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נוֹתֶנֶת לָהּ וְאוֹכֶלֶת. הַשְׁתָּא מִיגְנָב גָּנְבָא, חַלּוֹפֵי לָא מְיחַלְּפָא?!
peut lui donner de la nourriture et elle peut la manger, et l’on craint qu’elle ne nourrisse d’autres personnes avec sa production dont la dîme n’a pas été prélevée. Or, s’il y a lieu de craindre que la femme du am ha’aretz puisse voler à son mari et donner à l’autre femme de la nourriture sans sa permission, ne faut-il pas aussi craindre qu’elle échange sa propre nourriture contre celle de l’autre femme ? Peut-on se fier à elle pour ne pas faire l’échange ? On ne peut certainement pas lui faire confiance, et il y a lieu de craindre cette possibilité. Par conséquent, ce n’est pas seulement dans les cas de la belle-mère d’un homme et d’une aubergiste qu’il y a lieu de craindre que la nourriture soit échangée.
אָמַר רַב יוֹסֵף: הָתָם נָמֵי, מוֹרְיָא וְאָמְרָה: תּוֹרָא מִדִּישֵׁיהּ קָאָכֵיל.
Rav Yosef a dit : Là aussi, la femme du am ha’aretzstatue pour elle-même qu’il lui est permis de faire cela, et elle dit : Le bœuf peut manger de son aire de battage. Elle pense que, pendant qu’elle est occupée à préparer de la nourriture, il lui est permis de prendre de la nourriture et que cela n’est pas considéré comme du vol. Par conséquent, on ne peut pas apprendre d’ici que tout am ha’aretz est soupçonné d’échanger sa propre nourriture avec celle d’un autre.
הֵעִיד רַבִּי יוֹסֵי בֶּן הַמְשׁוּלָּם מִשּׁוּם רַבִּי יוֹחָנָן אָחִיו, שֶׁאָמַר מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן חַסָּמָא: אֵין עוֹשִׂין חַלַּת עַם הָאָרֶץ בְּטׇהֳרָה, אֲבָל עוֹשִׂין עִיסַּת חוּלָּיו בְּטָהֳרָה; וְנוֹטֵל הֵימֶנָּה כְּדֵי חַלָּה, וּמַנִּיחָהּ בִּכְפִישָׁא אוֹ בְּאַנְחוּתָא; וּכְשֶׁבָּא עַם הָאָרֶץ לִיטּוֹל, נוֹטֵל אֶת שְׁתֵּיהֶן וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ.
§ La Guemara cite une baraita (Tosefta, Demai 3:1) traitant de produits déposés chez un am ha’aretz : Rabbi Yosei ben HaMeshullam a témoigné au nom de Rabbi Yoḥanan, son frère, qui a dit au nom de Rabbi Elazar ben Ḥasma : Un pétrisseur de pâte qui est un ḥaverne peut pas préparer un pain pour servir de ḥalla pour un am ha’aretz tout en gardant la pâte de la ḥalla dans un état de pureté rituelle. Mais il peut préparer toute sa pâte ordinaire tout en gardant la pâte dans un état de pureté, puis prélever la quantité requise pour la ḥalla, et la placer dans un panier [kefisha] ou un récipient [anḥuta], qui ne contractent pas l’impureté rituelle. Et lorsque l’am ha’aretz vient prendre ce qui a été préparé pour lui, il peut prendre les deux, la pâte et la ḥalla, et celui qui a préparé la pâte n’a pas à craindre que l’am ha’aretz transmette l’impureté à la ḥalla.
וְאֵין עוֹשִׂין תְּרוּמַת זֵיתָיו בְּטׇהֳרָה, אֲבָל עוֹשִׂין זֵיתֵי חוּלָּיו בְּטָהֳרָה; וְנוֹטֵל הֵימֶנָּה כְּדֵי תְּרוּמָה, וּמַנִּיחָהּ בְּכִלְיוֹ שֶׁל חָבֵר; וּכְשֶׁבָּא עַם הָאָרֶץ לִיטּוֹל – נוֹטֵל אֶת שְׁתֵּיהֶן, וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ.
