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וּמַאן דְּאָמַר אַרְבָּעָה, קָסָבַר: אָסוּר לְהִשְׁתַּמֵּשׁ תַּחַת הַקּוֹרָה!
Et celui qui a dit quatre palmes soutient que l’allée est considérée comme si elle était fermée à partir du bord intérieur de la poutre transversale, et par conséquent il est interdit d’utiliser l’espace sous la poutre transversale. Comme l’espace sous la poutre transversale ne fait pas partie de l’allée, une démarcation significative, c’est-à-dire de quatre palmes, est requise à l’intérieur même de l’allée.
לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא קָסָבְרִי מוּתָּר לְהִשְׁתַּמֵּשׁ תַּחַת הַקּוֹרָה, וּבְהָא קָא מִיפַּלְגִי: מָר סָבַר קוֹרָה מִשּׁוּם הֶיכֵּר, וּמָר סָבַר קוֹרָה מִשּׁוּם מְחִיצָה.
La Guemara rejette cette explication : Non, tous s’accordent à dire qu’il est permis d’utiliser l’espace sous la poutre transversale, et leur désaccord porte sur ceci : Ce Maître, Rav Yossef, soutient qu’une poutre transversale fonctionne dans une ruelle comme un signe visible qui délimite la ruelle du domaine public, et par conséquent une simple paume suffit, car même une paume est suffisamment visible. Et ce Maître, Abaye, soutient qu’une poutre transversale sert de cloison, et une cloison n’est pas efficace pour un espace de moins de quatre paumes. Le principe selon lequel un bord extérieur descend et scelle la ruelle ne s’applique pas si la poutre est plus haute que vingt coudées. Pour qu’elle soit considérée comme une cloison, il doit y avoir au moins quatre paumes situées à moins de vingt coudées sous la poutre transversale.
וְאִיבָּעֵית אֵימָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא קוֹרָה מִשּׁוּם הֶיכֵּר, וְהָכָא — בְּהֶיכֵּר שֶׁל מַטָּה וּבְהֶיכֵּר שֶׁל מַעְלָה קָא מִיפַּלְגִי, דְּמָר סָבַר אָמְרִינַן הֶיכֵּר שֶׁל מַטָּה כְּהֶיכֵּר שֶׁל מַעְלָה, וּמָר סָבַר לָא אָמְרִינַן הֶיכֵּר שֶׁל מַטָּה כְּהֶיכֵּר שֶׁל מַעְלָה.
La Guemara propose une explication alternative : Et si tu veux, dis plutôt que tout le monde est d’accord sur le fait qu’une poutre transversale sert de marqueur visible, et ici ils sont en désaccord au sujet de la relation entre un marqueur visible en bas, c’est-à-dire la zone surélevée de l’allée, et un marqueur visible en haut, c’est-à-dire la poutre transversale. Ce Maître, Rav Yossef, soutient que nous disons que la halakha qui régit le marqueur visible en bas est comme la halakha qui s’applique au marqueur visible en haut, et une paume suffit. Et ce Maître, Abaye, soutient que nous ne disons pas que la halakha qui régit le marqueur visible en bas est comme la halakha qui s’applique au marqueur visible en haut. Le signe inférieur doit être plus visible et s’étendre sur quatre paumes.
וְאִיבָּעֵית אֵימָא: דְּכוּלֵּי עָלְמָא אָמְרִינַן: הֶיכֵּר שֶׁל מַטָּה כְּהֶיכֵּר שֶׁל מַעְלָה, וְהָכָא בִּגְזֵירָה שֶׁמָּא יִפְחוֹת קָמִיפַּלְגִי.
La Guemara propose encore une autre explication du différend amoraïque : Et si tu veux, dis plutôt que tout le monde est d’accord pour dire que, fondamentalement, la halakha qui régit le repère visible en bas est comme la halakha qui s’applique au repère visible en haut, et même un empan devrait suffire. Mais ici, ils sont en désaccord sur la question de savoir si les Sages ont décrété que quatre empans sont nécessaires, de peur que les gens qui marchent dessus n’érodent et ne réduisent la zone surélevée. Rav Yosef ne craint pas qu’elle diminue et soutient donc qu’une zone surélevée d’un empan suffit, tandis qu’Abaye craint qu’une zone surélevée d’un empan ne s’érode à moins d’un empan, la rendant peu visible, et que la ruelle en vienne à être utilisée de manière interdite.
הָיָה פָּחוֹת מֵעֲשָׂרָה טְפָחִים וְחָקַק בּוֹ לְהַשְׁלִימוֹ לַעֲשָׂרָה, כַּמָּה חוֹקֵק? כַּמָּה חוֹקֵק?! כַּמָּה דִּצְרִיךְ לֵיהּ! אֶלָּא מִשְׁכּוֹ בְּכַמָּה? רַב יוֹסֵף אָמַר: בְּאַרְבָּעָה, אַבָּיֵי אָמַר: בְּאַרְבַּע אַמּוֹת.
La Guemara examine un nouveau cas : si la poutre transversale qui enjambe l’entrée d’une ruelle était à moins de dix palmes au-dessus du sol, et que l’on a creusé le sol sous la poutre afin de compléter la distance entre le sol et la poutre à dix, combien doit-on creuser ? La Guemara s’étonne de la question : Combien doit-on creuser ? Autant qu’il est nécessaire pour cela afin d’augmenter la hauteur à au moins dix palmes. Plutôt, la question est la suivante : Jusqu’à quelle distance doit la zone creusée s’étendre dans la ruelle afin de permettre le port dans toute la ruelle ? Rav Yosef a dit : Quatre palmes. Abaye a dit : Quatre coudées.
לֵימָא בִּדְרַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי קָמִיפַּלְגִי, דְּאִיתְּמַר: מָבוֹי שֶׁנִּפְרַץ מִצִּידּוֹ כְּלַפֵּי רֹאשׁוֹ, אִיתְּמַר מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי: אִם יֵשׁ שָׁם פַּס אַרְבָּעָה — מַתִּיר בְּפִירְצָה עַד עֶשֶׂר.
La Guemara suggère : Disons que ces amora’im sont en désaccord au sujet de la décision de Rabbi Ami et Rabbi Asi. Comme il a été déclaré au sujet de la question suivante : Si le mur latéral d’une ruelle a été percé en direction de son entrée, c’est-à-dire près de l’endroit où la ruelle s’ouvre sur le domaine public, quelle est la halakha ? Il a été déclaré au nom de Rabbi Ami et Rabbi Asi : Si une planche verticale de quatre paumes de large reste du mur d’origine ou est placée là où le mur d’origine se terminait, la poutre transversale ou le poteau latéral à l’entrée de la ruelle la rend permise pour porter dans la ruelle même s’il y a une brèche de jusqu’à dix coudées de large.
וְאִם לָאו, פָּחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה מַתִּיר. שְׁלֹשָׁה אֵינוֹ מַתִּיר. לְרַב יוֹסֵף אִית לֵיהּ דְּרַבִּי אַמֵּי, לְאַבָּיֵי לֵית לֵיהּ דְּרַבִּי אַמֵּי.
Et s’il n’y a là aucune planche verticale, la distinction suivante s’applique : si la brèche est de moins de trois palmes, la poutre transversale ou le poteau latéral rend permis de porter dans la ruelle, sur la base du principe de lavud. Si la brèche est de trois palmes ou plus, la poutre transversale ou le poteau latéral ne rend pas permis de porter. La Guemara propose que Rav Yosef, qui dit que la zone creusée n’a besoin de s’étendre que sur quatre palmes, adopte l’opinion de Rabbi Ami, tandis que Abaye, qui exige une zone creusée de quatre coudées, n’adopte pas l’opinion de Rabbi Ami.
אָמַר לָךְ אַבָּיֵי: הָתָם סוֹף מָבוֹי, הָכָא תְּחִלַּת מָבוֹי. אִי אִיכָּא אַרְבַּע אַמּוֹת — אִין, אִי לָא — לָא.
La Guemara rejette cet argument : Abaye aurait pu te dire que les deux cas ne sont pas comparables : Là-bas, dans le cas de Rav Ami, nous traitons de l’étape finale d’une ruelle, c’est-à-dire d’une ruelle qui, au départ, avait été correctement aménagée, et qui n’a été percée d’une brèche que plus tard. Ici, nous traitons de l’étape initiale d’une ruelle, c’est-à-dire d’une ruelle qui, dès le départ, ne remplissait pas les conditions nécessaires. Dans ce cas : S’il y a quatre coudées dans la zone creusée, oui, elle est considérée comme une ruelle, et sinon, non, elle n’est pas considérée comme une ruelle.
אָמַר אַבָּיֵי: מְנָא אָמֵינָא לַהּ — דְּתַנְיָא: אֵין מָבוֹי נִיתָּר בְּלֶחִי וְקוֹרָה עַד שֶׁיְּהוּ בָּתִּים וַחֲצֵרוֹת פְּתוּחִין לְתוֹכוֹ.
Abaye a dit : D’où dis-je qu’une longueur d’au moins quatre coudées est requise ? Comme il a été enseigné dans une baraita : Une ruelle est permise au moyen d’un poteau latéral ou d’une poutre transversale seulement si elle comporte à la fois des maisons ouvrant sur des cours et des cours ouvrant sur elle, car ce n’est que dans ce cas qu’on peut l’appeler une ruelle.
וְאִי בְּאַרְבָּעָה הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לֵיהּ!
Et si toute la longueur de l’allée n’est que de quatre palmes, comme l’indique l’opinion de Rav Yosef, comment peut-on trouver ce cas ? Dans quelles circonstances est-il possible qu’une allée si courte ait des cours qui s’ouvrent sur elle ? Même s’il n’y a que deux telles cours, l’entrée de chacune a une largeur d’au moins quatre palmes.
