Drashot AI Logo
וְאִי עֲבַדְתְּ – אַהְנֵית. מַאי ״אִי עֲבַדְתְּ אַהְנֵית״? דְּאִי אָתֵי בַּעַל מְעַרְעַר, לָא מַשְׁגְּחִינַן בֵּיהּ.
Mais si vous faites cela, alors vous apportez un bénéfice. La Guemara demande : Quel est le sens de l’expression : Si vous faites cela, vous apportez un bénéfice ? Cela signifie que si le mari vient contester la validité de l’acte de divorce, nous ne lui prêtons aucune attention ni à sa revendication.
כִּדְתַנְיָא: מַעֲשֶׂה בְּאָדָם אֶחָד שֶׁהֵבִיא גֵּט לִפְנֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, אָמַר לוֹ: צָרִיךְ אֲנִי לוֹמַר ״בְּפָנַי נִכְתַּב וּבְפָנַי נֶחְתַּם״, אוֹ אֵינִי צָרִיךְ? אָמַר לוֹ: בְּנִי, מֵהֵיכָן אַתָּה? אָמַר לוֹ: רַבִּי, מִכְּפַר סִיסַאי אָנִי. אָמַר לוֹ: צָרִיךְ אַתָּה לוֹמַר ״בְּפָנַי נִכְתַּב וּבְפָנַי נֶחְתַּם״, שֶׁלֹּא תִּיזָּקֵק לְעֵדִים.
Comme il est enseigné dans la Tosefta (1:3) : Un incident s’est produit concernant un homme qui apporta un acte de divorce devant Rabbi Yishmael, et lui dit : Suis-je tenu de dire : Il a été écrit en ma présence et il a été signé en ma présence, ou ne suis-je pas tenu de faire cette déclaration ? Rabbi Yishmael lui dit : Mon fils, d’où viens-tu ? Il dit à Rabbi Yishmael : Mon maître, je viens du village de Sisai. Rabbi Yishmael lui dit : Tu es tenu de dire : Il a été écrit en ma présence et il a été signé en ma présence, afin que tu ne fasses pas en sorte que la femme ait besoin de trouver des témoins si le mari conteste sa validité.
לְאַחַר שֶׁיָּצָא, נִכְנַס לְפָנָיו רַבִּי אִלְעַאי, אָמַר לוֹ: רַבִּי, וַהֲלֹא כְּפַר סִיסַאי מוּבְלַעַת בִּתְחוּם אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, וּקְרוֹבָה לְצִיפּוֹרִי יוֹתֵר מֵעַכּוֹ; וּתְנַן, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: עַכּוֹ – כְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל לְגִיטִּין, וַאֲפִילּוּ רַבָּנַן לָא פְּלִיגִי עֲלֵיהּ דְּרַבִּי מֵאִיר אֶלָּא בְּעַכּוֹ דִּמְרַחֲקָא, אֲבָל כְּפַר סִיסַאי דִּמְקָרְבָא – לָא!
Après que cet homme fut parti, Rabbi Elai entra devant Rabbi Yishmael et lui dit : Mon maître, mais le village de Sisai n’est-il pas situé à l’intérieur de la frontière d’Eretz Yisrael, et il est même plus proche de Tzippori, qui se trouve dans la partie principale d’Eretz Yisrael, plus encore qu’Akko. Et nous avons appris dans la michna que Rabbi Meir dit : Akko est comme Eretz Yisrael en ce qui concerne les actes de divorce. Et même les Sages ne sont en désaccord avec Rabbi Meir qu’au sujet d’Akko, qui est éloignée. Cependant, en ce qui concerne le village de Sisai, qui est proche, non, ils ne contestent pas la décision de Rabbi Meir.
אָמַר לוֹ: שְׁתוֹק בְּנִי, שְׁתוֹק, הוֹאִיל וְיָצָא הַדָּבָר בְּהֶיתֵּר – יָצָא.
Rabbi Yishmael dit à Rabbi Elai : Tais-toi, mon fils, tais-toi. Puisque la question de son divorce a été émise comme permise, elle l’a été, et son divorce est valide. Cet incident prouve que la déclaration : Cela a été écrit en ma présence et cela a été signé en ma présence, est efficace au point que le divorce est considéré comme ayant été effectué d’une manière entièrement permise, et le mari ne peut pas contester sa validité à un stade ultérieur.
הָא אִיהוּ נָמֵי, ״שֶׁלֹּא תִּיזָּקֵק לְעֵדִים״ קָאָמַר לֵיהּ! לָא סַיְּימוּהָ קַמֵּיהּ.
