הַמַּחֲזִיר חוֹב לַחֲבֵירוֹ בַּשְּׁבִיעִית – צָרִיךְ שֶׁיֹּאמַר לוֹ: ״מְשַׁמֵּט אֲנִי״; וְאִם אָמַר לוֹ: ״אַף עַל פִּי כֵן״, יְקַבֵּל הֵימֶנּוּ. שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְזֶה דְּבַר הַשְּׁמִטָּה״.
Dans le cas de celui qui rembourse une dette à son prochain pendant l’année sabbatique, le créancier doit lui dire : J’annule la dette, mais si le débiteur ensuite lui dit : Néanmoins, je veux te rembourser, il peut l’accepter de sa part, comme il est dit : « Et telle est la manière [devar] de l’annulation » (Deutéronome 15:2). Du fait que le verset a employé un terme, devar, qui peut aussi signifier : Ceci est la déclaration de l’annulation, les Sages ont déduit que le créancier doit déclarer qu’il annule la dette, mais il lui est permis d’accepter le paiement si le débiteur insiste pour rembourser.
אָמַר רַבָּה: וְתָלֵי לֵיהּ עַד דְּאָמַר הָכִי. אֵיתִיבֵיהּ אַבָּיֵי: כְּשֶׁהוּא נוֹתֵן לוֹ, אַל יֹאמַר לוֹ: ״בְּחוֹבִי אֲנִי נוֹתֵן לָךְ״, אֶלָּא יֹאמַר לוֹ: ״שֶׁלִּי הֵן, וּבְמַתָּנָה אֲנִי נוֹתֵן לָךְ״! אֲמַר לֵיהּ: תָּלֵי לֵיהּ נָמֵי עַד דְּאָמַר הָכִי.
Rabba dit : Et il est permis au créancier de lever les yeux vers lui avec espoir, montrant qu’il souhaite accepter le paiement, jusqu’à ce que le débiteur dise cela, à savoir qu’il souhaite néanmoins le rembourser. Abaye souleva une objection à la déclaration de Rabba à partir d’une baraita : Lorsque le débiteur donne au créancier un paiement pour une dette qui a été annulée, il ne doit pas lui dire : Je donne ceci à toi en paiement de ma dette ; plutôt, il doit lui dire : Ceci est mon argent et je te le donne comme un cadeau. Cela indique que la dette n’est remboursée que par l’initiative du débiteur. Rabba lui dit : Il est également permis au créancier de lever les yeux vers lui avec espoir aussi, jusqu’à ce que le débiteur dise cela, qu’il le donne comme un cadeau, mais l’initiative peut venir du créancier.
אַבָּא בַּר מָרְתָּא, דְּהוּא אַבָּא בַּר מִנְיוֹמֵי, הֲוָה מַסֵּיק בֵּיהּ רַבָּה זוּזֵי. אַיְיתִינְהוּ נִיהֲלֵיהּ בִּשְׁבִיעִית, אֲמַר לֵיהּ: מְשַׁמֵּט אֲנִי. שַׁקְלִינְהוּ וַאֲזַל. אֲתָא אַבָּיֵי, אַשְׁכְּחֵיהּ דַּהֲוָה עֲצִיב, אֲמַר לֵיהּ: אַמַּאי עֲצִיב מָר? אֲמַר לֵיהּ: הָכִי הֲוָה מַעֲשֶׂה.
La Guemara raconte : Il y avait un homme nommé Abba bar Marta, qui est également connu sous le nom de Abba bar Minyumi, auprès de qui Rabba tentait de recouvrer une dette. Il la lui apporta pendant l’année sabbatique. Rabba lui dit : J’annule cette dette. Abba bar Marta prit l’argent et partit. Abaye vint devant Rabba et constata qu’il était triste. Abaye lui dit : Pourquoi le Maître est-il triste ? Rabba lui dit : Voici l’incident qui s’est produit, expliquant qu’Abba bar Marta avait compris sa déclaration littéralement et n’avait pas remboursé la dette.
