לְמַטָּה – לְמַטָּה מִן הַבֵּיצִים, לְמַעְלָה – לְמַעְלָה מִן הַבֵּיצִים.
Lorsque la Guemara a mentionné la saignée en dessous, cela signifiait en dessous des testicules, et lorsqu’elle a mentionné la saignée au-dessus, cela signifiait au-dessus des testicules.
וּכְשׁוּת שֶׁלֹּא בִּזְמַנָּהּ. תָּנָא: כְּשֵׁם שֶׁקָּשָׁה שֶׁלֹּא בִּזְמַנָּהּ, כָּךְ יָפָה בִּזְמַנָּהּ. אָמַר רַב פָּפָּא: זְמַנָּהּ – תַּמּוּז, שֶׁלֹּא בִּזְמַנָּהּ – טֵבֵת, יוֹמֵי נִיסָן וְיוֹמֵי תִּשְׁרֵי – לָא מְעַלּוּ וְלָא קָשׁוּ.
Il a été enseigné : Et la cuscute, mangée hors de sa saison, avant d’être mûre, cause du tort. La Guemara explique : Un Sage a enseigné : De même que manger de la cuscute hors de sa saison est nuisible au corps, de même, en manger en sa saison, lorsqu’elle est mûre, est bon pour le corps. Rav Pappa a dit : Sa saison est Tammouz, en été, et hors de sa saison est Tévèt, en hiver. Et pendant les jours de Nissan, au printemps, et les jours de Tichri, en automne, elle n’aide ni ne nuit.
אָמַר: ״כִּתְבוּ גֵּט לְאִשְׁתִּי״, וַאֲחָזוֹ קוּרְדְּיָיקוֹס, וְחָזַר וְאָמַר: ״אַל תִּכְתְּבוּ״ – אֵין דְּבָרָיו הָאַחֲרוֹנִים כְּלוּם. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: כּוֹתְבִין וְנוֹתְנִין גֵּט לְאַלְתַּר. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֵין כּוֹתְבִין אֶלָּא לִכְשֶׁיִּשְׁתַּפֶּה.
§ La Guemara revient à sa discussion des halakhot mentionnées dans la michna. La michna enseigne : Si il a dit : Écrivez un acte de divorce pour ma femme, alors qu’il était lucide, et qu’il a ensuite été frappé de folie temporaire et s’est rétracté de sa déclaration précédente et a dit : Ne l’écrivez pas, sa dernière déclaration est considérée comme n’étant rien, c’est-à-dire qu’elle n’est pas valable du point de vue halakhique. La Guemara commente à ce sujet que Rabbi Shimon ben Lakish dit : Dans ce cas, le tribunal écrit et remet l’acte de divorce immédiatement, car même s’il est fou, le tribunal n’attend pas qu’il retrouve ses esprits. Et Rabbi Yoḥanan dit : Ils écrivent cet acte de divorce sur la base de ses instructions seulement une fois qu’il est guéri et revenu à un état d’esprit sain.
מַאי טַעְמָא דְּרֵישׁ לָקִישׁ? דְּקָתָנֵי: אֵין בִּדְבָרָיו הָאַחֲרוֹנִים כְּלוּם. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר לָךְ: אֵין בִּדְבָרָיו הָאַחֲרוֹנִים כְּלוּם – דִּלְכִי מִתְּצִיל לָא צְרִיךְ לְמִיהְדַּר אִימְּלוֹכֵי בֵּיהּ; וּלְעוֹלָם אֵין כּוֹתְבִין אֶלָּא לִכְשֶׁיִּשְׁתַּפֶּה.
La Guemara développe : Quelle est la raison de l’opinion de Reish Lakish ? Comme l’enseigne la michna : Sa déclaration finale est considérée comme rien, ce qui indique que sa déclaration initiale demeure valable et que le tribunal doit agir conformément à ses instructions. En revanche, Rabbi Yoḥanan aurait pu te dire ce qui suit : Lorsque la michna a dit que sa déclaration finale est considérée comme rien, cela signifie que lorsque son esprit devient lucide, il n’est pas nécessaire que le tribunal revienne et confirme ses instructions ; ils se fient plutôt à sa déclaration. Mais le tribunal rédige effectivement l’acte de divorce seulement une fois qu’il est guéri.
בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? רֵישׁ לָקִישׁ מְדַמֵּי לֵיהּ לְיָשֵׁן, וְרַבִּי יוֹחָנָן מְדַמֵּי לֵיהּ לְשׁוֹטֶה.
