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כְּדֵי עִיסּוֹתֵיכֶם, וְכַמָּה עִיסּוֹתֵיכֶם? כְּדֵי עִיסַּת הַמִּדְבָּר. וְכַמָּה עִיסַּת הַמִּדְבָּר?
Quelle est la quantité de pâte dont il faut prélever la ḥalla ? La mesure de « votre pâte ». Et combien représente « votre pâte » ? Cette mesure n’est pas précisée par le verset. La Guemara répond : c’est comme la mesure de la pâte du désert. La Guemara demande de nouveau : Et quelle est la quantité de la pâte du désert ?
דִּכְתִיב: ״וְהָעוֹמֶר עֲשִׂירִית הָאֵיפָה הוּא״. מִכָּאן אָמְרוּ, שִׁבְעָה רְבָעִים קֶמַח וָעוֹד חַיֶּיבֶת בְּחַלָּה, שֶׁהֵן שִׁשָּׁה שֶׁל יְרוּשַׁלְמִית, שֶׁהֵן חֲמִשָּׁה שֶׁל צִיפּוֹרִי.
La Guemara répond : La Torah déclare que la manne, la pâte du désert, était « un omer par tête » (Exode 16:16). Un verset ultérieur précise cette mesure, comme il est écrit : « Et un omer est le dixième d’un eifa » (Exode 16:36). Un eifa équivaut à trois se’a, soit dix-huit kav ou soixante-douze log. Un omer représente un dixième de cette mesure. De là, de ce calcul, les Sages ont dit qu’une pâte préparée à partir de sept quarts de kav de farine ou plus est soumise à la ḥalla. Cela équivaut à six quarts de kav selon la mesure de Jérusalem, ce qui correspond à cinq quarts de kav selon la mesure de Tzippori.
מִכָּאן אָמְרוּ: הָאוֹכֵל כְּמִדָּה זוֹ — הֲרֵי זֶה בָּרִיא וּמְבוֹרָךְ. יָתֵר עַל כֵּן — רַעַבְתָן. פָּחוֹת מִכָּאן — מְקוּלְקָל בְּמֵעָיו.
D’ici les Sages ont aussi dit : Celui qui mange à peu près cette quantité chaque jour est en bonne santé, car il est capable de manger un repas convenable ; et il est aussi bénit, car ce n’est pas un glouton qui a besoin de davantage. Celui qui mange plus que cela est un glouton, tandis que celui qui mange moins que cela a les intestins abîmés et doit veiller à sa santé.
מַתְנִי׳ אַנְשֵׁי חָצֵר וְאַנְשֵׁי מִרְפֶּסֶת שֶׁשָּׁכְחוּ וְלֹא עֵירְבוּ, כׇּל שֶׁגָּבוֹהַּ עֲשָׂרָה טְפָחִים — לְמִרְפֶּסֶת. פָּחוֹת מִכָּאן — לֶחָצֵר.
MISHNA : Si à la fois les habitants de maisons qui s’ouvrent directement sur une cour et les habitants de logements qui s’ouvrent sur un balcon d’où des escaliers descendent vers cette cour ont oublié et n’ont pas établi de eiruv entre eux, tout élément dans la cour qui a dix paumes de hauteur, par exemple un tertre ou un poteau, fait partie du balcon. Les habitants des logements donnant sur le balcon peuvent transférer des objets de leurs logements vers le tertre ou le poteau, et inversement. Tout poteau ou tertre qui est plus bas que cette hauteur fait partie de la cour.
חוּלְיַית הַבּוֹר וְהַסֶּלַע, גְּבוֹהִים עֲשָׂרָה טְפָחִים — לַמִּרְפֶּסֶת, פָּחוֹת מִכָּאן — לֶחָצֵר.
Une halakha similaire s’applique à un remblai qui entoure une citerne ou un rocher : Si les remblais qui entourent une citerne ou un rocher ont dix paumes de hauteur, ils appartiennent au balcon ; s’ils sont plus bas que cela, ils ne peuvent être utilisés que par les habitants de la cour.
בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בִּסְמוּכָה, אֲבָל בְּמוּפְלֶגֶת — אֲפִילּוּ גָּבוֹהַּ עֲשָׂרָה טְפָחִים — לֶחָצֵר. וְאֵיזוֹ הִיא סְמוּכָה — כׇּל שֶׁאֵינָהּ רְחוֹקָה אַרְבָּעָה טְפָחִים.
Dans quel cas ces questions sont-elles énoncées, la halakha selon laquelle tout ce qui est à plus de dix palmes appartient au balcon, est-elle énoncée ? Lorsque le monticule ou le remblai est proche du balcon. Mais dans un cas où le remblai ou le monticule en est éloigné, même s’il a dix palmes de hauteur, le droit d’utiliser le remblai ou le monticule revient aux membres de la cour. Et qu’est-ce qui est considéré comme proche ? Tout ce qui n’est pas éloigné de quatre palmes du balcon.
גְּמָ׳ פְּשִׁיטָא, לָזֶה בְּפֶתַח וְלָזֶה בְּפֶתַח — הַיְינוּ חַלּוֹן שֶׁבֵּין שְׁתֵּי חֲצֵירוֹת.
GUEMARA : La Guemara commente : Il est évident que si les résidents de deux cours ont établi des eiruvin séparés, et que les résidents des deux cours ont un accès commode à une certaine zone, les résidents de cette cour par une entrée, et les résidents de cette autre cour par une autre entrée, cela est semblable au cas d'une fenêtre entre deux cours. Si les résidents n'ont pas établi un eiruv commun, l'usage de cette fenêtre est interdit aux résidents des deux cours.
