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אֵימָא סֵיפָא: אֵין בֵּין כֹּהֵן מְשַׁמֵּשׁ לְכֹהֵן שֶׁעָבַר אֶלָּא פַּר יוֹם הַכִּפּוּרִים וַעֲשִׂירִית הָאֵיפָה. אֲתָאן לְרַבִּי מֵאִיר. דְּתַנְיָא: אֵירַע בּוֹ פְּסוּל בְּכֹהֵן גָּדוֹל וְעָבַר וּמִינּוּ כֹּהֵן אַחֵר תַּחְתָּיו – הָרִאשׁוֹן חוֹזֵר לַעֲבוֹדָתוֹ, וְהַשֵּׁנִי כׇּל מִצְוֹת כְּהוּנָּה עָלָיו, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. [רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: רִאשׁוֹן חוֹזֵר לַעֲבוֹדָתוֹ, וְשֵׁנִי אֵינוֹ רָאוּי לֹא לְכֹהֵן גָּדוֹל וְלֹא לְכֹהֵן הֶדְיוֹט].
Dis la clause finale : La différence entre un Grand Prêtre exerçant actuellement ses fonctions à ce titre et un ancien Grand Prêtre n’est que en ce qui concerne le taureau apporté par le Grand Prêtre à Yom Kippour et le dixième d’un épha d’offrande de farine ; mais pour toutes les autres questions, les deux sont égaux. Dans cette clause, nous arrivons à l’opinion de Rabbi Meir, comme cela est enseigné dans une baraita : Si une disqualification temporaire atteignit le Grand Prêtre et qu’il quitta sa fonction et qu’ils nommèrent un autre prêtre à sa place, après que la cause de sa disqualification a disparu, le premier prêtre retourne à son service comme Grand Prêtre. Et en ce qui concerne le second prêtre, toutes les mitsvot du Grand Sacerdoce continuent de lui incomber à lui ; telle est l’opinion de Rabbi Meir. Rabbi Yosei dit : Le premier retourne à son service, et le second est inapte à servir dans l’une ou l’autre fonction ; il ne peut servir ni comme Grand Prêtre ni comme prêtre ordinaire.
אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: מַעֲשֶׂה בְּיוֹסֵף בֶּן אִילֵּים מִצִּפּוֹרִי שֶׁאֵירַע בּוֹ פְּסוּל בְּכֹהֵן גָּדוֹל, וְעָבַר, וּמִינּוּ אַחֵר תַּחְתָּיו, וְלֹא הֱנִיחוּהוּ אֶחָיו הַכֹּהֲנִים לִהְיוֹת לֹא כֹּהֵן גָּדוֹל וְלֹא כֹּהֵן הֶדְיוֹט. כֹּהֵן גָּדוֹל מִשּׁוּם אֵיבָה, כֹּהֵן הֶדְיוֹט מִשּׁוּם מַעֲלִין בַּקֹּדֶשׁ וְאֵין מוֹרִידִין.
La baraita continue. Rabbi Yossei a dit : Il y eut un incident impliquant le prêtre Yosef ben Eilim de Tzippori : Lorsqu’une disqualification frappa un Grand Prêtre et qu’il quitta sa fonction, les prêtres en nommèrent un autre à sa place, Yosef ben Eilim, à sa place. Et après que la cause de la disqualification eut disparu, ses frères les prêtres ne permirent pas à Yosef ben Eilim de servir, ni comme Grand Prêtre ni comme prêtre ordinaire. La Guemara explique : Ni comme Grand Prêtre, en raison de l’hostilité, de la jalousie et de l’amertume qui seraient engendrées s’il y avait deux Grands Prêtres de rang égal dans le Temple. Ni comme prêtre ordinaire, parce que le principe est le suivant : On élève à un niveau supérieur en matière de sainteté et on ne rabaisse pas. Une fois qu’il a servi comme Grand Prêtre, il ne peut pas être rétabli au rang de prêtre ordinaire.
רֵישָׁא רַבָּנַן וְסֵיפָא רַבִּי מֵאִיר? אָמַר רַב חִסְדָּא: אִין, רֵישָׁא רַבָּנַן וְסֵיפָא רַבִּי מֵאִיר. רַב יוֹסֵף אָמַר: רַבִּי הִיא, וְנָסֵיב לַהּ אַלִּיבָּא דְתַנָּאֵי.