אֲזַל לְגַבֵּיהּ, אֲמַר לֵיהּ: אַמְטֵית לֵיהּ זוּזֵי לְמָר? אֲמַר לֵיהּ: אִין. אֲמַר לֵיהּ: וּמַאי אֲמַר לָךְ? אֲמַר לֵיהּ: ״מְשַׁמֵּט אֲנִי״. אֲמַר לֵיהּ: וַאֲמַרְתְּ לֵיהּ ״אַף עַל פִּי כֵן״? אֲמַר לֵיהּ: לָא. אֲמַר לֵיהּ: וְאִי אֲמַרְתְּ לֵיהּ ״אַף עַל פִּי כֵן״, הֲוָה שַׁקְלִינְהוּ מִינָּךְ; הַשְׁתָּא מִיהַת אַמְטִינְהוּ נִיהֲלֵיהּ, וְאֵימָא לֵיהּ ״אַף עַל פִּי כֵן״. אֲזַל אַמְטִינְהוּ נִיהֲלֵיהּ, וַאֲמַר לֵיהּ ״אַף עַל פִּי כֵן״. שַׁקְלִינְהוּ מִינֵּיהּ, אָמַר: לָא הֲוָה בֵּיהּ דַּעְתָּא בְּהַאי צוּרְבָּא מֵרַבָּנַן מֵעִיקָּרָא.
Abaye alla chez Abba bar Marta et lui dit : As-tu apporté l’argent au Maître ? Il lui dit : Oui. Abaye lui dit : Et que t’a-t-il dit ? Il lui dit que Rabba avait répondu : J’annule cette dette. Abaye lui dit : Et lui as-tu dit : Néanmoins, je veux te rembourser ? Abba bar Marta lui dit : Non. Abaye lui dit : Mais si tu lui avais dit : Néanmoins, je veux te rembourser, il l’aurait accepté de toi. Maintenant, en tout état de cause, apporte-le-lui et dis-lui : Néanmoins, je veux te rembourser. Abba bar Marta alla et apporta l’argent à Rabba et lui dit : Néanmoins, je veux te rembourser, et Rabba l’accepta de lui. À la fin, Rabba dit : Ce sage de la Torah n’était pas compétent dès le début, car il a fallu lui enseigner comment réagir.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב נַחְמָן: נֶאֱמָן אָדָם לוֹמַר: ״פְּרוֹסְבּוּל הָיָה בְּיָדִי, וְאָבַד מִמֶּנִּי״. מַאי טַעְמָא? כֵּיוָן דְּתַקִּינוּ רַבָּנַן פְּרוֹסְבּוּל, לָא שָׁבֵיק הֶיתֵּירָא וְאָכֵיל אִיסּוּרָא.
§ Rav Yehouda dit que Rav Naḥman dit : Une personne est jugée digne de confiance pour dire : J’avais un prosbol et je l’ai perdu, et percevoir le paiement de sa dette. La Guemara explique : Quelle en est la raison ? Puisque les Sages ont institué le prosbol d’une manière qui permet à quiconque d’en rédiger un sans difficulté, dans une telle situation on ne laisse pas de côté une chose permise, c’est-à-dire le recouvrement d’une dette après avoir rédigé un prosbol, pour consommer une chose interdite, c’est-à-dire recouvrer une dette sans avoir rédigé de prosbol.
כִּי אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרַב, אֲמַר לֵיהּ: מִידֵּי פְּרוֹסְבּוּל הָיָה לְךָ וְאָבַד? כְּגוֹן זֶה, ״פְּתַח פִּיךָ לָאִלֵּם״ הוּא.
Lorsqu’on venait devant Rav avec une affaire où un créancier qui n’avait pas de prosbol réclamait le paiement d’une dette après l’Année sabbatique, il disait au créancier : Avais-tu un prosbol qui a été perdu ? La Guemara explique que c’est un cas où la directive du verset : « Ouvre ta bouche pour le muet » (Proverbes 31:8) s’applique ; cela n’est pas considéré comme une intervention en faveur de l’une des parties, car il s’agit seulement d’apporter une aide à quelqu’un qui n’était pas conscient d’un argument qu’il devait avancer.
תְּנַן: וְכֵן בַּעַל חוֹב שֶׁמּוֹצִיא שְׁטַר חוֹב, וְאֵין עִמּוֹ פְּרוֹסְבּוּל – הֲרֵי אֵלּוּ לֹא יִפָּרְעוּ.
