Drashot AI Logo
וְרַבִּי שִׁמְעוֹן וְרַבִּי מֵאִיר, דְּהוֹרָאָה תְּלוּיָה בְּבֵית דִּין וּמַעֲשֶׂה תָּלוּי בַּקָּהָל, מְנָא לְהוּ? אָמַר אַבָּיֵי, דְּאָמַר קְרָא: ״וְהָיָה אִם מֵעֵינֵי הָעֵדָה נֶעֶשְׂתָה לִשְׁגָגָה״. רָבָא אָמַר: ״מִלְּכׇל הָעָם בִּשְׁגָגָה״.
La Guemara demande : Et Rabbi Shimon et Rabbi Meir, d'où tirent-ils le fait que la décision dépend du tribunal et l'action dépend de la congrégation ? Abaye a dit qu'ils l'apprennent d'un verset, comme le verset l'énonce à la forme passive : « Alors il arrivera que, si cela a été fait involontairement, caché aux yeux de la congrégation » (Nombres 15:24), ce qui indique que l'action de la congrégation a été engendrée par la décision du tribunal. Rava a dit : Cela est dérivé de ce qui est énoncé : « Car pour tout le peuple cela a été fait involontairement » (Nombres 15:26). L'expression « tout le peuple » indique que l'action involontaire est commune à tous : le tribunal par sa décision et le peuple par son action.
וּצְרִיכָא, דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״וְהָיָה אִם מֵעֵינֵי הָעֵדָה נֶעֶשְׂתָה לִשְׁגָגָה״, הֲוָה אָמֵינָא: אֲפִילּוּ מִיעוּטָא, לְהָכִי כְּתִיב ״לְכׇל הָעָם בִּשְׁגָגָה״. וְאִי כְּתַב ״לְכׇל הָעָם בִּשְׁגָגָה״, הֲוָה אָמֵינָא: עַד דְּעָבְדִי בֵּית דִּין בַּהֲדֵי רוּבָּא, לְהָכִי כְּתִיב ״וְהָיָה אִם מֵעֵינֵי הָעֵדָה נֶעֶשְׂתָה לִשְׁגָגָה״.
La Guemara note : Et les deux versets sont nécessaires. Car, si le Miséricordieux avait écrit seulement : « Alors il arrivera que, si cela a été fait involontairement, caché aux yeux de l’assemblée » (Nombres 15:24), je dirais : Il y a obligation d’apporter une offrande même si seule une minorité de l’assemblée a fauté. C’est pourquoi il est écrit : « Car pour tout le peuple cela a été fait involontairement. » Et si le Miséricordieux avait écrit seulement : « Pour tout le peuple cela a été fait involontairement », je dirais : Il n’y a pas d’obligation à moins que le tribunal ne commette la transgression avec la majorité de l’assemblée, car le verset semble se référer à un seul acte involontaire. C’est pourquoi il est écrit : « Alors il arrivera que, si cela a été fait involontairement, caché aux yeux de l’assemblée », indiquant que l’acte involontaire a été accompli sur la base de la décision du tribunal, et l’action du tribunal n’est pas significative à cet égard.
וְהָא כִּי כְּתִיבִי הָנֵי קְרָאֵי בַּעֲבוֹדָה זָרָה הוּא דִּכְתִיבִי. יָלְפִינַן ״מֵעֵינֵי״ ״מֵעֵינֵי״.
La Guemara objecte : Mais lorsque ces versets sont écrits, ils sont écrits au sujet d'une décision erronée impliquant l’idolâtrie, et non au sujet de décisions erronées impliquant d’autres transgressions. La Guemara explique : Nous le déduisons au moyen d’une analogie verbale entre « des yeux de l’assemblée » écrit au sujet d’autres transgressions, et « des yeux de l’assemblée » écrit au sujet de l’idolâtrie.
