וּגְשָׁרִים וּנְפָשׁוֹת שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן בֵּית דִּירָה — מוֹצִיאִין אֶת הַמִּדָּה כְּנֶגְדָּן. וְעוֹשִׂין אוֹתָהּ כְּמִין טַבְלָא מְרוּבַּעַת, כְּדֵי שֶׁיְּהֵא נִשְׂכָּר אֶת הַזָּוִיּוֹת.
et des ponts et des monuments au-dessus de tombes dans lesquels il y a une habitation, on étend la mesure de ce côté de la ville comme s’il y avait d’autres structures en face d’eux dans le coin adjacent de la ville. Et avant de mesurer la limite du Chabbat, on rend la ville comme une tablette carrée afin qu’elle gagne les angles, bien qu’en réalité il n’y ait pas de maisons dans ces angles.
גְּמָ׳ רַב וּשְׁמוּאֵל: חַד תָּנֵי ״מְעַבְּרִין״ וְחַד תָּנֵי ״מְאַבְּרִין״.
GUEMARA : La Guemara cite une divergence concernant la terminologie de la michna. Rav et Shmuel étaient en désaccord : L’un enseignait que le terme dans la michna est me’abberin, avec la lettre ayin, et l’un enseignait que le terme dans la michna est me’abberin, avec la lettre alef.
מַאן דְּתָנֵי ״מְאַבְּרִין״ — אֵבֶר אֵבֶר, וּמַאן דְּתָנֵי ״מְעַבְּרִין״ — כְּאִשָּׁה עוּבָּרָהּ.
La Guemara explique : Celui qui a enseigné me’abberin avec un alef a expliqué le terme au sens de membre [ever] par membre. La détermination des limites de la ville implique l’ajout de membres à la partie centrale de la ville. Et celui qui a enseigné me’abberin avec un ayin a expliqué le terme au sens d’une femme enceinte [ubbera] dont le ventre ressort. De manière similaire, toutes les saillies de la ville sont incorporées à sa limite de Chabbat.
מְעָרַת הַמַּכְפֵּלָה, רַב וּשְׁמוּאֵל, חַד אָמַר: שְׁנֵי בָתִּים זֶה לִפְנִים מִזֶּה, וְחַד אָמַר: בַּיִת וַעֲלִיָּיה עַל גַּבָּיו.
À propos de ce différend, la Guemara cite des différends similaires entre Rav et Shmuel. En ce qui concerne la grotte de Makhpéla, dans laquelle les Patriarches et les Matriarches sont enterrés, Rav et Shmuel étaient en désaccord. L’un a dit : La grotte se compose de deux salles, l’une plus intérieure que l’autre. Et l’un a dit : Elle se compose d’une salle et d’un second étage au-dessus.
בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר זֶה עַל גַּב זֶה — הַיְינוּ ״מַכְפֵּלָה״. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר שְׁנֵי בָתִּים זֶה לִפְנִים מִזֶּה, מַאי ״מַכְפֵּלָה״?
La Guemara demande : Soit, cela est compréhensible selon celui qui a dit que la grotte se compose d'une pièce au-dessus de l'autre, car tel est le sens de Makhpéla, double. Cependant, selon celui qui a dit qu'elle se compose de deux pièces, l'une plus à l'intérieur que l'autre, en quel sens est-elle Makhpéla ? Même les maisons ordinaires contiennent deux pièces.
שֶׁכְּפוּלָה בְּזוּגוֹת. ״מַמְרֵא קִרְיַת אַרְבַּע״, אָמַר רַבִּי יִצְחָק, קִרְיַת הָאַרְבַּע זוּגוֹת: אָדָם וְחַוָּה, אַבְרָהָם וְשָׂרָה, יִצְחָק וְרִבְקָה, יַעֲקֹב וְלֵאָה.
Au contraire, elle est appelée Makhpéla au sens qu’elle est doublée avec les Patriarches et les Matriarches, qui y sont enterrés par couples. Cela ressemble à l’interprétation homilétique du nom alternatif d’Hébron mentionné dans la Torah : « Mamré de Kiryat Arba, qui est Hébron » (Genèse 35:27). Rabbi Yitzḥak a dit : La ville est appelée Kiryat Arba, la ville de quatre, parce que c’est la ville des quatre couples qui y sont enterrés : Adam et Ève, Abraham et Sarah, Isaac et Rébecca, et Jacob et Léa.
