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פַּר כֹּהֵן מָשׁוּחַ וּפַר עֵדָה כּוּ׳. מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״וְשָׂרַף אוֹתוֹ כַּאֲשֶׁר שָׂרַף אֵת הַפָּר הָרִאשׁוֹן״, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״הָרִאשׁוֹן״? שֶׁיְּהֵא רִאשׁוֹן, קוֹדֵם לְפַר הָעֵדָה בְּכׇל מַעֲשָׂיו.
§ La michna enseigne : Si le taureau du prêtre oint et le taureau de la communauté, qui sont apportés pour absence de conscience de la chose, sont en attente, le taureau du prêtre oint précède le taureau de la communauté dans toutes ses actions. La Guemara demande : D’où ces éléments sont-ils dérivés ? C’est comme les Sages l’ont enseigné : « Et il le brûlera comme il a brûlé le premier taureau » (Lévitique 4:21). Pourquoi le verset doit-il dire « le premier » ? Le verset aurait pu simplement dire qu’il le brûlera comme il a brûlé le taureau. C’est afin d’établir que la première offrande précède le taureau de la communauté dans toutes ses actions.
תָּנוּ רַבָּנַן: פַּר כֹּהֵן מָשִׁיחַ וּפַר הָעֵדָה עוֹמְדִים – פַּר כֹּהֵן מָשִׁיחַ קוֹדֵם לְפַר הָעֵדָה בְּכׇל מַעֲשָׂיו. הוֹאִיל וּמָשִׁיחַ מְכַפֵּר, וְעֵדָה מִתְכַּפֶּרֶת – דִּין הוּא שֶׁיַּקְדִּים הַמְכַפֵּר לַמִּתְכַּפֵּר, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״וְכִפֶּר בַּעֲדוֹ וּבְעַד בֵּיתוֹ וּבְעַד כׇּל קְהַל יִשְׂרָאֵל״.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Si le taureau du prêtre oint et le taureau de la communauté sont en attente, le taureau du prêtre oint précède le taureau de la communauté dans toutes ses actions. Puisque le prêtre oint fait expiation pour tout le peuple juif, et que la communauté obtient l’expiation, il est logique que celui qui fait expiation précède celui qui obtient l’expiation. Et ainsi le verset déclare : « Et il fera expiation pour lui-même, pour sa maison et pour toute l’assemblée d’Israël » (Lévitique 16:17).
פַּר הֶעְלֵם דָּבָר שֶׁל צִבּוּר קוֹדֵם לְפַר שֶׁל עֲבוֹדָה זָרָה. מַאי טַעְמָא? הַאי חַטָּאת וְהַאי עוֹלָה, וְתַנְיָא: ״וְהִקְרִיב אֶת אֲשֶׁר לְחַטָּאת רִאשׁוֹנָה״, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? אִם לְלַמֵּד שֶׁתְּהֵא חַטָּאת רִאשׁוֹנָה, הֲרֵי כְּבָר נֶאֱמַר: ״וְאֶת הַשֵּׁנִי יַעֲשֶׂה עוֹלָה כַּמִּשְׁפָּט״! אֶלָּא זֶה בָּנָה אָב שֶׁיְּהוּ כׇּל חַטָּאוֹת קוֹדְמוֹת לְעוֹלוֹת הַבָּאִים עִמָּהֶם, וְקַיְימָא לַן דַּאֲפִילּוּ חַטַּאת הָעוֹף קוֹדֶמֶת לְעוֹלַת בְּהֵמָה.
La baraita continue : Un taureau pour un péché communautaire involontaire précède un taureau pour l’idolâtrie. Quelle est la raison de cette halakha ? Celui-ci, c’est-à-dire le taureau pour un péché communautaire involontaire, est un sacrifice expiatoire, et celui-là, c’est-à-dire le taureau pour l’idolâtrie, est un holocauste, et il est enseigné dans une baraita : « Et il offrira d’abord ce qui est pour le sacrifice expiatoire » (Lévitique 5:8) ; pourquoi le verset doit-il déclarer cela ? Si c’est pour enseigner que le sacrifice pour le péché viendra en premier, cela est déjà dit : « Et le second, il le préparera comme holocauste, selon la règle » (Lévitique 5:10). Au contraire, cela a établi un paradigme à partir duquel tous les cas semblables peuvent être dérivés, enseignant que tous les sacrifices expiatoires précèdent les holocaustes qui les accompagnent, et nous soutenons que même les sacrifices expiatoires d’oiseaux précèdent les holocaustes d’animaux.
