵיהּ, וְקָתָנֵי: ״מְטַמֵּא״?
N’est-il pas correct de dire que, lorsque la michna déclare que le lait est sorti non pour la satisfaction du nourrisson, cela signifie que le lait n’est pas apte pour lui à ce moment-là, et pourtant la michna enseigne qu’il rend l’aliment susceptible à l’impureté ? Puisque les liquides rendent généralement les aliments susceptibles à l’impureté seulement s’ils entrent en contact avec l’aliment avec l’approbation du propriétaire, il est clair que le lait d’une femme a un statut différent de celui des autres aliments ou liquides. Cela signifie qu’il n’a pas besoin d’entrer en contact avec un liquide pour devenir impur ou pour transmettre l’impureté à un autre objet. La question demeure donc : pourquoi l’enfant reste-t-il pur lorsqu’il boit ce liquide impur ?
אֶלָּא אָמַר רָבָא: הַיְינוּ טַעְמָא דִּבְנָהּ טָהוֹר – דְּסָפֵק יָנַק כַּשִּׁיעוּר וְסָפֵק לֹא יָנַק, וְאִם תִּמְצָא לוֹמַר יָנַק, סָפֵק יְנָקוֹ בַּאֲכִילַת פְּרָס, סְפֵק יְנָקוֹ בְּיוֹתֵר מִכְּדֵי אֲכִילַת פְּרָס.
Au contraire, Rava a dit que c’est la raison pour laquelle son enfant reste pur : La raison est qu’il est incertain qu’il ait tété la mesure de lait nécessaire pour le disqualifier de la consommation de la terouma, ou qu’il n’ait pas tété une quantité suffisante de lait. Et même si tu dis qu’il a tété une quantité suffisante de lait, il reste incertain qu’il ait tété la quantité requise de lait dans le temps nécessaire pour manger une demi-miche de pain, ou qu’il ait tété cette quantité en plus de temps qu’il n’en faut pour manger une demi-miche de pain et, par conséquent, il n’est pas disqualifié de la consommation de la terouma.
וּלְרָבָא, מְקוֹם חָלָב מַעְיָין הוּא, וְלֹא צָרִיךְ הֶכְשֵׁר?
La Guemara demande : Et selon l’avis de Rava, est-il exact que l’endroit d’où sort le lait est considéré comme une source, et par conséquent, si la femme est impure, le lait est également impur, et il n’a pas besoin d’être rendu susceptible à l’impureté rituelle par contact avec un liquide ?
וְהָתְנַן: הָאִשָּׁה שֶׁנָּטַף חָלָב מִדַּדֶּיהָ וְנָפַל לַאֲוִיר תַּנּוּר – תַּנּוּר טָמֵא. וְקַשְׁיָא לַן: בְּמַאי אִיתַּכְשַׁר? וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בְּטִיפָּה מְלוּכְלֶכֶת עַל פִּי הַדַּד.
Mais n’avons-nous pas appris dans une michna (Kelim 8:11) : Dans le cas d’une femme menstruée dont le lait coulait de ses mamelons, et qu’il est tombé dans l’espace aérien d’un four, le four devient impur. Et cela pose une difficulté pour nous : De quelle manière le lait a-t-il été rendu susceptible à l’impureté, de sorte qu’il puisse devenir impur ou rendre le four impur ? Et Rabbi Yoḥanan a dit : Il a été rendu susceptible par la goutte de lait étalée sur le mamelon. Apparemment, Rabbi Yoḥanan soutient que le lait d’une femme doit être rendu susceptible afin de contracter l’impureté.
וְכִי תֵּימָא, רָבָא לָא סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יוֹחָנָן, וְהָתַנְיָא: נִמְצֵאתָ אַתָּה אוֹמֵר, תִּשְׁעָה מַשְׁקִין בְּזוֹב: הַזֵּיעָה, וְלֵיחָה סְרוּחָה, וְרֶיעִי – טְהוֹרִין מִכְּלוּם. דִּמְעַת עֵינוֹ, וְדַם מַגֵּפָתוֹ,
Et si tu disais que Rava n’est pas d’accord avec l’opinion de Rabbi Yoḥanan, puisqu’il est permis à un amora d’être en désaccord avec un autre, mais n’a-t-on pas enseigné dans une baraita : Il s’ensuit que tu dis qu’il y a neuf liquides concernant un zav : la sueur, le pus malodorant et les excréments liquides sont plus purs que tous les autres, c’est-à-dire qu’ils ne deviennent pas impurs et ne rendent pas d’autres objets susceptibles à l’impureté. Les larmes qui sortent de son œil, et le sang qui sort de sa blessure,

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