וּמִי הֲוָה שֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה? וְהָתַנְיָא: מִשֶּׁנִּגְנַז אָרוֹן, נִגְנַז שֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה וְצִנְצֶנֶת הַמָּן וּמַקְלוֹ שֶׁל אַהֲרֹן שְׁקֵדֶיהָ וּפְרָחֶיהָ וְאַרְגַּז שֶׁשָּׁלְחוּ פְּלִשְׁתִּים דּוֹרוֹן לְיִשְׂרָאֵל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאֵת כְּלֵי הַזָּהָב אֲשֶׁר הֲשֵׁבֹתֶם לוֹ אָשָׁם תָּשִׂימוּ בָאַרְגַּז מִצִּדּוֹ וְשִׁלַּחְתֶּם אֹתוֹ וְהָלָךְ״.
La Guemara demande au sujet du fait que Joachaz a été oint : Y avait-il de l’huile d’onction à l’époque de Joachaz ? Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : Lorsque l’Arche de l’Alliance fut mise en réserve, l’huile d’onction et la jarre de manne (voir Exode 16:33), ainsi que le bâton d’Aaron avec ses amandes et ses fleurs (voir Nombres 17:23), et le coffre que les Philistins envoyèrent comme présent à Israël, furent tous mis en réserve avec elle, comme il est dit : « Vous prendrez l’Arche du Seigneur et vous la placerez sur le chariot, et les objets d’or que vous Lui rendez comme offrande de culpabilité, vous les mettrez dans un coffre à son côté et vous l’enverrez afin qu’elle s’en aille » (I Samuel 6:8).
וּמִי גְּנָזוֹ? יֹאשִׁיָּהוּ מֶלֶךְ יְהוּדָה גְּנָזוֹ, שֶׁרָאָה שֶׁכָּתוּב בַּתּוֹרָה: ״יוֹלֵךְ ה׳ אֹתְךָ וְאֶת מַלְכְּךָ וְגוֹ׳״, צִוָּה וּגְנָזוּם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיֹּאמֶר לַלְוִיִּם הַמְּבִינִים לְכׇל יִשְׂרָאֵל הַקְּדוֹשִׁים לַה׳ תְּנוּ אֶת אֲרוֹן הַקֹּדֶשׁ בַּבַּיִת אֲשֶׁר בָּנָה שְׁלֹמֹה בֶן דָּוִד מֶלֶךְ יִשְׂרָאֵל אֵין לָכֶם מַשָּׂא בַּכָּתֵף עַתָּה עִבְדוּ אֶת ה׳ אֱלֹהֵיכֶם וְאֵת עַמּוֹ יִשְׂרָאֵל״.
Et qui mit en réserve l’Arche ? Josias, roi de Judée, la mit en réserve, car il vit qu’il est écrit dans la Torah dans la section de réprimande : « Le Seigneur te conduira, toi et ton roi que tu établiras sur toi, vers une nation que tu n’as pas connue » (Deutéronome 28:36). Il ordonna et le peuple les mit en réserve, comme il est dit : « Et il dit aux Lévites qui enseignaient tout Israël et qui étaient consacrés au Seigneur : Placez l’Arche sainte dans la Maison que Salomon, fils de David, roi d’Israël, a bâtie ; il n’y aura plus de fardeau sur vos épaules. Maintenant, servez le Seigneur votre Dieu et Son peuple Israël » (II Chroniques 35:3).
וְאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: אָתְיָא ״שָׁם״ ״שָׁם״, אַתְיָא ״מִשְׁמֶרֶת״ ״מִשְׁמֶרֶת״, אָתְיָא ״דּוֹרוֹת״ ״דּוֹרוֹת״! אָמַר רַב פָּפָּא: בַּאֲפַרְסְמָא דַּכְיָא.
Et Rabbi Elazar dit : On déduit une analogie verbale entre le terme : Là, écrit au sujet de l’Arche (voir Exode 29:43), et le terme : Là, écrit au sujet du vase de manne (voir Exode 16:33) ; et entre le terme : Souvenir, écrit au sujet du vase de manne (voir Exode 16:33), et le terme : Souvenir, écrit au sujet du bâton d’Aaron (voir Nombres 17:25–26) ; et entre le terme : Générations, écrit au sujet du vase de manne (voir Exode 16:33), et le terme : Générations, écrit au sujet de l’huile d’onction (voir Exode 30:31). Au moyen de ces analogies verbales, on déduit que tous ces objets furent mis en réserve. Rav Pappa dit : Ils ont oint Joachaz avec de l’huile pure de baume, et non avec l’huile d’onction.
תָּנוּ רַבָּנַן: כֵּיצַד מוֹשְׁחִין אֶת הַמְּלָכִים? כְּמִין נֵזֶר. וְאֶת הַכֹּהֲנִים? כְּמִין כִּי. מַאי ״כְּמִין כִּי״? אָמַר רַב מְנַשְּׁיָא בַּר גַּדָּא: כְּמִין כָּף יְוָנִי.
§ Les Sages ont enseigné : Comment oint-on les rois ? On étale l’huile d’une manière semblable à la forme d’une couronne autour de sa tête. Et comment oint-on les prêtres ? On étale l’huile en une forme comme la lettre grecque chi. La Guemara demande : Que signifie : Comme la lettre grecque chi ? Rav Menashya bar Gadda a dit : Comme l’équivalent grec de la lettre hébraïque kaf.
תָּנֵי חֲדָא: בַּתְּחִלָּה מוֹצְקִין שֶׁמֶן עַל רֹאשׁוֹ, וְאַחַר כָּךְ נוֹתְנִין לוֹ שֶׁמֶן בֵּין רִיסֵי עֵינָיו. וְתַנְיָא אַחֲרִיתִי: בַּתְּחִלָּה נוֹתְנִין לוֹ שֶׁמֶן בֵּין רִיסֵי עֵינָיו, וְאַחַר כָּךְ מוֹצְקִים לוֹ שֶׁמֶן עַל רֹאשׁוֹ! תַּנָּאֵי הִיא, אִיכָּא דְאָמְרִי: מְשִׁיחָה עֲדִיפָא, וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: יְצִיקָה עֲדִיפָא.
Il est enseigné dans une baraita : Au début, ils versent de l’huile sur la tête du prêtre, et ensuite, ils lui mettent de l’huile entre les cils de ses yeux. Et il est enseigné dans une baraita différente : Au début, ils lui mettent de l’huile entre les cils de ses yeux, et ensuite, ils versent de l’huile sur sa tête. La Guemara explique : C’est une divergence entre tannaïm. Certains disent : L’onction avec de l’huile entre ses yeux est préférable et a priorité, et certains disent : Verser de l’huile sur sa tête est préférable et a priorité.
מַאי טַעְמָא דְּמַאן דְּאָמַר יְצִיקָה עֲדִיפָא? דִּכְתִיב: ״וַיִּצֹק מִשֶּׁמֶן הַמִּשְׁחָה עַל רֹאשׁ אַהֲרֹן וַיִּמְשַׁח אֹתוֹ לְקַדְּשׁוֹ״. וּמַאן דְּאָמַר מְשִׁיחָה עֲדִיפָא, מַאי טַעְמָא? קָסָבַר: שֶׁכֵּן אַתָּה מוֹצֵא אֵצֶל כְּלֵי שָׁרֵת. וְהָכְתִיב ״וַיִּצֹק״, וּבַסּוֹף ״וַיִּמְשַׁח״! הָכִי קָאָמַר: מַאי טַעַם ״וַיִּצֹק״? מִשּׁוּם דְּ״וַיִּמְשַׁח״.
Quelle est la raison de l’opinion de celui qui a dit que verser de l’huile sur sa tête est préférable ? C’est comme il est écrit : « Et il versa de l’huile d’onction sur la tête d’Aaron et l’oignit pour le sanctifier » (Lévitique 8:12), ce qui indique que le versement précède l’onction. Et celui qui a dit que l’onction est préférable et a priorité, quelle est la raison de son opinion ? Il soutient : L’onction a priorité, car c’est ce que tu trouves au sujet des ustensiles de service (voir Nombres 7:1). Ils furent oints, mais l’huile d’onction ne fut pas versée sur eux. La Guemara demande : Mais n’est-il pas écrit au sujet des prêtres : « Et il versa », et finalement : « Et il oignit » ? La Guemara répond : Voici ce que le verset dit : Quelle est la raison pour laquelle il versa l’huile ? C’est en raison du fait qu’il les avait déjà oints. L’onction est l’élément principal du processus.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״כַּשֶּׁמֶן הַטּוֹב [וְגוֹ׳] יֹרֵד עַל הַזָּקָן זְקַן אַהֲרֹן וְגוֹ׳״ – כְּמִין שְׁנֵי טִפֵּי מַרְגָּלִיּוֹת הָיוּ תְּלוּיוֹת לְאַהֲרֹן בִּזְקָנוֹ. אָמַר רַב פָּפָּא, תָּנָא: כְּשֶׁהוּא מְסַפֵּר, עוֹלוֹת וְיוֹשְׁבוֹת לוֹ בְּעִיקַּר זְקָנוֹ, וְעַל דָּבָר זֶה הָיָה מֹשֶׁה דּוֹאֵג, אָמַר: שֶׁמָּא חַס וְשָׁלוֹם מָעַלְתִּי בְּשֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה? יָצְתָה בַּת קוֹל וְאָמְרָה: ״כְּשֶׁמֶן הַטּוֹב וְגוֹ׳ כְּטַל חֶרְמוֹן״, מָה טַל חֶרְמוֹן אֵין בּוֹ מְעִילָה, אַף שֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה שֶׁבִּזְקַן אַהֲרֹן אֵין בּוֹ מְעִילָה.
Les Sages ont enseigné : « C’est comme l’huile précieuse sur la tête, descendant sur la barbe, la barbe d’Aaron, qui descend sur le col de ses vêtements » (Psaumes 133:2). Deux gouttes d’huile d’onction, façonnées comme des perles, étaient suspendues à la barbe d’Aaron. Rav Pappa a dit qu’il est enseigné : Lorsque Aaron parlait et que sa barbe bougeait, ces gouttes remontaient miraculeusement et se posaient à la racine de sa barbe afin de ne pas tomber. Moïse était préoccupé par cette affaire. Il dit : Peut-être, à Dieu ne plaise, ai-je fait un mauvais usage de l’huile d’onction consacrée et en ai-je versé plus que nécessaire, puisqu’il reste deux gouttes supplémentaires ? Une Voix divine se fit entendre et dit : « C’est comme l’huile précieuse sur la tête, descendant sur la barbe, la barbe d’Aaron, qui descend sur le col de ses vêtements. Comme la rosée de l’Hermon » (Psaumes 133:2–3). Cette analogie enseigne : De même qu’il n’y a pas de mauvais usage de la rosée de l’Hermon, qui n’est pas consacrée, de même, en ce qui concerne l’huile d’onction qui est sur la barbe d’Aaron, il n’y a pas de mauvais usage d’un bien consacré.
וַעֲדַיִין הָיָה אַהֲרֹן דּוֹאֵג, אָמַר: שֶׁמָּא מֹשֶׁה לֹא מָעַל, אֲבָל אֲנִי מָעַלְתִּי? יָצְתָה בַּת קוֹל וְאָמְרָה לוֹ: ״הִנֵּה מַה טּוֹב וּמַה נָּעִים שֶׁבֶת אַחִים גַּם יָחַד״, מָה מֹשֶׁה לֹא מָעַל, אַף אַתָּה לֹא מָעַלְתָּ.
Et pourtant Aaron était inquiet. Il dit : Peut-être que Moïse n’a pas fait un usage abusif d’un bien consacré ; mais peut-être que moi, j’en ai fait un usage abusif, puisque l’huile supplémentaire est sur ma barbe et que j’en profite. Une Voix divine se fit entendre et dit : « Voici, qu’il est bon et qu’il est agréable pour des frères de demeurer ensemble dans l’unité » (Psaumes 133:1). De même que ton frère Moïse n’a pas fait un usage abusif d’un bien consacré, de même, toi non plus, tu n’en as pas fait un usage abusif.
תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין מוֹשְׁחִים אֶת הַמְּלָכִים אֶלָּא עַל הַמַּעְיָין, כְּדֵי שֶׁתִּמָּשֵׁךְ מַלְכוּתָם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיֹּאמֶר הַמֶּלֶךְ לָהֶם קְחוּ עִמָּכֶם אֶת עַבְדֵי אֲדֹנֵיכֶם [וְגוֹ׳] וְהוֹרַדְתֶּם אֹתוֹ אֶל גִּחוֹן״.