הוֹרוּ בֵּית דִּין שֶׁל אֶחָד וְכוּ׳. אִיבַּעְיָא לְהוּ: שֵׁבֶט אֶחָד לְרַבִּי יְהוּדָה בְּהוֹרָאַת בֵּית דִּין הַגָּדוֹל, מִי מַיְיתוּ שְׁאָר שְׁבָטִים אוֹ לָא? מִי אָמְרִינַן: שִׁבְעָה שְׁבָטִים הוּא דְּמַיְיתוּ שְׁאָר שְׁבָטִים בַּהֲדַיְיהוּ, מִשּׁוּם דְּאִיכָּא רוּבָּא, אֲבָל חַד שֵׁבֶט, דְּלֵיכָּא רוּבָּא – לָא, אוֹ דִלְמָא לָא שְׁנָא!
§ La michna enseigne : Si le tribunal de l’une des tribus a rendu une décision, et que la majorité de cette tribu a commis une transgression sur la base de sa décision, cette tribu est tenue d’apporter une offrande, et tout le reste des tribus est exempté ; telle est l’opinion de Rabbi Yehouda. Un dilemme fut soulevé devant les Sages : Selon Rabbi Yehouda, dans le cas d’une tribu qui a commis une transgression sur la base de la décision de la Haute Cour, les autres tribus sont-elles tenues d’apporter une offrande ou non ? La Guemara développe : Disons-nous que c’est précisément dans un cas où sept tribus ont fauté que les autres tribus apportent chacune une offrande avec elles parce qu’il y a une majorité des tribus qui ont fauté, mais dans un cas où seule une tribu a fauté, où il n’y a pas de majorité des tribus qui ont fauté, elles ne sont pas tenues ? Ou peut-être n’y a-t-il pas de différence, et les autres tribus sont entraînées même après une seule tribu.
תָּא שְׁמַע: מָה הֵן מְבִיאִין? פַּר אֶחָד, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: שְׁנֵי פָרִים. בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא שֶׁחָטְאוּ שִׁבְעָה, רַבִּי שִׁמְעוֹן תְּמָנְיָא בָּעֵי! אֶלָּא דְּחָטָא שֵׁבֶט אֶחָד. בְּמַאי? אִי בְּהוֹרָאַת בֵּית דִּינוֹ, רַבִּי שִׁמְעוֹן לֵית לֵיהּ! אֶלָּא לָאו בְּהוֹרָאַת בֵּית דִּין הַגָּדוֹל.
La Guemara suggère : Viens et écoute la résolution de ce dilemme à partir d’une baraita, qui enseigne : Qu’apportent-ils ? Ils apportent un taureau ; Rabbi Shimon dit : deux taureaux. La Guemara développe : De quoi parlons-nous dans cette baraita ? Si nous disons que la référence est à un cas où sept tribus ont fauté, Rabbi Shimon exige huit taureaux, un pour chaque tribu qui a fauté et un pour le tribunal. Au contraire, la référence doit être à un cas où une seule tribu a fauté. La Guemara précise : Dans quelles circonstances la tribu a-t-elle fauté ? Si la tribu a fauté sur la base de la décision de son tribunal tribal, Rabbi Shimon n’accepte pas la halakha selon laquelle une décision erronée du tribunal tribal les rend passibles d’apporter une offrande. Au contraire, n’est-ce pas qu’ils ont fauté sur la base d’une décision de la Haute Cour ?
וְתַנָּא קַמָּא מַנִּי? אִי נֵימָא רַבִּי מֵאִיר, הָא רוּבָּא בָּעֵי! אֶלָּא לָאו רַבִּי יְהוּדָה, וּכְגוֹן שֶׁחָטָא שֵׁבֶט אֶחָד.
La Guemara demande : Et qui est le premier tanna, qui dit qu’ils doivent apporter un taureau ? Si nous disons que c’est Rabbi Meir, cela est difficile : N’exige-t-il pas que la majorité commette une transgression pour qu’un taureau soit apporté ? Une transgression commise par une seule tribu ne suffit pas. Plutôt, le premier tanna n’est-il pas Rabbi Yehuda, et il s’agit d’un cas où une tribu a fauté et il considère qu’elle est tenue d’apporter un taureau, tandis que les tribus restantes ne sont pas tenues d’apporter une offrande.