La Guemara objecte : N’avons-nous pas appris dans une michna (Ketubot 89a) : Et de même, un créancier qui présente un billet à ordre sans prosbol, ces dettes ne peuvent pas être recouvrées. Cela démontre que même si le créancier lui-même affirme qu’il avait rédigé un prosbol mais qu’il a été perdu, son affirmation n’est pas acceptée et la dette est annulée.
תַּנָּאֵי הִיא – דְּתַנְיָא: הַמּוֹצִיא שְׁטַר חוֹב – צָרִיךְ שֶׁיְּהֵא עִמּוֹ פְּרוֹסְבּוּל. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵינוֹ צָרִיךְ.
La Guemara répond : Il s’agit bien d’une divergence entre tannaïm, comme cela est enseigné dans une baraita : En ce qui concerne celui qui présente un billet à ordre après l’Année sabbatique, il doit présenter un prosbol avec celui-ci afin de percevoir le paiement, et les Sages disent : Il n’a pas besoin de présenter un prosbol, car on présume qu’il en a rédigé un.
מַתְנִי׳ עֶבֶד שֶׁנִּשְׁבָּה וּפְדָאוּהוּ, אִם לְשׁוּם עֶבֶד – יִשְׁתַּעְבֵּד; אִם לְשׁוּם בֶּן חוֹרִין – לֹא יִשְׁתַּעְבֵּד. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ יִשְׁתַּעְבֵּד.
MICHNA : Dans le cas d’un esclave cananéen qui a été capturé, et des Juifs qui n’en étaient pas les propriétaires l’ont racheté, si il a été racheté pour être esclave alors il sera esclave. Si il a été racheté pour être un homme libre alors il ne sera pas esclave. Rabban Shimon ben Gamliel dit : Aussi bien dans ce cas que dans cet autre cas il sera esclave.
גְּמָ׳ בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא לִפְנֵי יֵאוּשׁ, לְשׁוּם בֶּן חוֹרִין – אַמַּאי לָא יִשְׁתַּעְבֵּד? אֶלָּא לְאַחַר יֵאוּשׁ, לְשׁוּם עֶבֶד – אַמַּאי יִשְׁתַּעְבֵּד?
GUEMARA :De quoi parlons-nous ? Si nous disons que l’esclave a été racheté avant que le premier propriétaire n’arrive à un état de désespoir quant à la récupération de l’esclave, alors, même s’il a été racheté pour être un homme libre, il devrait toujours appartenir à son premier propriétaire ; pourquoi la michna dirait-elle qu’il ne sera pas esclave ? Plutôt, nous pouvons dire que l’esclave a été racheté après le désespoir du premier propriétaire. Alors, même s’il a été racheté pour être esclave, pourquoi sera-t-il esclave ? Après que son propriétaire désespère de le récupérer, il devient une propriété sans maître et, par conséquent, acquiert sa propre liberté.
אָמַר אַבָּיֵי: לְעוֹלָם לִפְנֵי יֵאוּשׁ, וּלְשׁוּם עֶבֶד – יִשְׁתַּעְבֵּד לְרַבּוֹ רִאשׁוֹן, לְשׁוּם בֶּן חוֹרִין – לֹא יִשְׁתַּעְבֵּד לֹא לְרַבּוֹ רִאשׁוֹן וְלֹא לְרַבּוֹ שֵׁנִי; לְרַבּוֹ שֵׁנִי לָא, דְּהָא לְשׁוּם בֶּן חוֹרִין פַּרְקֵיהּ, לְרַבּוֹ רִאשׁוֹן נָמֵי לָא, דִּילְמָא מִמַּנְעִי וְלָא פָּרְקִי.
Abaye a dit : En réalité, la michna traite d’un cas où l’esclave a été racheté avant le désespoir du propriétaire. Par conséquent, selon l’opinion anonyme de la michna, s’il a été racheté pour être esclave, il sera esclave de son premier maître. S’il a été racheté pour être un homme libre, il ne sera esclave ni de son premier maître ni de son second maître, c’est-à-dire celui qui l’a racheté. Il ne sera pas esclave de son second maître parce que celui-ci l’a racheté comme homme libre et ne peut plus maintenant exiger qu’il devienne esclave. Il ne sera pas non plus esclave de son premier maître, de peur que les gens s’abstiennent de racheter des esclaves. S’ils savent qu’un esclave racheté reste l’esclave de son propriétaire d’origine, ils ne verront aucune raison de les racheter de la captivité.
רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ יִשְׁתַּעְבֵּד – קָסָבַר: כְּשֵׁם שֶׁמִּצְוָה לִפְדּוֹת אֶת בְּנֵי חוֹרִין, כָּךְ מִצְוָה לִפְדּוֹת אֶת הָעֲבָדִים.
Abaye poursuit son explication de la michna : Rabban Shimon ben Gamliel dit : Aussi bien dans ce cas que dans cet autre cas, il sera esclave de son premier maître. La Guemara explique : Il soutient que, de même que c’est une mitsva de racheter les hommes libres, de même c’est une mitsva de racheter les esclaves, et il n’y a pas lieu de craindre que les gens s’abstiennent de racheter des esclaves capturés.
רָבָא אָמַר: לְעוֹלָם לְאַחַר יֵאוּשׁ, וּלְשׁוּם עֶבֶד – יִשְׁתַּעְבֵּד לְרַבּוֹ שֵׁנִי, לְשׁוּם בֶּן חוֹרִין – לֹא יִשְׁתַּעְבֵּד לֹא לְרַבּוֹ רִאשׁוֹן וְלֹא לְרַבּוֹ שֵׁנִי; לְרַבּוֹ שֵׁנִי לָא, דְּהָא לְשׁוּם בֶּן חוֹרִין פַּרְקֵיהּ, לְרַבּוֹ רִאשׁוֹן נָמֵי לָא, דְּהָא לְאַחַר יֵאוּשׁ הֲוָה.
Rava dit : La michna doit être comprise différemment. En réalité, la michna traite d’un cas où l’esclave a été racheté après le désespoir du propriétaire. Et par conséquent, selon l’opinion anonyme de la michna, s’il a été racheté pour être esclave, alors il sera l’esclave de son second maître, car son propriétaire initial avait désespéré de le récupérer. S’il a été racheté pour être un homme libre, alors il ne sera esclave ni de son premier maître ni de son second maître. Il ne sera pas esclave de son second maître, puisqu’il l’a racheté comme homme libre. Il ne sera pas non plus esclave de son premier maître, puisque il a été libéré après le désespoir du premier maître.
רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ יִשְׁתַּעְבֵּד – כִּדְחִזְקִיָּה, דְּאָמַר חִזְקִיָּה: מִפְּנֵי מָה אָמְרוּ בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ יִשְׁתַּעְבֵּד? שֶׁלֹּא יְהֵא כׇּל אֶחָד וְאֶחָד הוֹלֵךְ וּמַפִּיל עַצְמוֹ לִגְיָיסוֹת, וּמַפְקִיעַ עַצְמוֹ מִיָּד רַבּוֹ.
Rava poursuit son explication de la michna : Rabban Shimon ben Gamliel dit : Aussi bien dans ce cas que dans cet autre cas, il sera esclave. Cela doit être compris conformément à la déclaration de Ḥizkiyya, car Ḥizkiyya a dit : Pour quelle raison ont-ils dit que aussi bien dans ce cas que dans cet autre cas, il sera esclave ? Ils l'ont dit afin que chacun et tous les esclaves n'aillent pas se livrer aux troupes païennes, et de cette manière se libèrent de la possession de leur maître.
