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זֶה נַעֲשֶׂה בֵּית שַׁעַר לָזֶה, וְזֶה נַעֲשֶׂה בֵּית שַׁעַר לָזֶה. אֶמְצָעִי הָוֵה לֵיהּ בַּיִת שֶׁמַּנִּיחִין בּוֹ עֵירוּב, וְאֵין צָרִיךְ לִיתֵּן אֶת הַפַּת.
cette maison extérieure devient une maison de portail pour cette cour, et cette autre maison extérieure devient une maison de portail pour cette autre cour, et par conséquent les habitants des maisons extérieures n’ont pas besoin de contribuer à l’eiruv. La maison du milieu entre elles est la maison dans laquelle l’eiruv est placé, et par conséquent ses habitants n’ont pas besoin d’apporter du pain pour l’eiruv.
בָּדֵיק לְהוּ רַחֲבָה לְרַבָּנַן: שְׁתֵּי חֲצֵרוֹת וּשְׁנֵי בָתִּים בֵּינֵיהֶם, זֶה בָּא דֶּרֶךְ זֶה וְנָתַן עֵירוּבוֹ בָּזֶה, וָזֶה בָּא דֶּרֶךְ זֶה וְנָתַן עֵירוּבוֹ בָּזֶה, קָנוּ עֵירוּב אוֹ לָא? מִי מְשַׁוֵּית לְהוּ לְגַבֵּי דְּהַאי בַּיִת, וּלְגַבֵּי דְּהַאי בֵּית שַׁעַר [וּלְגַבֵּי דְּהַאי בֵּית שַׁעַר, וּלְגַבֵּי דְּהַאי בַּיִת]?
Le Sage Raḥava mit à l’épreuve les autres Sages : S’il y avait deux cours et deux maisons entre elles, et qu’un habitant de cette cour passe par cette maison qui s’ouvre sur sa cour et place son eiruv dans cette maison plus éloignée de sa cour, et qu’un habitant de cette autre cour passe par cette maison qui s’ouvre sur sa cour et place son eiruv dans cette maison qui s’ouvre sur l’autre cour, ont-ils acquis le eiruv ou non, c’est-à-dire, les deux eiruvin sont-ils valides ? Le considères-tu comme une maison à l’égard de cette cour, dont le eiruv y a été placé, et comme un vestibule à l’égard de celui qui y est passé afin de placer son eiruv dans l’autre maison ? Et, de même, considères-tu l’autre maison comme un vestibule à l’égard de celui-ci et comme une maison à l’égard de celui-là ?
אֲמַרוּ לֵיהּ: שְׁנֵיהֶן לֹא קָנוּ עֵירוּב, מָה נַפְשָׁךְ: אִי בֵּית שַׁעַר מְשַׁוֵּית לֵיהּ, הַנּוֹתֵן אֶת עֵירוּבוֹ בְּבֵית שַׁעַר אַכְסַדְרָה וּמִרְפֶּסֶת — אֵינוֹ עֵירוּב. אִי בַּיִת מְשַׁוֵּית לֵיהּ — קָא מְטַלְטֵל לְבַיִת דְּלָא מְעָרֵב לֵיהּ.
Les Sages dirent à Raḥava : Aucun d’eux n’a acquis son eiruv. Quelle que soit la manière dont vous considérez la chose, il y a une difficulté : Si vous considérez l’une ou l’autre maison comme une loge de gardien, la halakha concernant celui qui place son eiruv dans une loge de gardien, un porche ou un balcon, est que ce n’est pas un eiruv valide. Et si vous considérez l’une ou l’autre comme une maison, il transporterait dans une maison pour laquelle il n’établit pas d’eiruv. Puisque l’hypothèse qui profite à l’un d’eux nuit à l’autre, et qu’il n’y a aucun moyen d’établir fermement le statut de ces maisons, les résidents des deux cours n’acquièrent pas leur eiruv.