אָמְרִי, הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? כְּגוֹן שֶׁחָטְאוּ שִׁשָּׁה שְׁבָטִים וְהֵן רוּבָּן שֶׁל קָהָל, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר הִיא. דְּתַנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר מִשְּׁמוֹ: חָטְאוּ שִׁשָּׁה וְהֵן רוּבּוֹ שֶׁל קָהָל, אוֹ שִׁבְעָה אַף עַל פִּי שֶׁאֵינָן רוּבּוֹ שֶׁל קָהָל – מְבִיאִין פַּר.
La Guemara rejette cette preuve et dit qu’il existe une explication alternative de la baraita. De quoi s’agit-il ici ? D’un cas où six tribus ont fauté et, en termes de population, elles constituent une majorité de la congrégation, et le premier tanna dans la baraita est Rabbi Shimon ben Elazar, comme il est enseigné dans une baraita que Rabbi Shimon ben Elazar dit au nom de Rabbi Meir : Si six tribus ont fauté et, en termes de population, elles constituent une majorité de la congrégation, ou si sept tribus, qui constituent une majorité des tribus, ont fauté, même si, en termes de population, elles ne constituent pas une majorité de la congrégation, le tribunal apporte un taureau.
תָּא שְׁמַע, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: שֵׁבֶט שֶׁעָשָׂה בְּהוֹרָאַת בֵּית דִּינוֹ – אוֹתוֹ הַשֵּׁבֶט חַיָּיב, וּשְׁאָר כׇּל הַשְּׁבָטִים פְּטוּרִין. וּבְהוֹרָאַת בֵּית דִּין הַגָּדוֹל – אֲפִילּוּ שְׁאָר שְׁבָטִים חַיָּיבִים. שְׁמַע מִינַּהּ.
La Guemara suggère : Viens et écoute une résolution du dilemme à partir d’une baraita, qui enseigne : Rabbi Yehuda dit : Dans le cas d’une tribu qui a commis une transgression sur la base d’une décision de son tribunal tribal, cette tribu est responsable et toutes les autres tribus sont exemptes. Mais si c’était sur la base de la décision de la Haute Cour, même les autres tribus sont responsables. La Guemara conclut : Apprends-en que Rabbi Yehuda soutient que les autres tribus sont responsables dans un cas où une tribu a commis une transgression sur la base de la décision de la Haute Cour.
אָמַר רַב אָשֵׁי: מַתְנִיתִין נָמֵי דַּיְקָא, דְּקָתָנֵי: וְעָשָׂה אוֹתוֹ הַשֵּׁבֶט עַל פִּיהֶם – אוֹתוֹ הַשֵּׁבֶט חַיָּיב וּשְׁאָר כׇּל הַשְּׁבָטִים פְּטוּרִין. לְמָה לִי לְמִיתְנָא וּשְׁאָר שְׁבָטִים פְּטוּרִים? הָא תְּנָא אוֹתוֹ הַשֵּׁבֶט חַיָּיב, וְכֵיוָן דִּתְנָא אוֹתוֹ הַשֵּׁבֶט חַיָּיב, מִמֵּילָא יָדַעְנָא שְׁאָר שְׁבָטִים פְּטוּרִין! אֶלָּא הָא קָמַשְׁמַע לָן, בְּהוֹרָאַת בֵּית דִּינוֹ הוּא דִּשְׁאָר שְׁבָטִים פְּטוּרִים, אֲבָל בְּהוֹרָאַת בֵּית דִּין הַגָּדוֹל – אֲפִילּוּ שְׁאָר שְׁבָטִים חַיָּיבִין. שְׁמַע מִינַּהּ.