La Guemara demande : Se peut-il que la première clause de la michna soit conforme à l’opinion des Sages, qui sont en désaccord avec Rabbi Meir, et que la dernière clause soit conforme à l’opinion de Rabbi Meir ? Rav Ḥisda a dit : En effet, la première clause de la michna est conforme à l’opinion des Sages et la dernière clause est conforme à l’opinion de Rabbi Meir. Rav Yosef a dit : Toute la michna est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi, et il formule la michna selon différents tannaïm. Elle est conforme à l’opinion des Sages en ce qui concerne un Grand Prêtre consacré par le port de multiples vêtements, et conforme à l’opinion de Rabbi Meir en ce qui concerne un ancien Grand Prêtre.
רָבָא אָמַר: רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא וְסָבַר לַהּ כְּרַבִּי מֵאִיר בַּחֲדָא, וּפְלִיג עֲלֵיהּ בַּחֲדָא.
Rava a dit : Toute la michna présente l’opinion de Rabbi Shimon, et il est d’accord avec l’opinion de Rabbi Meir concernant un point et n’est pas d’accord avec lui concernant un point.
דְּתַנְיָא: דְּבָרִים שֶׁבֵּין כֹּהֵן גָּדוֹל לְכֹהֵן הֶדְיוֹט אֵלּוּ הֵם: פַּר הַבָּא עַל כׇּל הַמִּצְוֹת, וּפַר יוֹם הַכִּפּוּרִים, וַעֲשִׂירִית הָאֵיפָה, וְלֹא פּוֹרֵעַ וְלֹא פּוֹרֵם. אֲבָל הוּא פּוֹרֵם מִלְּמַטָּה וְהַהֶדְיוֹט מִלְמַעְלָה. וְאֵין מִטַּמֵּא לִקְרוֹבִים, וּמוּזְהָר עַל הַבְּתוּלָה, וְאָסוּר בָּאַלְמָנָה, וּמַחְזִיר אֶת הָרוֹצֵחַ,
C’est comme cela est enseigné dans une baraita : Voici les points au sujet desquels il existe des différences entre un Grand Prêtre et un prêtre ordinaire : Le Grand Prêtre apporte le taureau offert pour l’une quelconque des mitzvot, et le taureau de Yom Kippour, ainsi que l’offrande quotidienne de farine d’un dixième d’épha. Et il ne peut pas laisser pousser ses cheveux longs et ne peut pas déchirer ses vêtements en signe de deuil ; mais il déchire son vêtement par en bas de manière discrète, et le prêtre ordinaire déchire son vêtement par en haut, de la manière habituelle. Et le Grand Prêtre ne peut pas se rendre impur par l’impureté transmise par un cadavre même dans le cas où l’un de ses proches meurt, et il est averti de prendre pour épouse une vierge, et il lui est interdit d’épouser une veuve, et lorsqu’il meurt il ramène le meurtrier involontaire chez lui depuis la ville de refuge.
וּמַקְרִיב אוֹנֵן, וְאֵינוֹ אוֹכֵל [וְאֵינוֹ חוֹלֵק]. מַקְרִיב חֵלֶק בָּרֹאשׁ, וְנוֹטֵל חֵלֶק בָּרֹאשׁ, וּמְשַׁמֵּשׁ בִּשְׁמוֹנָה כֵּלִים. וְכׇל עֲבוֹדַת יוֹם הַכִּפּוּרִים אֵינָהּ כְּשֵׁרָה אֶלָּא בּוֹ, וּפָטוּר עַל טוּמְאַת מִקְדָּשׁ וְקָדָשָׁיו.
La baraita continue : Et le Grand Prêtre offre des sacrifices même en tant que endeuillé immédiat le jour où un proche parent meurt, mais il ne peut pas prendre part aux offrandes ce jour-là et il ne reçoit pas de part de ces offrandes. Il offre une part à la tête des prêtres, c’est-à-dire chaque fois qu’il le souhaite, et prend une part à la tête, c’est-à-dire qu’il prend une part de toute offrande qu’il choisit. Et il accomplit le service du Temple en portant huit vêtements sacerdotaux, et l’ensemble du service de Yom Kippour n’est valide que lorsqu’il est accompli par lui, et il est exempté de l’obligation d’apporter une offrande à échelle variable pour la souillure du Temple ou de ses aliments sacrificiels.