וּמַאי שְׁנָא מִדְּרָבָא? דְּאָמַר רָבָא: אָמְרוּ לוֹ שְׁנַיִם צֵא וְעָרֵב עָלֵינוּ. לְאֶחָד עֵירַב עָלָיו מִבְּעוֹד יוֹם, וּלְאֶחָד עֵירַב עָלָיו בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת. זֶה שֶׁעֵירַב עָלָיו מִבְּעוֹד יוֹם נֶאֱכַל עֵירוּבוֹ בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת, וְזֶה שֶׁעֵירַב עָלָיו בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת נֶאֱכַל עֵירוּבוֹ מִשֶּׁתֶּחְשַׁךְ — שְׁנֵיהֶם קָנוּ עֵירוּב!
Raḥava demanda : Qu’est-ce qui rend ce cas différent de la décision de Rava ? Comme Rava l’a dit : Dans le cas de deux personnes qui ont dit à une personne : Va et établis un eiruv des limites de Chabbat pour chacun de nous, et il a établi un eiruv pour l’un d’eux alors qu’il faisait encore jour, et il a établi un eiruv pour l’autre pendant le crépuscule, et le eiruv de celui pour qui il a établi un eiruv alors qu’il faisait encore jour a été mangé pendant le crépuscule, et le eiruv de celui pour qui il a établi un eiruv pendant le crépuscule a été mangé après la tombée de la nuit, tous deux ont acquis leur eiruv. Le crépuscule a un statut douteux quant à savoir s’il est considéré comme le jour ou la nuit. Si c’est la nuit, tout eiruv établi à ce moment-là est invalide, et si c’est le jour, tout eiruv mangé à ce moment-là est invalide. Rava a néanmoins statué avec indulgence, malgré le fait que deux hypothèses contradictoires sont en jeu, conformément au principe selon lequel, dans les cas de doute relatifs à un eiruv, la halakha est indulgente. Par conséquent, en ce qui concerne celui dont le eiruv a été mangé pendant le crépuscule, on considère comme s’il faisait déjà nuit, et donc son eiruv avait déjà pris effet alors qu’il faisait encore jour avant d’être mangé. Inversement, en ce qui concerne celui dont le eiruv a été établi pendant le crépuscule, cette période est considérée comme le jour, et donc son eiruv est également valide.
הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם סָפֵק יְמָמָא סָפֵק לֵילְיָא לָא מִינַּכְרָא מִילְּתָא, אֲבָל הָכָא, אִי דִּלְגַבֵּי דְּהַאי בַּיִת, לְגַבֵּי דְּהַאי בַּיִת. אִי לְגַבֵּי דְּהַאי בֵּית שַׁעַר, לְגַבֵּי דְּהַאי נָמֵי בֵּית שַׁעַר.
Les Sages répondent : Comment peut-on comparer ces cas ? Là-bas, où il y a incertitude quant à savoir si c’est le jour et incertitude quant à savoir si c’est la nuit, l’affaire n’est pas perceptible, car personne ne voit exactement quand chaque eiruv a été établi. Mais ici, où les maisons sont clairement distinctes, si, à l’égard de celui-ci qui y a placé son eiruv, c’est une maison, alors à l’égard de celui-là qui y est passé, cela doit aussi être considéré comme une maison. Et si, à l’égard de celui-ci qui y est passé, c’est une loge de garde, alors à l’égard de celui-là qui y a placé son eiruv, cela doit aussi être considéré comme une loge de garde. Par conséquent, aucun des deux n’acquiert son eiruv.


הַדְרָן עֲלָךְ הַדָּר

מַתְנִי׳ חַלּוֹן שֶׁבֵּין שְׁתֵּי חֲצֵירוֹת אַרְבָּעָה עַל אַרְבָּעָה, בְּתוֹךְ עֲשָׂרָה — מְעָרְבִין שְׁנַיִם. וְאִם רָצוּ — מְעָרְבִין אֶחָד.
MICHNA : S’il y a une fenêtre dans un mur qui sépare entre deux cours, et que la fenêtre mesure quatre sur quatre paumes et se trouve à moins de dix paumes du sol, les habitants des cours établissent deux eiruvin, un pour chaque cour. Et s’ils le souhaitent, ils peuvent établir un seul eiruv, fusionnant ainsi les deux cours, car elles peuvent être considérées comme une seule grâce à la fenêtre.