Rav Ashi a dit : Le langage de la michna est également précis à l’appui de cette conclusion, car le tanna enseigne : Si le tribunal de l’une des tribus a rendu une décision erronée et que la majorité de cette tribu a commis une transgression sur la base de sa décision, cette tribu est tenue d’apporter une offrande et toutes les autres tribus sont exemptes. Il explique : Pourquoi ai-je besoin que le tanna enseigne : Et les autres tribus sont exemptes ? N’a-t-il pas déjà enseigné : Cette tribu est tenue ? Et puisqu’il enseigne : Cette tribu est tenue, nous savons automatiquement que le reste des tribus est exempt. Au contraire, ce tanna nous enseigne que c’est précisément dans un cas où la tribu a commis une transgression involontaire sur la base de la décision de son tribunal tribal que le reste des tribus est exempt ; mais dans un cas où la tribu a commis une transgression involontaire sur la base de la décision de la Haute Cour, même le reste des tribus est tenu. La Guemara conclut : Apprends de la michna que telle est l’opinion de Rabbi Yehouda.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: שֵׁבֶט אֶחָד שֶׁעָשָׂה בְּהוֹרָאַת בֵּית דִּין הַגָּדוֹל, לְרַבִּי שִׁמְעוֹן מִי מַיְיתֵי אוֹ לָא?
Un dilemme fut soulevé devant les Sages : dans un cas où une tribu a commis une transgression sur la base de la décision de la Haute Cour, selon Rabbi Shimon, sont-ils tenus d’apporter une offrande ou non ?
תָּא שְׁמַע: מָה הֵן מְבִיאִין? פַּר אֶחָד, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: שְׁנֵי פָרִים. בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא שֶׁחָטְאוּ שִׁבְעָה – שְׁנֵי פָרִים? שְׁמֹנָה פָּרִים בָּעֵי! אֶלָּא דְּחָטָא שֵׁבֶט אֶחָד, וּבְמַאי? אִילֵימָא בְּהוֹרָאַת בֵּית דִּינוֹ, רַבִּי שִׁמְעוֹן לֵית לֵיהּ! אֶלָּא בְּהוֹרָאַת בֵּית דִּין הַגָּדוֹל.
La Guemara suggère : Viens et écoute une résolution à ce dilemme tirée de la baraita citée plus haut : Qu’apportent-ils ? Ils apportent un taureau ; Rabbi Shimon dit : deux taureaux. La Guemara développe : De quoi parle-t-on dans cette baraita ? Si nous disons que la référence est à un cas où sept tribus ont fauté, cela est difficile. Dans ce cas, apporte-t-on deux taureaux ? Huit taureaux sont requis selon Rabbi Shimon. Au contraire, la référence est à un cas où une tribu a fauté. La Guemara précise : Et dans quelles circonstances la tribu a-t-elle fauté ? Si nous disons que la tribu a fauté sur la base de la décision de son tribunal tribal, Rabbi Shimon n’accepte pas la halakha selon laquelle une décision erronée du tribunal tribal les rend passibles d’apporter une offrande. Au contraire, les circonstances sont qu’ils ont fauté sur la base de la décision de la Haute Cour. Apparemment, même Rabbi Shimon convient que dans ce cas une tribu apporte une offrande.
וְתִסְבְּרָא: תַּנָּא קַמָּא מַנִּי? אִי רַבִּי מֵאִיר – הָא רוּבָּא בָּעֵי, אִי רַבִּי יְהוּדָה – שְׁאָר שְׁבָטִים נָמֵי מַיְיתוּ! אֶלָּא הָא מַנִּי – רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר הִיא, וְכִדְתַנְיָא.
La Guemara rejette cette preuve : Et comment peux-tu comprendre que telle soit la référence ? Qui, alors, est le premier tanna qui dit qu’ils doivent apporter un taureau ? Si c’est Rabbi Meir, cela est difficile. N’exige-t-il pas que la majorité, et non pas seulement une tribu, commette une transgression pour qu’il y ait responsabilité ? Si c’est Rabbi Yehuda, cela aussi est difficile, car selon son opinion le reste des tribus est également tenu d’apporter une offrande. Plutôt, qui est le premier tanna de cette baraita ? Le premier tanna est Rabbi Shimon ben Elazar, et la référence est à un cas où six tribus ont fauté et, en termes de population, elles constituent une majorité de la congrégation, et cette baraita est comme il est enseigné dans la baraita citée plus haut. Dans ce cas, Rabbi Shimon soutient que deux taureaux sont apportés, un par la congrégation et un par le tribunal. On ne peut tirer d’ici aucune preuve concernant l’opinion de Rabbi Shimon dans le cas d’une tribu qui a commis une transgression sur la base d’une décision de la Haute Cour.