וְכוּלָּן נוֹהֲגִין בִּמְרוּבֵּה בְגָדִים חוּץ מִפַּר הַמֵּבִיא עַל כׇּל הַמִּצְוֹת, וְכוּלָּן נוֹהֲגִין בְּמָשִׁיחַ שֶׁעָבַר חוּץ מִפַּר יוֹם הַכִּיפּוּרִים וַעֲשִׂירִית הָאֵיפָה, וְכוּלָּן אֵין נוֹהֲגִין בִּמְשׁוּחַ מִלְחָמָה חוּץ מֵחֲמִשָּׁה דְּבָרִים הָאֲמוּרִים בַּפָּרָשָׁה: לֹא פּוֹרֵעַ וְלֹא פּוֹרֵם, וְאֵין מִטַּמֵּא לִקְרוֹבִים, וּמוּזְהָר עַל הַבְּתוּלָה, וְאָסוּר בָּאַלְמָנָה, וּמַחֲזִיר אֶת הָרוֹצֵחַ, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵינוֹ מַחְזִיר.
La baraita continue : Et toutes ces halakhots’appliquent à l’égard du Grand Prêtre qui est consacré en revêtant plusieurs vêtements, à l’exception du taureau que le Grand Prêtre apporte pour toutes les mitzvot. Et toutes ces halakhots’appliquent à l’égard d’un ancien Grand Prêtre oint, à l’exception du taureau de Yom Kippour et du dixième d’un épha. Et toutes ces halakhotne s’appliquent pas à l’égard d’un prêtre oint pour la guerre, sauf pour les cinq points énoncés dans la section où les halakhot du Grand Prêtre sont énumérées (voir Lévitique, chapitre 21 de la Torah) : Il ne peut pas laisser pousser ses cheveux longs ni déchirer ses vêtements, et il ne peut pas se rendre impur par l’impureté transmise par un cadavre même dans le cas où l’un de ses proches meurt, et il est averti de prendre pour épouse une vierge, et il lui est interdit de prendre pour épouse une veuve, et lorsqu’il meurt il fait retourner le meurtrier involontaire chez lui depuis la ville de refuge ; telle est l’opinion de Rabbi Yehouda. Et les Sages disent : Il ne fait pas retourner le meurtrier involontaire chez lui.
וְהַאי מִמַּאי דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא? אָמַר רַב פָּפָּא: מַאן שָׁמְעַתְּ לֵיהּ דְּאָמַר פָּטוּר עַל טוּמְאַת מִקְדָּשׁ וְקָדָשָׁיו? רַבִּי שִׁמְעוֹן.
La Guemara demande : Et en ce qui concerne cettebaraita, d’où peut-on déduire que le tanna est Rabbi Shimon ? Rav Pappa a dit : Qui as-tu entendu dire : Un Grand Prêtre est exempté de l’apport d’une offrande à échelle variable pour la souillure du Temple ou de ses aliments sacrificiels ? C’est Rabbi Shimon. Il soutient l’opinion de Rabbi Meir en ce qui concerne un ancien Grand Prêtre, et l’opinion des Sages en ce qui concerne le Grand Prêtre qui est consacré en revêtant plusieurs vêtements, lequel n’apporte pas de taureau pour absence de conscience de la chose avec l’accomplissement involontaire d’un acte.
חוּץ מֵחֲמִשָּׁה דְּבָרִים הָאֲמוּרִים בַּפָּרָשָׁה. מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״וְהַכֹּהֵן הַגָּדוֹל מֵאֶחָיו״ – זֶה כֹּהֵן גָּדוֹל, ״אֲשֶׁר יוּצַק עַל רֹאשׁוֹ שֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה״ – זֶה מְשׁוּחַ מִלְחָמָה, ״וּמִלֵּא אֶת יָדוֹ לִלְבֹּשׁ אֶת הַבְּגָדִים״ – זֶה מְרוּבֵּה בְגָדִים. עַל כּוּלָּן הוּא אוֹמֵר: ״רֹאשׁוֹ לֹא יִפְרָע וּבְגָדָיו לֹא יִפְרֹם וְעַל כׇּל נַפְשֹׁת מֵת לֹא יָבֹא״.