Et de même, un presseur d’olives qui est un ḥaver ne peut pas préparer de l’huile à partir des olives d’un am ha’aretz qui sont de la teruma tout en gardant l’huile dans un état d’impureté rituelle. Mais il peut préparer toutes ses olives ordinaires en gardant l’huile dans un état de pureté, puis prélever la quantité requise pour la teruma de toute l’huile, et la mettre dans des récipients rituellement purs appartenant au ḥaver. Et lorsque l’am ha’aretz vient prendre ce qui a été préparé pour lui, il prend les deux, l’huile ordinaire et la teruma, et le presseur d’olives n’a pas à se soucier que l’am ha’aretz transmette l’impureté à la teruma.
וְטַעְמָא מַאי? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִשּׁוּם כְּדֵי חַיָּיו דְּגַבָּל, וּמִשּׁוּם כְּדֵי חַיָּיו דְּבַדָּד.
La Guemara demande : Et quelle est la raison pour laquelle une telle indulgence a été accordée ? Rabbi Yoḥanan a dit : Pour la subsistance du pétrisseur et pour la subsistance du presseur d’olives.
וּצְרִיכָא; דְּאִי אַשְׁמוֹעִינַן גַּבָּל – מִשּׁוּם דְּלָא נְפִישׁ אַגְרֵיהּ, אֲבָל בַּדָּד – דִּנְפִישׁ אַגְרֵיהּ, אֵימָא לָא. וְאִי אַשְׁמוֹעִינַן בַּדָּד – מִשּׁוּם דְּלָא שְׁכִיחַ לֵיהּ, אֲבָל גַּבָּל – דִּשְׁכִיחַ לֵיהּ, אֵימָא לָא; צְרִיכָא.
La Guemara commente : Et il est nécessaire que la baraita énonce cette halakha dans les deux cas, car si la baraitanous avait enseigné cela à nous seulement dans le cas d’un pétrisseur, on aurait pu dire ce qui suit : les Sages ont été indulgents envers le pétrisseur parce que sa rémunération n’est pas élevée, et qu’il est donc pauvre et a besoin d’aide, mais en ce qui concerne un presseur d’olives, dont la rémunération est élevée, on dirait que les Sages n’ont pas été indulgents envers lui. Et si la baraitanous avait enseigné la halakha seulement dans le cas d’un presseur d’olives, on aurait pu dire : les Sages ont été indulgents envers le presseur d’olives parce que ce type de travail n’est pas courant. Il n’est effectué que pendant la récolte des olives, et il y a donc une grande inquiétude quant à ses moyens de subsistance. Mais en ce qui concerne un pétrisseur, dont le travail est courant et s’effectue toute l’année, on dirait que les Sages n’ont pas été indulgents envers lui. Par conséquent, il est nécessaire d’énoncer la halakha dans les deux cas.
אָמַר מָר: נוֹטֵל הֵימֶנָּה כְּדֵי חַלָּה, וּמַנִּיחָהּ בִּכְפִישָׁא אוֹ בְּאַנְחוּתָא; וּכְשֶׁבָּא עַם הָאָרֶץ לִיטּוֹל, נוֹטֵל אֶת שְׁתֵּיהֶן וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ. וְלֵיחוּשׁ דִּילְמָא נָגַע בָּהּ! דְּאָמְרִינַן לֵיהּ: חֲזִי, אִי נָגְעַתְּ בַּהּ הָדְרָא לְטִיבְלָא.