לָזֶה בִּזְרִיקָה וְלָזֶה בִּזְרִיקָה — הַיְינוּ כּוֹתֶל שֶׁבֵּין שְׁתֵּי חֲצֵירוֹת. לָזֶה בְּשִׁלְשׁוּל וְלָזֶה בְּשִׁלְשׁוּל — הַיְינוּ חָרִיץ שֶׁבֵּין שְׁתֵּי חֲצֵירוֹת.
Il est tout aussi évident que, si un endroit peut être utilisé par les résidents de cette cour uniquement en y jetant un objet et par les résidents de cette autre cour uniquement en y jetant, mais qu’il ne peut être utilisé commodément par aucun des deux groupes de résidents, alors cela est équivalent au cas d’un mur entre deux cours. S’il y a un mur entre deux cours, il ne peut être utilisé par aucune des deux cours. De même, si un endroit peut être utilisé par les résidents de cette cour uniquement en y abaissant un objet et par les résidents de cette autre cour au moyen d’un acte similaire d’abaissement, cela est comparable à la halakha d’un fossé entre deux cours, qui ne peut être utilisé par les résidents d’aucune des deux cours.
לָזֶה בְּפֶתַח וְלָזֶה בִּזְרִיקָה — הַיְינוּ דְּרַבָּה בַּר רַב הוּנָא אָמַר רַב נַחְמָן. לָזֶה בְּפֶתַח וְלָזֶה בְּשִׁלְשׁוּל — הַיְינוּ דְּרַב שֵׁיזְבִי אָמַר רַב נַחְמָן.
Il est également évident que, dans un endroit qui peut être utilisé commodément par les résidents de cette cour par une entrée mais qui peut être utilisé par les résidents de cette autre cour seulement en y lançant un objet, cela est régi par la décision de Rabba bar Rav Huna, qui a dit que Rav Naḥman a dit : Cet endroit ne peut être utilisé que par ceux qui ont accès à la zone par une entrée. De même, un endroit qui peut être utilisé commodément par les résidents de cette cour par une entrée mais qui peut être utilisé par les résidents de cette autre cour seulement en y descendant un objet, cela est régi par la décision de Rav Sheizvi, qui a dit que Rav Naḥman a dit : Cet endroit ne peut être utilisé que par ceux qui y ont un accès commode.
לָזֶה בְּשִׁלְשׁוּל וְלָזֶה בִּזְרִיקָה, מַאי?
La décision dans chacun des cas susmentionnés est claire. Quelle est la halakha concernant un endroit qui ne peut être utilisé par les résidents de cette cour qu'en y abaissant un objet, et par les résidents de cette autre cour qu'en y lançant un objet ? En d'autres termes, si une zone est plus basse qu'une cour mais plus haute que l'autre, de sorte qu'aucun des deux groupes de résidents n'y ait un accès commode, lequel d'entre eux est autorisé à l'utiliser ?
אָמַר רַב: שְׁנֵיהֶן אֲסוּרִין. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: נוֹתְנִין אוֹתוֹ לָזֶה שֶׁבְּשִׁלְשׁוּל. שֶׁלָּזֶה תַּשְׁמִישׁוֹ בְּנַחַת, וְלָזֶה תַּשְׁמִישׁוֹ בְּקָשֶׁה, וְכׇל דָּבָר שֶׁתַּשְׁמִישׁוֹ לָזֶה בְּנַחַת וְלָזֶה בְּקָשֶׁה — נוֹתְנִים אוֹתוֹ לָזֶה שֶׁתַּשְׁמִישׁוֹ בְּנַחַת.
Rav a dit : Il est interdit aux deux groupes de résidents de l’utiliser. Comme l’usage de la zone est également peu commode pour les résidents des deux cours, ils conservent des droits égaux sur elle et la rendent interdite à l’usage de l’autre groupe. Et Shmuel a dit : L’usage de la zone est accordé à ceux qui peuvent l’atteindre en abaissant, car il leur est relativement facile d’y abaisser des objets, et par conséquent son usage est plus commode ; tandis que pour les autres, qui doivent y jeter des objets, son usage est plus difficile. Et il existe un principe concernant le Chabbat : Toute chose dont l’usage est commode pour une partie et plus difficile pour une autre partie, on l’accorde à celle pour qui l’usage en est commode.
תְּנַן: אַנְשֵׁי חָצֵר וְאַנְשֵׁי מִרְפֶּסֶת שֶׁשָּׁכְחוּ וְלֹא עֵירְבוּ, כָּל שֶׁגָּבוֹהַּ עֲשָׂרָה טְפָחִים — לַמִּרְפֶּסֶת, פָּחוֹת מִכָּאן — לֶחָצֵר.
Afin de trancher entre ces deux opinions, la Guemara tente d’apporter une preuve tirée de la michna : Si les habitants de maisons qui donnent directement sur une cour et les habitants de logements qui donnent sur un balcon d’où des escaliers descendent vers cette cour ont oublié et n’ont pas établi de eirouv entre eux, tout objet dans la cour qui a dix paumes de hauteur appartient au balcon, tandis que tout ce qui a moins que cette hauteur appartient à la cour.
קָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ, מַאי מִרְפֶּסֶת —
La Guemara explique d’abord : Tu aurais pu penser à dire : Quel est le sens du balcon mentionné dans la michna ?

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