§ La baraita enseigne : Et toutes ces halakhot ne s’appliquent pas à un prêtre oint pour la guerre, sauf pour les cinq points énoncés dans le passage où les halakhot du Grand Prêtre sont énumérées. La Guemara demande : D’où ces points sont-ils dérivés ? La Guemara répond : C’est comme les Sages l’ont enseigné : « Et le prêtre qui est plus grand que ses frères » (Lévitique 21:10) ; c’est un Grand Prêtre. « Sur la tête duquel l’huile d’onction a été versée » ; c’est le prêtre oint pour la guerre. « Et qui est consacré pour revêtir les vêtements » ; c’est le Grand Prêtre qui est consacré en revêtant plusieurs vêtements. À l’égard de tous, le verset déclare : « Il ne laissera pas croître les cheveux de sa tête, ne déchirera pas ses vêtements, et ne s’approchera d’aucun corps mort » (Lévitique 21:10–11).
יָכוֹל יְהוּ כּוּלָּן מַקְרִיבִין אוֹנְנִים? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כִּי נֵזֶר שֶׁמֶן מִשְׁחַת אֱלֹהָיו עָלָיו״ – ״עָלָיו״ וְלֹא עַל חֲבֵירוֹ. וְאַחַר שֶׁחָלְקוּ הַכָּתוּב, יָכוֹל לֹא יְהֵא מְצֻוֶּוה עַל הַבְּתוּלָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהוּא״.
On aurait pu penser que tous ces prêtres offrent des offrandes comme endeuillés immédiats. Par conséquent, le verset déclare : « Car la consécration de l’huile d’onction de son Dieu est sur lui » (Lévitique 21:12), d’où il est déduit : « sur lui », le Grand Prêtre, et non sur un autre prêtre. Et après que le verset a distingué le prêtre oint pour la guerre, on aurait pu penser qu’il ne serait pas tenu de prendre pour épouse une vierge, une mitsva qui apparaît dans le verset suivant. Par conséquent, le verset déclare avec la lettre vav comme préfixe : « Et il prendra une femme dans sa virginité » (Lévitique 21:13), ce qui sert à inclure le prêtre oint pour la guerre.
כְּתַנָּאֵי: ״וְהוּא אִשָּׁה בִבְתוּלֶיהָ יִקָּח״, אַחַר שֶׁחִלֵּק הַכָּתוּב, רִיבָּה. דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אֵין לִי אֶלָּא שֶׁעָבַר מֵחֲמַת קִרְיוֹ, מֵחֲמַת מוּמִין מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהוּא״.
La Guemara commente : Cela est parallèle à une controverse entre des tannaïm au sujet du verset « Et il prendra une femme dans sa virginité. » Une fois que le verset avait distingué entre un prêtre oint pour la guerre et un Grand Prêtre en ce qui concerne l’apport d’offrandes en tant que endeuillé immédiat, il a inclus le prêtre oint pour la guerre en ce qui concerne les halakhot qui suivent ; telle est la déclaration de Rabbi Yishmaël. Rabbi Akiva dit : Je n’ai déduit que que le Grand Prêtre qui a quitté sa fonction pour une brève période en raison de son émission séminale a pour commandement d’épouser une vierge. D’où puis-je déduire qu’un Grand Prêtre qui a quitté sa fonction en raison de défauts, et qui restera disqualifié, a pour commandement d’épouser une vierge ? C’est pourquoi le verset déclare : « Et il, » afin d’inclure un Grand Prêtre qui a quitté sa fonction en raison de défauts. Selon Rabbi Akiva, il n’existe aucune source permettant d’inclure le prêtre oint pour la guerre.
בְּעָא מִינֵּיהּ רָבָא מֵרַב נַחְמָן: מָשִׁיחַ שֶׁנִּצְטָרַע, מַהוּ בְּאַלְמָנָה? מִידְחָא דָּחֵי, אוֹ מִיפְטָר פָּטַר? לָא הֲוָה בִּידֵיהּ.