פַּר עֲבוֹדָה זָרָה קוֹדֵם לִשְׂעִיר עֲבוֹדָה זָרָה, אַמַּאי? הַאי חַטָּאת, וְהַאי עוֹלָה! אָמְרִי בְּמַעְרְבָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא בַּר מָרִי: חַטַּאת עֲבוֹדָה זָרָה חַסִּירָא אָלֶף, ״לְחַטָּת״ כְּתִיב. רָבָא אָמַר: ״כַּמִּשְׁפָּט״ כְּתִיב בֵּיהּ.
Un taureau pour l’idolâtrie apporté par toute l’assemblée précède un bouc pour l’idolâtrie apporté par toute l’assemblée. La Guemara demande : Pourquoi en est-il ainsi ? Celui-ci, c’est-à-dire le bouc, est une offrande expiatoire, tandis que celui-là, c’est-à-dire le taureau, est un holocauste ? En Occident, Eretz Yisrael, ils disent au nom de Rava bar Mari : Dans le verset : « Si cela est accompli involontairement par l’assemblée, étant caché à leurs yeux, toute l’assemblée apportera un jeune taureau en holocauste, d’une odeur agréable au Seigneur, avec son offrande de grain et sa libation, selon l’ordonnance, et un bouc comme offrande expiatoire [leḥattat] » (Nombres 15:24), il manque un alef à l’offrande expiatoire pour l’idolâtrie, c’est-à-dire que « leḥattat » est écrit sans alef. Cela indique que toutes les halakhot des offrandes expiatoires ne s’y appliquent pas. Rava a dit : « Selon l’ordonnance » est écrit à son sujet, ce qui indique que le service doit être accompli conformément à l’ordre énoncé dans le verset, c’est-à-dire que le taureau est sacrifié avant le bouc.
שְׂעִיר עֲבוֹדָה זָרָה קוֹדֵם לִשְׂעִיר נָשִׂיא. מַאי טַעְמָא? הַאי צִבּוּר וְהַאי יָחִיד. שְׂעִיר נָשִׂיא קוֹדֵם לִשְׂעִירַת יָחִיד. מַאי טַעְמָא? הַאי מֶלֶךְ וְהַאי הֶדְיוֹט.
Le bouc pour l’idolâtrie de la congrégation précède le bouc du roi. Quelle en est la raison ? La raison est que ce bouc est apporté par le public et que cet autre bouc est apporté par un individu, et l’offrande communautaire précède l’offrande individuelle, même si cet individu est le roi. Le bouc mâle du roi précède la chèvre femelle de l’individu. Quelle en est la raison ? Ce bouc mâle est apporté par un roi, et cette chèvre femelle est apportée par une personne ordinaire.
שְׂעִירַת יָחִיד קוֹדֶמֶת לְכִבְשַׂת יָחִיד. וְהָא תַּנְיָא: כִּבְשַׂת יָחִיד קוֹדֶמֶת לִשְׂעִירַת יָחִיד! אָמַר אַבָּיֵי: תַּנָּאֵי הִיא, מָר סָבַר: שְׂעִירָה עֲדִיפָא, שֶׁכֵּן נִתְרַבְּתָה אֵצֶל עֲבוֹדָה זָרָה בְּיָחִיד. וּמָר סָבַר: כִּבְשָׂה עֲדִיפָא, שֶׁכֵּן נִתְרַבְּתָה בְּאַלְיָה.
La chèvre femelle d’un particulier apportée comme offrande expiatoire ordinaire précède la brebis d’un particulier apportée comme offrande expiatoire ordinaire. La Guemara demande : Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : La brebis d’un particulier précède la chèvre femelle d’un particulier ? Abaye a dit : C’est un différend entre tannaïm. Un Sage soutient que la chèvre femelle est préférable et a donc préséance, car son champ d’application est plus large, puisqu’elle est apportée pour l’idolâtrie d’un particulier, auquel cas il faut apporter une chèvre femelle et non une brebis. Et un Sage soutient que la brebis est préférable et a donc préséance, car elle comporte davantage de portions sacrificielles qu’une chèvre femelle, puisque sa queue grasse est également incluse, ce qui indique qu’il s’agit d’une offrande préférable.
