בִּשְׁתֵּי תְּרוּמוֹת הַכָּתוּב מְדַבֵּר: אַחַת תְּרוּמָה גְּדוֹלָה וְאַחַת תְּרוּמַת מַעֲשֵׂר; כְּשֵׁם שֶׁתְּרוּמָה גְּדוֹלָה נִיטֶּלֶת בְּאוֹמֶד וּבְמַחְשָׁבָה, כָּךְ תְּרוּמַת מַעֲשֵׂר נִיטֶּלֶת בְּאוֹמֶד וּבְמַחְשָׁבָה; וּכְשֵׁם שֶׁיֵּשׁ לוֹ רְשׁוּת לְבַעַל הַבַּיִת לִתְרוֹם תְּרוּמָה גְּדוֹלָה, כָּךְ יֵשׁ לוֹ רְשׁוּת לְבַעַל הַבַּיִת לִתְרוֹם תְּרוּמַת מַעֲשֵׂר.
Le verset parle de deux terumot ; l’une est la teruma ordinaire et l’autre est la teruma de la dîme. Puisqu’elles sont mentionnées ensemble, elles peuvent être comparées : De même que la teruma ordinaire est prélevée par estimation, puisqu’il n’est pas exigé que la quantité prélevée soit mesurée avec précision, et elle peut être prélevée par la pensée, puisqu’il n’est pas nécessaire de la séparer physiquement avant de consommer le reste de la récolte, de même, la teruma de la dîme peut être prélevée par estimation et par la pensée. Et cette comparaison enseigne aussi que de même que le propriétaire a la permission, c’est-à-dire le droit, de prélever la teruma ordinaire, de même le propriétaire a la permission de prélever la teruma de la dîme.
מַתְנִי׳ הַמַּנִּיחַ פֵּירוֹת, לִהְיוֹת מַפְרִישׁ עֲלֵיהֶן תְּרוּמָה וּמַעַשְׂרוֹת; מָעוֹת, לִהְיוֹת מַפְרִישׁ עֲלֵיהֶן מַעֲשֵׂר שֵׁנִי – מַפְרִישׁ עֲלֵיהֶן בְּחֶזְקַת שֶׁהֵן קַיָּימִין. אִם אָבְדוּ – הֲרֵי זֶה חוֹשֵׁשׁ מֵעֵת לְעֵת, דִּבְרֵי רַבִּי אֶלְעָזָר.
MISHNA : En ce qui concerne celui qui met de côté des produits en comprenant qu’il en séparera des terumot et des dîmes, de sorte que, lorsqu’il aura des produits dont les dîmes n’ont pas été prélevées, il pourra les rendre aptes en déclarant que la teruma et les dîmes qui doivent être séparées proviendront des produits qu’il avait mis de côté à cette fin, ou celui qui met de côté de l’argent en comprenant qu’il séparera et rachètera avec lui la seconde dîme, alors il pourra plus tard séparer la teruma ou la dîme avec eux, en se fondant sur la présomption que les produits ou l’argent existent encore. Il n’a pas à craindre que les produits ou l’argent aient peut-être été perdus entre-temps. Si il découvre qu’ils ont été perdus, alors il doit craindre que les produits ou l’argent qu’il avait mis de côté aient été perdus, depuis ce moment jusqu’au même moment, comme cela sera expliqué dans la Guemara, et il doit séparer une seconde fois la teruma et les dîmes des produits ; telle est la déclaration de Rabbi Elazar.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בִּשְׁלֹשָׁה פְּרָקִים בּוֹדְקִין אֶת הַיַּיִן – בְּקִידּוּם שֶׁל מוֹצָאֵי הַחַג, וּבְהוֹצָאַת סְמָדַר, וּבִשְׁעַת כְּנִיסַת מַיִם בְּבוֹסֶר.
Rabbi Yehouda dit : On vérifie le vin qui a été mis de côté pour être utilisé afin de séparer les terumot et les dîmes d’un autre vin, pour voir s’il est devenu du vinaigre, ce qui le rendrait impropre à cet usage, à trois moments de l’année : Quand le vent d’est souffle à la fin de la fête de Soukkot, et lorsque les fleurs tombent et que les bourgeons de raisin apparaissent et ressemblent à de petites grappes, et au moment où l’eau entre et remplit le raisin non mûr. Puisqu’il y a un changement de temps à ces moments-là, il faut vérifier pour s’assurer que le vin n’est pas devenu du vinaigre.
גְּמָ׳ מַאי מֵעֵת לְעֵת? רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: מֵעֵת לְעֵת שֶׁל בְּדִיקָה. רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן אַנְטִיגְנוֹס אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי יַנַּאי:
GUEMARA : La michna a enseigné que si les produits ou l’argent ont été perdus, il faut alors craindre que cela se soit produit d’un moment correspondant au même moment. La Guemara demande : Que signifie : D’un moment jusqu’au même moment ? Rabbi Yoḥanan a dit : Cela signifie depuis le moment où cela a été vérifié et constaté comme perdu, jusqu’au même moment de la veille. Si quelqu’un avait utilisé ces produits pour rendre aptes d’autres produits dans les vingt-quatre heures précédant le moment où il a remarqué qu’ils avaient été perdus, il doit de nouveau prélever la terouma et les dîmes pour ces produits. Rabbi Elazar ben Antigonus dit au nom de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Yannai :