Rava souleva un dilemme devant Rav Naḥman : Dans le cas d’un Grand Prêtre oint qui a été frappé de lèpre, quelle est la halakha concernant le fait d’épouser une veuve ? Est-il temporairement disqualifié du service, c’est-à-dire demeure-t-il Grand Prêtre et lui est-il donc interdit d’épouser une veuve ? Ou est-il totalement relevé de son statut de Grand Prêtre, et lui est-il donc permis d’épouser une veuve ? La réponse ne lui était pas disponible.
זִימְנִין הָוֵי יָתֵיב רַב פָּפָּא וְקָמִבַּעְיָא לֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב נַחְמָן לְרַב פָּפָּא, תְּנֵינָא: אֵין לִי אֶלָּא שֶׁעָבַר מֵחֲמַת קִרְיוֹ, עָבַר מֵחֲמַת מוּמִין מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהוּא״. קָם נַשְּׁקֵיהּ בְּרֵישֵׁיהּ וִיהַיב לֵיהּ בְּרַתֵּיה.
À une autre occasion, Rav Pappa était assis et souleva le même dilemme. Huna, fils de Rav Naḥman, dit à Rav Pappa : Nous apprenons dans une baraita : Je n’ai déduit que que le Grand Prêtre qui s’est retiré de sa fonction pour une brève période en raison de son émission séminale a pour commandement d’épouser une vierge. D’où puis-je déduire qu’un Grand Prêtre qui s’est retiré en raison de défauts, et qui restera disqualifié, a pour commandement d’épouser une vierge ? Le verset déclare : « Et lui ». La lèpre est un exemple de défaut, il est donc interdit à un Grand Prêtre atteint de lèpre d’épouser une veuve. Lorsque Rav Pappa entendit cette baraita, il se leva, l’embrassa sur la tête et lui donna sa fille en mariage, en raison de son appréciation pour son expertise dans l’étude de la Torah.
מַתְנִי׳ כֹּהֵן גָּדוֹל פּוֹרֵם מִלְּמַטָּה, וְהַהֶדְיוֹט מִלְמַעְלָה. כֹּהֵן גָּדוֹל מַקְרִיב אוֹנֵן וְלֹא אוֹכֵל, וְהַהֶדְיוֹט לֹא מַקְרִיב וְלֹא אוֹכֵל.
MICHNA :Un Grand Prêtre déchire ses vêtements par le bas lorsqu’il est en deuil, et un prêtre ordinaire déchire ses vêtements par le haut comme un non-prêtre. Un Grand Prêtre offre des offrandes en tant qu’endeuillé immédiat, c’est-à-dire le jour du décès de l’un de ses proches parents, mais il ne peut pas manger de ces offrandes. Et un prêtre ordinaire qui est un endeuillé immédiat n’offre ni offrandes ni n’en mange.
גְּמָ׳ אָמַר [רַב]: לְמַטָּה – לְמַטָּה מַמָּשׁ, לְמַעְלָה – לְמַעְלָה מַמָּשׁ. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: לְמַטָּה – לְמַטָּה מִקַּמֵּי שָׂפָה, לְמַעְלָה – לְמַעְלָה מִקַּמֵּי שָׂפָה. וְזֶה וָזֶה בַּצַּוָּאר.
GUEMARA :Rav dit : D’en bas, écrit au sujet du Grand Prêtre, signifie littéralement d’en bas, depuis le bas du vêtement, et d’en haut signifie littéralement d’en haut, depuis le haut du vêtement. Et Shmuel dit : D’en bas signifie au-dessous de l’encolure, et d’en haut signifie au-dessus de l’encolure, c’est-à-dire à partir de l’encolure elle-même, et tant ce Grand Prêtre que cet prêtre ordinaire déchirent leurs vêtements à l’encolure du vêtement.