La Guemara poursuit en clarifiant plusieurs points dans la baraita susmentionnée, dans laquelle le Maître a dit : Il peut prélever la quantité requise pour la ḥalla et la placer dans un panier ou un récipient, qui ne contractent pas l’impureté rituelle. Et lorsque le am ha’aretz vient prendre ce qui a été préparé pour lui, il peut prendre les deux, la pâte et la ḥalla, et celui qui a préparé la pâte n’a pas besoin de craindre que le am ha’aretz transmette l’impureté à la ḥalla. La Guemara remet en question cette décision : Mais qu’il y ait une crainte de peur que le am ha’aretz touche la ḥalla et lui transmette ainsi l’impureté. La Guemara explique : Ce n’est pas une crainte, car nous lui disons : Vois à ne pas toucher la ḥalla, parce que si tu la touches la pâte redeviendra considérée comme un produit non prélevé.
וְלֵיחוּשׁ דִּילְמָא לָא אִיכְפַּת לֵיהּ! הַשְׁתָּא לְתַקּוֹנֵי קָא מִיכַּוֵּין, מִיכְפָּת לָא אִיכְפַּת לֵיהּ?!
La Guemara remet en question cette explication : Mais qu’il y ait une crainte qu’il ne s’en soucie pas, à savoir que la pâte soit de nouveau considérée comme non prélevée. La Guemara explique : À présent qu’il est évident que son intention était de faire les choses de la manière appropriée, et que pour cette raison il a employé un pétrisseur qui travaille en état de pureté rituelle, peut-on dire qu’il ne s’en soucie pas, que sa pâte soit correctement préparée ou non ?
אָמַר מָר: נוֹטֵל הֵימֶנָּה כְּדֵי תְרוּמָה, וּמַנִּיחָהּ בְּכִלְיוֹ שֶׁל חָבֵר; וּכְשֶׁבָּא עַם הָאָרֶץ לִיטּוֹל, נוֹטֵל אֶת שְׁתֵּיהֶן וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ. וְלֵיחוּשׁ דִּילְמָא נָגַע בַּהּ! בִּשְׁלָמָא הָתָם, אִית לֵיהּ הֶיכֵּרָא; הָכָא, מַאי הֶיכֵּרָא אִית לֵיהּ? דְּמַנַּח לֵיהּ בִּכְלֵי גְלָלִים, בִּכְלֵי אֲבָנִים, בִּכְלֵי אֲדָמָה.
Le Maître a dit au sujet de l’huile, plus loin dans cette baraita : Il peut prendre la quantité requise pour la terouma de toute l’huile, et la placer dans des récipients rituellement purs appartenant au ḥaver. Et lorsque le am ha’aretz vient prendre ce qui a été préparé pour lui, il prend les deux, l’huile ordinaire et la terouma, et le presseur d’olives n’a pas à être préoccupé que le am ha’aretz transmette l’impureté à la terouma. La Guemara remet en question cette décision : Mais qu’il y ait une crainte que le am ha’aretztouche l’huile de terouma et lui transmette l’impureté. Certes, là-bas, dans le cas de la ḥalla, il y a un signe distinctif visible, car on place la ḥalla dans un récipient spécial qui n’est pas habituellement utilisé pour la pâte. Mais ici, quel signe distinctif visible y a-t-il ? La Guemara répond : Il place l’huile de terouma dans des récipients de fumier, dans des récipients de pierre, ou dans des récipients d’argile, qui ne contractent pas l’impureté rituelle.
אִי הָכִי, מַאי אִירְיָא דְּחָבֵר? אֲפִילּוּ דְּעַם הָאָרֶץ נָמֵי! הָכִי נָמֵי קָאָמַר: בְּכֵלִים שֶׁל עַם הָאָרֶץ, הָרְאוּיִין לְהִשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן חָבֵר.
La Guemara soulève une difficulté : Si tel est le cas, pourquoi mentionner spécifiquement les récipients d’un ḥaver ? La même règle s’appliquerait même aux récipients d’un am ha’aretz, puisqu’eux non plus ne contractent pas l’impureté rituelle. La Guemara répond : C’est aussi ce que le tanna dit, c’est-à-dire que le pressoir à olives prend la quantité requise pour la teruma et la place dans des récipients appartenant à l’am ha’aretz qui ne peuvent pas contracter l’impureté rituelle et sont donc propres à l’usage par un ḥaver.