עוֹמֶר קוֹדֵם לְכֶבֶשׂ הַבָּא עִמּוֹ, שְׁתֵּי הַלֶּחֶם קוֹדְמִים לִכְבָשִׂים הַבָּאִים עִמָּהֶם. זֶה הַכְּלָל: דָּבָר הַבָּא בְּגִין (לַ)יוֹם קוֹדֵם לְדָבָר הַבָּא בְּגִין לֶחֶם.
L’offrande du omer précède l’agneau qui l’accompagne ; les deux pains, c’est-à-dire l’offrande publique de Shavouot de deux pains faits du nouveau blé, précèdent les brebis qui les accompagnent. Tel est le principe : Une chose qui vient en raison de la mitsva du jour précède une chose qui vient en raison du pain. L’omer et les deux pains sont des offrandes de farine apportées en raison du jour. Les brebis qui les accompagnent sont apportées en raison de ces offrandes de farine.
מַתְנִי׳ הָאִישׁ קוֹדֵם לָאִשָּׁה לְהַחֲיוֹת וּלְהָשֵׁב אֲבֵדָה. וְהָאִשָּׁה קוֹדֶמֶת לָאִישׁ לִכְסוּת וּלְהוֹצִיא מִבֵּית הַשְּׁבִי. בִּזְמַן שֶׁשְּׁנֵיהֶם עוֹמְדִים בְּקַלְקָלָה – הָאִישׁ קוֹדֵם לָאִשָּׁה.
MICHNA :L’homme précède la femme lorsqu’il y a une incertitude quant à savoir lequel des deux sauver ou à qui rendre un objet perdu en premier. Et la femme précède l’homme quant à savoir lequel des deux pourvoir d’un vêtement en premier, parce que son humiliation est plus grande, ou libérer de captivité en premier, en raison de la crainte qu’elle soit violée. Lorsqu’ils sont tous deux exposés à la dégradation, c’est-à-dire qu’il y a aussi la crainte que l’homme soit violé en captivité, la libération de l’homme précède la libération de la femme.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: הָיָה הוּא וְאָבִיו וְרַבּוֹ בַּשֶּׁבִי – הוּא קוֹדֵם לְרַבּוֹ, וְרַבּוֹ קוֹדֵם לְאָבִיו. אִמּוֹ קוֹדֶמֶת לְכוּלָּם.
GUEMARA : À propos de la préséance, les Sages ont enseigné dans une baraita : Si lui, son père et son maître étaient en captivité, sa libération précède celle de son maître, car la vie d’une personne elle-même a priorité, et la libération de son maître précède celle de son père. La libération de sa mère précède la libération de tous.
חָכָם קוֹדֵם לְמֶלֶךְ יִשְׂרָאֵל: חָכָם שֶׁמֵּת – אֵין לָנוּ כַּיּוֹצֵא בּוֹ. מֶלֶךְ יִשְׂרָאֵל שֶׁמֵּת – כׇּל יִשְׂרָאֵל רְאוּיִם לַמַּלְכוּת.
Un érudit de la Torah précède le roi d’Israël, car dans le cas d’un Sage qui meurt, nous n’avons personne comme lui, mais dans le cas d’un roi d’Israël qui meurt, tout Israël est apte à la royauté.
מֶלֶךְ קוֹדֵם לְכֹהֵן גָּדוֹל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיֹּאמֶר הַמֶּלֶךְ (אֲלֵיהֶם) [לָהֶם] קְחוּ עִמָּכֶם (אוֹ מֵעַבְדֵי) [אֶת עַבְדֵי] אֲדֹנֵיכֶם וְגוֹ׳״.
Un roi précède un Grand Prêtre, comme il est dit : « Et le roi leur dit : Prenez avec vous les serviteurs de votre seigneur » (I Rois 1:33). Le roi David se désignait lui-même comme seigneur lorsqu’il parlait à Tsadok le prêtre.