מֵיתִיבִי: עַל כׇּל הַמֵּתִים כּוּלָּן – רָצָה מַבְדִּיל קַמֵּי שָׂפָה שֶׁלּוֹ, רָצָה אֵינוֹ מַבְדִּיל קַמֵּי שָׂפָה שֶׁלּוֹ. עַל אָבִיו וְעַל אִמּוֹ – מַבְדִּיל, כֵּיוָן דִּבְעָלְמָא הָוֵי קֶרַע, קְרִי כָּאן ״בְּגָדָיו לֹא יִפְרֹם״!
La Guemara soulève une objection à l’opinion de Shmuel à partir d’une baraita : Pour tous les proches décédés pour lesquels on déchire ses vêtements, s’il le souhaite, il déchire l’ouverture du col de son vêtement entièrement ; s’il le souhaite, il ne déchire pas l’ouverture du col de son vêtement entièrement. S’il déchire ses vêtements pour son père ou pour sa mère, il déchire l’ouverture du col entièrement. Puisque, en général, cela constitue une déchirure même sans déchirer entièrement l’ouverture du col, on peut lire ici au sujet du Grand Prêtre : « Et il ne déchirera pas ses vêtements » (Lévitique 21:10). Cela soutient l’opinion de Rav selon laquelle le Grand Prêtre ne déchire pas ses vêtements par le haut comme les autres le font ; au contraire, il déchire ses vêtements par le bas.
שְׁמוּאֵל כְּרַבִּי יְהוּדָה סְבִירָא לֵיהּ, דְּאָמַר: כׇּל קֶרַע שֶׁאֵינוֹ מַבְדִּיל שָׂפָה שֶׁלּוֹ, אֵינוֹ אֶלָּא קֶרַע שֶׁל תִּפְלוּת. וּמִי אִית לֵיהּ לְרַבִּי יְהוּדָה קְרִיעָה בְּכֹהֵן גָּדוֹל?
La Guemara répond : Shmuel soutient conformément à l’opinion de Rabbi Yehouda, qui dit : Toute déchirure qui ne déchire pas complètement son encolure n’est qu’une déchirure gratuite qui ne sert à rien. Puisque, selon Rabbi Yehouda, la déchirure des vêtements implique de déchirer l’encolure, le Grand Prêtre peut déchirer son vêtement par le haut, à condition de ne pas déchirer l’encolure. La Guemara demande : Et Rabbi Yehouda est-il d’avis qu’il y a déchirure des vêtements pour un Grand Prêtre ?
וְהָא תַּנְיָא: אִילּוּ נֶאֱמַר ״רֹאשׁ לֹא יִפְרָע וּבֶגֶד לֹא יִפְרֹם״, הָיִיתִי אוֹמֵר: בְּרֹאשׁ וּבֶגֶד שֶׁל סוֹטָה הַכָּתוּב מְדַבֵּר, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֶת רֹאשׁוֹ לֹא יִפְרָע וּבְגָדָיו לֹא יִפְרֹם״, שֶׁאֵינוֹ בִּפְרִיעָה וּפְרִימָה כׇּל עִיקָּר, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: אֵינוֹ פּוֹרֵם כְּדֶרֶךְ שֶׁבְּנֵי אָדָם פּוֹרְמִין, אֶלָּא הוּא מִלְּמַטָּה וְהַהֶדְיוֹט מִלְמַעְלָה.
Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : S’il avait été dit : Il ne laissera pas pousser les cheveux de sa tête et ne déchirera pas ses vêtements, j’aurais dit : C’est au sujet de la tête et du vêtement d’une femme soupçonnée par son mari d’avoir été infidèle [sota] que le verset parle, et cela signifie que le Grand Prêtre ne doit pas lui défaire les cheveux ni déchirer ses vêtements, de la manière qu’un prêtre ordinaire fait à la sota. C’est pourquoi le verset déclare : « Il ne laissera pas pousser les cheveux de sa tête et ne déchirera pas ses vêtements » (Lévitique 21:10), indiquant qu’il n’est pas inclus dans la mitsva de laisser pousser les cheveux et de déchirer les vêtements du tout ; telle est la déclaration de Rabbi Yehouda. Rabbi Yishmaël dit : Il ne déchire pas ses vêtements de la manière dont les gens déchirent normalement leurs vêtements. Au contraire, il déchire son vêtement par le bas, et un prêtre ordinaire déchire ses vêtements par le haut. Apparemment, selon l’opinion de Rabbi Yehouda, le Grand Prêtre ne déchire pas du tout ses vêtements.