״וַיְהִי בִּימֵי אַמְרָפֶל״, רַב וּשְׁמוּאֵל, חַד אָמַר: נִמְרוֹד שְׁמוֹ. וְלָמָּה נִקְרָא שְׁמוֹ אַמְרָפֶל? שֶׁאָמַר וְהִפִּיל לְאַבְרָהָם אָבִינוּ בְּתוֹךְ כִּבְשַׁן הָאֵשׁ, וְחַד אָמַר: אַמְרָפֶל שְׁמוֹ, וְלָמָּה נִקְרָא שְׁמוֹ נִמְרוֹד? שֶׁהִמְרִיד אֶת כָּל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ עָלָיו בְּמַלְכוּתוֹ.
Ils furent également en désaccord au sujet de ce verset : « Et il arriva aux jours d’Amrafel » (Genèse 14:1). Rav et Shmuel identifièrent tous deux Amrafel à Nimrod. Cependant, l’un dit : Nimrod était son nom. Et pourquoi son nom était-il appelé Amrafel ? C’est une contraction de deux mots hébreux : Comme il a dit [amar] l’ordre et a jeté [hippil] notre père Abraham dans la fournaise ardente, lorsque Abraham se rebella contre sa divinité proclamée et la défia. Et l’un dit : Amrafel était son nom. Et pourquoi son nom était-il appelé Nimrod ? Parce qu’il fit se rebeller le monde entier [himrid] contre Dieu durant son règne.
״וַיָּקׇם מֶלֶךְ חָדָשׁ עַל מִצְרָיִם״, רַב וּשְׁמוּאֵל, חַד אָמַר: חָדָשׁ מַמָּשׁ, וְחַד אָמַר: שֶׁנִּתְחַדְּשׁוּ גְּזֵירוֹתָיו.
Ils étaient également en désaccord au sujet de ce verset : « Un nouveau roi s’éleva sur l’Égypte, qui ne connaissait pas Joseph » (Exode 1:8). Rav et Shmuel étaient en désaccord. L’un dit : Il était réellement un roi nouveau, et l’autre dit : En réalité, c’était l’ancien roi, mais ses décrets étaient nouveaux.
מַאן דְּאָמַר חָדָשׁ מַמָּשׁ — דִּכְתִיב ״חָדָשׁ״, וּמַאן דְּאָמַר שֶׁנִּתְחַדְּשׁוּ גְּזֵירוֹתָיו — מִדְּלָא כְּתִיב ״וַיָּמׇת וַיִּמְלוֹךְ״.
La Guemara explique. Celui qui a dit qu’il était réellement un roi nouveau a fondé son opinion sur le fait qu’il est écrit dans le verset qu’il était nouveau. Et celui qui a dit que ses décrets étaient nouveaux a déduit son opinion du fait qu’il n’est pas écrit : Et le roi mourut, et son successeur régna, comme il est écrit, par exemple, au sujet des rois d’Édom (Genèse 36).
וּלְמַאן דְּאָמַר שֶׁנִּתְחַדְּשׁוּ גְּזֵירוֹתָיו, הָא כְתִיב ״אֲשֶׁר לֹא יָדַע אֶת יוֹסֵף״? מַאי ״אֲשֶׁר לֹא יָדַע אֶת יוֹסֵף״ — דַּהֲוָה דָּמֵי כְּמַאן דְּלָא יָדַע לֵיהּ לְיוֹסֵף כְּלָל.
La Guemara demande : Et selon celui qui a dit que ses décrets étaient nouveaux, n’est-il pas écrit : « Qui ne connaissait pas Joseph » ? Si c’était le même roi, comment pouvait-il ne pas connaître Joseph ? La Guemara explique : Quel est le sens de l’expression : « Qui ne connaissait pas Joseph » ? Cela signifie qu’il se conduisait comme quelqu’un qui ne connaissait pas du tout Joseph.
(סִימָן: שְׁמוֹנֶה עֶשְׂרֵה וּשְׁנֵים עָשָׂר לָמַדְנוּ בְּדָוִד וַיִּבֶן.)