מַחְזִיקִין יְדֵי גּוֹיִם בַּשְּׁבִיעִית: מַחְזִיקִין?! וְהָאָמַר רַב דִּימִי בַּר שִׁישְׁנָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב: אֵין עוֹדְרִין עִם הַגּוֹי בַּשְּׁבִיעִית, וְאֵין כּוֹפְלִין ״שָׁלוֹם״ לְגוֹי! לָא צְרִיכָא, לְמֵימְרָא לְהוּ ״אַחְזוּקוּ״ בְּעָלְמָא – כִּי הָא דְּרַב יְהוּדָה אֲמַר לְהוּ ״אַחְזוּקוּ״; רַב שֵׁשֶׁת אָמַר לְהוּ ״אַשַּׁרְתָּא״.
§ La michna enseigne que l’on peut aider des gentils qui travaillent la terre pendant l’année sabbatique. La Guemara demande : Peut-on vraiment les aider ? Mais Rav Dimi bar Shishna n’a-t-il pas dit au nom de Rav : On ne peut pas biner avec un gentil pendant l’année sabbatique, et on ne doit pas doubler la salutation adressée à un gentil, en disant : Shalom, shalom ? La Guemara répond : Non, on ne peut pas réellement aider un gentil dans son travail, mais il est nécessaire de dire que l’on peut simplement leur dire : Soyez forts, comme dans cet incidentRav Yehuda dit à des gentils dans une telle situation : Soyez forts, et Rav Sheshet leur dit : Bien fait. De telles déclarations sont certainement permises.
וְאֵין כּוֹפְלִין ״שָׁלוֹם״ לְגוֹי: רַב חִסְדָּא מַקְדֵּים וְיָהֵיב לְהוּ שְׁלָמָא. רַב כָּהֲנָא אֲמַר לְהוּ ״שְׁלָמָא לְמָר״.
Il a été déclaré plus haut au nom de Rav que l’on ne peut pas doubler la salutation de shalom adressée à un gentil. La Guemara rapporte que Rav Ḥisda avait l’habitude de saluer les gentils en premier afin de ne pas avoir à répondre à la salutation qui lui était adressée par un shalom redoublé. Rav Kahana, en revanche, attendait leur salutation, puis leur disait : Paix à mon maître, s’épargnant ainsi la nécessité de dire shalom deux fois.
וְשׁוֹאֲלִין בִּשְׁלוֹמָן. הַשְׁתָּא אַחְזוֹקֵי מַחְזְקִינַן, שׁוֹאֲלִין בִּשְׁלוֹמָן מִיבַּעְיָא?! אָמַר רַב יֵיבָא: לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לְיוֹם אֵידָם – דְּתַנְיָא: לֹא יִכָּנֵס אָדָם לְבֵיתוֹ שֶׁל גּוֹי בְּיוֹם אֵידוֹ, וְיִתֵּן לוֹ ״שָׁלוֹם״. מְצָאוֹ בַּשּׁוּק – נוֹתֵן לוֹ בְּשָׂפָה רָפָה וּבְכוֹבֶד רֹאשׁ.
La michna enseigne que l’on peut adresser des salutations aux gentils en raison des voies de la paix. La Guemara demande : Maintenant qu’il est enseigné que l’on peut les aider, est-il nécessaire de dire que l’on peut les saluer ? Rav Yeiva a dit : Cette halakha n’est nécessaire que lors de leurs fêtes, comme il est enseigné dans une baraita : Une personne ne peut pas entrer dans la maison d’un gentil le jour de sa fête et le saluer, car il semble qu’elle le bénisse en l’honneur de sa fête. Si elle le rencontre au marché, elle peut le saluer à voix basse et d’une manière solennelle, afin qu’il ne paraisse pas qu’elle se réjouit avec lui.