שְׁמוּאֵל סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יְהוּדָה בַּחֲדָא, וּפְלִיג עֲלֵיהּ בַּחֲדָא.
La Guemara répond : Shmuel est d’accord avec l’opinion de Rabbi Yehouda concernant un point, c’est-à-dire la manière dont les vêtements sont déchirés, et est en désaccord avec lui concernant un point, car Shmuel soutient que le Grand Prêtre déchire ses vêtements.
מַתְנִי׳ כׇּל הַתָּדִיר מֵחֲבֵירוֹ קוֹדֵם אֶת חֲבֵירוֹ, וְכׇל הַמְקוּדָּשׁ מֵחֲבֵירוֹ קוֹדֵם אֶת חֲבֵירוֹ. פַּר הַמָּשִׁיחַ וּפַר הָעֵדָה עוֹמְדִים – פַּר הַמָּשִׁיחַ קוֹדֵם לְפַר הָעֵדָה בְּכׇל מַעֲשָׂיו.
MICHNA :Toute mitsva qui est plus fréquente qu’une autre mitsva précède cette autre mitsva si l’occasion d’accomplir l’une d’elles coïncide avec l’occasion d’accomplir l’autre. Et quiconque est plus sanctifié qu’un autre le précède, cet autre. Si le taureau du prêtre oint et le taureau de l’assemblée, qui sont apportés pour absence de conscience de la chose, sont en attente, le taureau du prêtre oint précède le taureau de l’assemblée dans tous ses actes, c’est-à-dire dans ses rites sacrificiels.
גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר אַבָּיֵי, דְּאָמַר קְרָא: ״מִלְּבַד עוֹלַת הַבֹּקֶר אֲשֶׁר לְעוֹלַת הַתָּמִיד״, (לְמָה לִי) מִכְּדֵי כְּתִיב ״עוֹלַת הַבֹּקֶר״ – ״עוֹלַת הַתָּמִיד״ לְמָה לִי? הָכִי קָאָמַר רַחֲמָנָא: כֹּל דִּתְדִירָה קָדְמָה.
GUEMARA : La Guemara remet en question l’affirmation de la michna selon laquelle l’élément le plus fréquent a priorité : D’où ces principes sont-ils dérivés ? Abaye a dit : C’est comme le verset l’énonce au sujet des offrandes additionnelles apportées lors des fêtes : « Outre l’holocauste du matin, qui est pour un holocauste quotidien » (Nombres 28:23). Puisqu’il est écrit : « l’holocauste du matin », pourquoi ai-je besoin de : « un holocauste quotidien » ? Il est clair que la référence est à l’holocauste quotidien du matin. Cela est ce que le Miséricordieux dit : Toute chose qui est plus fréquente a priorité. Puisqu’il s’agit d’une offrande quotidienne, elle est plus fréquente. Par conséquent, elle précède les autres offrandes.
וְכׇל הַמְקוּדָּשׁ מֵחֲבֵירוֹ הוּא קוֹדֵם אֶת חֲבֵירוֹ. מְנָלַן? דְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״וְקִדַּשְׁתּוֹ״ – לְכׇל דָּבָר שֶׁבִּקְדוּשָּׁה: לִפְתּוֹחַ רִאשׁוֹן, וּלְבָרֵךְ רִאשׁוֹן, וְלִיטּוֹל מָנָה יָפָה רִאשׁוֹן.
La michna continue : Et quiconque est plus sanctifié qu’un autre le précède, cet autre individu. La Guemara demande : D’où tirons-nous ces principes ? C’est comme l’a enseigné l’école de Rabbi Yishmaël, à savoir que du verset écrit au sujet d’un prêtre : « Tu le sanctifieras, car il offre le pain de ton Dieu ; il sera saint pour toi » (Lévitique 21:8), on déduit qu’un prêtre doit être honoré et recevoir la préséance en toute affaire de sainteté. Il doit être celui qui ouvre en premier lors de la lecture de la Torah, et qui récite la bénédiction du zimmun en premier, et qui prend une belle portion en premier. Le prêtre qui est le plus sanctifié a préséance.

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