תָּא שְׁמַע, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: לְעוֹלָם אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא עַל הוֹרָאַת בֵּית דִּין הַגָּדוֹל. מַאן חֲכָמִים? אִילֵימָא רַבִּי מֵאִיר, רוּבָּא בָּעֵי! אֶלָּא לָאו, רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא! שְׁמַע מִינַּהּ.
La Guemara suggère : Viens et écoute une résolution au dilemme à partir de la michna, qui enseigne : Et les Sages disent : Une tribu n’est jamais responsable, sauf pour avoir violé une transgression sur la base de la décision de la Haute Cour. La Guemara précise : Qui sont les Sages cités dans la michna ? Si nous disons que les Sages sont Rabbi Meir, il exige qu’une majorité commette une transgression pour être tenue responsable. Plutôt, n’est-ce pas que les Sages sont Rabbi Shimon ? La Guemara confirme : Concluez-en que Rabbi Shimon soutient qu’une tribu qui a commis une transgression sur la base de la décision de la Haute Cour est tenue d’apporter un taureau.
וְרַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי שִׁמְעוֹן, שֵׁבֶט אֶחָד דְּאִקְּרִי קָהָל מְנָא לְהוּ? אָמְרִי, דִּכְתִיב: ״וַיַּעֲמֹד יְהוֹשָׁפָט בִּקְהַל יְהוּדָה וִירוּשָׁלִַים (נָכַח חֲצַר בֵּית ה׳) [בְּבֵית ה׳ לִפְנֵי הֶחָצֵר] הַחֲדָשָׁה״. מַאי ״חֲדָשָׁה״? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, שֶׁחִידְּשׁוּ דְּבָרִים וְאָמְרוּ: טְבוּל יוֹם, אַל יִכָּנֵס בְּמַחֲנֵה לְוִיָּה.
§ La Guemara développe une question soulevée plus tôt. Et Rabbi Yehuda et Rabbi Shimon, qui soutiennent qu’une tribu qui commet une transgression est passible, d’où tirent-ils que une tribu est considérée comme une assemblée ? Les Sages disent que cela est dérivé d’un verset, comme il est écrit : « Et Josaphat se tint dans l’assemblée de Juda et de Jérusalem devant la nouvelle cour dans la maison du Seigneur » (II Chroniques 20:5). La Guemara demande : Que signifie « nouvelle » dans ce verset ? Rabbi Yoḥanan dit que à cette occasion ils ont introduit des nouveautés et ont dit : Celui qui était rituellement impur et qui s’est immergé ce jour-là et attend la tombée de la nuit pour que le processus de purification soit achevé ne peut pas entrer même dans le camp lévitique. Du fait que le verset emploie le terme « assemblée » en référence à Juda et Jérusalem, on peut déduire qu’une tribu est considérée comme une assemblée.
מַתְקֵיף לַהּ רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: מִמַּאי? דִּלְמָא שָׁאנֵי יְרוּשָׁלַיִם, דַּהֲוָה נָמֵי בִּנְיָמִין! אֶלָּא אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב, דִּכְתִיב: ״וַיֹּאמֶר אֵלַי הִנְנִי מַפְרְךָ וְהִרְבִּיתִךָ וּנְתַתִּיךָ לִקְהַל עַמִּים וְגוֹ׳״ מַאן אִתְיְלִיד לֵיהּ הָהִיא שַׁעְתָּא? בִּנְיָמִין, שְׁמַע מִינַּהּ הָכִי קָאָמַר רַחֲמָנָא: מִתְיְלִיד לָךְ הַשְׁתָּא קָהָל אַחֲרִינָא.