La Guemara cite un mnémonique de mots-clés tirés d’une série de traditions citées ci-dessous : Dix-huit et douze nous avons étudié, au sujet de David, et il comprendra.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שְׁמוֹנָה עָשָׂר יָמִים גִּידַּלְתִּי אֵצֶל רַבִּי אוֹשַׁעְיָא בְּרִיבִּי וְלֹא לָמַדְתִּי מִמֶּנּוּ אֶלָּא דָּבָר אֶחָד בְּמִשְׁנָתֵינוּ: כֵּיצַד מְאַבְּרִין אֶת הֶעָרִים — בְּאָלֶף.
Rabbi Yoḥanan a dit : J’ai passé dix-huit jours avec Rabbi Oshaya le Distingué [Beribbi], et je n’ai appris de lui qu’une seule chose dans notre Michna. Dans l’expression : Comment étend-on les villes, le mot me’abberin s’écrit avec un alef.
אִינִי?! וְהָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן שְׁנֵים עָשָׂר תַּלְמִידִים הָיוּ לוֹ לְרַבִּי אוֹשַׁעְיָא בְּרִיבִּי, וּשְׁמוֹנָה עָשָׂר יָמִים גִּידַּלְתִּי בֵּינֵיהֶן, וְלָמַדְתִּי לֵב כׇּל אֶחָד וְאֶחָד, וְחׇכְמַת כׇּל אֶחָד וְאֶחָד?
La Guemara demande : Est-ce bien ainsi ? Rabbi Yoḥanan n’a-t-il pas dit : Rabbi Oshaya le Distingué avait douze élèves, et j’ai passé dix-huit jours parmi eux, et j’ai appris le cœur de chacun d’eux, c’est-à-dire la nature et le caractère de chaque élève, ainsi que l’étendue de la sagesse de chacun d’eux ? Comment Rabbi Yoḥanan pouvait-il dire qu’il n’avait appris qu’une seule chose ?
לֵב כׇּל אֶחָד וְאֶחָד וְחׇכְמַת כׇּל אֶחָד וְאֶחָד גְּמַר, גְּמָרָא — לָא גְּמַר. אִיבָּעֵית אֵימָא: מִנַּיְיהוּ דִּידְהוּ — גְּמַר, מִינֵּיהּ דִּידֵיהּ — לָא גְּמַר. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: דָּבָר אֶחָד בְּמִשְׁנָתֵינוּ קָאָמַר.
La Guemara répond : Il est possible que il ait appris le cœur de chacun et la sagesse de chacun, mais il n’ait pas appris de tradition substantielle. Et si tu veux, dis plutôt : des élèves eux-mêmes il a appris beaucoup de choses ; de Rabbi Oshaya lui-même il n’a rien appris au-delà de cette seule chose. Et si tu veux, dis plutôt : Rabbi Yoḥanan voulait dire qu’il n’a appris qu’une seule chose dans notre Mishna de Rabbi Oshaya, mais qu’il a appris de lui d’autres choses à partir des baraitot et d’autres sources.
וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כְּשֶׁהָיִינוּ לוֹמְדִין תּוֹרָה אֵצֶל רַבִּי אוֹשַׁעְיָא, הָיִינוּ יוֹשְׁבִין אַרְבָּעָה אַרְבָּעָה בְּאַמָּה. אָמַר רַבִּי: כְּשֶׁהָיִינוּ לוֹמְדִין תּוֹרָה אֵצֶל רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן שַׁמּוּעַ, הָיִינוּ יוֹשְׁבִין שִׁשָּׁה שִׁשָּׁה בְּאַמָּה.
Et Rabbi Yoḥanan dit à propos de cette période : Lorsque nous étudiions la Torah avec Rabbi Oshaya, il y avait tant d’élèves que nous nous asseyions à quatre dans chaque coudée carrée. De même, Rabbi Yehuda HaNasi dit : Lorsque nous étudiions la Torah avec Rabbi Elazar ben Shamua, nous nous asseyions à six dans chaque coudée carrée.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: רַבִּי אוֹשַׁעְיָא בְּרִיבִּי בְּדוֹרוֹ כְּרַבִּי מֵאִיר בְּדוֹרוֹ, מָה רַבִּי מֵאִיר בְּדוֹרוֹ לֹא יָכְלוּ חֲבֵרָיו לַעֲמוֹד עַל סוֹף דַּעְתּוֹ — אַף רַבִּי אוֹשַׁעְיָא לֹא יָכְלוּ חֲבֵרָיו לַעֲמוֹד עַל סוֹף דַּעְתּוֹ.