פָּחוֹת מֵאַרְבָּעָה עַל אַרְבָּעָה אוֹ לְמַעְלָה מֵעֲשָׂרָה מְעָרְבִין שְׁנַיִם, וְאֵין מְעָרְבִין אֶחָד.
Cependant, si la fenêtre mesure moins de quatre sur quatre palmes, ou si elle se trouve à plus de dix palmes du sol, elle n’est plus considérée comme une ouverture valide, et les deux cours ne peuvent pas être considérées comme une seule cour. Par conséquent, les résidents établissent deux eiruvin, mais ils ne peuvent pas établir un seul eiruv.
גְּמָ׳ לֵימָא תְּנַן סְתָמָא כְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, דְּאָמַר: כׇּל פָּחוֹת מֵאַרְבָּעָה כְּלָבוּד דָּמֵי.
GUEMARA : En ce qui concerne la détermination de la michna selon laquelle la taille de la fenêtre doit être de quatre sur quatre paumes, la Guemara demande : Disons que nous avons appris une michna non attribuée conformément à l’opinion citée précédemment de Rabban Shimon ben Gamliel, qui a dit : Tout espace de moins de quatre paumes est considéré comme lavud, c’est-à-dire que deux objets sont considérés comme reliés si l’espace entre eux est inférieur à quatre paumes. Cela expliquerait pourquoi la fenêtre doit mesurer quatre paumes, car sinon elle serait considérée comme si elle était scellée, sur la base du principe de lavud.
אֲפִילּוּ תֵּימָא כְּרַבָּנַן, עַד כָּאן לָא פְּלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ דְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אֶלָּא לְעִנְיַן לְבוּדִין, אֲבָל לְעִנְיַן פִּתְחָא אֲפִילּוּ רַבָּנַן מוֹדוּ דְּאִי אִיכָּא אַרְבָּעָה עַל אַרְבָּעָה — חֲשִׁיב, וְאִי לָא — לָא חֲשִׁיב.
La Guemara rejette cette suggestion : Même si tu dis que la michna est conforme à l’opinion des Sages, selon laquelle seuls les espaces de moins de trois palmes sont inclus dans le principe de lavud, les Sages n’étaient en désaccord avec Rabban Shimon ben Gamliel qu’en ce qui concerne les halakhot de lavud, c’est-à-dire ce qui est considéré comme relié. Mais en ce qui concerne une ouverture, même les Sages conviennent que s’il y a une ouverture de quatre sur quatre palmes, elle est significative, et sinon, elle ne l’est pas.
פָּחוֹת מֵאַרְבָּעָה וְכוּ׳. פְּשִׁיטָא, כֵּיוָן דְּאָמַר אַרְבָּעָה עַל אַרְבָּעָה בְּתוֹךְ עֲשָׂרָה — מִמֵּילָא אֲנָא יָדַעְנָא דְּפָחוֹת מֵאַרְבָּעָה וּלְמַעְלָה מֵעֲשָׂרָה לָא!
Il a été enseigné dans la michna : Si la fenêtre mesure moins de quatre sur quatre palmes, ou se trouve à plus de dix palmes du sol, les habitants de chaque cour doivent établir un eirouv séparé. La Guemara objecte : Cela est évident. Puisque la michna a déclaré dans la clause précédente que, si la fenêtre mesure quatre sur quatre palmes et se trouve à moins de dix palmes du sol, ils établissent un seul eirouv, de cette halakha même je sais que, si la fenêtre mesure moins de quatre sur quatre palmes ou à plus de dix palmes, ils ne peuvent pas établir un seul eirouv. Pourquoi était-il nécessaire d’enseigner cela dans la michna ?
הָא קָא מַשְׁמַע לַן טַעְמָא דְּכוּלֵּיהּ לְמַעְלָה מֵעֲשָׂרָה, אֲבָל מִקְצָתוֹ בְּתוֹךְ עֲשָׂרָה — מְעָרְבִין שְׁנַיִם, וְאִם רָצוּ — מְעָרְבִין אֶחָד.
La Guemara répond : Cela nous enseigne ce point : La raison est précisément que toute la fenêtre est au-dessus de dix palmes ; cependant, si une partie d’elle est à moins de dix palmes du sol, ils établissent deux eiruvin, et s’ils le souhaitent, ils peuvent établir un seul eiruv.