La Guemara demande : Pourquoi était-il nécessaire que Rabbi Yishmael explique à Rabbi Elai le sens de sa décision ? Mais, après tout, lorsqu’il a rendu sa décision, Rabbi Yishmael a aussi énoncé sa raison, puisqu’il a dit à l’homme : Fais cela afin que tu ne fasses pas en sorte que la femme ait besoin de trouver des témoins. La Guemara répond : Ceux qui étaient présents n’ont pas achevé la déclaration de Rabbi Yishmael devant Rabbi Elai. Rabbi Elai ne connaissait pas le raisonnement de Rabbi Yishmael et c’est pourquoi il l’a interrogé.
שְׁלַח לֵיהּ רַבִּי אֶבְיָתָר לְרַב חִסְדָּא: גִּיטִּין הַבָּאִים מִשָּׁם לְכָאן, אֵין צָרִיךְ לוֹמַר ״בְּפָנַי נִכְתַּב וּבְפָנַי נֶחְתַּם״. לֵימָא קָסָבַר לְפִי שֶׁאֵין בְּקִיאִין לִשְׁמָהּ, וְהָנֵי גְּמִירִי?
§ La Guemara rapporte que Rabbi Evyatar envoya une lettre d’Eretz Israël en Babylonie à Rav Ḥisda, dans laquelle il écrivit ce qui suit : En ce qui concerne les actes de divorce qui viennent de là-bas, de Babylonie, jusqu’ici, en Eretz Israël, l’agent n’est pas tenu de dire : Cela a été écrit en ma présence et cela a été signé en ma présence. La Guemara demande : Dirons-nous que Rabbi Evyatar soutient que la raison de la déclaration : Cela a été écrit en ma présence et cela a été signé en ma présence, est parce qu’ils ne sont pas experts dans la rédaction d’un acte de divorce pour elle, et que ces habitants de Babylonie sont instruits à cet égard ?
וְתִסְבְּרָא?! וְהָא רַבָּה אִית לֵיהּ דְּרָבָא! אֶלָּא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא בָּעֵינַן לְקַיְּימוֹ, וְכֵיוָן דְּאִיכָּא רַבִּים דְּסָלְקִי וְנָחֲתִי – מִישְׁכָּח שְׁכִיחִי.
La Guemara objecte : Et peux-tu comprendre cela de cette manière ? Après tout, Rabba est d'avis que la raison est également conforme à l'opinion de Rava, selon laquelle la déclaration sert à ratifier l'acte de divorce. Au contraire, tout le monde s'accorde à dire que nous exigeons la déclaration pour ratifier le document. Mais puisqu'il y a beaucoup de personnes qui montent en Eretz Yisrael et en descendent vers la Babylonie, des témoins sont fréquemment disponibles, et il n'y a aucune raison de s'inquiéter de la ratification de l'acte de divorce.
אָמַר רַב יוֹסֵף: מַאן לֵימָא לַן דְּרַבִּי אֶבְיָתָר בַּר סַמְכָא הוּא? וְעוֹד, הָא אִיהוּ דִּשְׁלַח לֵיהּ לְרַב יְהוּדָה: בְּנֵי אָדָם הָעוֹלִין מִשָּׁם לְכָאן, הֵן קִיְּימוּ בְּעַצְמָן: ״וַיִּתְּנוּ (אֶת) הַיֶּלֶד בַּזּוֹנָה וְהַיַּלְדָּה מָכְרוּ בַיַּיִן וַיִּשְׁתּוּ״, וּכְתַב לֵיהּ בְּלָא שִׂירְטוּט;
Rav Yosef a dit : Qui nous dira que le rabbin Evyatar est une autorité fiable ? Et de plus, il y a une bonne raison de mettre en doute sa déclaration : C’est lui qui a envoyé une lettre à Rav Yehuda, et a écrit : Les gens qui montent de là-bas, de Babylonie, jusqu’ici, en Eretz Yisrael, accomplissent eux-mêmes le verset : « Ils ont donné un garçon pour une prostituée, et vendu une fille pour du vin, et ils ont bu » (Joël 4:3), c’est-à-dire que ces gens abandonnent leurs familles. Et le rabbin Evyatar lui a écrit ce verset sans réglure, c’est-à-dire sans graver de lignes dans le parchemin sur lequel il a écrit la lettre.