La Guemara demande : À l’égard de quel principe sont en désaccord Reish Lakish et Rabbi Yoḥanan ? Reish Lakish compare une personne atteinte de folie temporaire à quelqu’un qui dort. Si quelqu’un a dit d’écrire un acte de divorce puis s’est endormi, le tribunal peut alors l’écrire sans attendre qu’il se réveille. Et Rabbi Yoḥanan le compare à un incapable mental : Lorsqu’il est atteint de folie temporaire, il n’est pas sain d’esprit et n’est donc pas apte à donner un acte de divorce.
וְרַבִּי יוֹחָנָן נָמֵי לִידַמְּיֵהּ לְיָשֵׁן! יָשֵׁן – לָא מְחוּסָּר מַעֲשֶׂה, הַאי – מְחוּסָּר מַעֲשֶׂה.
La Guemara demande : Et Rabbi Yoḥanan aussi aurait pu le comparer à quelqu’un qui dort, alors pourquoi ne le fait-il pas ? La Guemara répond : Celui qui dort ne manque pas d’une action, c’est-à-dire qu’aucune action n’est nécessaire pour le réveiller, et il peut se réveiller de lui-même. Celui-ci, qui est affligé d’une folie temporaire, manque d’une action en ne prenant pas le remède mentionné plus haut.
וְרֵישׁ לָקִישׁ נָמֵי נִידַמְּיֵיהּ לְשׁוֹטֶה! שׁוֹטֶה לָא סַמֵּיהּ בִּידַן, הַאי, סַמֵּיהּ בִּידַן – בִּישְׂרָא סוּמָּקָא אַגּוּמְרֵי, וְחַמְרָא מַרְקָא.
La Guemara demande : Et Reish Lakish pourrait aussi le comparer à un imbécile, alors pourquoi ne le fait-il pas ? La Guemara répond : Il y a une différence, car nous n’avons pas de remède en notre possession qui puisse guérir un imbécile. Et puisqu’il n’y a pas de remède, un acte de divorce ne peut pas être rédigé en son nom. En revanche, pour celui-ci, qui est atteint de folie temporaire, nous avons un remède en notre possession. Comme la Guemara l’a expliqué (67b) : Le remède contre cette maladie est que la personne atteinte mange de la viande rouge maigre rôtie sur des braises et boive du vin qui a été dilué avec une grande quantité d’eau.
וּמִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן הָכִי?! וְהָאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: שָׁחַט בּוֹ שְׁנַיִם, אוֹ רוֹב שְׁנַיִם, וְרָמַז וְאָמַר: ״כִּתְבוּ גֵּט לְאִשְׁתִּי״ – הֲרֵי אֵלּוּ יִכְתְּבוּ וְיִתְּנוּ;
La Guemara demande : Mais Rabbi Yoḥanan a-t-il vraiment dit cela, que le tribunal doit attendre qu’il retrouve ses facultés mentales ? Mais Rav Yehuda n’a-t-il pas dit que Shmuel a dit : Si quelqu’un a été attaqué par un autre qui lui a tranché la gorge et sectionné les deux conduits, sa trachée et son œsophage, ou la majorité des deux conduits, et l’homme agonisant a fait signe et a ainsi déclaré par ses gestes : Écrivez un acte de divorce pour ma femme, alors ceux qui sont présents doivent écrire et remettre un acte de divorce à sa femme ?
וְתַנְיָא: רָאוּהוּ מְגוּיָּד אוֹ צָלוּב עַל הַצְּלִיבָה, וְרָמַז וְאָמַר: ״כִּתְבוּ גֵּט לְאִשְׁתִּי״ – הֲרֵי אֵלּוּ יִכְתְּבוּ וְיִתְּנוּ!
Et il fut également enseigné dans une baraita : Si ils virent un homme dont les membres avaient été sectionnés ou crucifié sur une croix, et qu’il fit signe et déclara ainsi : Écrivez un acte de divorce pour ma femme, alors ceux qui étaient présents doivent écrire et remettre le document à sa femme. Cela enseigne qu’il est permis d’écrire un acte de divorce même au nom de quelqu’un qui ne peut pas être guéri et mourra certainement. Si tel est le cas, pourquoi Rabbi Yoḥanan affirme-t-il qu’un acte de divorce ne peut être écrit pour quelqu’un atteint de folie temporaire qu’une fois qu’il a été guéri ?
הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם דַּעְתָּא צִילּוּתָא הִיא, וּכְחִישׁוּתָא הוּא דְּאַתְחִילָה בֵּיהּ; הָכָא דַּעְתָּא שְׁגִישְׁתָּא הִיא.
La Guemara rejette cela : Comment peut-on comparer ces cas ? Là-bas, après qu'on lui a tranché la gorge ou qu'il a été crucifié, son esprit est lucide, mais il a commencé à ressentir une faiblesse et mourra très bientôt. Par conséquent, il ne peut pas parler, mais on présume que ses capacités intellectuelles demeurent intactes. Mais ici, dans le cas de quelqu'un atteint de folie temporaire, son esprit est confus, et il n'est pas assez lucide pour agir avec intention.
וּמִי אָמַר שְׁמוּאֵל הָכִי?! וְהָאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: שָׁחַט בּוֹ שְׁנַיִם אוֹ רוֹב שְׁנַיִם, וּבָרַח – מְעִידִין עָלָיו. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ חַי הוּא, אַמַּאי מְעִידִין עָלָיו?
La Guemara demande : Mais est-ce que Shmuel a vraiment dit cela, qu’une personne dont la gorge a été tranchée est considérée comme vivante, et qu’elle peut donner un acte de divorce ? Mais Rav Yehuda n’a-t-il pas dit que Shmuel dit : Si quelqu’un a tranché les deux conduits de sa gorge ou la majorité des deux conduits et la victime s’est enfuie sans que les témoins voient ce qui lui est finalement arrivé, alors ils peuvent témoigner à son sujet qu’elle est morte ? Et s’il te vient à l’esprit de dire qu’une personne dont la gorge a été tranchée est vivante et peut ordonner à d’autres d’écrire un acte de divorce pour sa femme, alors pourquoi les témoins peuvent-ils témoigner à son sujet qu’elle est morte ?
אָמְרִי: חַי הוּא – וְסוֹפוֹ לָמוּת.
La Guemara dit en réponse à cela qu’il est actuellement vivant et que, pour cette raison, il peut donner un acte de divorce à sa femme, mais en fin de compte, il mourra certainement dans un court laps de temps. Par conséquent, il est possible de témoigner avec certitude qu’il est mort par la suite.
אֶלָּא מֵעַתָּה, יְהֵא גּוֹלֶה עַל יָדוֹ! אַלְּמָה תַּנְיָא: שָׁחַט בּוֹ שְׁנַיִם אוֹ רוֹב שְׁנַיִם – הֲרֵי זֶה אֵינוֹ גּוֹלֶה?
La Guemara demande : Si tel est le cas, qu’on présume qu’il est finalement mort, alors celui qui lui a tranché la gorge devrait être exilé à cause de lui s’il l’a fait involontairement. L’exil est la peine pour avoir tué une autre personne involontairement. Si tel est le cas, pourquoi est-il enseigné dans une baraita : Si il a involontairement tranché les deux conduits de sa gorge ou la majorité des deux, par exemple si quelqu’un a laissé tomber un couteau et a accidentellement coupé la trachée et l’œsophage d’un autre, alors celui-ci n’est pas exilé ?
הָא אִיתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַבִּי הוֹשַׁעְיָא: חָיְישִׁינַן שֶׁמָּא הָרוּחַ בִּלְבְּלַתּוּ. אִי נָמֵי, הוּא קֵירַב אֶת מִיתָתוֹ.
La Guemara répond : N’a-t-il pas été énoncé au sujet de cette baraita que Rabbi Hoshaya dit : Nous craignons que peut-être le vent l’ait rendu insensible, et que ce ne soit pas seulement celui qui a laissé tomber le couteau qui ait causé la mort de cet homme, mais aussi le vent ou un autre facteur. Celui qui ne cause que partiellement la mort d’autrui n’est pas exilé. Ou bien aussi, peut-être lui, celui dont la gorge a été tranchée, a rapproché sa mort par ses convulsions et son agonie.
מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ דְּשַׁחְטֵיהּ בְּבֵיתָא דְשֵׁישָׁא, וּפַירְכֵּס. אִי נָמֵי, דְּשַׁחְטֵיהּ בְּבָרָא, וְלָא פַּירְכֵּס.
Quelle est la différence entre la première et la seconde explication concernant la raison pour laquelle le meurtrier n’est pas exilé ? La différence entre elles est de savoir s’il a tranché la gorge dans une maison de marbre et la victime a convulsé. Dans un tel cas, la mort ne peut pas être attribuée au vent ; selon la première explication, le meurtrier serait donc exilé. Au contraire, sa mort peut être attribuée à ses convulsions ; selon cette dernière explication, le meurtrier ne serait donc pas exilé. Autrement, il a tranché la gorge à l’extérieur et la victime n’a pas convulsé. Dans un tel cas, la mort peut être attribuée au vent ; selon la première explication, le meurtrier ne serait donc pas exilé. Puisqu’elle ne peut pas être attribuée à ses convulsions, selon cette dernière explication, le meurtrier serait exilé.
נִשְׁתַּתֵּק, וְאָמְרוּ לוֹ: ״נִכְתּוֹב גֵּט לְאִשְׁתְּךָ״ כּוּ׳. וְלֵיחוּשׁ דִּלְמָא שִׁיחְיָא דְּ״לָאו לָאו״ נַקְטֵיהּ, אִי נָמֵי שִׁיחְיָא דְּ״הֵן הֵן״ נַקְטֵיהּ!
§ La michna enseigne : Dans un cas où le mari est devenu muet, et les membres du tribunal lui ont dit : Devons-nous écrire un acte de divorce pour ta femme ? Et il fit signe de la tête en guise d’accord, puis le tribunal vérifia son intention trois fois au moyen de questions שונות; s’il répondit non, en secouant la tête, à des questions auxquelles il aurait dû répondre non, et oui à des questions auxquelles il aurait dû répondre oui, cela démontre qu’il comprend les questions et que son intention est claire. La Guemara demande : Mais qu’il y ait une crainte que peut-être le mouvement involontaire de : Non, non, l’a saisi, et qu’il hoche continuellement la tête comme s’il signalait non, bien que ce ne soit pas son intention ? Alternativement, peut-être que le mouvement involontaire de : Oui, oui, l’a saisi ?
אָמַר רַב יוֹסֵף בַּר מִנְיוֹמֵי אָמַר רַב נַחְמָן: דְּאָמְרִינַן לֵיהּ בְּסֵירוּגִין.
Rav Yosef bar Minyumi dit que Rav Naḥman dit : Le sens de la michna est que nous, le tribunal, posons en alternance des questions à lui, en alternant entre des questions auxquelles il doit répondre oui et des questions auxquelles il doit répondre non.
וְלֵיחוּשׁ דִּלְמָא שִׁיחְיָא דְּסֵירוּגִין נַקְטֵיהּ! דְּאָמְרִינַן לֵיהּ חַד ״לָאו״ וּתְרֵין ״הֵן״, וּתְרֵין ״לָאו״ וְחַד ״הֵן״.
La Guemara demande : Mais qu’il y ait une crainte que peut-être des mouvements involontaires alternés se sont emparés de lui, de sorte qu’il alterne entre hocher la tête pour oui et hocher la tête pour non. La Guemara répond : Le sens de la michna est que nous, le tribunal, lui posons des questions auxquelles il doit répondre non une fois et oui deux fois, et deux fois non et une fois oui. Si malgré cela il répond correctement à chaque question, il n’y a pas lieu de craindre que ses mouvements aient été involontaires.
דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל תָּנָא: אוֹמְרִים לוֹ דְּבָרִים שֶׁל יְמוֹת הַחַמָּה בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים, וְשֶׁל יְמוֹת הַגְּשָׁמִים בִּימוֹת הַחַמָּה.
L’école de Rabbi Yishmael a enseigné : Le tribunal lui pose des questions concernant des sujets de l’été pendant la saison des pluies, et des sujets de la saison des pluies en été, afin de vérifier s’il répond de manière cohérente.
מַאי נִיהוּ? אִילֵּימָא גְּלוּפְקְרֵי וּסְדִינֵי – לֵיחוּשׁ דִּלְמָא קוֹרָא אַחְדֵּיהּ, אִי נָמֵי חַמָּה אַחְדֵּיהּ!
La Guemara demande : Quelles sont ces choses que le tribunal lui demande ? Si nous disons que le tribunal lui demande s’il veut un manteau chaud en été ou un drap fin pendant la saison des pluies, et qu’il répond que oui, cela ne peut pas servir de preuve de ses capacités intellectuelles, car ce qui suit est possible : Qu’il y ait une crainte que peut-être il ait des frissons même si c’est l’été et qu’il ait besoin d’un manteau chaud. Autrement, que la chaleur l’ait affecté pendant la saison des pluies et qu’il ait besoin d’un drap fin, auquel cas sa réponse ne démontre pas une absence de compréhension.