רַב הוּנָא וְרַב חִסְדָּא הֲווֹ יָתְבִי. חָלֵיף וְאָזֵיל גְּנִיבָא, אֲמַר לֵיהּ חַד לְחַבְרֵיהּ: נֵיקוּם מִקַּמֵּיהּ, דְּבַר אוֹרְיָין הוּא. אָמַר לוֹ: וּמִקַּמֵּי פָּלְגָאָה נֵיקוּם?! אַדְּהָכִי אֲתָא אִיהוּ לְגַבַּיְיהוּ, אֲמַר לְהוּ: שְׁלָמָא עֲלַיְיכוּ מַלְכֵי, שְׁלָמָא עֲלַיְיכוּ מַלְכֵי! אֲמַרוּ לֵיהּ: מְנָא לָךְ דְּרַבָּנַן אִיקְּרוּ מְלָכִים? אֲמַר לְהוּ: דִּכְתִיב: ״בִּי מְלָכִים יִמְלוֹכוּ וְגוֹ׳״.
§ En ce qui concerne la question de doubler la salutation de quelqu’un, la Guemara rapporte que Rav Houna et Rav Ḥisda étaient un jour assis lorsque le Sage Geneiva passa près d’eux. L’un d’eux dit à l’autre : Nous devrions nous lever devant lui, en son honneur, car il est un fils de Torah. L’autre lui dit : Mais devons-nous nous lever devant une personne querelleuse ? Entre-temps, Geneiva s’approcha d’eux et leur dit : Paix sur vous, rois, paix sur vous, rois. Ils lui dirent : D’où sais-tu que les Sages sont appelés rois ? Il leur dit : Comme il est écrit au sujet de la Torah dans le livre des Proverbes : « Par moi les rois règnent » (Proverbes 8:15).
אֲמַרוּ לֵיהּ: וּמְנָא לָךְ דְּכָפְלִינַן ״שְׁלָמָא״ לְמַלְכֵי? אֲמַר לְהוּ, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: מִנַּיִן שֶׁכּוֹפְלִין ״שָׁלוֹם״ לְמֶלֶךְ? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְרוּחַ לָבְשָׁה אֶת עֲמָשַׂי רֹאשׁ הַשָּׁלִישִׁים וְגוֹ׳״.
Rav Houna et Rav Ḥisda lui dirent en outre : Et d’où sais-tu que nous devons doubler la salutation de shalom adressée aux rois ? Il leur dit : Comme Rav Yehouda dit que Rav dit : D’où est-il dérivé qu’il faut doubler la salutation de shalom adressée à un roi ? Comme il est dit : « Et l’esprit revêtit Amasaï, chef des capitaines, et il dit : Nous sommes à toi, David, et de ton côté, fils de Yishaï ; paix, paix à toi » (I Chroniques 12:19), indiquant qu’un roi est salué par un shalom doublé.
אָמְרִי לֵיהּ: לִיטְעוֹם מָר מִידֵּי. אֲמַר לְהוּ: הָכִי אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: אָסוּר לוֹ לְאָדָם שֶׁיִּטְעוֹם כְּלוּם עַד שֶׁיִּתֵּן מַאֲכָל לִבְהֶמְתּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְנָתַתִּי עֵשֶׂב בְּשָׂדְךָ לִבְהֶמְתֶּךָ״, וַהֲדַר: ״וְאָכַלְתָּ וְשָׂבָעְתָּ״.
Rav Houna et Rav Ḥisda dirent à Geneiva : Le Maître souhaite-t-il goûter quelque chose ? Geneiva leur dit : Ainsi parle Rav Yehouda selon qui Rav dit : Il est interdit à une personne de goûter quoi que ce soit avant d’avoir donné de la nourriture à son animal, comme il est dit dans le verset : « Et je donnerai de l’herbe dans le champ pour tes animaux » (Deutéronome 11:15), et ce n’est qu’ensuite qu’il est écrit dans ce verset : « Et tu mangeras et tu seras rassasié. » Je n’ai pas encore nourri mon animal, je ne peux donc pas manger.


הֲדַרַן עֲלָךְ הַנִּיזָּקִין

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