מֵיתִיבִי, אָמַר לָהֶן רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: כְּשֵׁם שֶׁמִּצְוָה לִפְדּוֹת אֶת בְּנֵי חוֹרִין, כָּךְ מִצְוָה לִפְדּוֹת אֶת הָעֲבָדִים. בִּשְׁלָמָא לְאַבָּיֵי – דְּאָמַר לִפְנֵי יֵאוּשׁ, הַיְינוּ דְּקָאָמַר ״כְּשֵׁם״;
La Guemara soulève une objection à l’explication de Rava à partir d’une baraita : Rabban Shimon ben Gamliel leur a dit : De même que c’est une mitzva de racheter des hommes libres, de même, c’est une mitzva de racheter des esclaves. Certes, selon Abaye, cela s’explique bien, comme il l’a dit, puisque la michna parle d’un esclave qui a été racheté avant le désespoir de son maître, et l’opinion anonyme de la michna statue qu’il ne sera pas l’esclave de son maître d’origine en raison de la crainte que les gens s’abstiennent de racheter des esclaves. C’est la raison pour laquelle il a dit : De même que, puisqu’il expliquait que cette crainte n’existe pas.
אֶלָּא לְרָבָא – דְּאָמַר לְאַחַר יֵאוּשׁ, הַאי ״כְּשֵׁם״?! מִשּׁוּם דְּחִזְקִיָּה הוּא!
Cependant, selon Rava, qui a dit que la michna fait référence à un esclave qui a été racheté après le désespoir du propriétaire, et que l’opinion anonyme de la michna ne craint pas que les gens s’abstiennent de racheter des esclaves, est-ce là la raison de Rabban Shimon ben Gamliel, à savoir que de même que c’est une mitsva de racheter les hommes libres, de même c’est une mitsva de racheter les esclaves ? Sa raison est due à la déclaration de Ḥizkiyya.
אָמַר לָךְ רָבָא: רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל לָא הָוֵי יָדַע מַאי קָאָמְרִי רַבָּנַן, וְהָכִי קָאָמַר לְהוּ: אִי לִפְנֵי יֵאוּשׁ קָאָמְרִיתוּ – הַיְינוּ ״כְּשֵׁם״; אִי לְאַחַר יֵאוּשׁ קָאָמְרִיתוּ – כִּדְחִזְקִיָּה.
La Guemara répond : Rava aurait pu te dire : Rabban Shimon ben Gamliel ne savait pas ce que, exactement, les Sages avaient dit, et voici ce qu’il leur a dit : Si vous dites cette décision au sujet d’un esclave qui a été racheté avant le désespoir de son maître, voici ma réponse : de même que c’est une mitsva de racheter des hommes libres, c’est aussi une mitsva de racheter des esclaves. Si vous dites que ce cas était après le désespoir de son maître, alors la raison pour laquelle je suis en désaccord est conformément à la déclaration de Ḥizkiyya.
וּלְרָבָא – דְּאָמַר לְאַחַר יֵאוּשׁ, וּלְרַבּוֹ שֵׁנִי; רַבּוֹ שֵׁנִי מִמַּאן קָנֵי לֵיהּ – מִשַּׁבַּאי, שַׁבַּאי גּוּפֵיהּ מִי קָנֵי לֵיהּ?!
La Guemara demande : Et selon Rava, qui a dit que la michna parle du cas où l’esclave a été racheté après le désespoir du propriétaire, et il sera esclave de son second maître, on peut demander : En ce qui concerne le second maître, de qui a-t-il acquis l’esclave ? Si vous dites qu’il l’a acquis du ravisseur, est-ce que le ravisseur non-juif a lui-même acquis l’esclave ? La propriété du second maître dépend du fait qu’il ait acquis l’esclave de quelqu’un qui avait lui-même la propriété de l’esclave.
אִין; קָנֵי לֵיהּ לְמַעֲשֶׂה יָדָיו – דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: מִנַּיִן לְגוֹי, שֶׁקָּנָה אֶת הַגּוֹי לְמַעֲשֵׂה יָדָיו? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְגַם מִבְּנֵי הַתּוֹשָׁבִים הַגָּרִים עִמָּכֶם מֵהֶם תִּקְנוּ״ – אַתֶּם קוֹנִים מֵהֶם,
La Guemara répond : Oui, il a acquis un droit concernant son travail, comme le dit Reish Lakish : D’où est-il déduit qu’un non-Juif peut acquérir un autre non-Juif comme esclave en ce qui concerne son travail ? Comme il est dit : « De plus, parmi les enfants des étrangers qui séjournent parmi vous, c’est d’eux que vous pourrez acquérir » (Lévitique 25:45). Cela indique que vous, Juifs, pouvez acquérir des esclaves d’eux,