Rabbi Yoḥanan dit au sujet de son maître : Rabbi Oshaya le Distingué était aussi grand dans sa génération que Rabbi Meir l’était dans sa génération : De même que, concernant Rabbi Meir, dans sa génération ses collègues étaient incapables de saisir pleinement la profondeur de sa pensée en raison de la subtilité de son grand esprit, ainsi en allait-il de Rabbi Oshaya ; ses collègues étaient incapables de saisir pleinement la profondeur de sa pensée.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לִבָּן שֶׁל רִאשׁוֹנִים כְּפִתְחוֹ שֶׁל אוּלָם, וְשֶׁל אַחֲרוֹנִים כְּפִתְחוֹ שֶׁל הֵיכָל, וְאָנוּ — כִּמְלֹא נֶקֶב מַחַט סִידְקִית.
De même, Rabbi Yoḥanan a dit : Les cœurs, c’est-à-dire la sagesse, des Sages anciens étaient comme l’entrée du Vestibule du Temple, qui mesurait vingt sur quarante coudées, et les cœurs des Sages plus récents étaient comme l’entrée du Sanctuaire, qui mesurait dix sur vingt coudées. Et nous, c’est-à-dire nos cœurs, sommes comme le chas d’une aiguille fine.
רִאשׁוֹנִים — רַבִּי עֲקִיבָא, אַחֲרוֹנִים — רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן שַׁמּוּעַ. אִיכָּא דְּאָמְרִי: רִאשׁוֹנִים — רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן שַׁמּוּעַ, אַחֲרוֹנִים — רַבִּי אוֹשַׁעְיָא בְּרִיבִּי. וְאָנוּ כִּמְלֹא נֶקֶב מַחַט סִידְקִית.
Il explique : le terme Sages anciens fait référence à Rabbi Akiva, et le terme Sages ultérieurs fait référence à son élève, Rabbi Elazar ben Shamua. Certains disent que le terme Sages anciens fait référence à Rabbi Elazar ben Shamua et que le terme Sages ultérieurs fait référence à Rabbi Oshaya le Distingué. Et nous sommes comme le chas d’une aiguille fine.
אָמַר אַבָּיֵי: וַאֲנַן, כִּי סִיכְּתָא בְּגוּדָּא לִגְמָרָא. אָמַר רָבָא: וַאֲנַן, כִּי אֶצְבַּעְתָּא בְּקִירָא לִסְבָרָא. אָמַר רַב אָשֵׁי: אֲנַן, כִּי אֶצְבַּעְתָּא בְּבֵירָא לְשִׁכְחָה.
Au sujet du déclin constant des générations, Abaye a dit : Et nous, en ce qui concerne nos capacités, sommes comme un piquet dans le mur en ce qui concerne l’étude de la Torah. De même qu’un piquet entre dans un mur avec difficulté, de même nos études ne pénètrent dans nos esprits qu’avec difficulté. Rava a dit : Et nous sommes comme un doigt dans la cire [kira] en ce qui concerne le raisonnement logique. Un doigt ne s’enfonce pas facilement dans la cire, et il n’en extrait rien. Rav Ashi a dit : Nous sommes comme un doigt dans une fosse en ce qui concerne l’oubli. De même qu’un doigt entre facilement dans une grande fosse, de même nous oublions rapidement nos études.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: בְּנֵי יְהוּדָה שֶׁהִקְפִּידוּ עַל לְשׁוֹנָם, נִתְקַיְּימָה תּוֹרָתָם בְּיָדָם. בְּנֵי גָלִיל שֶׁלֹּא הִקְפִּידוּ עַל לְשׁוֹנָם, לֹא נִתְקַיְּימָה תּוֹרָתָם בְּיָדָם.
La Guemara poursuit la discussion relative à l’étude et à la compréhension, et cite ce que Rav Yehouda a dit au nom de Rav : En ce qui concerne les habitants de Judée, qui étaient méticuleux dans leur manière de parler et veillaient toujours à ce qu’elle soit à la fois précise et raffinée, leur Torah s’est maintenue pour eux ; en ce qui concerne les habitants de Galilée, qui n’étaient pas méticuleux dans leur manière de parler, leur Torah ne s’est pas maintenue pour eux.
מִידֵּי בִּקְפֵידָא תַּלְיָא מִילְּתָא? אֶלָּא: בְּנֵי יְהוּדָה דְּדָיְיקִי לִישָּׁנָא, וּמַתְנְחִי לְהוּ סִימָנָא, נִתְקַיְּימָה תּוֹרָתָן בְּיָדָן. בְּנֵי גָלִיל דְּלָא דָּיְיקִי לִישָּׁנָא, וְלָא מַתְנְחִי לְהוּ סִימָנָא, לֹא נִתְקַיְּימָה תּוֹרָתָן בְּיָדָם.
La Guemara demande : Cette question dépend-elle בכלל de faire preuve de précision dans son langage ? Au contraire, en ce qui concerne les habitants de Judée, qui étaient précis dans leur langage et qui formulaient des moyens mnémotechniques pour leurs études, leur Torah savoir se maintenait chez eux ; en ce qui concerne les habitants de Galilée, qui n’étaient pas précis dans leur langage et qui ne formulaient pas de moyens mnémotechniques, leur Torah savoir ne se maintenait pas chez eux.
בְּנֵי יְהוּדָה גְּמַרוּ מֵחַד רַבָּה, נִתְקַיְּימָה תּוֹרָתָן בְּיָדָם. בְּנֵי גָלִיל דְּלָא גָּמְרִי מֵחַד רַבָּה, לֹא נִתְקַיְּימָה תּוֹרָתָן בְּיָדָם.
De plus, en ce qui concerne les habitants de Judée, qui étudiaient auprès d’un seul maître, leur connaissance de la Torah se maintenait chez eux, car leur maître leur fournissait une approche cohérente ; cependant, en ce qui concerne les habitants de Galilée, qui n’étudiaient pas auprès d’un seul maître, mais plutôt auprès de plusieurs maîtres, leur connaissance de la Torah ne se maintenait pas chez eux, car elle était une combinaison des approches et des opinions de divers Sages.
רָבִינָא אָמַר: בְּנֵי יְהוּדָה דְּגַלּוֹ מַסֶּכְתָּא, נִתְקַיְּימָה תּוֹרָתָן בְּיָדָם. בְּנֵי גָלִיל דְּלָא גַּלּוֹ מַסֶּכְתָּא, לֹא נִתְקַיְּימָה תּוֹרָתָן בְּיָדָם.
Ravina dit : En ce qui concerne les habitants de Judée, qui divulguaient publiquement le traité qui serait étudié durant la période suivante afin que chacun puisse s’y préparer et l’étudier à l’avance (ge’onim), leur connaissance de la Torah se maintenait chez eux ; en ce qui concerne les habitants de la Galilée, qui ne divulguaient pas le traité qui serait étudié durant la période suivante, leur connaissance de la Torah ne se maintenait pas chez eux.
דָּוִד גַּלִּי מַסֶּכְתָּא, שָׁאוּל לָא גַּלִּי מַסֶּכְתָּא. דָּוִד דְּגַלִּי מַסֶּכְתָּא, כְּתִיב בֵּיהּ: ״יְרֵאֶיךָ יִרְאוּנִי וְיִשְׂמָחוּ״. שָׁאוּל דְּלָא גַּלִּי מַסֶּכְתָּא, כְּתִיב בֵּיהּ: ״(אֶל כׇּל) אֲשֶׁר יִפְנֶה
La Guemara rapporte que le roi David révélait à l’avance le traité qui allait être étudié, tandis que Saül ne révélait pas le traité qui allait être étudié. Concernant David, qui révélait le traité, il est écrit : « Ceux qui Te craignent me verront et se réjouiront » (Psaumes 119:74), car tous étaient préparés et pouvaient profiter de sa Torah. Concernant Saül, qui ne révélait pas le traité qui allait être étudié, il est écrit : « Et partout où il se tournait »