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וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יֵצֵא חוּץ לַתְּחוּם.
à condition qu’il ne dépasse pas la limite de Chabbat de la ville , car ceux qui observent l’arpenteur pourraient penser à tort que la limite s’étend jusqu’à ce point.
אִם אֵינוֹ יָכוֹל לְהַבְלִיעוֹ — בְּזוֹ אָמַר רַבִּי דּוֹסְתַּאי בַּר יַנַּאי מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר: שָׁמַעְתִּי שֶׁמְּקַדְּרִין בֶּהָרִים.
Si, en raison de la largeur du canyon ou de la colline, il ne peut pas le franchir, à propos de cette situation, Rabbi Dostaï bar Yannaï a dit au nom de Rabbi Meïr : J’ai entendu dire qu’on peut percer des collines. En d’autres termes, on mesure la distance comme s’il y avait un trou d’un côté de la colline à l’autre, de sorte qu’en pratique, il ne mesure que la distance horizontale et ignore les différences d’altitude.
גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: דְּאָמַר קְרָא ״אֹרֶךְ הֶחָצֵר מֵאָה בָאַמָּה וְרוֹחַב חֲמִשִּׁים בַּחֲמִשִּׁים״, אָמְרָה תּוֹרָה: בְּחֶבֶל שֶׁל חֲמִשִּׁים אַמָּה מְדוֹד.
GEMARA : La Guemara demande : D’où ces principes sont-ils dérivés, à savoir que la limite de Chabbat doit être mesurée avec une corde de cinquante coudées de long ? Rav Yehouda a dit que Rav a dit : Ils sont dérivés de ce que le verset énonce : « La longueur de la cour sera de cent coudées, et la largeur de cinquante sur cinquante » (Exode 27:18). La Torah dit : Mesure avec une corde de cinquante coudées, c’est-à-dire que la longueur et la largeur de la cour doivent être mesurées « par cinquante », avec une corde de cinquante coudées de long.
הַאי מִיבְּעֵי לֵיהּ לִיטּוֹל חֲמִשִּׁים וּלְסַבֵּב חֲמִשִּׁים.
La Guemara demande : cette utilisation répétée du mot cinquante est nécessaire pour nous enseigner autre chose, à savoir que la superficie d’une cour équivaut à un carré de la taille de la cour du Tabernacle. À cette fin, la Torah déclare : Prends un carré de cinquante coudées sur cinquante coudées, et entoure-le avec les cinquante coudées restantes afin de former un carré, dont chaque côté mesure un peu plus de soixante-dix coudées de long.
אִם כֵּן לֵימָא קְרָא: ״חֲמִשִּׁים חֲמִשִּׁים״, מַאי ״חֲמִשִּׁים בַּחֲמִשִּׁים״? שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ תַּרְתֵּי.
La Guemara répond : Si tel est le cas, que le verset dise : cinquante, cinquante, ce qui aurait suffi pour nous enseigner la taille et la forme d’une cour. Quelle est la signification de l’expression : cinquante sur cinquante ? Conclus de cela que le verset vient enseigner deux choses : à la fois la question de la cour carrée et le fait que la longueur de la corde utilisée pour mesurer la limite du Chabbat doit être de cinquante coudées.
לֹא פָּחוֹת וְלֹא יוֹתֵר. תָּנָא: לֹא פָּחוֹת — מִפְּנֵי שֶׁמַּרְבֶּה, וְלֹא יוֹתֵר — מִפְּנֵי שֶׁמְּמַעֵט.
Nous avons appris dans la michna : on ne peut mesurer une limite de Chabbat qu’avec une corde de cinquante coudées de long, ni moins ni plus. Il a été enseigné dans la Tosefta : Pas moins, parce que une corde plus courte augmente indûment la limite de Chabbat, car la corde est susceptible d’être tendue. Et pas plus, parce que une corde plus longue réduit la limite, car la corde est susceptible de s’affaisser sous son propre poids.
אָמַר רַבִּי אַסִּי: אֵין מוֹדְדִין אֶלָּא בְּחֶבֶל שֶׁל אַפְסְקִימָא. מַאי אַפְסְקִימָא? אָמַר רַבִּי אַבָּא: נַרְגִּילָא. מַאי נַרְגִּילָא? אָמַר רַבִּי יַעֲקֹב: דִּיקְלָא דְּחַד נְבָרָא. אִיכָּא דְּאָמְרִי: מַאי אַפְסְקִימָא? רַבִּי אַבָּא אָמַר: נַרְגִּילָא, רַבִּי יַעֲקֹב אָמַר: דִּיקְלָא דְּחַד נְבָרָא.
