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לְמֵימְרִינְהוּ בְּנִיחוּתָא, כִּי הֵיכִי דְּלִיקַבְּלוּ מִינֵּיהּ. אָמַר רַב אָשֵׁי: אֲנָא לָא שְׁמִיעָא לִי הָא דְּרַבָּה בַּר בַּר חָנָה, וְקִיַּימְתִּיהָ מִסְּבָרָא.
dites-leur avec calme afin qu'ils acceptent l'instruction de sa part. Rav Ashi a dit : Je n'ai pas entendu cette déclaration de Rabba bar bar Ḥana, et pourtant je l'ai accomplie par mon propre raisonnement.
אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: לְעוֹלָם אַל יָטִיל אָדָם אֵימָה יְתֵירָה בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ, שֶׁהֲרֵי אָדָם גָּדוֹל הֵטִיל אֵימָה יְתֵירָה בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ וְהֶאֱכִילוּהוּ דָּבָר גָּדוֹל.
Rabbi Abbahou dit : Une personne ne devrait jamais imposer une peur excessive à les membres de sa maison, car un grand homme imposa une peur excessive à sa maison et on lui donna quelque chose qui entraînait une grande interdiction.
וּמַנּוּ? רַבִּי חֲנִינָא בֶּן גַּמְלִיאֵל. הֶאֱכִילוּהוּ סָלְקָא דַּעְתָּךְ?! הַשְׁתָּא בְּהֶמְתָּן שֶׁל צַדִּיקִים אֵין הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מֵבִיא תַּקָּלָה עַל יָדָם, צַדִּיקִים עַצְמָן לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?
La Guemara demande : Et qui était cet individu ? La Guemara répond : Rabbi Ḥanina ben Gamliel. La Guemara demande : Vous viendrait-il à l’esprit de dire qu’ils lui ont réellement donné à manger de la nourriture interdite ? Or, considérez que le Saint, béni soit-Il, ne fait pas en sorte qu’une erreur soit commise par l’intermédiaire des animaux des justes. Quant aux justes eux-mêmes, cela n’est-il pas à plus forte raison ? Comment pouvez-vous dire que Rabbi Ḥanina ben Gamliel a mangé de la nourriture interdite ?
אֶלָּא בִּקְּשׁוּ לְהַאֲכִילוֹ דָּבָר גָּדוֹל. וּמַאי נִיהוּ? אֵבֶר מִן הַחַי.
Au contraire, cela signifie qu’ils cherchèrent à lui faire manger quelque chose qui comportait une grande interdiction. Et qu’était-ce donc ? Un membre provenant d’un animal vivant. Un jour, l’animal qu’ils lui apportèrent avait un membre manquant et, comme les membres de sa maison étaient très effrayés, ils coupèrent un membre d’un animal vivant pour que son repas paraisse entier, et il faillit le manger.
שְׁלַח לֵיהּ מָר עוּקְבָא לְרַבִּי אֶלְעָזָר: בְּנֵי אָדָם הָעוֹמְדִים עָלַי, וּבְיָדִי לְמׇסְרָם לַמַּלְכוּת, מַהוּ?
§ Après avoir mentionné des lettres envoyées d’Eretz Yisrael vers la Babylonie et la question du traçage du parchemin, la Guemara rapporte : Mar Ukva, l’Exilarque en Babylonie, envoya une lettre à Rabbi Elazar, qui se trouvait en Eretz Yisrael, dans laquelle il était écrit ce qui suit : En ce qui concerne des personnes qui se dressent contre moi et me tourmentent, et j’ai le pouvoir de les livrer entre les mains du gouvernement, quelle est la halakha ? Puis-je les livrer aux autorités ou non ?
שִׂרְטֵט וּכְתַב לֵיהּ: ״אָמַרְתִּי אֶשְׁמְרָה דְרָכַי מֵחֲטוֹא בִלְשׁוֹנִי אֶשְׁמְרָה לְפִי מַחְסוֹם בְּעוֹד רָשָׁע לְנֶגְדִּי״ – אַף עַל פִּי שֶׁרָשָׁע לְנֶגְדִּי, אֶשְׁמְרָה לְפִי מַחְסוֹם.