Rav Aḥa bar Ya’akov objecte à cela : D’où tires-tu cette conclusion ? Peut-être Jérusalem est-elle différente, puisque Jérusalem se trouvait aussi dans le territoire tribal de Benjamin. En conséquence, elle était partagée par deux tribus. Au contraire, Rav Aḥa bar Ya’akov a dit que la preuve qu’une tribu est caractérisée comme une assemblée est dérivée d’un autre verset, comme il est écrit que Jacob raconta ce que Dieu lui avait dit lorsqu’il revint de Paddan : "Et Il me dit : Voici, Je te rendrai fécond et te multiplierai, et Je ferai de toi une assemblée de peuples" (Genèse 48:4). Qui lui est né à partir de ce moment-là ? Seulement Benjamin. Conclus-en que c’est ce que le Miséricordieux dit à Jacob : Une autre assemblée va maintenant te naître. Apparemment, une seule tribu est caractérisée comme une assemblée.
אֲמַר לֵיהּ רַב שַׁבָּא לְרַב כָּהֲנָא, דִּלְמָא הָכִי קָאָמַר לֵיהּ רַחֲמָנָא: לְכִי מִתְיְלִיד לָךְ בִּנְיָמִין, הוּא דְּהָווּ שְׁנֵים עָשָׂר שְׁבָטִים דְּמִתְקַרְיַית קָהָל! אֲמַר לֵיהּ: אֶלָּא שְׁנֵים עָשָׂר שְׁבָטִים אִיקְּרוּ קָהָל, אַחַד עָשָׂר שְׁבָטִים לֹא אִיקְּרוּ קָהָל?
Rav Shabba dit à Rav Kahana : Peut-être que ceci est ce que le Miséricordieux dit à Jacob : c’est lorsque Benjamin te naîtra que tu auras douze tribus, qui sont ensemble qualifiées de congrégation. Rav Kahana lui dit : Mais cela veut-il dire que douze tribus sont qualifiées de congrégation, et que onze tribus ne sont pas qualifiées de congrégation ? Il a déjà été établi que même deux tribus sont qualifiées de congrégation. Au contraire, il ressort de ce verset que même une seule tribu est qualifiée de congrégation.
תַּנְיָא רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: מָה תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּפַר שֵׁנִי בֶן בָּקָר תִּקַּח לְחַטָּאת״? אִם לְלַמֵּד שֶׁהֵם שְׁנַיִם, וַהֲלֹא כְּבָר נֶאֱמַר: ״וַעֲשֵׂה אֶת הָאֶחָד חַטָּאת וְאֶת הָאֶחָד עֹלָה לַה׳״! [אֶלָּא] יָכוֹל [תְּהֵא] נֶאֱכֶלֶת חַטָּאת לַלְוִיִּם? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּפַר שֵׁנִי״ – שֵׁנִי לָעוֹלָה, מָה עוֹלָה לָא נֶאֱכֶלֶת,
§ Il est enseigné dans une baraita que Rabbi Shimon dit : Quel est le sens lorsque le verset déclare : « Et tu prendras un second jeune taureau comme offrande expiatoire » (Nombres 8:8), dans le contexte de la purification des Lévites après le péché du Veau d’or ? Si cela est écrit pour enseigner qu’ils sont deux, c’est-à-dire qu’un taureau supplémentaire est offert, n’est-il pas déjà dit : « Et tu offriras l’un comme offrande expiatoire, et l’autre comme holocauste, à l’Éternel » (Nombres 8:12) ? Au contraire, on aurait pu penser que l’offrande expiatoire sacrifiée pour les Lévites serait mangée comme les autres offrandes expiatoires. Pour écarter cela, le verset déclare : « Et un second taureau, » afin de souligner qu’il est second par rapport à l’holocauste et semblable à lui : De même qu’un holocauste n’est pas mangé,

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria