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וְאִיכָּא דְּאָפֵיךְ לְהוּ.
Et il y a ceux qui inversent l’attribution des opinions de Rabba et de Rav Yosef à cet égard.
אָמַר לַעֲשָׂרָה: ״כִּתְבוּ גֵּט״. תָּנוּ רַבָּנַן, אָמַר לַעֲשָׂרָה: ״כִּתְבוּ גֵּט, וּתְנוּ לְאִשְׁתִּי״ – אֶחָד כּוֹתֵב עַל יְדֵי כּוּלָּם. ״כּוּלְּכֶם כְּתוֹבוּ״ – אֶחָד כּוֹתֵב בְּמַעֲמַד כּוּלָּם. ״הוֹלִיכוּ גֵּט לְאִשְׁתִּי״ – אֶחָד מוֹלִיךְ עַל יְדֵי כּוּלָּם. ״כּוּלְּכֶם הוֹלִיכוּ״ – אֶחָד מוֹלִיךְ בְּמַעֲמַד כּוּלָּם.
La michna enseigne que si un homme a dit à dix personnes : Écrivez et donnez une lettre de divorce à ma femme, l’un des dix écrit la lettre de divorce et deux la signent. Les Sages ont enseigné : Si quelqu’un a dit à dix personnes : Écrivez une lettre de divorce et donnez-la à ma femme, un seul écrit au nom de tous. S’il a dit : Vous tous, écrivez le document, un seul l’écrit en présence de tous. S’il a dit : Remettez une lettre de divorce à ma femme, une personne la remet au nom de tous. S’il a dit : Vous tous, remettez une lettre de divorce, alors une seule personne la remet en présence de tous.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: מָנָה אוֹתָן, מַהוּ? רַב הוּנָא אָמַר: מָנָה אֵינוֹ כְּ״כוּלְּכֶם״, רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר דְּמִן רוֹמָה אָמַר: מָנָה הֲרֵי הוּא כְּ״כוּלְּכֶם״.
Un dilemme fut soulevé devant les Sages : S’il a dit : Écrivez un acte de divorce, et les a énumérés par leur nom, quelle est la halakha ? L’un d’eux peut-il écrire l’acte de divorce au nom de tous ? Ou peut-être cela est-il comparable à une situation où quelqu’un dit : Vous tous, écrivez, auquel cas il doit être écrit en présence de tous. Rav Houna dit : S’il les a énumérés par leur nom, cela n’est pas comparable à dire : Vous tous, écrivez. Rabbi Yoḥanan dit au nom de Rabbi Elazar de Rome : S’il les a énumérés par leur nom, cela est comparable à dire : Vous tous, écrivez.
אָמַר רַב פָּפָּא: וְלָא פְּלִיגִי; הָא דְּמָנָה כּוּלְּהוּ, וְהָא דְּמָנָה מִקְצָתַיְיהוּ – אָמְרִי לַהּ לְהַאי גִּיסָא, וְאָמְרִי לַהּ לְהַאי גִּיסָא.
Rav Pappa a dit : Et ils ne sont pas en désaccord. Ceci fait référence à un cas où il les a tous énumérés, et cela fait référence à un cas où il en a énuméré certains. Certains disent que la distinction entre les cas doit être expliquée de cette manière, et certains la disent de cette autre manière. Certains expliquent que la distinction est que, s’il les a tous énumérés, il insiste pour qu’ils participent tous, mais s’il en a énuméré certains, il n’insiste pas pour qu’ils le fassent. Il n’a énuméré que les noms qu’il a énumérés pour indiquer qu’il veut que les personnes accomplissant la tâche soient choisies parmi ces personnes. D’autres expliquent que, s’il n’en a énuméré que certains, il a ainsi exprimé son intention que seuls eux participent, mais s’il les a tous énumérés sans dire : Vous tous, écrivez, ce n’est pas le cas.
אַתְקֵין רַב יְהוּדָה בְּגִיטָּא דְּ״כוּלְּכֶם״: כְּתוֹבוּ – אוֹ כּוּלְּכוֹן אוֹ כֹּל חַד וְחַד מִינְּכוֹן; חֲתוֹמוּ – אוֹ כּוּלְּכוֹן אוֹ כֹּל תְּרֵי מִינְּכוֹן; אוֹבִילוּ – אוֹ כּוּלְּכוֹן אוֹ כֹּל חַד וְחַד מִינְּכוֹן.
La Guemara raconte : Rav Yehuda a institué dans le cas d’un acte de divorce au sujet duquel le mari a donné des instructions en présence de nombreuses personnes, et l’on craint que cela soit interprété comme s’il avait dit : Vous tous, écrivez, et si tous ne signent pas, il y aura une incertitude quant à savoir si la femme est divorcée ou non, qu’il doit dire : Écrivez le document, soit vous tous, soit chacun d’entre vous ; signez le document, soit vous tous, soit n’importe quels deux d’entre vous ; remettez le document, soit vous tous, soit chacun d’entre vous. De cette manière, il n’y a pas lieu de craindre que l’acte de divorce soit invalide si l’un d’eux ne participe pas.
אָמַר רָבָא: זִימְנִין דְּגָאֵיז לֵיהּ לְדִיבּוּרֵיהּ, וְאָמַר ״כּוּלְּכוֹן״ וְלָא אָמַר ״כֹּל חַד מִינְּכוֹן״, וְאָתֵי לְאִיפְּסוֹלֵי!
Rava dit : Cette ordonnance laisse encore place à un écueil. Puisque Rav Yehouda a institué une formule si longue et complexe, parfois le mari peut tronquer sa déclaration et dire : Vous tous, mais il ne dira pas : Chacun d’entre vous. Et l’acte de divorce sera invalidé en conséquence.
אֶלָּא אָמַר רָבָא: ״כְּתוֹבוּ – כֹּל חַד מִינְּכוֹן, חֲתוֹמוּ – כֹּל תְּרֵי מִינְּכוֹן, אוֹבִילוּ – כֹּל חַד מִינְּכוֹן״.
Au contraire, Rava a dit qu’il doit dire : Chacun de vous peut l’écrire, n’importe quels deux d’entre vous peuvent le signer, chacun de vous peut le remettre. Cependant, il ne doit pas dire : Vous tous, afin que l’acte de divorce ne soit pas invalidé si l’un d’eux ne le fait pas.


הֲדַרַן עֲלָךְ הָאוֹמֵר

מִי שֶׁאֲחָזוֹ קוּרְדְּיָיקוֹס, וְאָמַר: ״כִּתְבוּ גֵּט לְאִשְׁתִּי״ – לֹא אָמַר כְּלוּם. אָמַר: ״כִּתְבוּ גֵּט לְאִשְׁתִּי״, וַאֲחָזוֹ קוּרְדְּיָיקוֹס, וְחָזַר וְאָמַר: ״לֹא תִּכְתְּבֶנּוּ״ – אֵין דְּבָרָיו הָאַחֲרוֹנִים כְּלוּם.
MICHNA : Dans le cas de quelqu’un qui fut frappé de folie temporaire [kordeyakos] et dit : Écrivez un acte de divorce pour ma femme, il n’a rien dit, car il n’était pas lucide à ce moment-là. Si il a dit : Écrivez un acte de divorce pour ma femme, lorsqu’il était lucide, puis fut frappé de folie temporaire et se rétracta de sa déclaration précédente et dit : Ne l’écrivez pas, sa dernière déclaration est considérée comme nulle, c’est-à-dire qu’elle n’est pas valable selon la halakha.
נִשְׁתַּתֵּק, וְאָמְרוּ לוֹ: ״נִכְתּוֹב גֵּט לְאִשְׁתְּךָ״, וְהִרְכִּין בְּרֹאשׁוֹ – בּוֹדְקִין אוֹתוֹ שְׁלֹשָׁה פְּעָמִים, אִם אָמַר עַל לָאו – ״לָאו״, וְעַל הֵן – ״הֵן״, הֲרֵי אֵלּוּ יִכְתְּבוּ וְיִתְּנוּ.
La michna continue : Dans un cas où le mari est devenu muet, et deux personnes lui ont dit : Devons-nous écrire un acte de divorce pour ta femme, et il a hoché la tête pour indiquer son accord, ils l’examinent avec diverses questions trois fois. S’il a répondu à des questions qui ont une réponse négative : Non, et a répondu à des questions qui ont une réponse positive : Oui, indiquant sa compétence, ils écriront l’acte de divorce et le donneront à sa femme sur la base du hochement de sa tête.
גְּמָ׳ מַאי קוּרְדְּיָיקוֹס? אָמַר שְׁמוּאֵל: דְּנַכְתֵיהּ חַמְרָא חַדְתָּא דְּמַעְצַרְתָּא. וְלִיתְנֵי: מִי שֶׁנְּשָׁכוֹ יַיִן חָדָשׁ! הָא קָא מַשְׁמַע לַן, דְּהָא רוּחָא – ״קוּרְדְּיָיקוֹס״ שְׁמַהּ.
GEMARA : La Guemara demande : Quelle est la nature de la folie temporaire mentionnée dans la michna ? Shmuel a dit : Il s’agit de quelqu’un qui a été frappé par le fait de boire du vin nouveau qui venait directement du pressoir. La Guemara demande : Alors, que le tanna de la michna enseigne explicitement : En ce qui concerne quelqu’un qui a été frappé par le fait de boire du vin nouveau. La Guemara répond : Cela nous enseigne que le nom du démon qui cause cette folie est Kordeyakos.
לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? לִקְמִיעָא. מַאי אָסוּתֵיהּ? בִּישְׂרָא סוּמָּקָא אַגּוּמְרֵי, וְחַמְרָא מַרְקָא.
La Guemara demande : Quelle différence y a-t-il ? La Guemara répond : La différence concerne le fait d'écrire une amulette pour prévenir le mal causé par le démon. L'amulette doit inclure le nom du démon. La Guemara demande : Quel est le remède pour cette maladie ? La Guemara répond : La personne affligée doit manger de la viande rouge rôtie sur des braises et boire du vin dilué [marka] avec une grande quantité d'eau.
אָמַר אַבָּיֵי, אֲמַרָה לִי אֵם: לְשִׁימְשָׁא בַּת יוֹמָא – כּוּזָא דְמַיָּא. בַּת תְּרֵי יוֹמֵי – סִיכּוּרֵי. בַּת תְּלָתָא יוֹמֵי – בִּשְׂרָא סוּמָּקָא אַגּוּמְרֵי, וְחַמְרָא מַרְקָא. לְשִׁימְשָׁא עַתִּיקְתָּא – לַיְתֵי תַּרְנְגוֹלְתָּא אוּכַּמְתִּי, וְלִיקְרְעַהּ שְׁתִי וָעֵרֶב, וְלִיגַלְּחֵיהּ לִמְצִיעֲתָא דְרֵישֵׁיהּ – וְלוֹתְבֵיהּ עִילָּוֵיהּ, וְנַנְּחֵיהּ עִילָּוֵיהּ עַד (דְּמִיסְּרַךְ);
Abaye dit : Ma mère m’a dit que le remède contre une fièvre d’un jour, c’est-à-dire contractée ce jour-là même, consiste à boire une cruche [kuza] d’eau. Le remède contre une fièvre de deux jours est la saignée [sikurei]. Le remède contre une fièvre de trois jours est de manger de la viande rouge rôtie sur des braises et de boire du vin coupé d’eau. Pour une vieille fièvre qui dure longtemps, le remède consiste à apporter une poule noire, la déchirer dans le sens de la longueur et de la largeur, raser le milieu de la tête du malade, et la placer dessus, et laisser la poule sur lui jusqu’à ce qu’elle adhère à sa tête à cause du sang.
וְלִינְחוֹת וְלֵיקוּם בְּמַיָּא עַד צַוְּארֵיהּ – עַד דְּחָלֵישׁ עָלְמָא עִילָּוֵיהּ, וְלֵימוֹד, וְלִסְלַיק וְלִיתֵיב. וְאִי לָא – לֵיכוֹל כַּרָּתֵי, וְלִינְחוֹת וְלֵיקוּם בְּמַיָּא עַד צַוְּארֵיהּ – עַד דְּחָלֵישׁ עָלְמָא עִילָּוֵיהּ, וְלֵימוֹד, וְלִסְלַיק וְלִיתֵיב.
Et qu’il descende dans l’eau et qu’il se tienne dans l’eau jusqu’au cou jusqu’à ce que le monde lui paraisse flou, c’est-à-dire qu’il se sente défaillir. Et qu’il s’immerge dans l’eau, et qu’il sorte de l’eau et qu’il s’assoie et se repose. Et si il n’est pas capable de subir ce processus, qu’il mange des poireaux et descende dans l’eau, et qu’il se tienne dans l’eau jusqu’au cou jusqu’à ce que le monde lui paraisse flou. Et qu’il s’immerge dans l’eau, et qu’il sorte de l’eau et qu’il s’assoie et se repose.
לְשִׁימְשָׁא – בִּישְׂרָא סוּמָּקָא אַגּוּמְרֵי, וְחַמְרָא מַרְקָא. לְתַלְגָא – בִּישְׂרָא שַׁמִּינָא אַגּוּמְרֵי, וְחַמְרָא חַיָּיא.
Le remède contre la fièvre consiste à manger de la viande rouge rôtie sur des braises et à boire du vin dilué. Un remède contre les frissons consiste à manger de la viande grasse rôtie sur des braises et à boire du vin non dilué.
רַב עַמְרָם חֲסִידָא, כִּי הֲוָה מְצַעֲרִין לֵיהּ בֵּי רֵישׁ גָּלוּתָא, הֲווֹ מַגְנוּ לֵיהּ אַתַּלְגָא. לִמְחַר אֲמַרוּ לֵיהּ: מַאי נִיחָא לֵיהּ לְמָר דְּלַיְיתוֹ לֵיהּ? אָמַר: הָנֵי, כֹּל דְּאָמֵינָא לְהוּ – מֵיפָךְ אָפְכִי. אֲמַר לְהוּ: בִּישְׂרָא סוּמָּקָא אַגּוּמְרֵי, וְחַמְרָא מַרְקָא. אַיְיתוֹ לֵיהּ אִינְהוּ: בִּישְׂרָא שַׁמִּינָא אַגּוּמְרֵי, וְחַמְרָא חַיָּיא.
Cela était lié : Lorsque les membres de la maison de l’Exilarque faisaient souffrir Rav Amram le pieux, ils le faisaient s’allonger pour dormir toute la nuit sur la neige. Le lendemain, ils lui disaient : Qu’est-ce qui est préférable pour le Maître, c’est-à-dire Rav Amram, que nous lui apportions à manger ? Rav Amram se dit en lui-même : Quoi que je leur dise, ils feront le contraire. Il leur dit : Apportez-moi de la viande rouge rôtie sur des braises et du vin coupé d’eau. Ils lui apportèrent de la viande grasse rôtie sur des braises et du vin non coupé à la place, ce qui était ce que Rav Amram avait voulu, car c’est le remède pour celui qui souffre de frissons.
שָׁמְעָה יַלְתָּא, וּמְעַיְּילָה לֵיהּ לְבֵי מַסּוּתָא, וּמוֹקְמִי לֵיהּ בְּמַיָּא דְּבֵי מַסּוּתָא – עַד דִּמְהַפְכִי מַיָּא דְּבֵי מַסּוּתָא וְהָווּ דְּמָא, וְקָאֵי בִּישְׂרֵיהּ פְּשִׁיטֵי פְּשִׁיטֵי.
Yalta, l’épouse de Rav Naḥman, entendit ce que les membres de la maison de l’Exilarque avaient fait, et que Rav Amram souffrait de frissons. Et elle l’amena au bain public, et le plaça dans l’eau du bain public jusqu’à ce que l’eau du bain public devienne rouge comme du sang. Et sa chair se couvrit de taches qui ressemblaient à des pièces [peshitei].
רַב יוֹסֵף אִיעֲסֵק בְּרִיחְיָא. רַב שֵׁשֶׁת אִיעֲסֵק בִּכְשׁוּרֵי, אֲמַר: גְּדוֹלָה מְלָאכָה שֶׁמְּחַמֶּמֶת אֶת בְּעָלֶיהָ.
C’est lié : lorsque Rav Yosef souffrait du froid, il travaillait en faisant tourner des meules afin de se réchauffer. Lorsque Rav Sheshet souffrait du froid, il travaillait en soulevant des poutres. Il disait : Grand est le travail, car il réchauffe son maître.
אֲמַר לֵיהּ רֵישׁ גָּלוּתָא לְרַב שֵׁשֶׁת: מַאי טַעְמָא לָא סָעֵיד מָר גַּבָּן? אֲמַר לֵיהּ: דְּלָא מְעַלּוּ עַבְדֵי, דַּחֲשִׁידִי אַאֵבֶר מִן הַחַי. אֲמַר לֵיהּ: מִי יֵימַר? אֲמַר לֵיהּ: הַשְׁתָּא מַחְוֵינָא לָךְ. אֲמַר לֵיהּ לְשַׁמָּעֵיהּ: זִיל גְּנוֹב, אַיְיתִי לִי חֲדָא כַּרְעָא מֵחֵיוְתָא.
§ La Guemara rapporte un autre incident de la maison de l’Exilarque : L’Exilarque dit à Rav Sheshet : Quelle est la raison pour laquelle le Maître, c’est-à-dire Rav Sheshet, ne mange pas avec nous ? Il lui dit : Parce que les esclaves n’agissent pas selon une norme élevée, car ils sont soupçonnés de transgresser l’interdiction de manger un membre détaché d’un animal vivant. L’Exilarque lui dit : Qui dit qu’il en est ainsi ? Rav Sheshet lui dit : Je vais maintenant vous le montrer. Rav Sheshet dit à son serviteur : Va voler une patte de l’animal que les serviteurs de la maison de l’Exilarque ont abattu pour un repas et apporte-la-la moi.
אַיְיתִי לֵיהּ. אֲמַר לְהוּ: אַהְדְּמוּ לִי הַדְמֵי דְּחֵיוְתָא. אַיְיתוֹ תְּלָת כַּרְעֵי, אוֹתִיבוּ קַמֵּיהּ. אֲמַר לְהוּ: הָא בַּעֲלַת שָׁלֹשׁ רַגְלַיִם הֲוַאי? פְּסוּק אַיְיתוֹ חֲדָא מֵעָלְמָא, אוֹתִיבוּ קַמֵּיהּ. אֲמַר לֵיהּ לְשַׁמָּעֵיהּ: אוֹתְבַיהּ נָמֵי לְהָךְ דִּידָךְ. אוֹתְבַהּ. אֲמַר לְהוּ: הַאי בַּת חָמֵשׁ רַגְלַיִם הֲוַאי?!
Le serviteur de Rav Sheshet apporta une patte à lui, et ensuite Rav Sheshet dit aux serviteurs de la maison de l’Exilarque : Servez-moi les portions de l’animal. Ils lui apportèrent seulement trois pattes et les placèrent devant lui, parce que la quatrième patte avait été volée. Rav Sheshet leur dit : Cet animal avait-il seulement trois pattes ? Quand les serviteurs entendirent cela, ils coupèrent une patte d’un autre animal vivant et l’apportèrent et la placèrent devant Rav Sheshet. Rav Sheshet dit à son serviteur : Sors aussi cette patte à toi, c’est-à-dire celle que tu as volée, aussi. Il plaça cette patte sur la table, et Rav Sheshet leur dit : Cet animal avait-il cinq pattes ?
אֲמַר לֵיהּ: אִי הָכִי, לִיעְבְּדוּ קַמֵּיהּ (שַׁמָּעֵיהּ) דְּמָר, וְלֵיכוֹל. אֲמַר לֵיהּ: לְחַיֵּי. קָרִיבוּ תַּכָּא קַמַּיְיהוּ, וְאַיְיתוֹ קַמֵּיהּ בִּישְׂרָא, וְאוֹתִיבוּ קַמֵּיהּ רִיסְתָּנָא דְּחָנְקָא חַמְתָּא. גַּשְּׁשֵׁיהּ וְשַׁקְלַהּ, כַּרְכַהּ בְּסוּדָרֵיהּ.
L’Exilarque comprit qu’il ne pouvait pas se fier à ses serviteurs. Il dit à Rav Sheshet : Dans ce cas, qu’ils préparent la viande en présence du serviteur de mon Maître et alors tu pourras manger sans crainte. Rav Sheshet lui dit : Très bien. Ils apportèrent une table devant eux, et ils apportèrent la viande devant lui. Et les serviteurs placèrent un petit os dans la viande devant lui afin que cela fasse Rav Sheshet s’étouffer. Comme Rav Sheshet était aveugle, ils pensaient qu’il ne pourrait pas remarquer l’os. Il le tâta, prit tout le morceau de viande et l’enveloppa dans son écharpe [sudarei] par crainte d’être blessé par les petits os qu’il ne pouvait pas voir.
לְבָתַר דְּאָכֵיל, אָמְרִי לֵיהּ:
Après qu'il eut mangé, les serviteurs comprirent ce qu'il avait fait et voulurent montrer à l'Exilarque que Rav Sheshet n'avait pas mangé la viande qui lui avait été donnée. Par conséquent, les serviteurs dirent à l'Exilarque :

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