Rabbi Elazar incisa le parchemin et lui écrivit le verset suivant : « J’ai dit : je prendrai garde à mes voies, afin de ne pas pécher par ma langue ; je mettrai un frein à ma bouche, tant que le méchant sera devant moi » (Psaumes 39:2). Rabbi Elazar cita ce verset pour faire allusion à la réponse suivante : Même si « le méchant est devant moi », « je mettrai un frein à ma bouche ».
שְׁלַח לֵיהּ: קָא מְצַעֲרִי לִי טוּבָא, וְלָא מָצֵינָא דְּאֵיקוּם בְּהוּ. שְׁלַח לֵיהּ: ״דּוֹם לַה׳ וְהִתְחוֹלֵל לוֹ״ – דּוֹם לַה׳, וְהוּא יַפִּילֵם לְךָ חֲלָלִים חֲלָלִים; הַשְׁכֵּם וְהַעֲרֵב עֲלֵיהֶן לְבֵית הַמִּדְרָשׁ, וְהֵן כָּלִין מֵאֵילֵיהֶן. הַדָּבָר יָצָא מִפִּי רַבִּי אֶלְעָזָר, וּנְתָנוּהוּ לִגְנִיבָא בְּקוֹלָר.
Mar Ukva envoya de nouveau un message à lui : Ils me tourmentent énormément et je ne peux pas les supporter. Rabbi Elazar lui envoya en réponse : « Remets-toi au Seigneur, et attends patiemment [hitḥolel] en Lui ; ne t’irrite pas à cause de celui qui prospère dans sa voie, à cause de l’homme qui met à exécution des desseins pervers » (Psaumes 37:7). Ce verset indique : « Remets-toi au Seigneur, » c’est-à-dire, ne fais rien, et Il les abattra comme de nombreux cadavres [ḥalalim]. Lève-toi avant eux et reste plus tard qu’eux dans tes visites à la maison d’étude, et ils disparaîtront d’eux-mêmes. La Guemara raconte : L’affaire sortit de la bouche de Rabbi Elazar, et Geneiva, le tourmenteur de Mar Ukva, fut mis dans un carcan de fer au cou [kolar], comme quelqu’un condamné par le gouvernement.
שְׁלַחוּ לֵיהּ לְמָר עוּקְבָא: זִמְרָא מְנָא לַן דַּאֲסִיר? שִׂרְטֵט וּכְתַב לְהוּ: ״אַל תִּשְׂמַח יִשְׂרָאֵל אֶל גִּיל בְּעַמִּים״.
La Guemara rapporte en outre : Ils envoyèrent la question suivante à Mar Ukva : D’où déduisons-nous que le chant est interdit à l’époque actuelle, après la destruction du Temple ? Il traça des incisions sur du parchemin et leur écrivit : « Ne te réjouis pas, Israël, jusqu’à l’exultation, comme les peuples » (Osée 9:1).
וְלִישְׁלַח לְהוּ מֵהָכָא: ״בַּשִּׁיר לֹא יִשְׁתּוּ יָיִן יֵמַר שֵׁכָר לְשׁוֹתָיו״! אִי מֵהָהוּא, הֲוָה אָמֵינָא הָנֵי מִילֵּי זִמְרָא דְמָנָא, אֲבָל דְּפוּמָּא שְׁרֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara demande : Qu’il leur envoie une réponse d’ici : « On ne boit pas de vin avec un chant ; la boisson forte est amère pour ceux qui la boivent » (Isaïe 24:9), ce qui indique que le chant n’est plus permis. La Guemara répond : Si l’on avait répondu en citant ce verset, je dirais que cette règle ne s’applique qu’à la musique instrumentale, conformément au verset précédent : « La joie des tambourins cesse, le bruit de ceux qui se réjouissent prend fin, la joie de la harpe cesse » (Isaïe 24:8) ; cependant, le chant vocal est permis. Par conséquent, Mar Ukva nous enseigne que tous les types de chant sont interdits.
אֲמַר לֵיהּ רַב הוּנָא בַּר נָתָן לְרַב אָשֵׁי: מַאי דִּכְתִיב ״קִינָה וְדִימוֹנָה וְעַדְעָדָה״? אֲמַר לֵיהּ: מָתְוָותָא דְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל קָחָשֵׁיב.
En lien avec l’incident au cours duquel Mar Ukva reçut l’instruction de ne pas se venger de ses tourmenteurs, la Guemara rapporte des discussions similaires. Rav Houna bar Natan dit à Rav Ashi : Que signifie ce qui est écrit : « Kina, et Dimonah, et Adadah » (Josué 15:22) ? Il lui dit : le verset énumère les villes d’Eretz Yisrael.
אֲמַר לֵיהּ: אַטּוּ אֲנָא לָא יָדַעְנָא דְּמָתְוָותָא דְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל קָא חָשֵׁיב?! אֶלָּא רַב גְּבִיהָא מֵאָרַגִּיזָא אָמַר בָּהּ טַעְמָא: כֹּל שֶׁיֵּשׁ לוֹ קִנְאָה עַל חֲבֵירוֹ וְדוֹמֵם, שׁוֹכֵן עֲדֵי עַד עוֹשֶׂה לוֹ דִּין.
Rav Houna lui dit : Est-ce à dire que tu penses que je ne sais pas que le verset énumère les villes d’Eretz Yisrael ? C’est certainement le sens simple du verset. Au contraire, Rav Geviha d’Argiza a donné une explication de ce verset, suggérant qu’il s’agit d’une allusion à l’idée suivante : Quiconque nourrit de la jalousie [kina] envers un autre, et pourtant reste silencieux [domem], Celui qui demeure pour toute l’éternité [adei ad] exerce le jugement en sa faveur.
אֲמַר לֵיהּ: אֶלָּא מֵעַתָּה, ״צִקְלָג וּמַדְמֵנָה וְסַנְסַנָּהּ״ הָכִי נָמֵי?! אֲמַר לֵיהּ: אִי הֲוָה רַב גְּבִיהָא מִבֵּי אָרַגִּיזָא הָכָא, הֲוָה אָמַר בָּהּ טַעְמָא. רַב אַחָא מִבֵּי חוֹזָאָה אָמַר בַּהּ הָכִי: כָּל מִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ צַעֲקַת לְגִימָא עַל חֲבֵירוֹ, וְדוֹמֵם, שׁוֹכֵן בַּסְּנֶה עוֹשֶׂה לוֹ דִּין.
Rav Ashi lui dit : Si tel est le cas, tu devrais aussi interpréter le verset : « Ziklag, et Madmannah, et Sansannah » (Josué 15:31), de manière similaire. Rav Houna lui dit : Si Rav Geviha de Bei Argiza était ici, il en donnerait une explication. La Guemara raconte : Rav Aḥa de Bei Ḥoza’a a dit ceci au sujet de ce verset : Quiconque a une plainte contre un autre au sujet d’une gorgée [tza’akat legima], c’est-à-dire qu’il prétend que quelqu’un ne lui a pas donné de nourriture, et reste silencieux [domem], Celui qui demeure dans le buisson ardent [seneh] rend justice en sa faveur.
אֲמַר לֵיהּ רֵישׁ גָּלוּתָא לְרַב הוּנָא: כְּלִילָא מְנָא לַן דְּאָסוּר? אֲמַר לֵיהּ: מִדְּרַבָּנַן, דִּתְנַן: בַּפּוּלְמוּס שֶׁל אַסְפַּסְיָינוּס גָּזְרוּ עַל עַטְרוֹת חֲתָנִים וְעַל הָאִירוּס.
L’Exilarque dit à Rav Houna : D’où déduisons-nous qu’il est interdit de placer une guirlande sur la tête d’un marié ? Rav Houna lui dit : Cela est interdit par la loi rabbinique, comme nous l’avons appris dans une michna (Sota 49a) : Lors de la guerre [pulmus] de Vespasien, ils décrétèrent au sujet des guirlandes des mariés, c’est-à-dire que les mariés ne peuvent plus porter de guirlandes, et ils décrétèrent au sujet du tambour [irus], c’est-à-dire qu’ils interdirent aussi de jouer du tambour.
אַדְּהָכִי קָם רַב הוּנָא לְאִפְּנוֹיֵי, אֲמַר לֵיהּ רַב חִסְדָּא, קְרָא כְּתִיב: ״כֹּה אָמַר ה׳ אֱלֹהִים הָסִר הַמִּצְנֶפֶת וְהָרִם הָעֲטָרָה זֹאת לֹא זֹאת הַשָּׁפָלָה הַגְבֵּהַּ וְהַגָּבוֹהַּ הַשְׁפִּיל״ –
Pendant ce temps, Rav Huna se leva pour se soulager, et après qu'il fut sorti, Rav Ḥisda, qui n'avait pas parlé jusque-là par révérence pour son maître, Rav Huna, dit à l'Exilarque : Un verset est écrit à ce sujet : « Ainsi parle le Seigneur Dieu : La tiare sera ôtée, et la couronne enlevée ; cela ne sera plus comme auparavant ; ce qui est bas sera élevé, et ce qui est haut abaissé » (Ézéchiel 21:31).
וְכִי מָה עִנְיַן מִצְנֶפֶת אֵצֶל עֲטָרָה? אֶלָּא לוֹמַר לָךְ: בִּזְמַן שֶׁמִּצְנֶפֶת בְּרֹאשׁ כֹּהֵן גָּדוֹל – עֲטָרָה בְּרֹאשׁ כׇּל אָדָם, נִסְתַּלְּקָה מִצְנֶפֶת מֵרֹאשׁ כֹּהֵן גָּדוֹל – נִסְתַּלְּקָה עֲטָרָה מֵרֹאשׁ כׇּל אָדָם.
Mais de quelle manière une tiare est-elle liée à une guirlande ? Ces deux choses ne sont pas placées sur la tête du même type de personne. Au contraire, ce verset vient te dire : Lorsque la tiare se trouve sur la tête du Grand Prêtre, c’est-à-dire lorsque le Temple est debout, alors une guirlande peut se trouver sur la tête de tout homme lors de son mariage. Cependant, une fois que la tiare est retirée de la tête du Grand Prêtre, la guirlande est retirée de la tête de tout homme.
אַדְּהָכִי אֲתָא רַב הוּנָא, אַשְׁכְּחִינְהוּ דַּהֲוֵי יָתְבִי, אֲמַר לֵיהּ: הָאֱלֹהִים! מִדְּרַבָּנַן, אֶלָּא חִסְדָּא שְׁמָךְ וְחִסְדָּאִין מִילָּךְ.
Pendant ce temps, Rav Huna revint et les trouva assis en train de discuter de cette question. Il dit à Rav Ḥisda sous forme de serment : Par Dieu ! Cette interdiction s’applique par loi rabbinique. Cependant, ton nom est Ḥisda et tes paroles trouvent grâce [ḥisda’in], car tu as trouvé une belle source pour cette halakha.
רָבִינָא אַשְׁכְּחֵיהּ לְמָר בַּר רַב אָשֵׁי דַּהֲוָה גָּדֵיל כְּלִילָא לִבְרַתֵּיהּ, אֲמַר לֵיהּ: לָא סָבַר לַהּ מָר: ״הָסִר הַמִּצְנֶפֶת וְהָרִם הָעֲטָרָה״?! אֲמַר לֵיהּ: דּוּמְיָא דְּכֹהֵן גָּדוֹל – בְּגַבְרֵי, אֲבָל בִּנְשֵׁי – לָא.
La Guemara rapporte : Ravina trouva Mar bar Rav Ashi en train de tresser une guirlande pour sa fille à l’occasion de son mariage. Il lui dit : Le Maître ne tient-il pas conformément à la halakha susmentionnée, dérivée du verset : « La tiare sera ôtée et la guirlande enlevée » ? Il lui dit : Cette interdiction a été énoncée au sujet de quelqu’un qui est semblable à un Grand Prêtre, et elle ne s’applique qu’aux hommes. Cependant, en ce qui concerne les femmes, les Sages n’ont pas promulgué ce décret.
מַאי ״זֹאת לֹא זֹאת״? דָּרֵשׁ רַבִּי עַוִּירָא, זִימְנִין אָמַר לַהּ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב אַמֵּי, וְזִימְנִין אָמַר לַהּ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב אַסִּי: בְּשָׁעָה שֶׁאָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְיִשְׂרָאֵל: ״הָסִר הַמִּצְנֶפֶת וְהָרִם הָעֲטָרָה״, אָמְרוּ מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, זֹאת לָהֶן לְיִשְׂרָאֵל, שֶׁהִקְדִּימוּ לְפָנֶיךָ בְּסִינַי ״נַעֲשֶׂה״ לְ״נִשְׁמָע״?!
Au sujet du verset ci-dessus, la Guemara demande : Quelle est la signification de l’expression : « Cela ne sera plus la même chose » ? Rabbi Avira a interprété ce verset de manière homilétique. Parfois il le disait au nom de Rav Ami, et parfois il le disait au nom de Rav Asi : Lorsque le Saint, béni soit-Il, dit au peuple juif au moment de la destruction du Temple : « Ôte la mitre et enlève la couronne », les anges de service dirent devant le Saint, béni soit-Il : Maître de l’Univers, est-ce le traitement approprié pour le peuple juif, qui, lors du don de la Torah au Sinaï, a fait précéder la déclaration : « Nous ferons » de la déclaration : « Nous entendrons » (Exode 24:7) ?
אָמַר לָהֶן: לֹא זֹאת לָהֶן לְיִשְׂרָאֵל, שֶׁהִשְׁפִּילוּ אֶת הַגָּבוֹהַּ וְהִגְבִּיהוּ אֶת הַשָּׁפֵל, וְהֶעֱמִידוּ צֶלֶם בַּהֵיכָל?!
Dieu leur dit : N’est-ce pas approprié pour le peuple juif, qui a abaissé ce qui était exalté et exalté ce qui était humble, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas servi Dieu, et ont au contraire adoré des idoles lorsqu’ils ont établi une idole dans le Sanctuaire ? Cette réponse est suggérée dans le verset : « Cela ne sera plus comme avant. »
דָּרֵשׁ רַב עַוִּירָא, זִימְנִין אָמַר לַהּ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב אַמֵּי, וְזִימְנִין אָמַר לַהּ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב אַסִּי – מַאי דִּכְתִיב: ״כֹּה אָמַר ה׳ אִם שְׁלֵמִים וְכֵן רַבִּים וְכֵן נָגוֹזּוּ וְעָבָר וְגוֹ׳״? אִם רוֹאֶה אָדָם שֶׁמְּזוֹנוֹתָיו מְצוּמְצָמִין – יַעֲשֶׂה מֵהֶן צְדָקָה. וְכׇל שֶׁכֵּן כְּשֶׁהֵן מְרוּבִּין.
La Guemara cite une autre déclaration des mêmes Sages. Rav Avira a interprété un verset de manière homilétique. Parfois il le disait au nom de Rav Ami, et parfois il le disait au nom de Rav Asi : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Ainsi parle le Seigneur : Bien qu’ils soient en pleine force [shelemim] et également nombreux, ils seront néanmoins retranchés, et il passera ; et bien que Je t’aie affligé, Je ne t’affligerai plus » (Nahum 1:12). Cela signifie : Si une personne voit que sa subsistance est limitée, elle doit l’utiliser pour la charité, et à plus forte raison lorsqu’elle est abondante. En d’autres termes, si ses moyens de subsistance sont arrivés à leur terme [nishlam], elle doit faire la charité, et elle doit certainement agir ainsi si ses moyens sont abondants.
מַאי ״וְכֵן נָגוֹזּוּ וְעָבַר״? תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: כָּל הַגּוֹזֵז מִנְּכָסָיו וְעוֹשֶׂה מֵהֶן צְדָקָה – נִיצָּל מִדִּינָהּ שֶׁל גֵּיהִנָּם. מָשָׁל לִשְׁתֵּי רְחֵילוֹת שֶׁהָיוּ עוֹבְרוֹת בְּמַיִם, אַחַת גְּזוּזָה וְאַחַת אֵינָהּ גְּזוּזָה; גְּזוּזָה עָבְרָה, וְשֶׁאֵינָהּ גְּזוּזָה לֹא עָבְרָה.
La Guemara demande : Quel est le sens de l’expression : « Malgré cela, ils seront tondus [nagozzu], et il passera » ? Un Sage de l’école de Rabbi Yishmael a enseigné : Quiconque tond [gozez] une partie de ses biens et en fait la charité sera sauvé du jugement du Guehinom. La Guemara propose une parabole qui compare ce cas à deux brebis qui passaient dans l’eau. L’une d’elles était tondue et l’autre ne l’était pas, c’est-à-dire non tondue. La brebis tondue traversa de l’autre côté, mais celle qui n’était pas tondue ne traversa pas, car sa laine absorba l’eau et elle se noya. De même, celui qui tond une partie de ses biens et la donne en charité ne descendra pas au Guehinom.

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Textes fournis par Sefaria