כֹּהֵן גָּדוֹל קוֹדֵם לְנָבִיא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּמָשַׁח אֹתוֹ שָׁם צָדוֹק הַכֹּהֵן וְנָתָן הַנָּבִיא״. הִקְדִּים צָדוֹק לְנָתָן. וְאוֹמֵר: ״שְׁמַע נָא יְהוֹשֻׁעַ הַכֹּהֵן הַגָּדוֹל אַתָּה וְרֵעֶיךָ וְגוֹ׳״. יָכוֹל הֶדְיוֹטוֹת הָיוּ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כִּי אַנְשֵׁי מוֹפֵת הֵמָּה״, וְאֵין ״מוֹפֵת״ אֶלָּא נָבִיא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְנָתַן אֵלֶיךָ אוֹת אוֹ מוֹפֵת״.
Un Grand Prêtre précède un prophète, comme il est dit : « Et que Tsadok le prêtre et Nathan le prophète l’oignent là » (I Rois 1:34) ; Tsadok est écrit avant Nathan. Et de même, le prophète dit : « Écoute maintenant, Josué le Grand Prêtre, toi et tes collègues qui siègent devant toi, car ce sont des hommes de signe ; car voici, Je ferai venir Mon serviteur Tzemah » (Zacharie 3:8). On pourrait penser que ces collègues étaient des laïcs. C’est pourquoi le verset déclare : « Car ce sont des hommes de signe », et « signe » ne signifie rien d’autre qu’un prophète, comme il est dit : « Et il te donne un signe ou un prodige » (Deutéronome 13:2).
מָשׁוּחַ בְּשֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה קוֹדֵם לִמְרוּבֵּה בְגָדִים. מְרוּבֵּה בְגָדִים קוֹדֵם לְמָשִׁיחַ שֶׁעָבַר מֵחֲמַת קִרְיוֹ. מָשִׁיחַ שֶׁעָבַר מֵחֲמַת קִרְיוֹ קוֹדֵם לְעָבַר מֵחֲמַת מוּמוֹ. עָבַר מֵחֲמַת מוּמוֹ קוֹדֵם לִמְשׁוּחַ מִלְחָמָה. מְשׁוּחַ מִלְחָמָה קוֹדֵם לִסְגָן.
Un Grand Prêtre oint avec l’huile d’onction précède un prêtre consacré par le port de multiples vêtements. Un Grand Prêtre consacré par le port de multiples vêtements précède un Grand Prêtre oint qui a quitté sa fonction, même s’il l’a fait en raison de son émission séminale. Un Grand Prêtre oint qui a quitté sa fonction en raison de son émission séminale précède un Grand Prêtre oint qui a quitté sa fonction en raison de son défaut. Un Grand Prêtre oint qui a quitté sa fonction en raison de son défaut précède un prêtre oint pour la guerre. Un prêtre oint pour la guerre précède un adjoint au Grand Prêtre, qui remplace le Grand Prêtre lorsqu’il est incapable de servir dans le Temple.
סְגָן קוֹדֵם לַאֲמַרְכָּל. מַאי אֲמַרְכָּל? אָמַר רַב חִסְדָּא: אָמַר כּוֹלָּא. אֲמַרְכָּל קוֹדֵם לְגִזְבָּר, גִּזְבָּר קוֹדֵם לְרֹאשׁ מִשְׁמָר, רֹאשׁ מִשְׁמָר קוֹדֵם לְרֹאשׁ בֵּית אָב, רֹאשׁ בֵּית אָב קוֹדֵם לְכֹהֵן הֶדְיוֹט.
La baraita conclut : Un vice grand prêtre précède le superviseur [la’amarkal], l’un des sept responsables nommés dans le Temple. La Guemara demande : Quel est le sens de amarkal ? Rav Ḥisda a dit : Amarkal est une contraction de amar kulla, c’est-à-dire : il dit tout. Le superviseur du Temple a le dernier mot dans les questions concernant l’administration du Temple. Le superviseur précède le trésorier du Temple. Le trésorier précède le chef de la garde sacerdotale qui servait dans le Temple pendant une période d’une semaine à la fois. Le chef de la garde sacerdotale précède le chef de la famille patrilinéaire. Chaque famille patrilinéaire accomplissait le service du Temple pendant un jour au cours de la semaine de sa garde sacerdotale. Le chef de la famille patrilinéaire précède un prêtre ordinaire.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: לְעִנְיַן טוּמְאָה, סְגָן וּמְשׁוּחַ מִלְחָמָה אֵיזֶה מֵהֶם קוֹדֵם?
Un dilemme fut soulevé devant les Sages : En ce qui concerne la question de l’impureté rituelle, lorsqu’il y a un mort sans personne pour l’enterrer [met mitzva], que même un prêtre et un nazir sont tenus d’enterrer, et que le suppléant du Grand Prêtre et le prêtre oint pour la guerre sont disponibles pour l’enterrer, lequel d’entre eux a préséance sur l’autre et devient impur ?
אָמַר מָר זוּטְרָא בְּרֵיהּ דְּרַב נַחְמָן: תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: סְגָן וּמְשׁוּחַ מִלְחָמָה שֶׁהָיוּ מְהַלְּכִים בַּדֶּרֶךְ וּפָגַע בָּהֶם מֵת מִצְוָה, מוּטָב שֶׁיִּטַּמֵּא מְשׁוּחַ מִלְחָמָה וְאַל יִטַּמֵּא סְגָן, שֶׁאִם יֶאֱרַע בּוֹ פְּסוּל בְּכֹהֵן גָּדוֹל, נִכְנָס הַסְּגָן וּמְשַׁמֵּשׁ תַּחְתָּיו. וְהָתַנְיָא: מְשׁוּחַ מִלְחָמָה קוֹדֵם לַסְּגָן! אָמַר רָבִינָא, כִּי תַּנְיָא הָהִיא לְהַחְיוֹתוֹ.
Mar Zutra, fils de Rav Naḥman, a dit : Viens et entends une résolution, comme cela est enseigné dans une baraita : Dans le cas d’un adjoint au Grand Prêtre et d’un prêtre oint pour la guerre qui marchaient sur le chemin et rencontrèrent un met mitzva, et que l’un d’eux doit l’enterrer et devenir rituellement impur, il est préférable que le prêtre oint pour la guerre devienne rituellement impur et que l’adjoint au Grand Prêtre ne devienne pas rituellement impur. La raison est que si une disqualification atteint le Grand Prêtre, l’adjoint entre et accomplit le service du Temple à sa place. Il faut donc veiller, dans toute la mesure du possible, à ce que l’adjoint au Grand Prêtre demeure rituellement pur. La Guemara demande : Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : Un prêtre oint pour la guerre précède un adjoint au Grand Prêtre ? Ravina a dit : Lorsque cette baraita est enseignée, ce n’est pas au sujet de l’impureté rituelle ; elle est plutôt enseignée au sujet du sauvetage de sa personne, car le rang du prêtre oint pour la guerre est plus élevé que celui de l’adjoint au Grand Prêtre.
מַתְנִי׳ כֹּהֵן קוֹדֵם לְלֵוִי, לֵוִי לְיִשְׂרָאֵל, יִשְׂרָאֵל לְמַמְזֵר, וּמַמְזֵר לְנָתִין, וְנָתִין לְגֵר, וְגֵר לְעֶבֶד מְשׁוּחְרָר. אֵימָתַי? בִּזְמַן שֶׁכּוּלָּם שָׁוִים. אֲבָל אִם הָיָה מַמְזֵר תַּלְמִיד חָכָם וְכֹהֵן גָּדוֹל עַם הָאָרֶץ – מַמְזֵר תַּלְמִיד חָכָם קוֹדֵם לְכֹהֵן גָּדוֹל עַם הָאָרֶץ.
MICHNA :Un prêtre précède un Lévite. Un Lévite précède un Israélite. Un Israélite précède un fils né d’une relation incestueuse ou adultère [mamzer], et un mamzer précède un Gabaonite, et un Gabaonite précède un converti, et un converti précède un esclave affranchi. Quand ces halakhot de préséance prennent-elles effet ? Dans des circonstances où ils sont tous égaux en termes de sagesse. Mais s’il y avait un mamzer qui soit un érudit de la Torah et un Grand Prêtre qui soit un ignorant, un mamzer qui soit un érudit de la Torah précède un Grand Prêtre qui soit un ignorant, car la sagesse de la Torah surpasse tout le reste.
גְּמָ׳ כֹּהֵן קוֹדֵם לְלֵוִי – שֶׁנֶּאֱמַר: ״(וּבְנֵי) [בְּנֵי] עַמְרָם אַהֲרֹן וּמֹשֶׁה וַיִּבָּדֵל אַהֲרֹן (לְהַקְרִיב) [לְהַקְדִּישׁוֹ] קֹדֶשׁ (הַקֳּדָשִׁים) [קָדָשִׁים]״. לֵוִי קוֹדֵם לְיִשְׂרָאֵל – שֶׁנֶּאֱמַר: ״בָּעֵת הַהִיא הִבְדִּיל ה׳ אֶת שֵׁבֶט הַלֵּוִי (מִתּוֹךְ) וְגוֹ׳״.
GUEMARA :Un prêtre précède un lévite, comme il est dit : « Les fils d’Amram : Aaron et Moïse, et Aaron fut mis à part afin d’être sanctifié comme le plus sacré » (I Chroniques 23:13). Un lévite précède un Israélite, comme il est dit : « En ce temps-là, le Seigneur sépara la tribu de Lévi, pour porter l’Arche de l’Alliance du Seigneur, pour se tenir devant le Seigneur afin de Le servir et pour bénir en Son nom, jusqu’à ce jour » (Deutéronome 10:8).
יִשְׂרָאֵל קוֹדֵם לְמַמְזֵר – שֶׁזֶּה מְיוּחָס, וְזֶה אֵינוֹ מְיוּחָס. מַמְזֵר קוֹדֵם לְנָתִין – זֶה בָּא מִטִּפָּה כְּשֵׁרָה, וְזֶה בָּא מִטִּפָּה פְּסוּלָה. נָתִין קוֹדֵם לְגֵר – זֶה גָּדַל עִמָּנוּ בִּקְדוּשָּׁה, וְזֶה לֹא גָּדַל עִמָּנוּ בִּקְדוּשָּׁה. גֵּר קוֹדֵם לְעֶבֶד מְשׁוּחְרָר – זֶה הָיָה בִּכְלַל אָרוּר, וְזֶה לֹא הָיָה בִּכְלַל אָרוּר.
Un Israélite précède un mamzer parce que cet Israélite est de lignée légitime et que ce mamzer n’est pas de lignée légitime et est disqualifié pour entrer dans l’assemblée d’Israël. Un mamzer précède un Gabaonite parce que ce mamzer provient d’une goutte apte de semence, c’est-à-dire d’ascendance juive, et que ce Gabaonite provient d’une goutte inapte de semence, d’ascendance gentile. Un Gabaonite précède un converti, car ce Gabaonite a grandi parmi nous dans la sainteté et a mené sa vie comme un Juif, et que ce converti n’a pas grandi parmi nous dans la sainteté. Un converti précède un esclave cananéen affranchi, car cet esclave cananéen affranchi était inclus dans la catégorie de la malédiction lorsqu’il était asservi, et que ce converti n’était pas inclus dans la catégorie de la malédiction.
אֵימָתַי? בִּזְמַן שֶׁכּוּלָּן שָׁוִין כּוּ׳. מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַב אַחָא בְּרַבִּי חֲנִינָא, דְּאָמַר קְרָא: ״יְקָרָה הִיא מִפְּנִינִים״, מִכֹּהֵן גָּדוֹל שֶׁנִּכְנָס לִפְנַי וְלִפְנִים.
La michna enseigne : Quand ces halakhot de préséance prennent-elles effet ? Dans des circonstances où ils sont tous égaux en termes de sagesse. La Guemara demande : D’où ces éléments sont-ils dérivés ? Rav Aḥa, fils de Rabbi Ḥanina, a dit : Cela est dérivé d’un verset, comme le verset l’énonce : « Elle est plus précieuse que les rubis [mipeninim] » (Proverbes 3:15). La Torah est plus précieuse que le Grand Prêtre qui entre dans le sanctuaire le plus intérieur [lifnai velifnim], le Saint des Saints.
תַּנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בַּר יוֹחַאי אוֹמֵר: בַּדִּין הוּא שֶׁיַּקְדִּים עֶבֶד מְשׁוּחְרָר לְגֵר, שֶׁזֶּה גָּדַל עִמָּנוּ בִּקְדוּשָּׁה, וְזֶה לֹא גָּדַל עִמָּנוּ בִּקְדוּשָּׁה. אֶלָּא זֶה הָיָה בִּכְלַל אָרוּר, וְזֶה לֹא הָיָה בִּכְלַל אָרוּר.
Il est enseigné dans une baraita que Rabbi Shimon bar Yoḥai dit : En droit, un esclave cananéen affranchi aurait dû précéder un converti, parce que cet esclave cananéen affranchi a grandi parmi nous dans la sainteté, tandis que ce converti n’a pas grandi parmi nous dans la sainteté. Mais le converti précède l’esclave cananéen parce que cet esclave cananéen était dans la catégorie de la malédiction, tandis que ce converti n’était pas dans la catégorie de la malédiction.
שָׁאֲלוּ תַּלְמִידָיו אֶת רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי צָדוֹק: מִפְּנֵי מָה הַכֹּל רָצִין לִישָּׂא גִּיּוֹרֶת, וְאֵין הַכֹּל רָצִין לִישָּׂא מְשׁוּחְרֶרֶת? אָמַר לָהֶם: זוֹ הָיְתָה בִּכְלַל אָרוּר, וְזוֹ לֹא הָיְתָה בִּכְלַל אָרוּר. דָּבָר אַחֵר: זוֹ הָיְתָה בְּחֶזְקַת שָׁמוּר, וְזוֹ לֹא הָיְתָה בְּחֶזְקַת שָׁמוּר.
Les élèves de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Tzadok, lui demandèrent : Pour quelle raison tout le monde, c’est-à-dire beaucoup de gens, se précipite pour épouser une convertie, et pas tout le monde ne se précipite pour épouser une servante cananéenne affranchie ? Il leur dit : Cette servante cananéenne était dans la catégorie de la malédiction, et cette convertie n’était pas dans la catégorie de la malédiction. Alternativement, la raison est que cette convertie a une présomption de chasteté, et cette servante cananéenne n’a pas de présomption de chasteté.
שָׁאֲלוּ תַּלְמִידָיו אֶת רַבִּי אֶלְעָזָר: מִפְּנֵי מָה הַכֶּלֶב מַכִּיר אֶת קוֹנוֹ, וְחָתוּל אֵינוֹ מַכִּיר אֶת קוֹנוֹ? אָמַר לָהֶם: וּמָה הָאוֹכֵל מִמַּה שֶּׁעַכְבָּר אוֹכֵל – מְשַׁכֵּחַ, הָאוֹכֵל עַכְבָּר עַצְמוֹ – עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה.
Les élèves de Rabbi Elazar lui demandèrent : Pour quelle raison un chien reconnaît-il son maître, tandis qu’un chat ne reconnaît pas son maître ? Rabbi Elazar leur dit : S’il est établi que, concernant celui qui mange de ce que mange une souris, manger cet aliment le fait oublier, concernant le chat, qui mange la souris elle-même, à plus forte raison cela le fait oublier.
שָׁאֲלוּ תַּלְמִידָיו אֶת רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: מִפְּנֵי מָה הַכֹּל מוֹשְׁלִים בָּעַכְבָּרִים? מִפְּנֵי שֶׁסּוּרַן רַע. מַאי הִיא? רָבָא אָמַר: אֲפִילּוּ גְּלִימֵי גָּיְיצִי.
Les élèves de Rabbi Eliezer lui demandèrent : Pour quelle raison tous les prédateurs dominent les souris et les chassent ? Il leur dit : Parce que, en ce qui concerne les souris, leur inclination [shesuran] est mauvaise. La Guemara demande : Quelle est l’indication de cela ? Rava dit : Elles rongent même des manteaux, bien que les manteaux ne leur fournissent pas de nourriture.

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