Rabbi Asi a dit : On ne peut mesurer qu’avec une corde de afsakima. La Guemara demande : Qu’est-ce que afsakima ? Rabbi Abba a dit : C’est la plante nargila. Ce nom non plus n’était pas largement connu, et c’est pourquoi la Guemara demande : Qu’est-ce que nargila ? Rabbi Ya’akov a dit : Un palmier qui n’a qu’une seule liane fibreuse enroulée autour de lui. Certains disent une version différente de la discussion précédente, selon laquelle la Guemara a demandé : Qu’est-ce que afsakima ? Rabbi Abba a dit : C’est la plante nargila. Rabbi Ya’akov n’était pas d’accord et a dit : C’est un palmier avec une seule liane fibreuse.
תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן חֲנַנְיָא: אֵין לְךָ שֶׁיָּפֶה לִמְדִידָה יוֹתֵר מִשַּׁלְשְׁלָאוֹת שֶׁל בַּרְזֶל, אֲבָל מַה נַּעֲשֶׂה שֶׁהֲרֵי אָמְרָה תּוֹרָה: ״וּבְיָדוֹ חֶבֶל מִדָּה״.
Il a été enseigné dans une baraita que Rabbi Yehoshua ben Ḥananya a dit : Vous n’avez rien de mieux pour mesurer que des chaînes de fer, car elles ne s’étirent pas. Mais que ferons-nous, puisque la Torah déclare : « Je levai de nouveau les yeux et je regardai, et voici un homme avec un cordeau de mesure dans sa main » (Zacharie 2:5), d’où l’on déduit que les mesures doivent être faites avec une corde.
וְהָכְתִיב: ״וּבְיַד הָאִישׁ קְנֵה הַמִּדָּה״? הָהוּא, לְתַרְעֵי.
La Guemara demande : N’est-il pas aussi écrit : « Et dans la main de l’homme, un roseau à mesurer de six coudées de long, chacune d’une coudée et d’un palme » (Ézéchiel 40:5), ce qui indique que des roseaux peuvent également être utilisés pour mesurer ? La Guemara répond : Cela est utilisé pour mesurer des portes, qui sont trop étroites pour être mesurées avec de longues cordes.
תָּנֵי רַב יוֹסֵף, שְׁלֹשָׁה חֲבָלִים הֵם: שֶׁל מָגָג, שֶׁל נֵצֶר, וְשֶׁל פִּשְׁתָּן.
Rav Yosef a enseigné qu’il existe trois sortes de corde, chacune requise par la halakha pour un usage différent : une corde de magag, une sorte de jonc ; une corde de netzer, faite de fibres de vignes de palmier ; et une corde de lin.
שֶׁל מָגָג לְפָרָה, דִּתְנַן: כְּפָתוּהָ בְּחֶבֶל הַמָּגָג וּנְתָנוּהָ עַל גַּב מַעֲרַכְתָּהּ. שֶׁל נְצָרִים לְסוֹטָה, דִּתְנַן: וְאַחַר כָּךְ מֵבִיא חֶבֶל הַמִּצְרִי וְקוֹשְׁרוֹ לְמַעְלָה מִדַּדֶּיהָ. שֶׁל פִּשְׁתָּן לִמְדִידָה.
Ils sont utilisés aux fins suivantes : Une corde de magag est utilisée pour la combustion de la vache rousse, comme nous l’avons appris dans une michna : Ils attachaient la vache avec une corde de magag et la plaçaient sur son bûcher, où elle était brûlée après avoir été abattue. Une corde de netzer était nécessaire pour une sota, une femme soupçonnée d’adultère, comme nous l’avons appris dans une michna : Avant que la sota ne soit contrainte de boire les eaux amères, ses vêtements sont déchirés. Et après cela un prêtre apporte une corde mitzri, c’est-à-dire une corde faite de roseaux [netzarim], et la noue au-dessus de sa poitrine, afin que ses vêtements ne tombent pas. Une corde de lin est utilisée pour mesurer.
הָיָה מוֹדֵד וְהִגִּיעַ. מִדְּתָנֵי: ״חוֹזֵר לְמִידָּתוֹ״, מִכְּלָל דְּאִם אֵינוֹ יָכוֹל לְהַבְלִיעוֹ — הוֹלֵךְ לְמָקוֹם שֶׁיָּכוֹל לְהַבְלִיעוֹ, וּמַבְלִיעוֹ, וְצוֹפֶה כְּנֶגֶד מִידָּתוֹ, וְחוֹזֵר.
Il a été énoncé dans la mishna : Si il mesurait la limite et atteignait un ravin ou une clôture, il franchit la zone comme si elle était complètement plane, puis reprend sa mesure. La Guemara commente : Du fait qu'elle enseigne qu'il reprend sa mesure, on peut déduire par inférence que s'il ne peut pas la franchir parce qu'elle est trop large, il va à un endroit où elle est plus étroite afin qu'il puisse la franchir. Et il la franchit, et il ensuite cherche l'endroit à la même distance qui est aligné avec sa mesure initiale, et il reprend sa mesure à partir de là.
תְּנֵינָא לְהָא, דְּתָנוּ רַבָּנַן: הָיָה מוֹדֵד וְהִגִּיעַ הַמִּידָּה לְגַיְא, אִם יָכוֹל לְהַבְלִיעוֹ בְּחֶבֶל שֶׁל חֲמִשִּׁים אַמָּה — מַבְלִיעוֹ. וְאִם לָאו — הוֹלֵךְ לִמְקוֹם שֶׁיָּכוֹל לְהַבְלִיעוֹ, וּמַבְלִיעוֹ, וְצוֹפֶה וְחוֹזֵר לְמִידָּתוֹ.
La Guemara commente que nous avons effectivement appris cela, comme les Sages ont enseigné la baraita suivante : Dans le cas de quelqu’un qui mesurait la limite de Chabbat et que la mesure atteignit un ravin, s’il peut le franchir avec une corde de cinquante coudées, c’est-à-dire si le ravin a moins de cinquante coudées de largeur, il le franchit. Et sinon, c’est-à-dire si la vallée a plus de cinquante coudées de largeur, il va à un endroit où elle est plus étroite afin qu’il puisse le franchir, et il le franchit, puis il regarde l’endroit à la même distance qui s’aligne avec sa mesure initiale, et il reprend sa mesure à partir de là.
אִם הָיָה גֵּיא מְעוּקָּם — מַקְדִּיר וְעוֹלֶה, מַקְדִּיר וְיוֹרֵד. הִגִּיעַ לְכוֹתֶל — אֵין אוֹמְרִים יִקּוֹב הַכּוֹתֶל, אֶלָּא אוֹמְדוֹ וְהוֹלֵךְ לוֹ.
La baraita continue : Si le canyon était courbé de sorte qu’il entourait la ville de plus d’un côté, et qu’il ne pouvait pas être franchi du côté où il souhaite mesurer la limite, il perce et monte, perce et descend, mesurant ainsi la largeur du canyon petit à petit. Si il est arrivé à un mur, nous ne disons pas qu’il doit percer le mur afin qu’il puisse être mesuré avec précision ; plutôt, il estime sa largeur puis s’en va et continue.
וְהָא אֲנַן תְּנַן: מַבְלִיעוֹ וְחוֹזֵר לְמִידָּתוֹ? הָתָם, נִיחָא תַּשְׁמִישְׁתָּא. הָכָא, לָא נִיחָא תַּשְׁמִישְׁתָּא.
La Guemara demande : N’avons-nous pas appris dans la michna : S’il est arrivé à un ravin ou à une clôture, il le franchit et ensuite reprend sa mesure ? Pourquoi une mesure précise est-elle requise là-bas, alors que dans le cas d’un mur, une estimation suffit ? La Guemara explique : Là-bas, dans la michna, nous traitons d’un endroit dont l’usage est commode, c’est-à-dire où la pente est relativement douce, de sorte que l’on peut traverser la zone. Par conséquent, la zone doit effectivement être mesurée. Cependant, ici, dans la baraita, l’usage du mur n’est pas commode. Puisqu’on ne peut pas marcher à travers le mur, une estimation de sa largeur suffit.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁאֵין חוּט הַמִּשְׁקוֹלֶת יוֹרֵד כְּנֶגְדּוֹ,
Rav Yehuda a dit que Shmuel a dit : Ils ont enseigné la méthode de percement uniquement là où un fil à plomb ne descend pas tout droit vers le bas, c’est-à-dire là où le canyon a une pente.

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