וְאָמַר רַבִּי יִצְחָק: שְׁתַּיִם כּוֹתְבִין, שָׁלֹשׁ אֵין כּוֹתְבִין; בְּמַתְנִיתָא תָּנָא: שָׁלֹשׁ כּוֹתְבִין, אַרְבַּע אֵין כּוֹתְבִין!
Et Rabbi Yitzḥak dit au sujet de l’écriture d’un verset de la Torah : On peut écrire deux mots sans tracer le parchemin, mais on ne peut pas écrire trois mots sans tracer le parchemin. Au contraire, on trace le parchemin avant d’écrire le verset, comme on le fait lors de l’écriture d’un rouleau de la Torah. Cela garantit que l’écriture sera faite sur une ligne droite, la rendant ainsi plus belle. Et il a été enseigné dans une baraita : On peut écrire trois, mais on ne peut pas écrire quatre. Puisque Rabbi Evyatar a écrit plus de trois mots d’un verset sans tracer le parchemin, ses décisions halakhiques ne sont manifestement pas fiables.
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אַטּוּ כֹּל דְּלָא יָדַע הָא דְּרַבִּי יִצְחָק, לָאו גַּבְרָא רַבָּה הוּא?! בִּשְׁלָמָא מִילְּתָא דְתַלְיָא בִּסְבָרָא – לְחַיֵּי; הָא – גְּמָרָא הִיא, וּגְמָרָא לָא שְׁמִיעַ לֵיהּ.
Abaye lui dit : Est-ce à dire que quiconque ne connaît pas cettehalakha de Rabbi Yitzḥak n’est pas un grand homme ? Certes, en ce qui concerne une question qui dépend du raisonnement, cela se comprend, car on peut dire qu’une personne qui ne connaît pas une halakha pouvant être déduite par raisonnement logique ne peut pas être considérée comme une autorité fiable. Cependant, cettehalakha est une tradition, et il est possible que Rabbi Evyatar n’ait tout simplement pas entendu cette tradition.
וְעוֹד, הָא רַבִּי אֶבְיָתָר הוּא דְּאַסְכֵּים מָרֵיהּ עַל יְדֵיהּ; דִּכְתִיב: ״וַתִּזְנֶה עָלָיו פִּילַגְשׁוֹ״, רַבִּי אֶבְיָתָר אָמַר: זְבוּב מָצָא לָהּ. רַבִּי יוֹנָתָן אָמַר: נִימָא מָצָא לָהּ.
De plus, Rabbi Evyatar est celui avec qui son Maître, le Saint, béni soit-Il, fut d’accord dans son interprétation d’un verset, comme il est écrit au sujet de l’épisode impliquant la concubine à Guivéa : « Et sa concubine le quitta » (Juges 19:2). Les Sages ont discuté de ce qui s’était produit pour que son mari se mette tellement en colère contre elle qu’elle le quitte, et Rabbi Evyatar dit : Il la trouva responsable d’une mouche dans la nourriture qu’elle lui avait préparée, tandis que Rabbi Yonatan dit : Il la trouva responsable d’un cheveu [nima].
וְאַשְׁכְּחֵיהּ רַבִּי אֶבְיָתָר לְאֵלִיָּהוּ, אֲמַר לֵיהּ: מַאי קָא עָבֵיד הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא? אֲמַר לֵיהּ: עָסֵיק בְּפִילֶגֶשׁ בַּגִּבְעָה. וּמַאי קָאָמַר? אֲמַר לֵיהּ: אֶבְיָתָר בְּנִי כָּךְ הוּא אוֹמֵר, יוֹנָתָן בְּנִי כָּךְ הוּא אוֹמֵר.
Et Rabbi Evyatar trouva Élie, le prophète, et lui dit : Que fait à présent le Saint, béni soit-Il ? Élie lui dit : Il est actuellement occupé à étudier l’épisode de la concubine de Guivéa. Rabbi Evyatar lui demanda : Et que dit-Il à ce sujet ? Élie lui dit que Dieu dit ce qui suit : Evyatar, Mon fils, dit ceci et Yonatan, Mon fils, dit cela. On voit ici que Dieu a jugé bon de citer la déclaration de Rabbi Evyatar.
אֲמַר לֵיהּ: חַס וְשָׁלוֹם, וּמִי אִיכָּא סְפֵיקָא קַמֵּי שְׁמַיָּא?! אֲמַר לֵיהּ: אֵלּוּ וָאֵלּוּ דִּבְרֵי אֱלֹהִים חַיִּים הֵן – זְבוּב מָצָא וְלֹא הִקְפִּיד, נִימָא מָצָא וְהִקְפִּיד.
Rabbi Evyatar lui dit : À Dieu ne plaise, y a-t-il une incertitude devant le Ciel ? Dieu ne sait-Il pas ce qui s’est passé ? Pourquoi mentionne-t-Il les deux opinions ? Élie lui dit : Celles-ci comme celles-là sont les paroles du Dieu vivant, c’est-à-dire que les deux incidents se sont produits. L’incident s’est déroulé de la manière suivante : il trouva une mouche dans sa nourriture et ne s’en offensa pas, puis il trouva un cheveu et s’en offensa.
אָמַר רַב יְהוּדָה: זְבוּב בַּקְּעָרָה, וְנִימָא בְּאוֹתוֹ מָקוֹם; זְבוּב – מְאִיסוּתָא, וְנִימָא – סַכַּנְתָּא. אִיכָּא דְּאָמְרִי: אִידֵּי וְאִידֵּי בַּקְּעָרָה; זְבוּב – אוּנְסָא, וְנִימָא – פְּשִׁיעוּתָא.
Rav Yehuda dit une explication différente : L’homme a trouvé une mouche dans le plat qu’elle avait cuisiné pour lui, et il a trouvé un cheveu à cet endroit-là, c’est-à-dire dans sa zone génitale. Lorsqu’il a trouvé une mouche, cela a provoqué une réaction de dégoût, et il ne s’est pas mis en colère contre elle, mais le cheveu relevait d’un danger, car il risquait d’en être blessé, et c’est pourquoi il s’est mis en colère contre elle. Il y en a qui disent : Ceci et cela ont été trouvés dans un plat. La différence est que la mouche résultait de circonstances échappant à son contrôle, puisqu’elle est tombée dans le plat d’elle-même, mais le cheveu a été trouvé dans le plat en raison de sa négligence.
אָמַר רַב חִסְדָּא: לְעוֹלָם אַל יָטִיל אָדָם אֵימָה יְתֵירָה בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ, שֶׁהֲרֵי פִּילֶגֶשׁ בַּגִּבְעָה הֵטִיל עָלֶיהָ בַּעֲלָהּ אֵימָה יְתֵירָה, וְהִפִּילָה כַּמָּה רְבָבוֹת מִיִּשְׂרָאֵל.
Rav Ḥisda dit : Une personne ne devrait jamais imposer une peur excessive aux membres de son foyer, car le mari de la concubine de Guibea lui imposa une peur excessive et cela a finalement causé la chute de plusieurs dizaines de milliers de Juifs dans la guerre qui s’ensuivit (voir Juges 19–20).
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: כׇּל הַמֵּטִיל אֵימָה יְתֵירָה בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ, סוֹף הוּא בָּא לִידֵי שָׁלֹשׁ עֲבֵירוֹת: גִּילּוּי עֲרָיוֹת, וּשְׁפִיכוּת דָּמִים, וְחִילּוּל שַׁבָּת.
Rav Yehouda dit que Rav dit : Quiconque impose une peur excessive aux membres de sa maison finira par commettre trois fautes : des relations sexuelles interdites, car l’épouse aura tellement peur de son mari qu’elle lui dira parfois qu’elle s’est immergée dans un bain rituel après la fin de ses menstruations alors qu’elle ne l’a pas fait ; et il finira aussi par commettre un effusion de sang, car elle risque de s’enfuir loin de lui et de s’exposer à des dangers ; et la profanation du Chabbat, car elle cuisinera pour lui pendant Chabbat parce qu’elle craint qu’il ne se mette en colère contre elle pour ne pas l’avoir fait auparavant.
אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה: הָא דְּאָמְרִי רַבָּנַן: שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים צָרִיךְ אָדָם לוֹמַר בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ עֶרֶב שַׁבָּת עִם חֲשֵׁיכָה: עִשַּׂרְתֶּם? עֵרַבְתֶּם? הַדְלִיקוּ אֶת הַנֵּר! צָרִיךְ
Rabba bar bar Ḥana a dit une halakha au sujet de cette déclaration que les Sages ont dite : Il y a trois choses qu’une personne doit dire dans sa maison la veille de Chabbat à la tombée de la nuit. Il doit demander aux membres de sa maisonnée : Avez-vous prélevé la dîme sur les produits qui exigeaient la dîme ? Avez-vous placé le eiruv pour joindre les cours ? Si vous l’avez déjà fait, allumez la lampe en l’honneur de Chabbat. Rabba bar bar Ḥana a dit que l’on doit

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria