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הָעֲשׂוּיָה לִבְרוֹחַ, אֲבָל עָצִיץ, שֶׁאֵינוֹ עָשׂוּי לִבְרוֹחַ – לֹא.
qui est fait pour se déplacer, c’est-à-dire qu’il n’est pas fixé à un seul endroit. Par conséquent, on peut soutenir que la terre dans le bateau n’est pas considérée comme attachée au sol. Cependant, en ce qui concerne un pot de fleurs, qui n’est pas fait pour être déplacé, puisqu’un pot de fleurs reste normalement à un seul endroit, non, on ne peut pas raisonnablement prétendre que la terre fixe qu’il contient ne fait pas partie du sol, même lorsque le pot lui-même ne touche pas le sol.
אִי נָמֵי: עַד כָּאן לָא קָאָמְרִי רַבָּנַן הָתָם אֶלָּא בִּסְפִינָה, דְּלָא מַפְסֵיק אַוֵּירָא – דְּמַיָּא כִּי אַרְעָא סְמִיכְתָּא דָּמְיָא; אֲבָל עָצִיץ, דְּמַפְסֵיק אַוֵּירָא – לָא.
Alternativement, on peut dire le contraire : Peut-être que les Rabbins énoncent leur opinion, selon laquelle la terre dans le bateau est considérée comme la terre elle-même, seulement là, dans le cas d’un bateau, où il n’y a pas de barrière d’espace aérien entre la terre dans le bateau et la terre en dessous, car l’eau est considérée comme une terre solide. Par conséquent, la terre dans le bateau est considérée comme reliée à la terre, et a le statut d’Eretz Yisrael. Mais dans le cas d’un pot perforé, où il y a une barrière d’espace aérien, non, la terre n’est pas reliée au sol.
רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: בִּנְהָרוֹת דְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי. אֶלָּא כִּי פְּלִיגִי – בַּיָּם הַגָּדוֹל.
Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : En ce qui concerne les fleuves qui se trouvent en Eretz Yisrael sur lesquels un bateau navigue, tout le monde est d’accord pour dire qu’un acte de divorce rédigé sur ce bateau est considéré comme ayant été rédigé en Eretz Yisrael. Cependant, lorsqu’ils sont en désaccord, c’est au sujet de la Grande Mer, c’est-à-dire la mer Méditerranée. En d’autres termes, un bateau situé dans la mer Méditerranée est-il considéré comme se trouvant en Eretz Yisrael ou non ?
דְּתַנְיָא: אֵיזֶהוּ אֶרֶץ וְאֵיזֶהוּ חוּצָה לָאָרֶץ? כֹּל שֶׁשּׁוֹפֵעַ וְיוֹרֵד מִטּוּרֵי אַמְנוֹן וְלִפְנִים – אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל; מִטּוּרֵי אַמְנוֹן וְלַחוּץ – חוּצָה לָאָרֶץ. הַנִּסִּין שֶׁבַּיָּם – רוֹאִין אוֹתָן כְּאִילּוּ חוּט מָתוּחַ עֲלֵיהֶם מִטּוּרֵי אַמְנוֹן עַד נַחַל מִצְרַיִם; מִן הַחוּט וְלִפְנִים – אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל; מִן הַחוּט וְלַחוּץ – חוּצָה לָאָרֶץ.
Comme il est enseigné dans la Tosefta (Terumot 2:12) : Qu’est-ce qu’Eretz Yisrael et qu’est-ce qui est en dehors d’Eretz Yisrael ? Toute pente qui descend en biais depuis Turei Amnon en Syrie et vers l’intérieur, en direction d’Eretz Yisrael, fait partie de Eretz Yisrael. Depuis Turei Amnon vers l’extérieur, au nord, cela est considéré comme en dehors d’Eretz Yisrael. En ce qui concerne les îles [nissin] qui sont dans la mer, on les considère comme si un fil était tendu au-dessus d’elles depuis Turei Amnon au nord jusqu’au Fleuve d’Égypte, Wadi el-Arish, au sud. Depuis le fil vers l’intérieur, c’est-à-dire vers l’est, c’est Eretz Yisrael ; depuis le fil vers l’extérieur, vers l’ouest, cela est considéré comme en dehors d’Eretz Yisrael. Telle est l’opinion des Rabbins.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: כֹּל שֶׁכְּנֶגֶד אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל – הֲרֵי הוּא כְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּגְבוּל יָם, וְהָיָה לָכֶם הַיָּם הַגָּדוֹל וּגְבוּל, זֶה יִהְיֶה לָכֶם גְּבוּל יָם״.
Rabbi Yehouda dit : Tout endroit qui se trouve directement en face d’Eretz Yisrael, y compris la mer elle-même, est considéré comme faisant partie d’Eretz Yisrael, comme il est dit : « Quant à la frontière occidentale, vous aurez la Grande Mer pour frontière ; ce sera votre frontière occidentale » (Nombres 34:6). Selon cet avis, tout le territoire situé directement en face d’Eretz Yisrael est considéré comme faisant partie d’Eretz Yisrael.
וְהַנִּסִּין שֶׁבַּצְּדָדִין, רוֹאִין אוֹתָן כְּאִילּוּ חוּט מָתוּחַ עֲלֵיהֶן מִקַּפְלוּרְיָא וְעַד יָם אוֹקְיָינוֹס, וּמִנַּחַל מִצְרַיִם וְעַד יָם אוֹקְיָינוֹס; מִן הַחוּט וְלִפְנִים – אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, מִן הַחוּט וְלַחוּץ – חוּצָה לָאָרֶץ.
Et en ce qui concerne les îles qui se trouvent sur les côtés, qui ne s’alignent pas exactement au nord ou au sud, on les considère comme si une corde était tendue au-dessus d’elles au nord depuis Kefalorya, à l’ouest de Turei Amnon, jusqu’à l’océan Atlantique, et au sud depuis le fleuve d’Égypte vers l’ouest jusqu’à l’océan Atlantique. Ces îles qui se trouvent de la corde vers l’intérieur font partie de Eretz Yisrael, tandis que celles qui sont de la corde vers l’extérieur sont en dehors d’Eretz Yisrael.
וְרַבָּנַן, הַאי ״וּגְבוּל״ מַאי עָבְדִי לֵיהּ? מִיבְּעֵי לֵיהּ לְנִסִּין. וְרַבִּי יְהוּדָה, נִסִּין לָא צְרִיכִי קְרָא.
La Guemara demande : Et les Sages, que font-ils de ce verset : « Et pour la frontière » ? L’opinion de Rabbi Yehouda, selon laquelle la frontière d’Eretz Yisrael s’étend dans la mer, semble apparemment étayée par ce verset. La Guemara répond : Ils en ont besoin pour enseigner que les îles elles-mêmes sont considérées comme faisant partie d’Eretz Yisrael. Et Rabbi Yehouda répondrait qu’un verset supplémentaire n’est pas nécessaire pour enseigner la halakha concernant les îles, car il est clair qu’elles font partie d’Eretz Yisrael.
רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: עַכּוֹ – כְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל וְכוּ׳: בְּעוֹ מִינֵּיהּ מֵרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא: הַמּוֹכֵר עַבְדּוֹ לְסוּרְיָא, כְּמוֹכֵר בְּחוּצָה לָאָרֶץ דָּמֵי, אוֹ לָא?
§ La michna enseigne que Rabbi Meir dit : Akko est comme Eretz Yisrael en ce qui concerne les actes de divorce. Les Sages ont soumis un dilemme à Rabbi Ḥiyya bar Abba : Celui qui vend son esclave à un maître en Syrie, est-il considéré comme quelqu’un qui vend son esclave en dehors de Eretz Yisrael, auquel cas le vendeur est sanctionné par l’affranchissement de son esclave, ou non ?
אֲמַר לְהוּ: תְּנֵיתוּהָ, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: עַכּוֹ – כְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל לְגִיטִּין; לְגִיטִּין – אִין, לַעֲבָדִים – לָא, וְכׇל שֶׁכֵּן סוּרְיָא דִּמְרַחֲקָא טוּבָא.
Rabbi Ḥiyya bar Abba leur dit : Vous avez appris une résolution à ce dilemme à partir de la michna : Rabbi Meir dit que Akko est comme Eretz Yisrael en ce qui concerne les actes de divorce, d’où l’on peut déduire : En ce qui concerne les actes de divorce, oui, mais en ce qui concerne les esclaves, non, elle n’est pas considérée comme faisant partie d’Eretz Yisrael, et à plus forte raison la Syrie, qui est bien plus éloignée qu’Akko des principales régions d’Eretz Yisrael. Par conséquent, ce propriétaire a vendu son esclave hors d’Eretz Yisrael.
תָּנוּ רַבָּנַן: בִּשְׁלֹשָׁה דְּרָכִים שָׁוְותָה סוּרְיָא לְאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, וּבִשְׁלֹשָׁה לְחוּצָה לָאָרֶץ. (סִימָן: עָב בַּר רַק). עֲפָרָהּ טָמֵא – כְּחוּצָה לָאָרֶץ, וְהַמּוֹכֵר עַבְדּוֹ לְסוּרְיָא – כְּמוֹכֵר בְּחוּצָה לָאָרֶץ. וְהַמֵּבִיא גֵּט מִסּוּרְיָא – כְּמֵבִיא מֵחוּצָה לָאָרֶץ.
Après avoir mentionné le statut de la Syrie, la Guemara cite une halakha connexe. Les Sages ont enseigné (Tosefta, Kelim 1:5) : À trois égards, la Syrie est égale à Eretz Yisrael, et à trois égards elle est semblable à l’extérieur d’Eretz Yisrael. La Guemara insère un moyen mnémotechnique pour les façons dont la Syrie est différente d’Eretz Yisrael et semblable à Eretz Yisrael : Ayin beit, beit reish, reish kuf. La Syrie a le statut d’une terre située hors d’Eretz Yisrael sous les aspects suivants : Premièrement, son sol est rituellement impur comme celui d’une terre située hors d’Eretz Yisrael. Et le deuxième point est que celui qui vend son esclave à un maître en Syrie est comme quelqu’un qui le vend à un maître hors d’Eretz Yisrael, et le second maître est tenu d’affranchir l’esclave. Et troisièmement, celui qui apporte un acte de divorce de Syrie est comme celui qui l’apporte de l’extérieur d’Eretz Yisrael, en ce sens qu’il doit dire : Il a été écrit en ma présence et il a été signé en ma présence.
וּבִשְׁלֹשָׁה לְאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל: חַיֶּיבֶת בְּמַעֲשֵׂר וּבִשְׁבִיעִית – כְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, וְהָרוֹצֶה לִיכָּנֵס לָהּ בְּטׇהֳרָה – נִכְנָס, וְהַקּוֹנֶה שָׂדֶה בְּסוּרְיָא –
Et à trois égards, la Syrie est semblable à Eretz Yisrael : Sa production est soumise à la dîme et aux mitzvot de l’année sabbatique comme Eretz Yisrael. Et quiconque souhaite y entrer tout en restant en état de pureté rituelle peut ainsi y entrer, comme si elle faisait partie d’Eretz Yisrael. Et quiconque acquiert un champ en Syrie

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