תְּנֵינָא לְהָא דְּתָנוּ רַבָּנַן: כּוּלּוֹ לְמַעְלָה מֵעֲשָׂרָה וּמִקְצָתוֹ בְּתוֹךְ עֲשָׂרָה, כּוּלּוֹ בְּתוֹךְ עֲשָׂרָה וּמִקְצָתוֹ לְמַעְלָה מֵעֲשָׂרָה — מְעָרְבִין שְׁנַיִם, וְאִם רָצוּ — מְעָרְבִין אֶחָד.
La Guemara commente : Selon cette explication, nous avons déjà appris dans la michna cela que les Sages ont enseigné dans une baraita : Si presque toute la fenêtre est au-dessus de dix palmes et qu’une petite partie seulement est dans les dix palmes, ou si presque toute elle est dans les dix palmes et qu’une petite partie seulement est au-dessus de dix palmes, ils établissent deux eiruvin, et, s’ils le souhaitent, ils peuvent établir un seul eiruv.
הַשְׁתָּא כּוּלּוֹ לְמַעְלָה מֵעֲשָׂרָה וּמִקְצָתוֹ בְּתוֹךְ עֲשָׂרָה אָמְרַתְּ ״מְעָרְבִין שְׁנַיִם וְאִם רָצוּ מְעָרְבִין אֶחָד״, כּוּלּוֹ בְּתוֹךְ עֲשָׂרָה וּמִקְצָתוֹ לְמַעְלָה מֵעֲשָׂרָה מִיבַּעְיָא?
Le sens essentiel de cette baraita est clair, mais la Guemara soulève une question quant à sa formulation : Or, si presque toute celle-ci est au-dessus de dix palmes et qu’une petite partie seulement est à moins de dix palmes, tu as dit qu’ils établissent deux eiruvin, et, s’ils le souhaitent, ils peuvent établir un seul eiruv, c’est-à-dire que la fenêtre a le statut d’une ouverture et que, par conséquent, les deux cours peuvent établir un eiruv commun ; alors, est-il nécessaire d’énoncer la halakha régissant le cas où presque toute celle-ci est à moins de dix et qu’une petite partie seulement est au-dessus de dix ?
״זוֹ וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר זוֹ״ קָתָנֵי.
La Guemara répond qu’en effet, cette baraitaenseigne en employant le style : Ceci, et il est inutile de dire cela, en passant du cas le plus difficile et novateur au cas le plus facile et le plus direct.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: חַלּוֹן עָגוֹל צָרִיךְ שֶׁיְּהֵא בְּהֶיקֵּפוֹ עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה טְפָחִים, וּשְׁנַיִם וּמַשֶּׁהוּ מֵהֶן בְּתוֹךְ עֲשָׂרָה, שֶׁאִם יְרַבְּעֶנּוּ, נִמְצָא מַשֶּׁהוּ בְּתוֹךְ עֲשָׂרָה.
Rabbi Yoḥanan a dit : Une fenêtre circulaire doit avoir une circonférence de vingt-quatre palmes, dont deux et un peu se trouvent à moins de dix palmes du sol, afin que, lorsqu’il la mette au carré la fenêtre, c’est-à-dire s’il forme à l’intérieur la figure d’un carré, elle mesure quatre sur quatre palmes, et une petite partie d’elle se trouve alors à moins de dix palmes du sol.
מִכְּדִי, כֹּל שֶׁיֵּשׁ בְּהֶיקֵּפוֹ שְׁלֹשָׁה טְפָחִים — יֵשׁ בּוֹ בְּרוֹחְבּוֹ טֶפַח, בִּתְרֵיסַר סַגִּיא.
La Guemara soulève une question au sujet de ce calcul : Or, puisque il existe un principe général selon lequel tout cercle dont la circonférence est de trois palmes a une palme de diamètre, alors, selon cette formule, une fenêtre ayant une circonférence de douze palmes, c’est-à-dire un diamètre de quatre palmes, devrait être suffisante pour constituer une fenêtre de quatre sur quatre.

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