Les Sages ont enseigné : on oint les rois uniquement près d’une source, comme un signe, afin que leur royauté se poursuive comme une source, comme il est dit au sujet du couronnement de Salomon avant la mort de David : « Et le roi leur dit : Prenez avec vous les serviteurs de votre seigneur, et faites monter Salomon mon fils sur ma propre mule, et faites-le descendre à Guihon. Là, le prêtre Tsadok et le prophète Nathan l’oindront roi sur Israël ; sonnez du shofar et dites : Vive le roi Salomon » (I Rois 1:33–34).
אָמַר רַבִּי אַמֵּי: הַאי מַאן דְּבָעֵי לִידַּע אִי מַסֵּיק שַׁתֵּיהּ אִי לָא, נִיתְלֵי שְׁרָגָא בַּעֲשָׂרָה יוֹמֵי דְּבֵין רֹאשׁ הַשָּׁנָה לְיוֹם הַכִּפּוּרִים בְּבֵיתָא דְּלָא נָשֵׁיב זִיקָא. אִי מָשֵׁיךְ נְהוֹרֵיהּ – נִידַּע דְּמַסֵּיק שַׁתֵּיהּ.
§ À propos des bons présages, la Guemara cite une déclaration selon laquelle Rabbi Ami a dit : Cette personne qui cherche à savoir si elle achèvera son année ou si non, c’est-à-dire si elle restera en vie ou non durant l’année à venir, qu’elle allume une lampe pendant les dix jours entre Roch Hachana et Yom Kippour, dans une maison où le vent ne souffle pas. Si sa lumière continue de brûler, elle sait qu’elle achèvera son année.
וּמַאן דְּבָעֵי לְמִיעְבַּד בְּעִיסְקָא, וּבָעֵי לְמִידַּע אִי מַצְלַח אִי לָא מַצְלַח, לִירַבֵּי תַּרְנְגוֹלָא. אִי שָׁמֵין וְשָׁפַר, מַצְלַח.
Et celui qui cherche à mener une entreprise commerciale et souhaite savoir s’il réussira ou si il ne réussira pas, qu’il élève un coq. Si le coq grossit et reste en bonne santé, il réussira.
הַאי מַאן דְּבָעֵי לְמִיפַּק [לְאוֹרְחָא] וּבָעֵי לְמִידַּע אִי (חָזַר) [הָדַר] וְאָתֵי לְבֵיתָא, אִי לָא – נֵיקוּם בְּבֵיתָא דְּחַבָּרָא, אִי חָזֵי בָּבוּאָה דְבָבוּאָה לִידַּע דְּהָדַר וְאָתֵי לְבֵיתֵאּ. וְלָאו מִלְּתָא הִיא, דִּלְמָא חָלְשָׁא דַּעְתֵּיהּ, וּמִיתְּרַע מַזָּלֵיהּ. אָמַר אַבָּיֵי: הַשְׁתָּא דְּאָמְרַתְּ סִימָנָא מִילְּתָא הִיא, [לְעוֹלָם] יְהֵא רָגִיל לְמִיחְזֵי בְּרֵישׁ שַׁתָּא קָרָא וְרוּבְּיָא, כַּרָּתֵי וְסִילְקָא וְתַמְרֵי.
Celui qui cherche à entreprendre un voyage et souhaite savoir s’il reviendra et rentrera dans sa maison ou si non, qu’il aille dans une maison sombre [daḥavara]. S’il voit l’ombre d’une ombre, qu’il sache qu’il reviendra et rentrera chez lui. Les Sages rejettent cela : Cet présage n’est pas une chose importante. Peut-être sera-t-il découragé si le présage n’apparaît pas, et sa fortune en souffrira, et c’est cela qui le fera échouer. Abaye a dit : Maintenant que tu as dit qu’un présage est une chose importante, une personne devrait toujours avoir l’habitude de voir à Roch Hachana les éléments suivants : courge, et fenugrec, poireaux, et bette, et dattes, car chacun d’eux pousse rapidement et sert de présage positif pour les actions d’une personne au cours de l’année à venir.