וְכִי תֵּימָא דְּפָתַח לֵהּ בְּדוֹפֶן הָאֶמְצָעִי, וְהָאָמַר רַב נַחְמָן: נְקִיטִינַן, אֵיזֶהוּ מָבוֹי שֶׁנִּיתָּר בְּלֶחִי וְקוֹרָה כֹּל שֶׁאׇרְכּוֹ יָתֵר עַל רׇחְבּוֹ, וּבָתִּים וַחֲצֵרוֹת פְּתוּחִין לְתוֹכוֹ.
Et si tu dis que la ruelle s’ouvre sur les cours par son mur du milieu, c’est-à-dire que la ruelle n’a que quatre palmes de longueur mais qu’elle est assez large pour avoir deux entrées s’ouvrant sur deux cours, cela est difficile. Rav Naḥman n’a-t-il pas dit que nous tenons par tradition : Quelle est la ruelle qui est permise au moyen d’un poteau latéral ou d’une poutre transversale ? Toute ruelle dont la longueur est supérieure à la largeur et dans laquelle s’ouvrent des maisons et des cours. En conséquence, si la ruelle n’a que quatre palmes de longueur, sa largeur doit être encore moindre. Par conséquent, soutient Abaye, une longueur d’au moins quatre coudées est requise.
וְרַב יוֹסֵף: דְּפָתַח לֵיה בְּקֶרֶן זָוִית.
Et Rav Yosef, comment répondrait-il à cela ? Rav Yosef explique que la baraita traite d’un cas les cours donnent sur l’allée à ses angles. De cette manière, il est possible d’avoir deux ouvertures, chacune large d’au moins quatre palmes, bien que la longueur de l’allée elle-même ne dépasse pas quatre palmes, puisque les quatre palmes des ouvertures vers les cours se répartissent entre la largeur et la longueur de l’allée.
אָמַר אַבָּיֵי: מְנָא אָמֵינָא לַהּ — דְּאָמַר רָמֵי בַּר חָמָא אָמַר רַב הוּנָא: לֶחִי הַבּוֹלֵט מִדּוֹפְנוֹ שֶׁל מָבוֹי, פָּחוֹת מֵאַרְבַּע אַמּוֹת — נִידּוֹן מִשּׁוּם לֶחִי, וְאֵינוֹ צָרִיךְ לֶחִי אַחֵר לְהַתִּירוֹ. אַרְבַּע אַמּוֹת — נִידּוֹן מִשּׁוּם מָבוֹי וְצָרִיךְ לֶחִי אַחֵר לְהַתִּירוֹ.
Abaye ajouta encore et dit : D’où dis-je qu’une longueur d’au moins quatre coudées est requise ? Comme Rami bar Ḥama l’a dit, à savoir que Rav Huna a dit : En ce qui concerne un poteau latéral qui fait saillie du mur sur le côté d’une ruelle vers l’ouverture de la ruelle, si sa saillie était inférieure à quatre coudées, il est considéré comme un poteau latéral qui rend permis de porter dans la ruelle, et aucun autre poteau latéral n’est requis pour rendre permis d’y porter. Cependant, s’il faisait saillie de quatre coudées, cette section est considérée comme une ruelle, comme s’il y avait une ruelle supplémentaire à l’intérieur d’une ruelle, et un autre poteau latéral est requis pour rendre permis d’y porter. Cela montre que tout ce qui est inférieur à quatre coudées n’a pas le statut de ruelle, ce qui soutient la position d’Abaye.
וְרַב יוֹסֵף? לְאַפּוֹקֵי מִתּוֹרַת לֶחִי עַד דְּאִיכָּא אַרְבַּע אַמּוֹת. לְמִיהְוֵי מָבוֹי אֲפִילּוּ בְּאַרְבָּעָה טְפָחִים נָמֵי הָוֵי מָבוֹי.
La Guemara demande : Et Rav Yosef, comment répondrait-il à cela ? Rav Yosef distingue entre les cas : En ce qui concerne le retrait de son statut de poteau latéral, ce statut demeure jusqu’à ce qu’il y ait quatre coudées dans la longueur du poteau latéral. Cependant, pour être considéré comme une ruelle indépendante, même avec un mur de quatre palmes, elle est aussi considérée comme une ruelle.
גּוּפָא. אָמַר רָמֵי בַּר חָמָא אָמַר רַב הוּנָא: לֶחִי הַבּוֹלֵט מִדׇּפְנוֹ שֶׁל מָבוֹי
La Guemara examine la déclaration de Rami bar Ḥama citée au cours de la discussion précédente. Quant à la question elle-même : Rami bar Ḥama a dit que Rav Huna a dit : En ce qui concerne un montant latéral qui fait saillie du mur du côté d’une ruelle vers l’entrée de la ruelle,

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