אֲמַר לְהוּ רַב מְשַׁרְשְׁיָא לִבְרֵיהּ: כִּי בָּעֵיתוּ מֵיעַל וּמִיגְמַרי קַמֵּי רַבַּיְיכוּ, גְּרֻסוּ מַתְנִיתָא וְעַלּוּ לְקַמֵּי רַבַּיְיכוּ. וְכִי יָתְבִיתוּ קַמֵּיהּ, חֲזוֹ לְפוּמֵּיהּ, דִּכְתִיב: ״וְהָיוּ עֵינֶיךָ רֹאוֹת אֶת מוֹרֶיךָ״. וְכִי גָרְסִיתוּ, גְּרֻסוּ עַל נַהֲרָא דְּמַיָּא, דְּכִי הֵיכִי דְּמָשְׁכִן מַיָּא מׇשְׁכָן שְׁמַעְתָּתַיְיכוּ. וְתִיבוּ אַקִּילְקְלֵי דְּמָתָא מַחְסֵיָא, וְלָא תִּיבוּ אַפַּדְנֵי דְפוּמְבְּדִיתָא – טָב גִּלְדָּנָא סַרְיָא [דְּמָתָא מַחְסֵיָא לְמֵיכַל], מִכּוּתָּחָא דְּרָמֵי כֵּיפֵי.
À propos des bons présages, Rav Mesharshiyya dit à son fils : Lorsque tu cherches à entrer et à étudier devant ton maître, étudie d’abord la baraita, et seulement ensuite entre devant ton maître. Et lorsque tu es assis devant lui, regarde sa bouche, comme il est écrit : « Et tes yeux verront ton maître » (Isaïe 30:20). Et lorsque tu étudies, étudie près d’un cours d’eau ; de même que l’eau coule, tes études couleront sans entrave. Il ajouta : Et il est préférable pour toi de t’asseoir sur les tas d’ordures [akilkelei] de Mata Meḥasya, et ne t’assieds pas dans les palais [appadnei] de Pumbedita. Mieux vaut manger le poisson avarié [gildana] de Mata Meḥasya que manger kutḥa, qui déplace les rochers, une métaphore de sa puissance.
״רָמָה קַרְנִי בֵּאלֹהָי״, ״רָמָה קַרְנִי״ וְלֹא רָמָה פַּכִּי, דָּוִד וּשְׁלֹמֹה שֶׁנִּמְשְׁחוּ בְּקֶרֶן – נִמְשְׁכָה מַלְכוּתָן, שָׁאוּל וְיֵהוּא שֶׁנִּמְשְׁחוּ בְּפַךְ – לֹא נִמְשְׁכָה מַלְכוּתָן.
À propos des bons présages pour l’onction, il est dit dans la prière de Hanna, la mère de Samuel : « Ma corne est exaltée en mon Dieu » (I Samuel 2:1). La Guemara en déduit : Ma corne est exaltée, et ma cruche n’est pas exaltée. David et Salomon furent oints avec de l’huile provenant d’une corne. Ce fut pour eux un bon présage, et leur règne dura. Saül et Jéhu furent oints avec de l’huile provenant d’une cruche et leur règne ne dura pas.
הַמָּשׁוּחַ בְּשֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: ״מָשִׁיחַ״ – יָכוֹל מֶלֶךְ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כֹּהֵן״. אִי כֹּהֵן, יָכוֹל מְרוּבֵּה בְגָדִים? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מָשִׁיחַ״. אִי מָשִׁיחַ, יָכוֹל מְשׁוּחַ מִלְחָמָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהַכֹּהֵן הַמָּשִׁיחַ״, שֶׁאֵינוֹ מָשִׁיחַ עַל גַּבָּיו.
§ La michna enseigne : Et qui est le prêtre oint ? C’est le Grand Prêtre qui est oint avec l’huile d’onction, et non le Grand Prêtre consacré par le port de multiples vêtements. Les Sages ont enseigné : « Oint » est écrit dans le verset (Lévitique 6:15). On aurait pu penser que la référence est à un roi. C’est pourquoi le verset déclare : « Prêtre. » Si la référence est à un prêtre, on aurait pu penser que la référence est à un prêtre consacré par le port de multiples vêtements. C’est pourquoi le verset déclare : « Oint. » Si la référence est à quelqu’un qui est oint, on aurait pu penser que la référence est même à un prêtre oint pour la guerre. C’est pourquoi le verset déclare : « Et le prêtre oint, » indiquant qu’il n’y a pas de prêtre oint au-dessus de lui ; au contraire, il est le prêtre du rang le plus élevé.
מַאי מַשְׁמַע? כִּדְאָמַר רָבָא: ״הַיָּרֵךְ״ – הַמְיוּמֶּנֶת שֶׁבַּיָּרֵךְ, הָכָא נָמֵי: ״הַמָּשִׁיחַ״ – הַמְיוּמָּן שֶׁבַּמְּשׁוּחִים.
La Guemara demande : D’où cela est-il déduit ? La Guemara répond : C’est comme Rava l’a dit au sujet du terme « la cuisse » dans le verset : « le nerf sciatique qui est sur le creux de la cuisse » (Genèse 32:33) ; la référence est à la plus forte des cuisses. Ici aussi, là où le verset dit : « l’oint », la référence est au plus distingué des oints, c’est-à-dire le Grand Prêtre.
אָמַר מָר: ״מָשִׁיחַ״ – יָכוֹל מֶלֶךְ. מֶלֶךְ פַּר הוּא דְּמַיְיתֵי? שָׂעִיר הוּא דְּמַיְיתֵי! אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: עַל שִׁגְגַת מַעֲשֶׂה יָבִיא שָׂעִיר, עַל הֶעְלֵם דָּבָר יָבִיא פַּר, קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara analyse la baraita : Le Maître a dit : « Oint » est écrit dans le verset. On aurait pu penser que la référence est à un roi. La Guemara demande : Est-ce un taureau qu’un roi apporte comme offrande expiatoire ? C’est un bouc mâle qu’il apporte, comme la Torah l’énonce explicitement plus loin dans ce passage. La Guemara répond : Il était nécessaire que le tanna dise cela, car il pourrait vous venir à l’esprit de dire : C’est pour l’accomplissement involontaire d’un acte pour lequel tous les gens sont tenus d’apporter une offrande expiatoire qu’un roi doit apporter un bouc mâle comme son offrande ; mais pour l’absence de conscience de la chose avec l’accomplissement involontaire d’un acte, un roi doit apporter un taureau. Par conséquent, le tanna nous enseigne que seul le Grand Prêtre apporte un taureau.
אֵין בֵּין מָשׁוּחַ בְּשֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה כּוּ׳. מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי מֵאִיר, דְּאִי רַבִּי מֵאִיר, הָא תַּנְיָא: מְרוּבֵּה בְגָדִים מֵבִיא פַּר הַבָּא עַל כׇּל הַמִּצְוֹת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר, וְלֹא הוֹדוּ לוֹ חֲכָמִים.
§ La michna enseigne : La différence entre un Grand Prêtre oint avec l’huile d’onction et un autre consacré par le port de plusieurs vêtements est seulement que ce dernier n’apporte pas le taureau qui vient pour la transgression de l’une quelconque des mitzvot. La Guemara commente : La michna n’est pas conforme à l’opinion de Rabbi Meir, car, si elle l’était conformément à l’opinion de Rabbi Meir, n’est-il pas enseigné dans une baraita : Un prêtre consacré par le port de plusieurs vêtements apporte un taureau pour la transgression de l’une quelconque des mitzvot ; telle est la déclaration de Rabbi Meir, mais les Sages ne lui ont pas concédé ce point .
מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי מֵאִיר? דְּתַנְיָא: ״מָשִׁיחַ״ – אֵין לִי אֶלָּא מָשׁוּחַ בְּשֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה, מְרוּבֵּה בְגָדִים מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״הַכֹּהֵן הַמָּשִׁיחַ״.
La Guemara demande : Quelle est la raison de l’opinion de Rabbi Meir ? C’est comme il est enseigné dans une baraita : « Oint » est écrit dans le verset. Je n’ai déduit que le cas d’un prêtre oint avec l’huile d’onction. D’où déduis-je la halakha d’un prêtre consacré en revêtant plusieurs vêtements ? Le verset dit : « Le prêtre oint », d’où l’on déduit que quiconque est nommé Grand Prêtre est inclus, même s’il n’a pas été oint.
בְּמַאי אוֹקֵימְתֵּיהּ? כְּרַבָּנַן,
La Guemara demande : Conformément à quelle opinion as-tu interprété la michna ? C’est conformément à l’opinion des Sages.